Ah le lundi, début de semaine, fin de week end et nouveau chapitre !

Bon je sais ce que vous allez dire « où est la confrontation ?! » Encore un peu de patience, le chapitre est prêt et ne saurait tarder !

Mais voilà un aperçu de ce qu'était la relation entre Harry et Drago.

Alerte au slash, vous êtes prévenus et à vendredi pour la suite !

Reviews grandement acceptées !

AnneBridges

Passé, présent, imprévu, futur ?

Août à Octobre 1999

Drago rentra chez lui le lundi suivant et trouva ses parents dans le petit salon d'été, assit autour d'un déjeuner léger. Son père leva à peine un regard vers lui quand il traversa la pièce pour embrasser sa mère sur la joue.

« Père. » Dit-il saluant Lucius.

« Tu nous gracie enfin de ta présence, Drago. » Répondit froidement son père. « Peut-on savoir où tu étais ces deux derniers jours ? Et pas besoin d'impliquer Mlle Parkinson ou le jeune Zabini, ils ont appelé ta mère pour savoir, eux aussi où tu étais. »

Drago déglutit, sa relation avec son père était devenue tendue, un rapport de force entre le dominant et le jeune challenger, pourtant Drago n'avait aucune envie de défier son père, il voulait juste mener sa vie, faire ses propres choix. Chose que Lucius ne comprenait et n'acceptait pas. Lui-même élevé dans les traditions des nobles familles de sang pur, il avait inculqué ses valeurs à son propre fils et comme son père l'avait fait avec lui, il attendait de Drago qu'il suive les mêmes préceptes et se conforme aux exigences du nom Malefoy.

« J'ai été retenu, pardon de ne pas avoir pu vous prévenir. Et j'avais un rendez-vous pour mon internat en médicomagie ce matin, avec le Directeur de Ste Mangouste.» Il l'avait obtenu grâce aux lettres de recommandations de Mme Pomfresh et de la directrice McGonagall. Il espéra que cela suffirait à détourner l'attention de sa disparition de ce week-end.

Le regard de son père resta froid et distant et clairement pas dupe de la petite manipulation de son fils. Mais sa mère laissa échapper une exclamation enchantée à l'explication de Drago.

En voyant le sourire illuminer les traits de sa mère, Drago radoucie sa prestance toujours raide quand il s'adressait à son père.

« Comment cela s'est-il passé, Drago ? » Lui demanda t-elle d'une voix douce. Elle lui indiqua la chaise libre à sa droite et leva son poignet et d'un geste souple agita sa baguette. Une assiette et des couverts vinrent se poser devant lui et d'un autre geste gracieux, de la salade vint se déposer délicatement dans l'assiette.

« Bien, je pense. J'aurais une réponse dans la semaine et Maître Jarvis, le directeur de Ste Mangouste m'a dit être très impressionné par la lettre de recommandation de Madame Pomfresh, apparemment je ne suis que le second élève de Poudlard à recevoir une recommandation de sa part. Je ne savais même pas que Madame Pomfresh avait une si haute réputation à Ste Mangouste. »

« Tu devrais l'informer de ce rendez-vous et la remercier, mon chéri, je pense qu'il est bon de faire preuve d'humilité et de reconnaissance ces temps-ci. » Sa mère s'inquiétait tellement de leur réputation depuis la guerre, elle faisait tout ce qu'elle pouvait pour effacer des mémoires l'implication de sa famille dans la guerre.

Un peu plus tard cet après-midi là Drago écoutait distraitement Lucius lui expliquer les rouages de la tenue du Domaine Malefoy. Ils étaient dans l'immense et étouffant bureau de Lucius et ce dernier passait en revu les différentes exploitations, vignobles en France, actions à la Gazette du Sorcier ou dans le Quidditch Magazine mais Drago, lui, repensait aux deux derniers jours passés avec Harry Potter.

Il avait parlé à Kreattur et prétendu que sa mère, maîtresse Narcissa avait approuvé les travaux de Harry sur la maison ancestral des Black et que lui-même était là pour en vérifier l'avancée. Puis il avait ajouté qu'il était déçu de savoir que Kreattur retardait les travaux et sous le regard amusé de Harry, l'Elfe se courba en révérence et excuses. Mais quand il menaça de se faire du mal, Harry intervint, renvoyant l'Elfe à Poudlard. Drago avait éclaté en fou rire après la disparition de l'Elfe de maison et avait ensuite passé les quelques heures suivantes à donner des ordres à Potter sur les changements à effectuer dans la maison.

