Damoiselles, Damoiseaux, toutes origines, corpulences, couleurs de cheveux et sexualités confondus le voici le temps demandé chapitre. Il m'a donné du mal, parce que j'ai décidé de le modifier un peu à la dernière minute, j'ai voulu rajouter un petit quelque chose, surprise et révélation au rendez-vous, régalez-vous !
Par contre et j'en suis désolée, je ne posterais rien lundi. Le prochain post aura lieu vendredi prochain. Je pars me terrer dans une montagne au cœur d'un village miniature qu'on appelle hameau ardéchois, et j'y resterais quelques jours, je ne suis pas sûre d'avoir le temps de vous poster un chap alors je préfère juste le reporter simplement à vendredi prochain.
En attendant, je vous ai ficelé un gros pavé de 13 pages words, pour les lents de la lectures comme moi, vous en aurez pour 45 min 1 h pour les ce qui lisent comme s'ils étaient sous speed, tant pis, les drogues c'est mal, pas bien, vraiment, l'imagination fait des miracles pour libérer l'esprit, l'art aussi sous plusieurs de ses formes, pas besoin de nuisance chimiques !
Désolée, je m'égards.
Amusez-vous, lisez et laissez un tite review !
AnneBridges
Juillet 2007
La dernière fois que Drago était venu dans ce square, c'était il y a plus de sept ans. Il avait neigé ce jour-là et le jardin communal avait été recouvert par un manteau blanc poudreux et glacé. Il avait croisé un vieux couple, la mémé au bras du pépé et inversement, se soutenant l'un l'autre dans leur promenade matinale de Février, leurs têtes penchées l'une vers l'autre partageant leur chaleur corporelle comme ils avaient partagé une vie.
Il était resté planté là pendant deux ou trois heures avant d'apercevoir Harry revenir à pieds, un sac en papier dans les bras, emmitouflé sous des couches de laines, une écharpe multicolore cachant son cou, ses cheveux toujours en bataille et son nez et ses joues rougies par le froid. Drago avait aussi aperçu ses cernes, reflets de la fatigue du brun et ses joues creusées sous un teint trop pâle.
Il avait transplanné les larmes aux yeux, aussitôt qu'Harry avait disparu derrière la barrière magique du sortilège incartable du numéro douze. C'est seulement une chance ironique qui le sauva d'un désartibulement.
Aujourd'hui, il faisait beau, un ciel presque sans nuage, un soleil d'été agréable, une brise portant des parfums fleuris et des chants d'oiseaux piaillant leurs contentement. Harry avait traversé la route jusqu'au square et en avait passé le portillon sans jamais regarder si Drago l'avait suivit et Drago l'avait suivit, comme un marin se serait fié à la lumière d'un phare.
Ils passèrent derrière un épais buisson de bruyère, à l'abri des regards venant de la rue, à l'abri du regard de Weasley, sans doute collé à la fenêtre du living room, pour s'assurer que Drago n'essaierait pas de tuer Harry. Le jardin semblait vide, pour ce qu'avait pu en voir Drago avant de s'arrêter à deux mètres du dos raide et clairement tendu de Potter. Ses bras s'était à nouveau croisés, nota Drago hésitant à s'approcher.
« Comment t'as t-il trouvé ? » Claqua sèchement la voix d'Harry, glaçant le sang de Drago. Il ne s'était pas retourné, comme si regarder ou voir Drago était une idée bien trop repoussante.
« Euh… Il a trouvé mon adresse dans un de tes dossiers apparemment et- et des lettres- » La main de Drago alla droit dans sa poche où il avait gardé la lettre que lui avait ramené James. Il la serra fort. « Harry, je-
« Bien, je lui dirais de ne plus te déranger, tu n'auras plus à t'en inquiéter. » L'interrompu son ex toujours aussi froidement.
« Quoi ? » Drago fronça les sourcils, confus par les paroles d'Harry.
« Merci de l'avoir ramené. »
Et Harry recommença à marcher droit devant lui, sans attendre de réponses de Drago, sans un regard et le blond observa son dos s'éloigner, son propre cœur arrêtant de battre, sa respiration se coupant avant de comprendre ce qu'il se passait sous ses yeux. Drago se lança à sa poursuite et attrapa son épaule d'une main. Une erreur débile vraiment, car Harry attrapa vivement la main de Drago et la tordit dans un angle aussi bizarre que douloureux puis repoussa le blond violemment.
« Ne me touche. Pas ! » Ordonna t-il faisant finalement face à Drago.
« Alors ne t'enfuis pas ! » Rétorqua Drago se massant le poignet, la colère et la frustration accumulée dans la journée commençant à faire surface, trop pour la garder à l'intérieure.
