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Salut les gens ! J'espère que vous allez bien !
On se retrouve aujourd'hui pour le dernier chapitre de cette fanfiction ! Merci beaucoup à vous de l'avoir suivie :D J'espère vous voir sur mes futurs fiction ^^
Pour ceux que je ne reverrais pas, j'espère que les prochaines vidéos et les futurs projets de Mathieu vous plairont !
Mathieu a annoncé sur twitter qu'il y aurait une forme de conclusion à Slg ! Qu'en pensez-vous ? :)
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Comme je vous l'ai dit dans le chapitre précédant, je vous donnerez plus d'informations sur mes futurs fanfictions à la fin de ce chapitre ! (résumé, personnages, nombre de chapitre…)
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Bref !
N'hésitez pas à me laisser une reviews, pour me donner votre avis sur ce dernier chapitre ! :)
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Bonne lecture !
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Chapitre 10 : Le début de la fin.
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PDV docteur Frédérique
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Ça faisait quatre jours que les Sommet s'étaient évadés de notre asile.
On avait cherché dans déjà plusieurs endroits, comme la forêt qui entourait notre bâtiment, la vieille maison dans les bois où ils s'étaient cachés, les villes alentours, mais nous ne les avions pas trouvés.
Mais j'avais continué mes recherches, parce que je savais qu'ils ne pouvaient pas m'échapper. Oui, j'avais cherché sans m'arrêté pendant ces quelques jours.
Et je venais d'apprendre à l'instant même par l'un de mes employés, que mes patients fugitifs étaient retournés dans leur maison, à Nantes. Je devais bien avouer que jamais je n'aurais pensé à vérifier cet endroit, et encore moins qu'ils puissent retourner là-bas. C'était une idée stupide. Stupide mais brillante.
Je poussais un petit soupire et fermais mon ordinateur portable avant de jeter un coup d'œil par la fenêtre de mon bureau. Il ne faisait pas mauvais, mais l'air était lourd et les nuages gris. Il devait être environ quatorze heures trente.
Je me levais de mon fauteuil et me dirigeais vers la porte. J'allais rassembler quelques hommes pour aller chercher immédiatement les Sommet. Ils devaient encore être épuisés par leur séjour à l'asile, j'avais donc toutes mes chances pour les attraper à nouveau sans problèmes, et surtout avec peu d'employés. J'allais juste emmener mes meilleurs hommes, ça devrait suffire.
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PDV Prof
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Je me remettais doucement de mon séjour à l'asile, et ces quatre jours m'avaient aidé à me refaire une santé. Mathieu nous préparais chaque jours des repas équilibrés, certainement pour prendre soin de nous et peut-être aussi un peu pour se faire pardonner, car même s'il ne le laissait pas paraître, je savais qu'il pensait que ce qui nous était arrivé était de sa faute.
Mathieu passait aussi beaucoup plus de temps avec ses fils qu'avant qu'on se fasse capturer. Il ne travaillait plus la journée, ne s'enfermait plus dans son bureau comme avant, non, maintenant il passais autant de temps que possible avec ses deux garçons, pour le plus grand bonheur des deux petits. Je pense que c'était tout ce dont ils avaient besoin, passer du temps avec leur père. Ça les rassurait, leur faisait de bien.
Peut-être que ça aussi, c'était parce que Mathieu voulait se faire pardonner. Peut-être qu'il pensait que passer du temps avec ses jumeaux leur ferait oublier qu'il leur avait menti sur la fin tragique d'Amaya. Ou alors c'était moi qui voyais le mal partout, et son séjour à l'asile lui avait simplement fait comprendre que passer du temps avec ses mioches était important, et qu'il ne pourrait pas rattraper le temps perdu.
Il était environ seize heures, j'étais au salon dans un canapé, en train de lire un livre sur les atomes, alors que Mathieu jouait avec Tim et Gab dans la chambre de ces derniers. Geek était près de moi et jouais à la console avec Hippie, qui était installé dans un fauteuil, la Fille regardait pirates des caraïbes, elle aussi assise dans un fauteuil, alors que Panda et Patron étaient à la cuisine en train de parler boulot.
Même si Mathieu ne passait plus ses journées à travailler, on avait des factures et des bouches à nourrir, alors Patron comptait recommencer à travailler assez rapidement. Que comptait-il faire comme travail ? Je n'en savais rien, des choses légales, ou peut-être pas.
Un crissement de pneu de voiture me fit sortir de mon livre en un petit sursaut. Depuis que j'étais revenu de l'asile, j'étais constamment anxieux et sur mes gardes. Ça devait surement être une réaction normale après ce qu'il m'était arrivé, et j'étais certain que les autres étaient dans la même situation que moi.
Je jetais un coup d'œil par la fenêtre et me figeais. C'était une camionnette blanche, et pas n'importe laquelle : c'était une camionnette de l'asile. La fille l'avait remarqué aussi, car elle sauta sur ses jambes, paniquée, et cria :
« ILS SONT LA ! »
Le Geek et le Hippie lâchèrent leurs consoles et partir à la cuisine, là ou Patron était. Il s'était déjà armé de son flingue.
Mathieu arriva rapidement dans la cuisine, tout aussi paniqué que nous mais avec une lueur déterminé dans le regard.
« Où sont les gosses ?! » questionna la Fille.
« Je les ai enfermé dans leur chambre. »
Notre créateur regarda précipitamment autours de lui, comme s'il cherchait à s'assurer qu'on était tous bien là.
« J'ai aucunes règles particulières à vous donner, à part de rester caché pendant qu'on essaie de s'occuper d'eux. » dit-il.
La sonnette retentit dans la maison. Ils pensaient vraiment nous avoir comme ça ? Ils pensaient vraiment qu'ils pouvaient sonner comme ça, et qu'on leur ouvrirait ? C'était vraiment n'importe quoi, nous n'étions pas si cons.
On se sépara en vitesse dans la maison, Patron se cacha derrière un mur du salon près de l'entrée pour accueillir nos invités surprise, Mathieu resta avec lui, la Fille, le Geek et le Panda allèrent se cacher dans la salle de bain, et j'allais me réfugier dans mon labo avec le Hippie.
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PDV docteur Frédérique
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Je venais de sonner à la porte des Sommet, mais personne ne vint m'ouvrir. Comme quoi, même eux n'étaient pas assez stupides pour se laisser abuser par un stratagème si simple. Je poussais un petit soupir et fis signe à mes hommes de sortir de leur cachette. Ils étaient six en tout, et c'était les meilleurs employés que j'avais. Ils étaient les plus forts, les plus grands, les plus baraqués et les plus professionnels.
Mes hommes de main arrivèrent, et l'un d'eux défonça la porte en quelques secondes. Avec un sourire satisfait, je fis entrer mes employés devant moi, pour ne pas prendre de risque, et entrais à mon tour. C'était le silence le plus totale, et pendant un instant j'eu peur d'avoir reçu de fausses informations, et que Mathieu Sommet et ses personnalités ne soient pas ici.
Mais bien vite, le calme fut troublé par un coup de feu, et je me cachais derrière un meuble, alors que je vis une de mes hommes tomber à terre, inerte.
Oui, Mathieu Sommet était bien ici, et ses personnalités aussi, visiblement. J'allais finalement avoir peut-être un peu plus de mal à les capturer que prévu, mais ce n'était pas important car je savais que j'arriverais à mes fins.
