Quand il vit débarquer un grand dadais aux cheveux roux qui appartenait sans aucun doute à la famille Weasley Ollivander n'hésita pas une seule seconde sur le coeur des baguettes qu'il allait lui présenter.
La famille Weasley s'était toujours attaché l'amitié des baguettes possèdent un crin de licorne. Et le jeune Ron ne dérogeait pas à la tradition familiale. Comme tous les enfants de la famille il avait besoin d'une baguette fidèle bien que peu puissante. Avec ironie il pouvait même affirmer que son possesseur semblait posséder le même caractère que le coeur de sa baguette. Il voyait bien dans le regard de l'étudiant qu'il était loin de posséder de grands pouvoirs. Mais il portait sur son visage sa fidélité envers sa famille et ses amis.
A vrai dire tous les Weasley étaient fidèle en amitié même si parfois ils la donnaient un peu trop à tort et à travers. Il n'avait jamais connu un Weasley qui avait trahit famille et amis par ambition, ce n'était pas le propre de cette famille de Sang-Pur désargentée. Quoi que en y repensant bien il y avait cet enfant. Le frère du jeune Ronald, Percy oui s'était ça celui-là ne ressemblait en rien aux rejetons de cette famille bien trop nombreuse. Et s'il ne se trompait pas, ce qui était rarement le cas lui n'hésiterait pas à rompre avec la tradition familiale.

Et il ne se trompait jamais, foi d'Ollivander. Il avait toujours su lire à travers les gens. C'était un don, mais parfois il trouvait que cela s'apparentait à une malédiction. Mais bon il s'en accommodait fort bien puisque cela lui permettait de trouver la baguette là mieux assortie à son possesseur. Et son art qu'il pratiquait tel un sacerdoce méritait bien le sacrifice de savoir lire l'âme des gens.

C'est ce don qui allait lui permettre d'offrir une baguette unique pour le jeune Ronald Weasley. A vrai dire il n'était pas mécontent que son ancienne est était brisée. Il était un peu attristé par la mort d'une de ses baguettes, mais était ravi d'offrir enfin la baguette qu'il méritait au jeune rouquin. Il ne supportait pas l'idée qu'il est dû utiliser la baguette d'un de ses frères. Une baguette qui n'était pas parfaitement accordée à son caractère.
Chaque baguette était unique et ne pouvait convenir qu'à une seule personne. En cela il ne supportait pas les gens qui se passaient les baguettes comme un vulgaire objet. En faisait ça il réduisait son art à la réalisation d'un quelconque ustensile de potion.

C'est donc avec un grand sourire qu'il accueillit le jeune Gryffondor et qu'il se mit vite à la recherche de la baguette parfaite. Une baguette qui attendait depuis peut être longtemps le jour où son possesseur viendrait la chercher pour son entrée à Poudlard. Un an qu'elle devait se sentir seule enfermée dans sa boite en pleurant sur son maitre qui était partit sans elle apprendre la magie.
Il la trouva très vite. Se laissant porter par son intuition il vit une boite noire qui était agitée de doux tressaillements semblables à des sanglots retenus.
Il la sortit doucement de l'écrin et la tandis à l'enfant. Alors même que les doigts se tendaient vers la baguette il vit les tressaillements de celle-ci s'accentuer. Ils étaient maintenant semblables à ceux produit par le remuement d'un petit chien heureux. Il n'en doutait pas la première baguette qu'il lui faisait essayer était la bonne.
Crin de licorne, 35 cm, bois de saule. Le mois de naissance de Ronald Weasley. Oui cette baguette était sans nul doute faite pour lui.