Observer Potter détruire le mur séparant le salon de la salle à manger à renfort 'd'expulso' avait été un moment tellement amusant pour Drago qu'il eut du mal à retenir son sourire pendant que son père lui montrait les livres de compte de l'exploitation d'hydromel.

« Tu pourrais te rendre utile au lieu de rester assis là à rire comme un Pacha et me regarder transpirer ! » Lui avait dit Potter entre deux 'expulso'.

« Oh non, c'est une chemise en soie, Potter, et tu transpire tellement mieux que moi ! » Dit-il un sourire suggestif sur les lèvres. « Continues, regardes là, tu as oublié un morceau. » Ajouta t-il impérieusement, indiquant un morceau du mur sur la droite qui ne tenait plus par grand-chose.

Puis Drago avait décidé de l'aider à faire disparaître les gravas, alors sans quitter sa chaise, gardant ses vêtements à l'abri de la poussière, il agitait de temps à autre sa baguette pour bannir les morceaux de murs dans le néant. Sous les éclats de rires de Potter.

Plus tard, il attaqua Potter, sur ses genoux, le suçant jusqu'à complexion et Potter l'invita à dîner. Et Drago regarda Potter cuisiner pour lui et comme s'il ne pouvait en avoir assez, Drago le prit encore contre le plan de travail de la cuisine alors que la viande mijotait sur le feu à côté d'eux.

La nuit se fit en ébats tout aussi ardent, à cela près que Potter domina Drago encore et encore à travers la nuit et Drago n'était pas du genre soumis d'habitude, mais pour Potter, Salazar, jamais il n'avait vécu quelque chose d'aussi intense.

Le dimanche s'était déroulé d'à peu près la même manière, Drago ne pouvait garder ses mains loin de Potter lorsqu'il le regardait s'affairer dans la cuisine ou à ses travaux d'aménagement et il s'était rendu compte que Potter ne pouvait se retenir de l'embrasser quand il riait. Alors Drago avait rit, parce que les baisers de Potter étaient quelque chose qu'il ne voulait jamais voir s'arrêter.

Ils parlèrent, beaucoup, de tout et rien, de leur projet de carrière, sans surprise, Potter annonça à Drago son entrée dans le programme d'entraînement des Aurores et Drago lui parla de son désir de devenir Médicomage et se spécialiser plus tard dans la recherche sur les potions de guérison et antidotes. Ils avaient gardé des conversations légères, sans entrer dans ce qui les avaient opposés toutes ses années. Ils parleraient de la guerre, sans doute, Drago le savait, mais pas tout de suite. Pour l'instant, ils étaient insouciants et aussi excités et insatiables que des adolescents. Ce matin, Drago avait partagé une dernière douche avec Potter avant de s'en aller à son rendez-vous à Ste Mangouste.

Potter l'avait accompagné jusqu'à la porte et semblait tenter de le retenir par de multiples baisers. Drago faillit rester et se fit violence pour partir.

« Je t'envoi un hibou dans la semaine ? » Demanda Harry d'un ton hésitant, presque nerveux.

« Non. » Répondit pourtant Drago, puis voyant le regard blessé de Potter, il s'empressa d'ajouter. « Je t'en enverrais un Po- Harry, promis, mais… Mon père a tendance à ouvrir mon courrier… Il… C'est compliqué, mais je te l'ai dit, il ne sait pas que je suis gay et j'aimerais que cela reste ainsi… Pour l'instant. » Potter hocha la tête, semblant rassuré et compréhensif, Drago se pencha une dernière fois pour embrasser Potter. « Je t'envoi un hibou demain ou mercredi au plus tard ? » Harry hocha à nouveau la tête et Drago quitta la maison et transplanna aussitôt au coeur de Londres devant l'entrée côté moldu du Chaudron Baveur.

« Concentres-toi, fils. » L'interpella son père le faisant sortir de ses pensées. Drago ne répondit pas mais obéit tout de même et passa le reste de la journée à lire des livres de comptes barbant et écouter son père lui expliquer à quel sorcier du ministère il fallait s'adresser pour obtenir les permis d'importation pour le vin, puis avec quel commerce il devrait négocier pour les ventes.

