PRELUDE

Deux ans qu'ils étaient partit, deux ans qu'il était devenu un démon et seulement deux jours qu'ils étaient revenu.

Ici rien n'avait changé bien que les années aient passées, ses domestiques faisaient toujours autant de bêtise : Comme auparavant Bardroy faisait constamment exploser la cuisine, Finnian dévastait le jardin et May Linn cassait la vaisselle comme à son habitude. Malgré leur maladresse il les aimait bien et ils lui avaient manqué cependant il ne l'avouerait s'en doute jamais. Au fil des années Ciel c'était également attaché à Sébastian son fidèle majordome des enfers. Leur relation avait beaucoup évoluée. En effet seul Sébastian arrivait maintenant à calmer ses colères.

-Toujours perdu dans vos pensées, Monsieur ? Le surprit Sébastian.

Ciel sursauta et lui lança un regard noir.

-Cela te pose un problème ?

-Loin de là, Monsieur. Je voulais simplement vous prévenir que vous avez une missive de la reine. Sébastian posa l'enveloppe devant lui.

Il la prit sans aucune hésitation, le compte laissa alors place au chien de garde de la reine. En réalité il adorait relever les défis et résoudre des énigmes, tout se trouvait dans la logique des événements. Il voulu l'ouvrir mais une étrange odeur se dégageait de la lettre. Il resta dubitatif quelques secondes avant de finalement ranger cette dernière dans sa poche.

-Vous ne la lisez pas, Monsieur ?

-Non ce n'est pas la peine. Je sors ,je te laisse la surveillance du manoir. Tu peux disposer.

-Mais ce n'est pas raisonnable, Monsieur ?

-Je ne t'ai pas demandé ton avis, d'ailleurs je t'ai donné un ordre, alors obéis.

-Yes ,my lord.

Ciel enfila son manteau et sortit sous le regard interrogateur de Sébastian. En 5 ans de service c'était la première fois que son bocchan lui cachait quelque chose. Il fut tenté de le suivre mais il se devait de lui obéir. Son maître était partit pour lire la lettre, car cette senteur florale lui était familière et ne présageait rien de bon. Après une heure de marche dans la forêt, il s'arrêta près d'un gros chêne et s'y adossa. Une fois ça lecture finit il se mit à rire à gorge déployé. Un sourire en coin apparu sur son beau visage démoniaque. Avec grâce, il se releva et rentra au manoir avec une expression impassible. Au moment où Sébastian aperçu son maître, il se dirigea vers lui, mais le visage impassible de celui-ci le frappa, cela lui fit comprendre que cette lettre n'était pas comme les autres cependant , en quoi ? Il ne le savait pas.

-Votre balade s'est-elle bien déroulée ?

-Oui.

-Le diner sera servit dans 30 minutes.

-Très bien, viens me chercher quand se sera près.

-Yes ,my Lord.

Ciel partit dans sa chambre sans plus attendre. Allongé sur son lit il pensa aux invités qu'il attendait. Soudain prit de fatigue il s'endormit. Quand Sébastian alla chercher son jeune maître, il fut touché de le voir paisiblement endormit. La nuit il aimait le regarder, cela le fascinait. La beauté de Ciel Phantomhive était à couper le souffle, tout comme ses côté mystérieux et maléfique. Jamais un humain ne l'avait autant attiré, mais celui-ci était différent des autres, raison pour laquelle il s'y était attaché. Maintenant qu'il était lui aussi un démon, il passerait l'éternité à ses côtés ce qui l'enchantait. Il s'allongea près de son jeune maître et celui-ci, dans son sommeil, l'entoura de ses bras et posa sa tête sur son torse avec douceur. A ce moment Sébastian découvrit une sensation étrange, une émotion qu'il n'avait encore jamais ressentit, cela lui fit cependant un grand bien. Ciel était à lui, rien qu'à lui et pour l'éternité ,grâce à leur pacte. Sébastian caressa tendrement son visage, celui-ci se réveilla mais resta immobile contre son majordome.

-Sébastian que fait tu sur mon lit ? S'emporta Ciel en le repoussant.

-…

-Répond !

-Je voulais vous réveiller mais vous vous êtes accroché à moi et je n'en ai finalement pas eu le courage.

-Bien, mais que cela ne se reproduise plus ! Je suppose que le dîner est près.

-Oui, vous pouvez dès à présent passer à table.

-Comme tu veux, déclara t-il d'un ton las.

Ciel se releva et ne prêta plus attention à son majordome.

L'heure d'un nouveau jour sonnerai bientôt