« Ah ! C'est la meilleure, c'est moi qui m'enfuis ?! Hein ? » Le visage d'Harry était déformé par le sarcasme lattant et la colère de sa voix. Il passa une main dans ses cheveux, nerveuse. Non pas d'hésitation, mais de rage. « Rentres chez toi Drago… » Souffla t-il après un moment avec une sorte de supplique dans son intonation, dans ses yeux.
Drago hésita, il ne savait même pas par quoi commencer. Il détailla Harry, son air aussi déterminé que fatigué, sa chemise déboutonnée au col, les manches repliées sur elles-mêmes, ses cheveux dans un état lamentable comme s'il avait passé la journée à tirer dessus, le chaume noir sur ses joues. La main de Drago se referma à nouveau sur la lettre d'Harry. Il la sortie de sa poche la regardant, son nom écrit dessus à l'encre noire. La petite marque dans le coin gauche de l'enveloppe signifiant son retour à l'émetteur.
Drago Malefoy,
Manoir Malefoy
Wiltshire
Il passa un pouce sur l'écriture de Harry et leva les yeux vers lui, il évitait à nouveau son regard.
« J'ai passé la journée à lire et relire cette lettre. A tel point que je pourrais te la réciter, pourtant- » Drago s'arrêta, réfléchissant à ses mots, il fronça les sourcils et son poing se ferma sur le parchemin, froissant l'écriture d'Harry. « C'est vrai alors… C'est mon f-fils, James est mon fils. » Ce n'était pas vraiment une question. Mais Drago peinait encore à y croire.
« Parce que maintenant ça t'intéresse ?! » Drago sursauta au grondement qui roula de la gorge de Potter. « Attends, comment tu l'avais appelé déjà quand tu as daigné me répondre ? C'était, garde ton abomination bâtarde de sang impur, c'est ça ? J'ai du mal à me rappeler le terme exact ! »
« Qu- Non, je n'ai jamais-
« Ne cherches pas d'excuses, Drago ! J'ai été stupide de croire que tu pouvais changer, que tu étais différent, mais non, tu n'es qu'un lâche ! » Hurla Harry ne laissant pas à Drago le temps de parler.
« Je ne savais pas ! Salazar ! Harry ! Je me suis levé ce matin pour découvrir un gosse devant ma porte, clamant que j'étais son père ! Je ne savais pas ! Je n'ai jamais reçu cette foutue lettre, ni aucune autre pour ce que ça vaut ! Et je ne t'ai plus écris depuis la fois où je- j'ai rompu… Je ne sais même pas de quoi tu parles! Réfléchit Potter ! Avec tout ce qu'on a vécu tu crois que j'aurais pu- dire ça sur mon propre fils ?! » Cela suffit à attirer l'attention d'Harry, son regard toujours aussi intense que dans les souvenirs de Drago, s'écarquilla de surprise une seconde avant que ses sourcils ne se froncent, d'un mélange de déni et de confusion. « Je ne vivais plus au Manoir… J'ai déménagé juste après- t'avoir quitté. Mes parents- mon père a du intercepter ton courrier… Je n'ai jamais su que tu avais eu James, je ne sais même pas comment cela a pu arriver ! »
Harry chancela légèrement avant de se reprendre, il dévisageait Drago dans un long silence, ponctué par la vie du voisinage, les pleurs d'un bébé, le moteur d'une voiture, les rires d'une femme.
« Tu mens. Quand tu as renvoyé ma dernière lettre… Le mot que tu as écrit-
« Non, Harry, ce n'était pas moi, je- tu dois me croire ! Je ne savais pas ! » La supplique dans le ton de Drago était tellement notable que cela le surpris lui-même, sa voix se brisa sous le marasme d'émotions qui l'assaillaient, peur, colère, frustration et angoisse. « C'est mon- ce doit être mon père, c'est forcément lui… » Murmura t-il plus pour lui-même que pour Harry, ses mains montèrent à sa tête, tirant presque ses cheveux, son visage déformé par la colère qui éclatait en lui.
« Tu- il… » Harry s'interrompu et Drago le regarda alors qu'il essayait visiblement de formuler une phrase cohérente. « Cette note, c'était horrible… Je t'ai haïs plus que jamais pour ça… » L'intonation d'Harry pleine de confusion, de déception et de tristesse, ses sourcils s'étaient désormais froncés sous les regrets. Drago secoua la tête, il voulait effacer cette expression du visage d'Harry, il voulait franchir la distance les séparant et serrer Harry contre lui pour faire disparaître cette vulnérabilité, pourtant il n'en fit rien, il n'avait pas le droit de le faire.
« Harry… Tu me crois ? Tu dois me croire, s'il te plaît ? » Supplia encore Drago, sa colère contre Lucius grondant en lui comme un ouragan.