Etrangement, je n'avais pas peur. Peut-être que j'aurais dû, après tout j'étais dans une situation délicate, j'essayais d'attraper des fugitifs et je me retrouvais dans une maison alors qu'un fou nous tirait dessus.
Mais non comme je le disais, je n'avais absolument pas peur. Je savais que j'allais les avoir, que même si mes employés risquaient de mourir je m'en sortirais vivant comme toujours, et le bruit des balles fendant l'air ne m'effrayait pas plus que ça. Je me sentais à ma place, dans mon élément au milieu de ce chaos.
Trois de mes employés se firent toucher par une balle, étaient-ils mort ou non ? Je n'en savais rien, mais ça m'importait peu car dans le chahut qui régnait dans la pièce, deux personnes que j'identifiais comme le Patron et Mathieu traversèrent le couloir pour aller se réfugier je ne sais où. Les coups de feu cessèrent et le silence tomba pendant quelques minutes, avant que je ne fasse signe à mes trois employés encore debout de s'approcher de moi. Un de ceux qui s'était fait toucher se releva difficilement et s'approcha de moi en titubant.
« Je me suis fait toucher, monsieur.
-Ce n'est pas mon problème, je veux les attraper, alors débrouille toi comme tu veux mais je veux t'avoir sur le terrain tant que tu tiens debout. »
Oui j'étais cruel, mais ça n'avait pas d'importance, je payais ce type pour faire son boulot, pas pour venir se plaindre. J'avais une mission, et je ne laisserais personne venir m'en détourner.
Mon employé blessé s'adossa contre le mur en un grognement de douleur, et se tint la cuisse là où il avait été touché. Il était pâle et saignait abondamment. Les autres le regardaient avec peur, et ils craignaient tous pour leur vie, désormais. Mais je n'accepterais pas qu'ils se désistent.
Je les regardais tous un à un et jetais un coup d'œil dans la maison. Mathieu et ses personnalités s'étaient cachés, je ne savais pas ce qu'ils préparaient, comptaient-ils se battre, ou resteraient-ils cachés comme des faibles ?
« Bon, on va se séparer. Toi, tu vas aller vérifier le côté droit de la maison.
-Tout seul… vous voulez dire, sans personne ?
-Oui, pourquoi ? Tu as peur ?
-Non, non… »
L'homme qui venait de parler baissa la tête et regarda ses pieds, certainement pour ne pas me regarder moi. Je soufflais d'exaspération, et continuais de donner mes instructions.
« Vous deux, vous allez chercher du côté gauche. »
Les deux personnes concernés frémir d'effroi : c'était le côté de la maison où avaient disparu le Patron et Mathieu.
Je me tournais ensuite vers le dernier employés. Il soutint vaillamment mon regard, mais je savais que sa fausse assurance cachait son inquiétude.
« Toi viens avec moi à l'étage. »
Cette dernière phrase signa la fin de cet entretien, et chacun de nous disparue aux endroits que j'avais indiqués. J'enjambais les deux corps à terre, et montais dans les escaliers.
Aujourd'hui se jouait ma carrière de médecin, mon avenir, et peut-être même ma vie. J'allais réussir, je le savais, j'allais réussir à capturer de nouveau les Sommet, j'allais les tuer et mettre fin à mon plan, et ma carrière allait décoller.
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PDV Hippie
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J'étais caché avec Prof dans son labo, alors que des pas se faisaient entendre près de la pièce où nous étions cachés.
Quelques minutes plus tôt, des coups de feu s'étaient fait entendre dans la maison, ce qui n'était pas pour nous rassurer. La pièce était remplie de notre angoisse, et le fait que je sois parfaitement sobre ne m'aidait pas à me sentir mieux. Pas de drogue, rien depuis que nous étions rentré. Comme quoi, la meilleure cure de désintoxication était le séjour à l'asile.
On se regardait, les yeux dans les yeux le Prof et moi, sans faire un seul bruit. On s'efforçait de ne pas respirer trop fort, de peur que l'on nous entende, alors que la porte s'ouvrit en un petit grincement. L'intrus faisait visiblement le moins de bruit possible, certainement de peur que l'on ne détecte sa présence. Mais c'était raté, on l'avait bien entendu.
Nous étions cachés derrière la grande table en métal au milieu du labo.
Je vis enfin le jeune homme qui venait d'entrer dans la pièce, il était visiblement seul et apeuré. Lui ne m'avait pas vu, pour mon plus grand bonheur, et avança au fond de la pièce. Prof me fit signe de le suivre, et à quatre pattes, on fit le tour de la table pour se retrouver près de la porte, soit près de la liberté.
Tout se passait bien pour le moment, mais mon pied se heurta à un petit bureau à roulette d'où tomba quelques fioles et tubes à essai vide qui se brisèrent par terre en mille morceaux.
« Qui est là ?! »
Le Prof me lança un regard assassin et je lui offris un sourire coupable.
« Je sais que vous êtes là ! Sortez de votre cachette ! »
La voix était dure, ferme, mais tremblait néanmoins d'appréhension. Moi, j'étais terrifié, car même si cet homme ne semblait pas sûr de lui, qui savait ce qu'il pourrait nous faire ?
Le Prof se leva, et je suivis son mouvement. L'employé braqua immédiatement sur nous son pistolet à fléchette paralysante ou je ne sais quoi, et nous regarda longuement, sans un mot. Sa main tremblait légèrement, comme s'il appréhendait le fait de nous tirer dessus.
Je le vis regarder dans la direction de la porte, puis nous, puis à nouveau la porte. Il continua à faire des allers-retours avec ses yeux pendant quelques instants, avant de baisser son arme.
« Vous pouvez rester ici. Je ferais comme si je n'avais rien vu.
-Comment on peut être sûr que vous n'allez pas chercher du renfort ?!
-Je suis jeune, j'ai toute la vie devant moi. Je tien pas à crever parce qu'un vieux fou ne trouve rien de mieux à faire que de sacrifier la vie de ses employés pour pouvoir briller. Je veux partir. De toute façon je crois que vous n'avez pas d'autre choix que de me faire confiance. »
Il était vrai que l'homme face à nous était jeune, et ça m'étonnais de savoir qu'il travaillait déjà à son âge. Mais bon, ce n'était pas faux, le Prof et moi n'étions pas en mesure de protester ou de remettre en doute ses paroles.
« D'accord, on va faire ça. »
C'est moi qui avais prononcé ces mots, et le Prof tourna la tête vers moi.
« Tu es fou ou quoi ?!
-Fais-moi confiance. »
Je tournais la tête vers le jeune employé. Lentement, il rangea son arme et se dirigea vers la porte, avant de disparaitre dans le couloir. Immédiatement, le scientifique se précipita vers la porte pour la fermer à double tour.
Il souffla de soulagement et se laissa glisser contre le mur. Certes, nous étions toujours un peu anxieux étant donné que nous n'étions pas fixés sur les attentions de ce jeune homme, mais nous étions vivants, et c'était l'essentiel.
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PDV Panda
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Nous étions, La Fille, le Geek et moi enfermé dans la salle de bain. Nous avions entendu des pas dans les escaliers, et ça faisait maintenant près de trois minutes qu'une personne essayait d'enfoncer la porte de la salle de bain.
Geek s'était caché sous le lavabo, et la fille farfouillait dans les tiroirs de la commode, cherchant je ne sais quoi. Moi, j'essayais de faire tenir la porte, en vain. Elle finit par céder, et je me retrouvais propulser contre le mur.