Drago n'attendit pas le mercredi pour envoyer un courrier à Potter, il n'y serait simplement pas arrivé, il avait pensé à Potter toute la journée du lundi puis toute la nuit et mardi matin, à peine son petit-déjeuner fini, il se précipita dans la volière, y conjura plumes et parchemin et composa une note rapide à Potter. Il envoya Hélios, un hibou grand duc qui avait sa loyauté avec ordre d'attendre une réponse et de la lui remettre en main propre.

Il avait invité Potter à le joindre dans un bar de Old Compton Street dans la soirée. Il reçu la réponse d'Harry quelques heures plus tard après une nouvelle entrevue avec son père sur les affaires de la famille. Cette fois, ils avaient parlé des comptes chez Gringotts et à quel Gobelin Drago devrait s'adresser dans l'avenir.

Drago était dans les serres, à l'arrière du Manoir, surveillant sa nouvelle plantation d'herbe à potion, la valériane pouvait être délicate et nécessitait beaucoup d'entretien, quand Hélios arriva avec une lettre à la patte. Le jeune Malefoy déplia avidement le parchemin et lu par deux fois l'accord bref de Potter qui relançait sa proposition d'un dîner.

Le rendez-vous était prit et Drago était impatient. Quand il se changea pour quatrième fois, il se fustigea lui-même, s'arrêtant une minute pour se reprendre et s'insultant devant son miroir se traitant d'idiot. « Je réagis comme une Poufsouffle de quinze ans à son premier rencard, quel crétin ! » Ce n'est que Potter se dit-il, rien d'exceptionnel, un dîner, un verre et peut-être une autre nuit torride. Merlin et Salazar ! faites qu'il y ait encore une nuit torride et que je ne foire pas tout en disant une connerie ! Pria t-il silencieusement, changeant encore une fois de chemise.

Au final, Drago opta pour un total look noir, pantalon droit et étroit aux bons endroits, ceinture en cuir et chemise de soie, parfaitement coupée sur mesure. Le noir profond faisait ressortir la pâleur laiteuse de sa peau et ajoutait de la finesse à ses muscles. Il était élégant mais simple à la fois. Satisfait par l'image que lui renvoya son miroir et après travaillé à sa coupe de cheveux pendant une bonne demi-heure, il attrapa une veste en cuir légère et descendit au rez-de-chaussée où il trouva sa mère dans son petit salon. Il s'approcha doucement et l'embrassa sur la joue.

« Mère, je pars rejoindre, Pansy, ne m'attendez pas pour dîner. »

« Tu passes beaucoup de temps avec Mademoiselle Parkinson ces derniers temps, mon chéri. » Dit-elle un œil calculateur sur son fils.

« Mais n'y voyez rien d'autre qu'une longue amitié, mère, Blaise sera avec nous, je pense. » Dit-il avec un petit sourire tendre pour sa mère. Il ne culpabilisait pas vraiment de se servir de ses amis comme alibi à chaque fois qu'il sortait, il ne culpabilisait pas non plus de mentir à sa mère, même s'il préférait pouvoir lui dire la vérité, il savait que celle-ci serait très mal accueillie. Et sincèrement, c'était loin d'être le premier mensonge qu'il disait.

Sa mère hocha simplement la tête et embrassa à son tour la joue de son fils s'élevant légèrement sur la pointe des pieds pour l'atteindre. « Ne rentres pas trop tard, Drago, et n'oublies pas que ton père t'as organisé un rendez-vous avec Monsieur Colbert, notre régisseur, demain matin à dix heures précise. » Termina t-elle d'un ton maternel avant de le voir partir.

Ce soir là, Harry l'emmena au cinéma moldu, malgré les protestations de Drago, peu convaincantes pour être franc, il avait entendu parler du cinéma sur Old Compton Street, mais n'avait jamais eu le courage d'y aller seul. Et Drago avait adoré, vivant pleinement le film et murmurant un tas de questions à Harry sur tel et tel objet moldu, il avait sentit sur lui les yeux de Potter pendant les deux heures qu'avait duré le film, lui répétant plus d'une fois « c'est le film qu'il faut regarder, Potter, pas moi, même si je suis plus captivant que cet acteur. » Harry avait pouffé de rire, concentrant son attention sur l'écran avant de revenir sur Drago quand celui-ci poussait la moindre petite exclamation aux rebondissements de l'histoire.

