Depuis toujours les plumes de phénix le fascine. Leur pouvoir rend les baguettes qui en contiennent extrêmement puissante. Pourtant leur rareté conduise à une utilisation très rare de ce coeur de baguette.
Jusqu'à ce jour il n'a jamais put s'en procurer. Il peut seulement rêver des baguettes prodigieuses qu'il créerait pour recueillir en leur coeur la précieuse plume.
Cela fait maintenant quelques années qu'il confectionne et vend ses baguettes, pourtant, il n'a jamais put réaliser son vieux rêve. Jamais encore ses mains ont put toucher la précieuse plume.

Excepté à son père il n'avait jamais parlé de son rêve d'enfance hormis avec celui qui avait été son ami, son mentor. C'est lui qui l'avait poussé à Poudlard à cultiver son don pour les enchantements.
Lors de sa cinquième année, lui le discret préfet de Serdaigle c'était lié d'amitié avec le flamboyant préfet en chef de Gryffondor. De deux ans son ainé Albus Dumbledore était un étudiant extrêmement intelligent. De plus ils partageaient la même passion pour le savoir et la magie dans sa forme la plus primitive et mystique.
Ils avaient passaient de longues heures à converser sur leur travaux respectifs, et tenter de repousser les limites de leur art. Ils n'étaient que des gamins présomptueux trop sûre d'eux et leur talent.
L'art qu'était la création de baguette demandait une main sure, un certain talent, mais surtout que l'artisan sache mettre de côté son ego pour entendre le bois chanter sous ses mains. Il avait appris ça avec le temps et avait laissé derrière lui le gamin pétri d'idées de grandeur pour se concentrer sur son amour du bois.
Il repensait maintenant avec amusement à cette période qui avait été une des plus belles de sa vie.

Une lettre que lui avait envoyé son vieil ami le replonge dans ses souvenirs d'enfance. C'était au détour d'une longue conversation qu'il avait part de son rêve de plume de phénix à son condisciple. Et voilà que plusieurs années après cette soirée là, où chacun avait confié ses rêves les plus secrets, Dumbledore s'en était souvenu.
Il ne sait pas comment mais son ami avait réussit à se procurer un phénix et lui faisait parvenir deux plumes de phénix.
Sous l'émotion il laissa tomber la lettre pour porter ses mains à sa bouche, des larmes de joies brillent dans ses yeux. A peine remit de ses émotions un deuxième hibou toc à la fenêtre. Récupérant le précieux colis il remercie les deux hiboux avant de vite retourner à son atelier afin de déballer le précieux cadeau.
Elles sont là les deux précieuses plumes, maintenant qu'il les a devant ses yeux il ne peut plus douter que tout est bien réel.
L'enthousiasme le plonge vite dans une transe. Il cherche à trouver les meilleurs essences qui conviendrait à ces deux baguettes fabuleuses qu'il va créer, il se penche sur la forme que les baguettes vont prendre. Son choix se porte sur deux bois qui ont des propriétés opposés dans la mythologie celtique. L'un apporte la mort alors que l'autre repousse le mal. Deux essences si différentes mais pourtant indissociables. C'est le combat du bien et du mal, la balance entre deux dualités.
Il créa deux baguettes, l'une en bois d'if et l'autre en bois de houx. Deux baguettes qui, il en était sure, auront un grand destin.