Geek lâcha un petit cri et plaqua ses mains sur son visage. L'homme en blouse blanche qui entra dans la pièce avait un flingue pointé sur moi, et je me sentis pâlir en le voyant. J'étais terrorisé, je ne voulais pas retourner à l'asile, ni mourir, et en voyant le sourire cruel du type face à moi, je me senti tomber.
« J'espère que vous avez bien profité de vos quatre jours de liberté, parce que c'est fini… »
Avant qu'il ne puisse appuyer sur la gâchette, la Fille qu'il n'avait visiblement pas vu, lui sauta dessus et aspergea ses yeux de parfum. C'était donc ça, qu'elle cherchait. J'oubliais parfois à quel point elle était maligne : moi, jamais je n'aurais eu cette idée en situation de crise.
Notre agresseur lâcha un cri de douleur et porta ses mains à son visage, se tordant de souffrance. Je sautais sur mes jambes, profitant de son inattention, et le poussais contre le mur, avant de le plaquer à terre. La Fille se saisit rapidement d'une grosse boîte en porcelaine, contenant des élastiques, une pince à épiler, un coupe-ongle, des barrettes et des pinces à cheveux, pour l'écraser sur la tête de cet individu. Ce dernier perdit connaissance sous la violence du coup.
Sans attendre quelques secondes de plus, j'arrachais les rideaux de la douche pour ligoter les mains et les jambes de l'homme, avant de lui faire un bâillon avec le tissu restant.
Maintenant qu'il était hors de portée de nous nuire, je pris le temps d'observer un peu plus cet employé. Il avait les cheveux poivre et sel, et je lui donnais la quarantaine. Je me demandais comment cet homme avait pu en arriver là, comment il pouvait faire ce travail qui consistait à rendre les gens malheureux.
« Ça va ? » me demanda Geek.
J'hochais doucement la tête.
« Ouai, et vous deux ?
-Oui, enfin ça pourrait être pire… » murmura la Fille.
Je jetais un coup d'œil discret dans le couloir. Personne à l'horizon, tout semblait en ordre. Mais je savais que ce calme ne voulait rien dire, que tout pouvait encore arriver, le meilleur comme le pire. Et puis, Mathieu nous avait dit qu'on devait rester caché tant qu'on n'était pas sûr d'être en sécurité, et que tout soit fini.
Je ne pouvais pas refermer la porte de la salle de bain étant donné qu'elle venait juste de se faire défoncer par un imbécile, je décidais alors de cacher ledit imbécile dans la baignoire tant qu'il était encore inconscient, et fis signe à la Fille et au Geek de me suivre sans bruit.
« On va se cacher ailleurs. »
On traversa le couloir sans bruit et en vitesse pour rejoindre la chambre de Mathieu, et s'y enfermer. Je poussais un petit soupire, et m'asseyais sur le lit. J'avais l'impression d'être dans un cauchemar, je ne savais pas ce qu'il se passait en bas, on avait entendu des coups de feu plus tôt, et il était impossible pour nous de savoir si les autres allaient bien. Je pensais aussi à Tim et Gab, enfermés dans leur chambre et certainement encore plus déboussolés que nous, sans savoir ce qu'il se passait. Mathieu et Patron étaient-ils morts ? Prof et Hippie étaient-ils toujours cachés ?
J'espérais de tout mon cœur qu'on s'en sortirait tous, sinon ça ne servait à rien de continuer à vivre. Nous n'étions rien les uns sans les autres.
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PDV Mathieu
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Patron et moi étions cachés à l'autre bout de la maison près du cagibi. Ma personnalité la plus sombre m'avait donné un flingue pour que je puisse me défendre aussi, et nous étions venus nous réfugier ici après que le criminel ait tiré sur deux ou trois employés de l'asile. Je n'avais pas vu combien ils étaient, j'estimais leur nombre à cinq, mais je n'étais pas sûr.
Je devais bien avouer que malgré mon air déterminé et ma fausse assurance, je n'en menais pas large. J'étais mort de peur, parce que je ne savais pas quoi faire ou ce qui allait se passer, mais aussi parce que je craignais pour la sécurité de mes fils et de mes personnalités.
Heureusement, les autres étaient en sécurité, enfin normalement. J'avais enfermé Tim et Gab dans leur chambre, et leur avait demandé de bloquer la porte avec des meubles, et quant aux autres, je leur avais dit d'aller se cacher dans des endroits sur. Je ne pouvais malheureusement pas affirmer que ma famille soit en sécurité, je ne savais pas, comme je l'avais déjà dit, combien d'homme le docteur Frédérique avait emmené, peut-être qu'ils étaient dix, voire plus. Je ne pouvais pas tout gérer, même accompagné de Patron.
Des pas prudents se firent entendre, et mon cœur cogna si fort dans ma poitrine que j'eus l'impression qu'il allait exploser. Agenouillé derrière un mur, j'attendais ce qui allait venir. Le docteur Frédérique ? Des employés ? Quelqu'un d'autre ? Patron, debout derrière moi, prépara son arme et je l'imitais.
On vit deux employés, l'air incertain, arriver près du cagibi. L'un d'eux avait la jambe en sang, et il était évident que c'était à cause de Patron, qui avait dû le toucher avant. Il était mal en point, pâle comme un linge et certainement sur le point de perdre connaissance.
Les deux hommes n'étaient pas armés, comme quoi le docteur Frédérique nous sous estimait largement. C'était d'ailleurs étonnant de sa part, surtout quand on pensait à tout ce qu'il mettait en œuvre chaque fois pour nous trouver et nous attraper.
Dans le silence troublé par la respiration saccadé de l'homme blessé, un coup de feu retentit. Le Patron avait profité du fait que les deux employés ne nous aient pas remarqués pour leur tirer dessus.
Le type déjà blessé tomba à terre, et l'autre lâcha un cri de terreur en voyant son collègue s'effondrer. Il était mort, il n'y avait pas de doute.
Patron s'avança vers lui, un sourire cruel scotché sur le visage et le flingue braqué dans sa direction.
« P-pitié ! J'ai u-une femme et trois enfants ! »
La haine que j'éprouvais envers ce gars s'évapora en un instant.
C'était un type normal, comme moi, avec une famille et un boulot qu'il devait bien faire pour nourrir les siens. Ce n'était pas de sa faute, ce qu'il m'arrivait, lui il obéissait juste aux ordres. Il avait une femme qu'il devait aimer, comme moi j'avais aimé Amaya, et trois enfants, des filles ou des garçons, peut-être les deux. Trois enfants qui devaient être toutes sa vie et sa plus grande fierté, et qui devaient certainement avoir besoin de lui. Et puis, s'il venait à mourir, comment sa femme ferait-elle pour s'en sortir avec leurs gamins ? Je savais ce que ça faisait, de devoir s'occuper seul de plusieurs mômes.
Mais ça ne fit rien à Patron, il ne voyait pas l'être humain face à lui, juste un danger qu'il devait éliminer.
« Toi, espèce de sale enflure, tu vas regretter d'être venu au monde. » grogna-t-il, l'air déterminé.
« Non Patron, attend ! » m'exclamais-je.
Le criminel tourna la tête vers moi, l'air mécontent et contrarié. Il ne comprenait pas ma réaction, et ça pouvait peut-être se comprendre.
« Quoi ?!
