Maddey: Hey les gens !
….j'ai fini la saison . I AM NOT OKAY WITH IT !
Donc vala. Songfic Mad World.
Na.
Le massacreur de feels qu'est Aventures appartient à ses auteurs, je ne possède pas non plus la chanson ni les perso.
C'est parti.
*vous tend une boîte de mouchoirs*
PS : Merci a tous ceux qui m'ont laissé des commentaires ! Je réponds par MP en général mais comme certains n'ont pas de compte, je vous réponds ici ! :3
L'Iris rouge: Bienvenue voyageur anonyme ! Je suis ravie que le concept de mes contes vous plaise ! Au plaisir de vous revoir très bientôt dans la Taverne ! Sachez que tous les retours me vont droit au cœur. A la prochaine !
Nyal : Bienvenue également cher voyageur/voyageuse ! Votre message me va droit au cœur, je vous remercie. Ravie de savoir que les contes que l'écris avec le Barde vous plaisent. Au plaisir de vous revoir très bientôt dans la Taverne et de prendre de vos nouvelles !
Sixième conte : la folie
Vous avancez péniblement dans la boue qu'est devenue la neige fondue. La température avait brusquement remonté dans le cratère, causant des inondations titanesques dues à la fonte des neiges. La plupart des routes étaient désormais impraticables. Vous aviez eu du mal à rejoindre la Taverne.
En ouvrant les portes, vous remarquez que l'ambiance semble lourde. C'est compréhensible d'un côté. Vous savez que les inondations et glissements de terrains ont fait beaucoup de victimes dans les alentours. Il est possible que beaucoup ici aient perdu un proche…
Silencieusement, vous allez vous asseoir à une table. Vous commandez le menu du jour et vous détendez autant que possible sur la chaise en paille, quand la porte du fond s'ouvre. Vous vous tournez pour vois la Conteuse et le Barde entrer, ils sont en train de discuter, probablement pour finaliser l'organisation du conte de ce soir. La Conteuse vous repère et vous adresse un petit geste de la main et un sourire en guise de bienvenue. Vous le lui rendez. La conteuse murmure quelques mots au Barde qui hoche la tête, avant d'aller commander deux bières. La Conteuse s'approche de vous :
« Voyageur ! Un plaisir de vous revoir ici, comme toujours ! J'espère que vous n'avez pas eu de difficulté à atteindre le lieu, j'ai entendu dire que toutes les routes avoisinantes étaient complètement inondées ! »
Vous lui expliquez en quelques mots que la route de la forêt, bien qu'extrêmement boueuse, était encore quelque peu praticable. Elle hoche la tête et vous annonce que le prochain conte aura lieu dans quelques instants mais qu'elle et le Barde doivent encore se mettre d'accord sur certains points.
Le repas arrive. Ragoût de bœuf. Délicieux comme toujours. Vous complimentez la Tavernière, réglez le montant et venez à peine de finir votre repas quand le son familier de l'instrument du Barde vous parvient aux oreilles. Vous faites pivoter votre chaise et observez la Conteuse et le Barde. Toute la taverne semble s'être retournée également.
La conteuse se racle la gorge, et le sentiment auquel vous êtes désormais habitué vous envahis. Le brouhaha de la Taverne disparait, et le décor change également.
Vous êtes au sommet d'une colline. Vous repérez Théo. Mais quelque chose cloche. En vous approchant, vous remarquez qu'il pleure à chaudes larmes…
Théo n'arrivait pas à s'arrêter de pleurer. Les larmes cristallines roulaient sur ses joues en un flot ininterrompu. Une partie de lui manquait. Où étaient ses compagnons ?
Il siffla Lumière, grimpa sur lui, et se dirigea vers une zone dévastée.
A cet instant, la voix du Barde résonna dans l'air lourd de fumées…
All around me are familiar faces
Worn out places, worn out faces
Bright and early for the daily races
Going nowhere, going nowhere
Théo observait les alentours alors qu'il avançait à pas lents. Il avait laissé Lumière plus loin, préférant y aller à pieds.
Il reconnaissait des vidages. Des prêtres des églises. Et des souvenirs confus dans sa mémoire. Il avait vu ces personnes. Mais quand ?
Des cadavers jonchaient le sols. Certains si brûlés qu'il était impossible de reconnaître qui que ce soit. D'autres encore reconnaissablres…
Their tears are filling up their glasses
No expression, no expression
Hide my head I wanna drown my sorrow
No tomorrow, no tomorrow
Théo voyait encore des traces de larmes sur les joues des morts. Larmes de peur ? De douleur? Il ne le savait pas. Et il ne le saurait jamais.