« Incroyable ! Il était mort tout ce temps et personne n'en avait la moindre idée ! Potter ? Tu m'écoutes ? » S'exclama Drago quand les lumières de la salle se rallumèrent, que le générique final défilait et que les spectateurs quittaient le cinéma.

« Mmmh, pleinement. » Drago fronça les sourcils avant de hausser les épaules.

« Mais comment ont-ils fait pour qu'il lui passe au travers ? Et ils ne savent pas que les fantômes ne rassemblent pas à ça ? » Continua Drago avec enthousiasme. Il enfila sa veste sous le regard amusé de Potter. « Quoi ? »

« Rien. » Dit-il innocemment avant de se rapprocher légèrement de Drago. « A part que j'ai très envie de t'embrasser maintenant. » Drago lui rendit un sourire calculateur et regarda la salle quasiment vide, avant de se rapprocher encore d'Harry et glisser une main suggestive sur le t-shirt de Potter.

« Ca peut s'arranger. » Murmura t-il, un sourcil levé, un ton invitant. Harry mordit sa lèvre inférieure et jeta un œil rapide autour d'eux avant d'embrasser brièvement Drago, attrapant sa lèvre inférieure entre les siennes. Goûtant légèrement à la fièvre que Potter pouvait faire naître en lui, Drago le laissa faire, fermant ses paupières.

Il passa sa langue sur ses lèvres quand Harry s'écarta comme pour y prélever un peu de la chaleur qui avait laissé la bouche du brun.

Les semaines qui suivirent furent aussi intenses et incroyables que ce premier week-end, Harry l'emmena au cinéma moldu désormais chaque semaine. Le samedi, ils allaient dansé au club de Old Compton street puis ils passaient la matinée du dimanche au lit l'un contre l'autre jusqu'à ce qu'Harry parte pour le Terrier, déjeuner avec les Weasley, quand il revenait en milieu d'après-midi, il trouvait généralement Drago sur le canapé torse nu, les jambes croisées sur la table basse, avec du thé chaud et un bouquin. Et ils faisaient l'amour là. Sans se soucier du reste du monde.

Dans ces moments, ils n'y avaient qu'eux deux qui comptaient, personnes d'autres. Ils avaient finit par parler de la guerre, de Voldemort, de la marque de Drago et de ce qu'avait vu Harry à travers son lien avec Jedusor. Cela avait été dur et ils s'étaient disputés, ils se disputaient souvent, des petites prises de becs autour du dîner ou du film qu'ils allaient voir, de qui avait tord qui avait raison, ils se disputaient comme tout les couples, mais parfois, Harry s'énervait vraiment quand Drago frôlait l'irrespect envers les Weasley et Drago se frustrait quand Harry refusait de comprendre pourquoi Drago continuait d'obéir à Lucius.

Lucius était leur plus gros sujet de discorde.

Drago comprenait pourquoi, lui-même n'avait plus la même admiration sans faille qu'il avait eu pour son père autrefois. Mais Lucius restait son père malgré tout et Drago le respectait juste à cela.

Oui, son père refusait qu'il déménage à Londres avec ses amis et même s'il avait finit par accepter sous les remontrances de Narcissa, il n'acceptait pas non plus le choix de carrière de Drago, mais c'était son père, et il était son seul héritier, il était logique que Lucius attende beaucoup de Drago.

Drago avait été accepté dans le programme d'Internat de Médicomagie de Ste Mangouste et commença en Septembre au même moment où Potter commençait à l'Académie des Aurores.

Les premières semaines étaient si intenses qu'ils n'avaient presque pas eut le temps de se voir et quand ils trouvaient quelques heures, ils s'endormaient rapidement trop exténués pour quoi que ce soit d'autre.

En Octobre, Harry fit son coming out auprès de ses amis et de la famille Weasley. Il expliqua à Drago en revenant du Terrier que George avait quitté la pièce car il avait parié avec Fred sur ce point et que Fred avait gagné. Mais tous avaient été compréhensif, même Ron dont Harry avait le plus craint la réaction. Et comme Drago l'avait prédit, Granger était partie en croisade pour vérifier les droits des Gays dans le monde sorcier.