-Ne lui fait rien ! Et… et si on le laissait partir ?
-T'es con ou quoi ?! Autant se tirer une balle dans la tête tout de suite si c'est pour nous trahir.
-Mais il n'a peut-être pas de mauvaises intentions…
-O-oui, c'est vrai ! Et j'aime ma famille ! J-je vous en supplie, laissez-moi partir ! » intervint l'employé à terre.
L'appel et la vue de cet homme terrifié et en larmes provoqua en moi un déchirement. Il me faisait de la peine, et à travers lui j'avais l'impression de voir ma femme lors de ses derniers instants. Je voulais qu'il vive pour voir ses enfants grandir, et vieillir avec sa compagne. Mais ce n'était pas le cas de Patron, qui voyait les choses différemment.
Il tira sur ce type qui n'était plus qu'une masse suppliante pleine de larme, et moi j'assistais impuissant à cette mise à mort. J'aurais aimé que cet individu que je ne connaissais pas vive, même s'il voulait me nuire, surement involontairement. Je n'étais pas rancunier, et je n'étais personne pour condamner quelqu'un.
« Mais pourquoi t'as fait ça ?! Il avait une famille !
-Nous aussi on a une famille Mathieu, c'était soit lui soit nous. On ne peut pas commencer à faire confiance et à accorder le bénéfice du doute à tout le monde, sinon on ne s'en sortira pas. »
Sa voix était ferme, dure, et je ne savais pas s'il avait raison ou non. D'un côté oui, et d'un autre non, peut-être. Rien n'est jamais tout blanc ou tout noir.
Je poussais un petit soupire et détournais le regard. Patron, toujours sur ses gardes, observait les moindres recoins de la pièce, pour être sûr qu'il n'y ait plus personne.
« C'est bon, il y a plus personne. » affirma-t-il.
« Et donc, on fait quoi ? On va où ?
-On va faire le tour de la baraque. Ça m'étonnerait que le docteur Frédérique ne soit venu qu'avec deux hommes, et les autres sont surement en train de chercher dans le reste de la maison. Il faut les trouver, et avant qu'ils ne trouvent les autres. »
Je frissonnais d'effroi et de peur en pensant à l'éventualité que mes personnalités ou mes fils soient peut-être coincé avec des employés de l'asile, ou déjà mort tout simplement. Mais ça ne pouvait pas arriver, je le savais, et alors que j'essayais en vain de me convaincre que je contrôlais la situation et que rien de mal ne pouvait se passer, le criminel me tira hors de la pièce.
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PDV Docteur Frédérique
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Je venais d'entrer dans la chambre des garçons. Mathieu Sommet n'était pas malin, cacher ses gamins dans leur chambre alors que c'était évident que je chercherais là en premier, était totalement débile. J'avais défoncé la porte sans mal, et réussi à entrer malgré les meubles qui la bloquait. La chambre semblait vide aux premiers abords, mais je savais que les deux mômes étaient là. Sinon, pourquoi avoir voulu faire en sorte que cette pièce reste fermé ?
J'avançais doucement, observant les moindres recoins de la chambre, quand un bruit retint mon attention. Un sanglot étouffé, surement celui d'un des garçons.
« Les enfants, je sais que vous êtes là. Sortez de votre cachette… »
Avec un sourire sadique, je me baissais et regardais sous le lit, la cachette classique et inefficace de nos jours. Evidemment, ils étaient là. Ces gamins sans cervelle n'avaient pas su réfléchir et avaient choisi la cachette la plus minable.
Les deux petits étaient déjà en l armes avant que je ne les trouve, et ils lâchèrent un cri en me voyant. Je les saisissais de force, et essayais de les faire sortir de leur cachette.
Ils se débattaient, et criaient.
« NON ! LACHE-NOUS ! »
Je grognais et essayais de les frapper pour les faire taire, mais rien n'y fit. Je ne voulais pas qu'on nous entende ou qu'on se fasse remarquer, même si c'était surement le cadet de mes problèmes. De toute manière, mes meilleurs hommes étaient tous sur le terrain, rien ne pouvait leur résister, ou du moins pas des patient tout juste sortie de l'asile, et certainement encore faible.
Un des deux gamins, je ne savais pas lequel étant donné à quel point ils se ressemblaient et étaient identiques, me donna un coup dans le ventre, et je le lâchais alors que ma respiration se coupait. Le môme partit en courant, mais je ne lâchais pas son frère qui continuait à se débattre comme un démon.
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PDV Externe
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Alors que le docteur Frédérique tenait toujours fermement Gabriel, Timothée se dirigeait à toute vitesse à l'étage en dessous. Il venait de frapper le médecin, et s'étonnait encore de sa propre audace. Il n'était pas du genre violent et ne savait pas se battre, mais visiblement en situation de crise, les choses sont différentes.
Le pauvre gamin était terrorisé. Son frère était entre les mains d'un vieux fou allié, et il ne savait pas quoi faire. Son père lui avait dit de rester dans sa chambre mais il ne pouvait pas, il devait chercher de l'aide. La maison devait être remplie d'employés de l'asile, et il ne savait même pas si son père, ses oncles et sa tante étaient encore en vie. Il était paniqué, et la peur semblait dominer toute la maison. Le môme arriva au salon, regardant précipitamment autours de lui, indécis.
« PAPA ! PAPA ! » hurla-t-il à s'en déchirer les poumons.
Presque immédiatement, tous les adultes arrivèrent en courant, oubliant leurs craintes et les éventuels dangers présents dans la maison. Mathieu, qui arriva le premier, prit instinctivement Tim par les épaules et regarda autours de lui.
« Tu vas bien ?! Où est ton frère ?!
-I-il est avec le docteur ! »
Une lueur d'effroi passa dans les yeux du schizophrène, qui partit aussitôt en courant. Il prit les escaliers, montant les marches quatre à quatre, traversa le couloir à la vitesse de la lumière et arriva dans la chambre des jumeaux.
Son fils était là, dans les bras de cet homme qui tentait en vain de leur pourrir la vie. Le gamin était en larmes et hoquetais, tout tremblant. Un flingue était pointé sur sa tempe.
Mathieu aussi avait un flingue, qu'il pointa sans même réfléchir en direction de la tête du docteur. Ce dernier lui lança un sourire sadique et satisfait.
« Si j'étais vous, je poserais mon arme.
-Et si moi j'étais vous je poserais la mienne. »
Mathieu ne cillait pas, le pistolet toujours braqué sur l'homme qui avait gâché sa vie, bien que sa main tremblait. Il était paniqué, il avait peur et ne savait pas quoi faire.
« Vous ne voudriez pas que je fasse du mal à votre fils, n'est-ce pas ?
-Relâchez-le.
-J'ai mes conditions. Revenez et aucun mal ne vous sera fait, du moins pour l'instant. Continuez à me tenir tête et je vous tuerez tous, en commençant par celui-là. » déclara le docteur en désignant Gabriel, toujours prisonnier de ses bras.
Le schizophrène grogna, et hésita pendant quelques instant à baisser son arme, mais ne le fit pas. Sa famille comptait sur lui, il devait tenir bon. Ses personnalités et son deuxième fils l'avaient rejoint, et observaient la scène depuis le pas de la porte.
Gabriel regardait son père avec désolation. Il lui faisait confiance, il avait peur et comptait sur lui pour le sortir de là. Il ne voulait pas mourir maintenant.