Il n'y avait plus aucune expression visible sur ces visages. Sur les rares où le Paladin pouvait lire quelque chose, il ne déchiffrait qu'une terreur sans noms dans les pupilles dilatées et les traits tires des mages, gardes, hommes…
And I find it kind of funny
I find it kind of sad
The dreams in which I'm dying are the best I've ever had
Théo sentait les larmes dévaler à nouveau ses joues. Pourquoi était-il revenu ? S'il était resté dans le monde parallèle, jamais il n'aurait ramené la Mort avec lui…jamais rien de tout cela ne serait arrive.
Il souhaitait pouvoir remonter le temps, et mourir pour de bon cette fois.
I find it hard to tell you,
I find it hard to take
When people run in circles it's a very, very
Mad world, mad world
Parmis les corps étalés, Théo remarquait des squelettes, des creatures n'ayant absolument pas l'air humaines. Il se prit la tête entre les mains alors que des flashs de souvenirs lui brûlaient la rétine. C'était lui qui avait invoqué ces abominations. La Mort, utilisant son corps, avait créé la pire hérésie jamais vue.
Théo avait l'impression de devenir fous. Ou peut-être était-ce juste le Cratère tout entire qui sombrait dans la folie un peu plus chaque jour.
Soudain, Théo remarqua quelque chose. Un corps. Quelqu'un qu'il connaissait bien.
Children waiting for the day they feel good
Happy birthday, happy birthday
And to feel the way that every child should
Sit and listen, sit and listen
Se précipitant auprès du corps brûlé de Vickor, Théo ne put que constater l'inévitable. Son mentor était mort depuis longtemps. Son regard dériva sur l'énorme entaille sur le flanc de celui-ci….Le Paladin sentit la bile lui monter à la gorge. La Mort avait utilisé son corps….SON corps pour blesser son mentor….
Théo ne put empêcher les souvenirs de remonter à la surface. Les mémoires des anniversaires où Vicktor était toujours là…celui où il avait reçut sa première épée…
Went to school and I was very nervous
No one knew me, no one knew me
Hello teacher tell me, what's my lesson?
Look right through me, look right through me
Lorsqu'il était allé à l'Eglise de ma Lumière malgré les interdictions de son oncle, il avait été si nerveux !
Mais heureusement…personne ne le connaissait là-bas…Les professeurs le regardaient sans le voir…il était invisible.
And I find it kind of funny
I find it kind of sad
The dreams in which I'm dying are the best I've ever had
Continuant sa route, Théo tomba sur les cadavres inanimés de tous ses compagnons. Celui carbonisé de Grunlek, Bob, sous sa forme de démon. Il trouva également Shin, la nuque brisée par son saut dans un puits.
Plus il avançait, plus il souhaitait mourir. Tout était de sa faute. Sa faute et uniquement sa faute.
Il aurait du rester mort. Et tout aurait été pour le mieux.
I find it hard to tell you,
I find it hard to take
When people run in circles it's a very, very
Mad world, mad world, enlarging your world, mad world
Théo tomba à genoux après la découverte du dernier cadavre de ses amis.
Il leva la tête vers le ciel encore lourd de fumées et hurla.
Il hurla jusqu'à ce que sa voix se brise. Jusqu'à ce qu'il n'ait plus une seule larme dans son corps. Jusqu'à ce que son esprit se brise.
Il avait tout perdu.
Une brume épaisse entoure Théo alors qu'il lève les yeux vers vous et vous avez peur. Car le regard de l'homme de vous n'est plus un regard saint. Il rejette la tête en arrière et rit. Rit à gorge déployée. La brume s'épaissit. Et petit à petit vous entendez de nouveau le crépitement familier du feu de la Taverne.
Tout est silencieux, personne n'ose parler. Puis les discussions redémarrent, et tout redeviens comme avant. La Conteuse vous regarde, vous êtes toujours sonnés. Puis avec un sourire triste elle dit:
« Quand un homme perd tout ce qui lui est cher, son esprit peut se briser. Et entraîner des conséquences dramatiques. L'esprit est une chose fragile, qu'il faut protéger. »
Maddey : Hey les gens ! J'ai un peu appuyé le côté narratif au début pour ce chapitre….dites-moi en commentaire si ça vous plait ou si vous préférez que je me centre sur le conte en lui-même.
Merci d'avoir lu ! A très bientôt !
Bisous, câlins et cookies à tous !