Il n'avait pas parlé de Drago pourtant, respectant le choix de Drago de rester 'au placard'. Puis quelques semaines plus tard, l'homosexualité de Harry Potter avait fait la première page de Sorcière Hebdo et Drago avait patiemment écouté la diatribe de son propre père sur la monstruosité de son petit ami, sur l'exemple dévergondé qu'il offrait aux jeunes sorciers mettant en cause son éducation moldue. Mais Drago connaissait désormais les détails de l'éducation moldue de Harry et il savait que ce n'était en rien tout ce qu'on lui avait dit dans son enfance. Non Harry Potter n'avait ni été choyé ou aimé, il avait été enfermé et détesté, traité comme un elfe de maison, et Drago détestait la famille de Potter pour cela. Il serra les dents pendant le long discours haineux de son père et s'enfuit du manoir à la première occasion, prétextant des heures de garde à Ste Mangouste pour en fait aller se réfugier dans les bras de son petit ami.

Suite à son coming out public, le bonheur que partageaient Drago et Harry commença à décliner. Chaque semaine on prêtait une nouvelle aventure au 'Sauveur' avec tel ou tel sorcier, et Drago férocement jaloux commençait à douter, non pas de Potter, mais de lui-même. Il n'était pas à la hauteur, il était un ex-mangemort et Potter 'le sauveur', Drago avait peur de faire son coming out devant le monde sorcier, devant ses parents, et forçait Harry à se cacher encore, à mentir à ses amis. Il savait très bien que Potter culpabilisait des mensonges qu'il disait à Granger et aux Weasley et chaque fois qu'Harry lui parlait de son futur coming out, Drago changeait habilement de sujet. Il craignait et se demandait quand Harry se rendrait compte qu'il pouvait avoir mieux que Drago.

Et il prit peur réalisant qu'il était tout simplement tomber amoureux fou de Harry Potter et qu'il n'avait aucune idée de quoi faire de ces sentiments si étranger.

Son premier réflexe fut la fuite, il avait volontairement et lâchement raté leur rendez-vous et n'avait pas répondu aux nombreux hiboux qu'avait envoyé Harry. Mais cinq jours sans Potter, puis Drago craquait et transplannait sur le porche du 12 Square Grimmaurd.

Quand Harry lui ouvrit la porte, Drago reconnut aussitôt l'expression furieuse et fermée de son petit ami. Ce dernier croisait simplement ses bras sur son torse, toisant Drago d'un regard noir et attendant une explication à la disparition de Drago.

« Je- Je… » Drago hésitait, il savait qu'il avait un simple choix à faire, dire la vérité ou inventez un pieu mensonge, mais il se doutait que Harry n'achèterait pas n'importe quelle excuse bidon. Cinq jours sans donner la moindre nouvelle, le moindre signe de vie. Drago aurait été lui-même en colère si Potter lui faisait un coup pareil. « J'ai flippé. » Dit-il soupirant se décidant, résigné à la vérité. « J'ai- Je, je t'aime et ça m'a foutue la trouille. » Ajouta t-il évitant soigneusement le regard inquisiteur de Harry.

Plusieurs secondes s'écoulèrent dans un silence quasi-total, seul le bruit de la rue vivante derrière Drago venait leur rappeler que le temps s'écoulait toujours. Les pensées de Drago commençaient à bouillir violemment, Potter ne disait rien, ne répondait rien et Drago commençait à réaliser que ce qu'il ressentait n'était peut-être pas partagé. Peut-être que Potter ne répondait pas car il ne savait pas quoi dire, parce qu'il n'avait pas les même sentiments que Drago avait pour lui ? Drago se sentait rougir, d'embarras, de honte et angoissant. Sa seule défense au rejet fut sa fierté Malefoy, sa colère et son indignation. Serrant les poings et les dents, il releva la tête, prêt à déverser un flot d'insultes à Harry, mais se figea en croisant les deux émeraudes qui faisaient les yeux de Potter.

C'est de la tendresse qui se peignait sur le visage de Potter. Ses bras s'étaient décroisés de sur son torse et pendaient ballant sur ses côtés, figés par le choc. Puis un sourire vint lentement éclairer son visage et une seconde plus tard, il attrapait le col de Drago et le tirait en avant, plaquant leurs lèvres les unes contre les autres.