Le docteur Frédérique était sûr de lui. Il était persuadé que jamais Mathieu n'oserait tirer, pas tant qu'il tiendrait ce sale mioche contre lui. Sommet le regardait, tout tremblant et hésitant, mais il ne remarquait pas cette lueur déterminé, cette rage, ce courage et peut-être un peu de folie dans ses yeux.
Avec une voix lasse et en baissant le pistolet de la tempe du petit, le médecin dit :
« Je n'ai pas toute la journée, alors si vous pourriez tous vous rendre maintenant, ça m'arrangerais. »
Gab étouffa un sanglot et baissa la tête. Il ne voulait pas retourner à l'asile, mais il ne voulait pas mourir non plus. Il avait l'impression que quoi qu'il se passe, il arriverait quelque chose d'horrible. Son père était dans la même situation. Que faire ? S'il ne baissait pas son arme, son fils serait tué sous ses yeux, s'il la baissait, il serait obligé de retourner à l'asile, ainsi que toute sa famille, et qui sait ce qu'il s'y passerait ?
Et puis, il ne voulait pas tuer un homme. C'était un être humain, une personne vivante comme lui, avec une famille, des amis, des sentiments, et même s'il le détestait, qu'il voulait qu'il meurt, il ne pouvait pas se résoudre à le faire lui-même.
Pourtant, il fallait bien faire quelque chose…
« Bon, j'en ai marre d'attendre. Vous avez assez abusé de ma patiente, dite au revoir à votre garçon. » déclara le médecin en appuyant à nouveau le flingue sur la tempe de l'enfant.
Un coup de feu sonore retentit, puis le silence. Un silence pendant lequel aucune des personnes présentent n'osa ouvrir les yeux, de peur de ce qu'ils allaient y voir.
Ce fut un cri déchirant qui ramena tout le monde à la réalité.
Gabriel était debout, toujours bien vivant, le haut de la tête couverte de sang qui n'était pas le sien. Derrière lui, inerte et étendu sur le sol, le docteur gisait là, une balle dans la tête. Les cris horrifiés de Gabriel résonnaient dans la pièce, et ceux de Tim ne tardèrent pas à les rejoindre une fois que ce dernier eut vu la scène macabre.
Mathieu, immobile et pourtant tout tremblant, avait toujours le pistolet braqué dans la direction de son fils et du cadavre. Il était choqué de ce qu'il venait de faire. Il venait d'assassiner quelqu'un. Il était un meurtrier.
Etant donné que le schizophrène ne pouvait pas bouger, toujours horrifié par ce qu'il venait de faire, Panda se précipita vers Gabriel, qui était toujours hurlant et pleurant. Hippie avait rapidement agis lui aussi, et avait emmené Timothée ailleurs, pour ne pas qu'ils voient trop longtemps cette scène. Les deux personnalités conduisirent les deux petits dans la chambre de leur père.
Pendant ce temps, la Fille, le Prof et le Geek s'occupèrent de Mathieu, toujours paralysé, pendant que Patron allait s'occuper du dernier employé vivant dans la maison, toujours ligoté dans la salle de bain.
Tous étaient bouleversés, et n'arrivaient pas encore à réaliser ce qu'il venait de se passer. Les yeux humides, la Fille prit doucement le pistolet des mains de Mathieu.
« Ça va aller, Mathieu, c'est fini. » lui murmura-t-elle.
Le petit châtain tourna lentement la tête vers elle, le regard rougit par ses larmes. Après avoir regardé attentivement sa personnalité, il regarda à nouveau le corps sans vie allongé par terre, traînant au pied du lit de ses gamins.
« Je suis un assassin… » se lamenta-t-il en prenant sa tête entre ses mains.
« Ne dit pas ça, tu as fait le bon choix. Il menaçait ton fils ! C'était soit lui, soit Gab. Et puis, comme ça il ne fera plus jamais de mal à personne. »
La Fille n'avait peut-être pas tort, mais ça ne consolait pas Mathieu pour autant. La seule chose qui le réconfortait était de savoir que ses enfants étaient sains et saufs, et que leur vie de cavale était peut-être terminée.
Malgré tout, le moment où il avait appuyé sur la gâchette tournait sans cesse dans sa tête, la stupeur et la peur imprimées sur le visage de cet homme au moment où il l'avait abattu étaient gravées dans son esprit.
Il poussa un petit soupire et se leva nonchalamment avant de passer ses main sur son visage. Il devait faire le vide dans son esprit, ne plus penser à ça, au moins pour quelques minutes.
« Je vais voir les garçons. »
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PDV Mathieu
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C'était la meilleure solution, allé voir mes fils et m'assurer qu'ils allaient biens et étaient hors de danger, m'occuper d'eux à corps perdu pour tout oublier.
Je les aimais tellement.
La Fille me lança un regard désolé et compatissant, qui me montrait à quel point j'étais lamentable. La pitié qu'elle éprouvait pour moi me faisait honte et me mettait en colère, mais je ne pouvais pas vraiment lui en vouloir.
En jetant un dernier regard sur le cadavre et le sol couvert de sang, je sortais de la pièce pour aller dans ma chambre où mes personnalités avaient visiblement emmené mes petits. Dès que je fus entré dans la pièce, mes garçons, Panda et Hippie tournèrent la tête vers moi. Mes garçons pleuraient toujours, ils étaient secoués, et Gab avait toujours le haut de la tête couvert de sang qui commençait doucement à sécher.
D'un signe de tête, je demandais à l'ursidé et au camé de sortir de la chambre, ils s'exécutèrent, me laissant seul avec ma progéniture.
J'allais m'installer entre eux deux sur le lit, et les serrais fort contre moi. On resta comme ça, entrelacé pendants plusieurs longues minutes, jusqu'à ce que les pleurs de mes fils ne s'atténuent. Je prenais un mouchoir du paquet présent sur ma table de nuit, et la bouteille d'eau au pied de mon lit qui était là au cas où j'avais une petite soif. Je mouillais le mouchoir et essayais d'enlever le sang présent sur la tête de mon gamin. Il allait falloir prendre une douche plus tard, pour nous tous.
Timothée enroula ses bras autours de mon torse, et Gabriel posa sa tête sur mon épaule. Leurs yeux vitreux ne reflétaient que la fatigue et la peur.
« Est-ce qu'on va encore déménager ? » demanda craintivement Tim.
Je réfléchissais. On venait de tuer plusieurs hommes dans notre maison, à Nantes. Je m'inquiétais un peu, mais j'avais une confiance aveugle en Patron et son talent pour se sortir des situations improbables à tel point que je n'avais pas peur. Mais il allait quand même falloir déménager, ce serait beaucoup plus prudent.
« Oui, mais je te promets qu'après ça on ne déménagera plus jamais, que vous irez à l'école chaque jours et que vous pourrez aller jouer dehors avec vos amis.
-Où on va aller ? » questionna Gabriel.
Les enfants étaient un peu déçus de devoir encore déménager, mais habitués à ces changements de domicile fréquent, ça n'avait pas l'air de les gêner plus que ça, d'autant plus que la promesse que je venais de leur faire les ravissait. Ça devait être pour eux le plus beau cadeau du monde, et j'étais heureux de le leur offrir.
On était enfin libre, on pouvait vivre une vie normale. Il avait fallu que je fasse des sacrifices, que je devienne un meurtrier, mais pour le bonheur de mes mômes, rien n'était trop beau.