« Je- je ne sais pas… Je ne sais plus… » Dit-il détournant le regard.
Ne tenant plus, Drago avança d'un pas et Harry sursauta, fixant ses yeux aux siens avec stupeur. Le blond hésita puis se rapprocha encore mais cette fois Potter se recula, sourcils froncés.
« James ! James m'attends, je- je dois rentrer. » Lâcha Potter sur un ton défensif.
« Tu ne me crois pas. » Ce n'était pas une question et Drago comprenait la confusion d'Harry et ne pouvait lui en vouloir, mais par contre sa colère contre son père se transformait vite en haine.
« Ce n'est pas- J'ai besoin d'y réfléchir… » Soupira Harry passant une main nerveuse dans ses cheveux. « Ce mot disait que mon bébé était un monstre, Drago ! Une abomination ! Et c'était ton écriture, ta signature ! Je ne peux pas l'oublier juste parce que- parce que- laisses-moi quelques jours… Je- j'ai besoin d'un peu de temps… » Drago senti la frustration s'ajouter à la confusion d'Harry.
« Merlin… Harry… » Drago était désormais bouillant d'une rage noire. Son poing se serra à en faire pâlir les jointures de ses doigts et la violence de ses émotions lui fit monter les larmes aux yeux. Il déglutit et inspira profondément pour se reprendre pour se contenir. « J'aimerais juste… Harry, je veux revoir James. »
Harry leva un regard surpris vers lui, sursautant presque sous la détermination et la conviction des derniers mots de Drago.
« Drago- »
« J'ai déjà tout raté à cause de mon père, Harry, j'ai tout raté avec toi et j'ai manqué toute la vie de mon propre fils… S'il te plaît, Harry. » Drago aurait pu se mettre à genoux tellement il souhaitait l'accord d'Harry, tellement il voulait être présent dans la vie de James. Ca le surprenait aussi, il n'avait jamais songé qu'en dehors de Potter, il pourrait s'attacher à quelqu'un aussi rapidement, mais toute cette journée était tellement surprenante, tellement imprévue…
« Et ta fiancée ? Tu te maries dans une semaine, que lui diras-tu ? » Défia Harry croisant les bras. « Personne ne sait que tu es l'autre père de James, mais je refuse qu'il soit un autre de tes secrets, Drago, James n'a pas à subir tes mensonges et craintes pour le bien de ta famille et de ton père ! » L'autorité dans la voix d'Harry fit trembler Drago.
« Non sans doute. Je ne sais pas Harry, mais pour l'instant ce n'est pas à Lucius que je pense… Ni Astoria… » Ces questions l'avaient pris de court. Vrai ? il ne pourrait cacher l'existence de James à Astoria ou à sa mère et il n'était pas sûr de le vouloir, il n'avait pas pensé à tout cela, la rage fusant à travers lui contre son père semblait avoir occulté le reste.
« Prends le temps d'y penser alors et réfléchis bien, parce que si tu veux entrer dans la vie de James, ce sera sans retour et il n'y aura pas de seconde chance non plus. »
Il y avait tellement de Détermination dans le transplannage de Drago après le départ de Potter, que le crac sonore fut plus comme un coup de tonnerre qu'un simple crac. La violence avec laquelle il abattit ensuite sa baguette devant lui pour ouvrir l'immense portail noir témoignait de la fureur qui l'habitait, qui se libérait sans plus aucun contrôle.
Ses pas furent rapides et nerveux, ses épaules restaient tendues et sa main droite serrait sa baguette avec une force qu'il ne se connaissait pas. S'il avait pu ressentir autre chose que la colère tempêtant en lui, il aurait senti la douleur dans les articulations de sa main, il aurait eu mal à la mâchoire à force de serrer ses dents mais tout ça était tellement insignifiant face à cette haine gonflant dans ses veines, face à cette fureur violente qui le tourmentait ne demandant qu'à être lâchée.
Les doubles portes en chêne massif volèrent en éclats dans un bruit sourd sous le choc de l'expulso envoyé par Drago, les brisures de bois atteignant le fond du grand hall d'entrée, alertant sans doute toute la maison de son entrée fracassante.
Mais Drago ne s'arrêta pas, ne reprit pas son souffle, ne se laissa pas une seconde pour réfléchir, il ne pouvait plus supporter cette rage qui bouillonnait dans ses veines.
De ce même pas rapide, il traversa le hall d'entrée et ignora le discret craquement annonçant l'apparition d'un Elfe de maison et le couinement de frayeur du petit être. Il continua droit devant lui, dans un long couloir, galerie de ses ancêtres, les vieux visages se tournant sur son passage surpris par sa tonitruante arrivée.