Drago se perdit immédiatement dans leur baiser et ne remarqua même pas la porte se fermer derrière eux. Potter les déplaça contre le mur du couloir d'entrée dans un mouvement svelte et lorsqu'il tira sur le pull en cachemire de Drago, il s'écarta de ses lèvres juste assez de temps pour lui enlever son vêtement. Il croisa le regard avide de Drago un sourire malicieux flottant sur ses lèvres fines.

« Moi aussi Drago, bon sang, je ne sais pas comment, ni quand, mais je t'aime, Merlin, je t'aime ! » Avoua t-il le fixant d'un regard intense, hypnotisant, contre ses lèvres.

Le baiser suivant fut long, tendre et passionnel. L'échange d'une promesse, l'échange de sentiments réciproques.

Puis l'atmosphère changea et la tension monta, Harry déboutonna les premiers boutons du col de la chemise que Drago portait sous son pull et posa ses lèvres brûlantes sur la peau d'albâtre de son cou.

Leurs hanches se collèrent dans une danse lancinante, cherchant une friction presque frustrante d'envie. Et Drago perdit ses mains dans les cheveux épais d'Harry, avant de les descendre dans son dos, laissant sa tête tomber contre le mur derrière lui se relaxant sous les caresses de plus en plus urgentes de son amant.

Rapidement, Harry, impatient, tira sur la ceinture de Drago, la laissant tomber lourdement sur le parquet, et attaqua le laçage fermant son pantalon et y glissant une main pour la presser autour de l'érection grandissante de Drago. Se délectant de ce toucher, Drago exhala un long soupir de contentement et se cambra plus avant contre la main d'Harry.

« Harry… » Un autre râle s'échappa de ses lèvres quand le brun resserra sa prise autour de sa longueur. Drago tenta d'accrocher le regard de Potter à travers ses paupières mi-closes.

Harry le regarda avec un désir enivrant et prit sa bouche dans un baiser torride. Leurs langues mouvant l'une contre l'autre dans un ballet furieux, se goûtant et se délectant de plaisir.

Puis Harry repoussa le pantalon et le caleçon de Drago, les suivant au sol et aidant Drago à s'en défaire. Sur ses genoux, Harry releva la tête vers son amant et Drago croisa son regard. Et quelle vision il faisait là. Le grand et célèbre Harry Potter, héro du monde sorcier, pupilles dilatées par le désir, joues rougies et lèvres légèrement gonflées par les baisers échangés, là, à genoux devant Drago Malefoy, celui qui avait, sa vie durant fait mauvais choix après mauvais choix. Malgré cette ironie, Drago ne toisa pas Potter avec supériorité comme il aurait pu le faire quelques années auparavant, mais il vénéra cette vision, son souffle coupé, son pouls s'accélérant. Puis il se dit que peu importaient les choix qu'il avait fait dans le passé, il ne pouvait plus les regretter quand il voyait à quoi ils l'avaient menés, à qui, ils l'avaient conduit.

Harry déposa un premier baiser sur l'intérieur de son mollet droit et remonta lentement jusqu'au haut de sa cuisse, sa langue glissant sur un sillon de salive. Harry était d'une humeur apparemment taquine et tourna en caresses et baiser autour du pubis de Drago, sur ses hanches et son ventre plat, sans jamais approcher sa langues et ses lèvres de la longueur de Drago.

Frustré au possible par l'amusement visible de Potter, Drago grogna entre ses dents serrées, ses yeux ne quittant pas le visage d'Harry. Et quand sa main alla d'elle-même vers son sexe à la recherche d'un soulagement, Potter la balaya d'un geste vif.

« Huh-huh, Malefoy, pas touche. » Drago n'apprécia pas le rictus trop fier de Potter mais en même temps, son désir pour le brun fit trembler d'anticipation, l'autorité naturelle d'Harry était un trait qui pouvait être à la fois intimidant mais aussi particulièrement attirant. Certes, sa maladresse et sa timidité avaient su charmer Drago comme jamais aucun autre homme n'avait su le faire, mais son autorité et son assurance étaient sans aucun doute ce que Drago préférait. Quand Harry se laissait aller à le dominer, à libérer ses instincts les plus sauvages. Drago aimait ce côté-là chez Harry, ce qui faisaient de lui le héro du monde sorcier et un sorcier confiant et puissant mais naturellement humble, n'écrasant jamais personne sous sa supériorité.