Mais où aller, une fois que nous aurions quitté Nantes ? J'avais ma petite idée : je voulais retourner à St Etienne. C'était là où tout avait commencé, là ou moi et mes fils étions nés, là où j'avais grandi et où j'avais rencontré Amaya. Une grande partie de ma vie était à St Etienne.
« Je pensais retourner à St Etienne. Ça vous dit ? »
Mes deux gamins hochèrent la tête silencieusement. Je poussais un petit soupire et les serrais un peu plus contre moi. J'avais eu si peur pour eux, et j'avais d'ailleurs toujours très peur. Je ne savais pas ce qui allait se passer, et même si on était tiré d'affaire, qui pouvait m'affirmer que mes gamins allaient s'en remettre ? On venait tous de subir une épreuve très difficile, c'était déjà dure pour moi et mes personnalités alors que nous étions adultes, alors comment des enfants pouvaient-ils gérer ça ?
« Est-ce qu'ils vont revenir ?
-Et est ce qu'on va retourner à l'asile ? » demandèrent craintivement mes petits.
« Non, non, je vous le promet. On est libre. »
Ça me faisait encore bizarre de dire ça, de l'affirmer. J'avais du mal à réaliser que tout était bien fini. Mais c'était le cas, j'allais reconstruire ma vie, me trouver un job, et tout le reste.
Mais ma priorité était le bien de mes gamins : j'allais les emmener voir un psy, organiser un foyer chaud, agréable et où l'on s'y sent en sécurité, et faire mon maximum pour les rendre heureux et leur faire oublier leur ancienne vie.
« Je vous aime tous les deux. » murmurais-je à mes garçons.
Mes fils me répondirent la même chose et je laissais un sourire naître enfin sur mes lèvres, alors que quelques minutes plus tôt je doutais que ce soit encore possible.
Il était environ vingt heures à présent. Il faisait déjà presque nuit, et j'avais encore beaucoup de travail : je devais nettoyer la maison, m'occuper des corps, parler avec les autres de ce que je comptais faire pour la suite.
Je poussais un petit soupire, et installais mes fils dans mon lit, et les bordais, les blottissant dans la couette. Etonnamment et contrairement à d'habitude, ils se laissèrent faire sans protester.
« Aller, au lit.
-Tu ne restes pas avec nous ? » demanda craintivement Gabriel.
« Non mon grand, j'ai encore du boulot. Mais promis, je vous rejoins après. »
J'embrassais leur front, et laissais une lumière allumé sur la table de chevet pour les rassurer, avant de sortir de la pièce pour rejoindre mes personnalités.
Ils étaient tous à la cuisine, sauf Patron. La Fille et le Panda se serraient étroitement l'un contre l'autre, comme si ça pouvait les protéger de tout et n'importe quoi, le Hippie et le Geek buvaient un café et le Prof faisait les cent pas.
Je poussais un petit soupir et m'installais sur une chaise, alors que les différents membres de ma famille se tournaient vers moi. On se regarda tous en silence pendant plusieurs minutes, jusqu'à ce que la porte d'entrée s'ouvre, faisant entrer un courant d'air frai à l'intérieur. Ma plus sombre personnalité venait de revenir de je ne sais où.
Le Patron referma la porte d'entrée et traversa le couloir pour nous rejoindre dans la cuisine. Il avait les mains pleines de sang, et j'eus un haut-le-cœur en voyant ça. Il se les lava en silence, dans le désintéressement le plus total, comme si ce que nous venions de vivre faisait partie de sa routine.
« Les corps sont dans le garage, dans un sachet plastique, alors évitez d'y aller. Je les ai découpé et je les ferais baigner dans de la soude demain avant d'aller m'en débarrasser. »
Je n'étais pas fan de ce genre de détail croustillant, et les autres non plus, un simple "n'allez pas dans le garage" nous aurait surement suffi. Mais bon, au moins nous étions tous au courant, et dans la situation dans laquelle nous nous trouvions, mieux valait être honnête le uns envers les autres, pour savoir à quoi s'en tenir.
« On retourne à St Etienne. Je ne sais pas encore quand, mais le plus vite possible. Demain, où dans les jours qui suivent. »
Mes personnalités esquissent tous un semblant de sourire. Eux aussi ont vécu beaucoup de chose là-bas, c'est un endroit très important pour nous tous, c'est un bon choix.
Je ne savais toujours pas ce qu'il allait se passer, je n'avais toujours pas de plan d'avenir plus précis. Mais je voulais partir d'ici au plus vite, et dès demain je ferai nos cartons, et essayerai d'emmener le plus d'affaire possible.
Nous ne voulions plus parler de ça, mes personnalités et moi. On savait ce qu'il s'était passé, nous n'avions pas besoin de nous attarder la dessus, encore et encore. On voulait oublier cette journée, et au plus vite.
Pourtant, il fallait bien qu'on discute de tout ça. Alors c'est ce qu'on fit, presque tout le reste de la nuit. Ensuite, on s'attela à faire le ménage et à essayer de remettre la maison en ordre, mais même après ça, notre habitation me semblait souillé et dégradé.
Rien ne pourrait visiblement effacer les incidents qui étaient arrivés ici.
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PDV Externe
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Les évènements de cette terrible journée, qui marqua pourtant leur libération, ne put jamais sortir des pensées de la famille Sommet.
Comme Mathieu l'avait prévu, ils quittèrent leur maison à Nantes pour regagner St Etienne deux jours après. Une fois là-bas, ils s'installèrent dans un appartement, qui certes, était un peu petit pour neuf personnes, mais qui faisait très bien l'affaire pour le début de leur nouvelle vie, et en attendant qu'ils se trouvent des métiers et gagnent un peu d'argent.
Personne ne savait ou n'avait vraiment compris comment ils avaient réussi à reprendre une nouvelle vie si facilement. Patron s'était débarrassé des morceaux de corps tellement bien que tous ces employés étaient toujours portés disparus à l'heure actuelle. Mathieu avait évidemment beaucoup de peine pour les familles des victimes, toujours sans nouvelle et perdu dans l'espérance de revoir leurs proches un jour. Le meurtre qu'il avait commis, et tous ces hommes qu'il avait vu tomber et basculer dans un autre monde pour ne plus en revenir hantaient toutes ses nuits.
Timothée et Gabriel avaient eux aussi eu beaucoup de mal à se remettre de toutes ces épreuves. Les coups de feu, les cris, les pleurs et les larmes résonnaient encore dans leurs têtes comme un disque rayé qui n'a pas de fin.
Le Patron, avait continué sa vie comme si rien ne s'était passé, et il était impossible de savoir ce qu'il en pensait, contrairement aux autres personnalités.
Ils parlaient tous beaucoup entre eux, se disaient tout, ce qui les effrayait ou encore ce qui les dérangeait. La communication était la base des bonnes relations, et le meilleur médicament possible pour qu'ils puissent tous se remettre.
Mais cette grande famille finit malgré tout par remonter la pente.
Au bout de plusieurs mois, onze pour être précis, les Sommet avaient emménagé dans une petite maison qui leur offrait plus de place que leur appartement. Ils avaient tous, ou presque, trouvé du travail. Mathieu travaillait à domicile pour le service après-vente d'un petit supermarché, Patron avait repris ses activités douteuses, Panda chantait le soir deux ou trois jours par semaine dans un petit cabaret, Geek faisait de petits boulots pour les voisins, comme ratisser leurs jardin en automne ou arroser leurs plantes, et la Fille travaillait comme caissière dans un fastfood cinq jours par semaines. Les petits salaires qu'ils avaient tous obtenu suffisaient à subvenir à leurs besoins, et ils ne manquaient de rien.
Mathieu avait emmené ses deux garçons voir un psy dès qu'il avait pu. Tim et Gab eurent chaque semaine une séance d'une heure pendant six mois, jusqu'à ce qu'ils disent à leur père se sentir mieux et ne plus en avoir besoin.
Les personnalités aussi s'étaient remises de cette épreuve, même si on ne pouvait pas vraiment effacer les blessures du passées, indélébiles.
Le petit schizophrène aussi avait fait son possible pour reprendre un cours de vie normale, mais il lui restait impossible de fermer l'œil la nuit. Toujours parce qu'il pleurait la mort de sa femme, mais également parce que désormais il pleurait aussi celle de l'homme qu'il avait tué. Oui, le temps passait, ses blessures se refermaient, et pourtant il ne pouvait pas s'empêcher d'éprouver de la compassion envers le médecin et sa famille, et de la culpabilité envers lui-même.
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PDV Gabriel
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Dans le petit appartement à St Etienne où nous étions au début, je devais partager ma chambre avec mon père en plus de Tim. Enfin, j'exagérais, parce que toutes les nuits papa disparaissait sur le canapé du salon. Je me plaignais, mais je n'étais pas le seul qui avait dû partager ma chambre : dans cet appartement, il y avait seulement trois chambre, donc on dormait tous par trois.
Mais maintenant, dans la maison ou nous avions emménagé depuis déjà un mois, je partageais ma chambre avec seulement Tim, et les personnalités s'étaient répartis par deux dans les trois chambres restantes. Seul papa, avait une pièce pour lui tout seul.
Je me sentais beaucoup mieux maintenant. Certes, il m'arrivait encore de vouloir me laver la tête en ayant l'impression que le sang du docteur Frédérique me salissait encore, mais globalement je m'en sortais plutôt bien. J'avais même l'impression que ce passage de ma vie m'avait fait murir. En tout cas, c'était ce que papa disait parfois en me regardant le matin, avec un sourire triste.
Il était environ dix-neuf heures et j'étais au salon en train de regarder la télé avec Tim. Panda venait de partir pour aller travailler, Prof était dans son labo, la Fille encore au travaille, Geek jouait certainement à la console dans sa chambre, Hippie était dans le jardin pour je ne sais quelle raison, Patron n'était de toute façon quasiment là de la journée et papa faisait la cuisine.
Ma nouvelle vie à St Etienne me plaisait beaucoup. J'allais à l'école la journée, je pouvais jouer dehors le soir et les week-ends, et il y avait même à l'école une fille qui me plaisait bien.
« Les garçons, à table ! »
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PDV Mathieu
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Mes petits arrivèrent et s'installèrent à leurs places, alors que je leur servais une assiette de purée, de poulet rôti et de petit poids-carotte.
« J'aime pas les carottes. » râla Tim.
« Ne fais pas ton difficile, manges en un peu. »
Mes gamins commencèrent à manger en silence, et je m'asseyais sur une chaise près d'eux.
J'aimais ces moments tranquilles où je pouvais parler avec eux, échanger, ou tout simplement profiter de leur simple présence. Ils étaient tout ce que j'avais de plus cher, et j'étais heureux d'enfin pouvoir leur offrir une vie normal, qui convenait à deux enfants. Je faisais tout mon possible pour leur faire oublier les moments difficile que nous avions vécu. Je faisais tout mon possible pour qu'ils ne se sentent jamais seul.
« Alors, vous avez passé une bonne journée ?
-Oui ! » affirma Gabriel.
« En même temps, il a passé presque toute la récréation de cet après-midi avec Zoé… » ajouta Timothée avec un sourire moqueur.
Les joues de Gab prirent une teinte cramoisie et il baissa la tête en maugréant quelques insultes à son frère. Je haussais un sourcile, taquin, et demandais :
« Ah bon ? Et c'est qui cette Zoé ?
-C'est son amoureuse ! »
L'air indigné, mon petit releva la tête avant de lancer un regard assassin à son jumeau, qui pouffa de rire en retournant son attention sur son repas.
« C'est même pas vrai, elle est moche et méchante ! »
Je lâchais un petit soupire amusé et ébouriffais leurs cheveux. Ils avaient une vie normale, des amis, des devoirs, ils s'amusaient dehors, étaient hors de danger. Rien ne pouvait me rendre plus heureux que ça, et j'étais sûr que de là où elle était, Amaya était elle aussi folle de joie pour nos petits.
Malgré le bonheur que je ressentais pour mes petits, j'allais mal dès que j'étais loin d'eux. Je pleurais toujours la mort de l'amour de ma vie, et chaque nuit n'était qu'une journée de moins avant de la rejoindre. Et puis, parfois quand j'arrivais à m'endormir le soir, le docteur Frédérique venait me voir dans mon sommeil, pour mourir encore inlassablement devant mes yeux.
Si j'avais pu, je ne l'aurais pas tué, mais je n'avais pas eu le choix. J'essayais sans fin de me répéter cette phrase, certainement pour me convaincre moi-même. Mais ça continuais de me hanter, j'en étais malade, ça me tuait. J'étais libre désormais, mais pourtant je me sentais encore plus mal qu'à la mort de ma femme. Une partie de moi était morte quand Amaya m'avait quitté, et l'autre quand j'avais appuyé sur la gâchette.
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PDV Timothée
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Il était maintenant vingt et une heure trente, et papa était en train de nous border Gabriel et moi. Comme on avait école demain, on devait se coucher tôt pour "être en forme" le lendemain, en tout cas c'était ce que nous disait papa.
Mon père venait d'entrer dans notre chambre, et essayait à présent de faire le lit de mon frère, en vain étant donné que ce dernier était assis sur sa couverture. Il poussa un petit soupire.
« Aller, va sous ta couette, et laisse-moi faire ton lit !
-Mais je suis pas fatigué ! » protesta Gab.
Après quelques secondes de lutte et de chatouilles, où les cris indignés et les rires de Gabriel se mêlaient à ceux de mon père, mon jumeau se coucha enfin convenablement dans son lit. Papa n'eut pas besoin de faire mon lit, le mien était toujours fait correctement, et jamais la couette ou les draps n'étaient défait.
Mon père s'installa près de mon frère et lui embrassa la joue. Gab lui rendit son baiser, et papa vint m'embrasser le front, avant de nous laisser dormir après avoir murmuré quelques mots doux à notre égard, comme le faisait maman auparavant.
Gabriel s'endormit rapidement, comme d'habitude. Je ne comprenais pas comment il pouvait réussir à s'assoupir si vite, pour moi ça me paraissait impossible. Mais bon, ça devait surement être un de ses superpouvoirs.
Plongé dans le noir et bercé par les ronflements sourds de mon frère, je fermais les yeux et faisais le vide dans ma têtes. Je comptais les moutons, me racontais des petites histoires, essayais de me chanter des berceuses à moi-même, rien n'y faisait. Chaque soir c'était la même chose : je me concentrais pour m'endormir, car je savais ce qui m'attendait si je ne m'assoupissais pas, mais en vain.