« Harry… » Murmura Drago sur un ton de supplique.

Potter plia et sa bouche se referma sur Drago, le libérant de la frustration lancinante dans ses reins.

Les genoux de Drago auraient sans doute lâchés sous son poids sans la prise d'Harry autour de ses hanches et le mur derrière lui qui le soutenait.

Et Harry, suça, lécha et taquina Drago, tandis que lui-même entre soupirs d'extase et gémissements, noua ses mains dans les cheveux noirs de son tourmenteur de petit ami.

Puis une main humide, vint s'immiscer entre ses fesses et un doigt le pénétra doucement et Drago se courba en avant sur Harry. Il s'appuya sur ses épaules pour se stabiliser et Harry profita de cette proximité pour l'embrasser relâchant sa longueur le temps de mêler sa langue à celle de Drago.

« Je t'aime… » Chuchota t-il à l'oreille de Drago.

La réponse de Drago fut interrompue par un autre râle quand un second doigt entra en lui. Harry se redressa ensuite contre lui, levant avec lui la jambe gauche de Drago, la tenant à la pliure du genou. Il glissa ensuite sa main sur l'arrière de sa cuisse et Drago frissonna et trembla. Il noua ses bras autour du cou d'Harry pour ne pas perdre l'équilibre pendant que son amant continuait de le rendre fou, sous les vas et viens de ses doigts et la force délicate et passionnelle de ses caresses.

Puis Drago senti sous ses doigts, le tissu synthétique du t-shirt moldu de Harry, il fronça les sourcils ouvrant les paupières et gronda du fond de sa gorge.

« Trop… Tr-mmmh… Harry ! Trop de vêtements ! » Exhala t-il entre deux gémissements, tirant sur le t-shirt.

Harry pouffa de rire dans son cou, son souffle chaud roulant sur la peau rougie par l'effort de son amant. Il s'écarta à peine de Drago sans que ses propres mains ne quittent le blond essoufflé. Et ce dernier arracha presque le vêtement de son petit ami, le faisant passé par-dessus sa tête et décoiffant un peu plus Harry au passage, le t-shirt atterrit rapidement au sol avec ceux de Drago et la peau dévoilée fut nouvelle source de fascination pour les mains et la bouche de Drago.

Estimant Drago finalement prêt, Harry souleva Drago dans ses bras, le plaquant contre le mur et entourant les longues jambes d'albâtre du blond à sa taille. Drago laissa passer une exclamation de surprise et resserra d'avantage ses jambes, prenant appui sur les solides épaules de son amant plus carrées et larges depuis son entrée à l'Académie des Aurores. Il sentit plus que ne vu, Harry défaire d'une main agile, la braguette de son jeans et le laisser à peine tomber sur ses cuisses, juste ce qu'il fallait pour libérer de son boxer son érection.

Il s'enfonça finalement en Drago d'un long et lent coup de rein. Les deux hommes exhalèrent de plaisir et dans les bras de Harry, Drago laissa son front se réfugier sur l'épaule de ce dernier, au creux de son cou, respirant son effluve musqué et de shampoing à la pomme. S'habituant vite à l'intrusion, il encouragea Harry d'un petit coup de rein et sentit la vibration d'un grognement roulant dans la gorge de son amant.

Soutenant solidement Drago, Harry commença son lancinant va et vient, plongeant toujours plus profondément en son petit ami, les approchant doucement de l'orgasme. Drago chercha les lèvres de Harry et le baiser fut long et essoufflant, la langue brûlante de Harry glissa dans son cou, arrachant à Drago un soupir de plaisir.

Quand Drago prononça le prénom de Harry dans un murmure suppliant, ce dernier accéléra son rythme.

« En-core, n'arrêtes- pas, Harr-y… » Hoqueta Drago, le souffle court.

Leurs regards se croisèrent et Harry embrassa son amant fougueusement, ses hanches allant et venant sans perdre ce rythme passionné et urgent. Et juste avant de jouir enfin, Harry se pencha à l'oreille de Drago.

« Ne disparaît plus, Drago, ne me laisse pas… » Chuchota t-il en ponctuant ses mots par de longs coups de reins.

Drago resserra son étreinte autour des épaules de Harry, mais ne répondit pas.