Je ne voulais pas entendre papa pleurer, c'était affreux. Je finissais toujours pas m'endormir, mais le stresse me faisait tenir éveillé jusqu'à ce que mon père ne s'enferme dans sa chambre, vers vingt-quatre heures. Quel stresse ? Celui qui me faisait appréhender les pleurs de mon père. Oui, c'était un cercle vicieux.
Mais j'allais mieux, même si l'ambiance dans laquelle je m'endormais n'était pas des plus joyeuse, ça n'avait pas d'importance.
J'avais des devoirs, beaucoup de devoirs, et compliqué en plus ! Au moins un exercice de math, un de français, et une leçon d'histoire ! Parfois je n'y arrivais pas, mais papa venait m'aider, ou Gabriel, et quelquefois même Prof !
Je m'étais fait plein d'amis, et je passais mes journées avec Elodie, Jules et Louis. C'était des gens de ma classe, sauf Jules qui était en CE2 au lieu du CM2. Le soir si je faisais bien mes devoirs, je pouvais ensuite sort jouer dehors avec d'autres amis jusqu'à dix-huit heures trente. La maîtresse était très gentille, mais elle me faisait parfois peur avec ses grosses lunettes, ses énormes rides et ses cheveux gris en bataille.
En effet, moi j'allais beaucoup mieux. Gabriel aussi, et il était beaucoup plus facile à vivre depuis que notre nouvelle vie avait commencé. Il était plus gérable, et plus gentil avec papa. Il ne piquait plus de crise inutiles, ne passait plus sa colère sur les meubles de la maison, ou ses jouets. L'atmosphère à la maison en était changée !
Bon, on voyait moins la Fille depuis qu'elle travaillait la journée, et elle me manquait parfois, mais ça pouvait aller. Le Prof ne sortait jamais de son labo et le Patron était absent toute la journée, mais ça n'était pas nouveau. La vie avait repris son cour, on jouait aux jeux vidéo avec Geek, mon frère et moi, on faisait des karaokés avec Panda et Hippie nous racontait des histoires.
Je faisais encore des cauchemars très souvent, sur l'asile et le docteur Frédérique, mais parfois maman apparaissait dans mes rêves pour me défendre et je me sentais beaucoup mieux.
Parfois dans ma tête je m'imaginais vivre avec elle, papa et Gab, et j'étais heureux. On avait une grande maison, maman nous bordait le soir avec papa, regardait la télé avec nous, on avait un grand jardin et wifi était avec nous, et les personnalités à papa aussi. On mangeait tous les jours de délicieux repas, et on ne manquait jamais de rien. Et surtout, papa n'était jamais triste.
Mais bon, tout ça était sans importance. On avait une belle vie maintenant, et tout ce qu'on avait vécu semblait loin derrière nous.
Oui, tout allait très bien pour nous désormais, on nageait dans le bonheur, on n'avait besoin de rien de plus pour vivre. La vie était belle.
Même si papa continuait de pleurer chaque soir, et que je savais que ça ne s'arrêterait jamais. Même s'il avait parfois l'air triste et semblait être ailleurs, et que ça m'inquiétait.
Les épreuves que nous avions vécues nous avaient-elles vraiment rendues plus fort, ou nous avaient-elles affaiblies ?
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Voilà, c'était le dernier chapitre de cette fanfiction, j'espère qu'il vous a plu ! ^^
Merci à vous d'avoir suivi cette fiction, merci à ceux qui ont laissé des reviews, ça m'a fait très plaisir et m'a donné envie de continuer ! ^^ Bien sûr, merci aussi aux lecteurs silencieux ! )
J'espère vous voir sur mes prochaines fanfictions ! Comme je l'ai déjà annoncé, je donne d'avantage d'infos sur mes futurs projets juste après ces quelques mots ^^
N'hésitez pas à me laisser une reviews pour me donner votre avis sur ce dernier chapitre ! :D Je ne le dis pas souvent mais si vous avez aussi des questions plus personnelles (ou tout simplement qui n'ont pas de rapport avec cette fic) n'hésitez pas à me les poser !
Passez une bonne semaine, un bon mois et une bonne année, soyez heureux et aimez-vous les uns les autres, c'est le plus important ! )
Amour et licorne *-*
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Mes futurs projets :
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· Malone –lettre d'un père à son fils–
-Comme je l'ai dit dans le chapitre précédant, ce sera un OS sur SLG (Salut Les Geeks), cette fiction sera donc composée d'un seul et unique chapitre. Je la publierais surement demain.
-Il n'y aura pas de pairing particulier. Ce sera (comme le titre l'indique) la lettre d'un père, qui est le Patron, à son fils Malone qu'il abandonne. Ça ne sera pas une histoire pleine de rebondissement, mais j'ai pris beaucoup de plaisir à l'écrire et ai essayé de faire quelque chose de différent que ce que je faisais d'habitude.
Résumé :Ce matin, regarde le soleil se lever sur la plaine, les arbres dominer la montagne et le vent souffler dans les feuilles. Ce matin mon fils, quand tu remarqueras mon absence et que tu auras saisi le sens de cette lettre qui est une lettre d'adieu, ne soit pas trop dur avec ton vieux père. Je n'ai qu'une demande à te faire : savoure la vie, savoure ta vie. Vie pour moi, mon fils.
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· Délaissé et sans repères
-Ce sera une fanfiction de dix chapitres sur Mathieu Sommet et Antoine Daniel déjà écrite, que je publierais samedi prochain et avec le même rythme de publication que j'ai pour toutes mes fictions. (Un chapitre par semaine.)
-Le pairing de cette fanfiction sera un Matoine (Mathieu/Antoine) qui se déroulera durant l'enfance/l'adolescence de ces derniers, et de leurs problèmes amoureux/familiaux ou relationnelle. (J'en dirais pas plus pour pas spoiler, mais il y a pas mal de péripéties ! xD)
Résumé :La vie n'est pas facile pour Mathieu. Ses parents ne sont jamais là, et il se cherche encore à son jeune âge. Il aime Antoine d'un amour juvénile caractéristique de l'adolescence, mais Nathan et ses beaux yeux noirs hantent son esprit. Sans se soucier du mal qu'il va causer à son entourage, il va prendre les mauvaises décisions, mais ne sera malheureusement pas épargné.
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· Une vie de chien
-C'est une fanfiction de quinze chapitre en cours d'écriture sur Mathieu Sommet et Antoine Daniel. Je ne sais donc pas encore quand je la sortirais, mais sans doute quand la fanfiction Délaissé et sans repères sera terminée. Il y aura normalement le même rythme de publications que d'habitude, un chapitre par semaine.
-La pairing sera un Matoine (Mathieu/Antoine) qui se déroulera durant la fin de l'adolescence/début de la vie d'adulte des concernés alors qu'ils sont à l'université. (Je ne peux pas vous donner plus d'infos pour l'instant, mais pour ceux qui sont seulement intéressés par cette fanfic et qui souhaitent savoir sa date de sortie, je vous conseille de vous abonner à mon compte pour pouvoir être avertis quand je sortirais une fic)
Etant donné que cette fiction n'est pas finie, je n'ai pas encore de résumé à vous proposer.
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Voilà, ce sont mes futurs projets ! Vous pouvez me dire en commentaire l'histoire qui vous tente le plus :D
Si vous avez des questions n'hésitez pas à ma les poser en commentaire, et merci d'avoir lu jusqu'à cette partie ^^
Bonne continuation à vous !
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