Une autre porte fut détruite d'un geste vif et sec de sa baguette, mais le bureau était vide et la colère de Drago monta encore d'un cran.
« PERE ! » Hurla t-il se détournant de l'étouffante pièce pour revenir au hall d'entrée. « PERE ! MONTREZ-VOUS ! » Ordonna t-il sa voix se brisant en échos sur les murs autour de lui, il arriva au pied de l'escalier principal, montant dans les étages, quand une double porte s'ouvrit sur sa droite.
« Drago ? Mais que se passe t-il ici ?! » S'écria Lucius remarquant les portes brisées sur le chambranle.
Drago se retourna vivement et sa colère éclata, un sortilège fusa de sa baguette sans qu'il n'en ait réellement conscience et percuta son père de plein fouet qui n'eut même pas le temps de réagir. Lucius fut propulsé en arrière pour atterrir plusieurs mètres plus loin, comme un pantin de chiffon désarticulé.
« Comment avez-vous osez !? J'ai tout fait pour vous ! J'ai tout sacrifié ! Je me suis conformé à toutes vos deman-
« Drago ! » L'interrompu sa mère arrivant en trottinant vers son mari malgré sa longue robe, elle se jeta aussitôt près de Lucius pour vérifier qu'il n'était pas blessé et lança ensuite un regard confus à son fils. « Mais qu'est-ce qu'il te prend, Drago ?! »
« Ne vous mêlez pas de cela, mère, c'est entre lui et moi. » Répondit sèchement Drago s'en défaire son regard de Lucius, il avait à peine été déstabilisé par l'apparition de sa mère, mais le jeune homme était hors de lui et rien ne pourrait le dérouter de sa colère désormais.
« Ce lui est ton père Drago ! » S'exclama sa mère sur un ton d'outrage.
« Non, non cette fois c'est terminé, il ne l'est plus. Pas après ce qu'il a fait ! Comment avez-vous pu ! POURQUOI ?! N'ais-je pas assez prouvé que je vous étais loyal !? » Lucius s'était redressé et Drago croisa un regard bleu pâle où il ne trouva que confusion et peur.
« Mais de quoi parles-tu ?! » Il balaya la main de sa femme tentant de l'aider à se relever, puis se redressa de lui-même toisant son fils avec méfiance et défiance.
« Vous savez exactement de quoi je parles, qu'avez-vous cru, que je ne découvrirais jamais que vous aviez volé mon courrier ? Que vous m'aviez caché la naissance de mon fils !»
Une exclamation aigue de Narcissa accompagna le silence de Lucius. Sa mère avait les yeux écarquillés et ses mains se plaquèrent contre sa bouche, son teint déjà nacre pâli d'avantage Tandis que le père de Drago se figeait dans une expression imperturbable de froideur et de distance.
Lucius fixa Drago longuement avant de se détourner pour regarder son épouse, une seconde avant de revenir sur son fils.
« Je n'ai pas le temps pour tes enfantillages Drago, reviens me voir quand tu arrêteras de te comporter comme un enfant. » Expédia Lucius avec un ton si froid que Drago dû réprimer un frisson.
« DES ENFANTILLAGES !? » Hurla Drago alors que son père se détournait de lui comme si il n'avait aucune importance. « Dites moi seulement pourquoi ?! Vous n'avez pas supporté qu'il soit de sang mêlé ?! Ou bien est-ce parce qu'il est l'enfant de deux hommes ?! »
« Drago ! » S'écria sa mère choquée alors que son père se retournait vivement sur lui la même expression de choc et de confusion qu'avait eu sa mère un peu plus tôt.
« Non… Tu n'as pas osé souiller le nom de ma famille avec- » La colère qui peignait désormais le visage de Lucius déstabilisa Drago. « Mon fils n'est pas un de ces pervers anormal, tu m'entends Drago ! »
Cela faisait longtemps que Drago n'avait plus entendu son père utiliser ses mots pour décrire les homosexuels, c'était avec ces mots qu'il décrivait Harry depuis son coming out public, des mots que Drago haïssait plus que tout et qu'il avait toujours eut peur d'entendre retourné contre lui, mais aujourd'hui, ce fut une espèce de fierté plus que de la peur qu'il ressentit soudainement.
« Oh si père, votre fils est gay, un pervers anormal et mais vous le saviez, toutes ses années à préparer cette farce de mariage, n'est-ce pas ? Vous l'avez découvert en lisant mon courrier ou bien le saviez-vous avant ? » La voix de Drago était devenue méconnaissable, emprunte d'une méchanceté qu'il n'avait même jamais opposé à Harry durant leurs années à Poudlard.
« Alors père ? Qu'est-ce qui vous a déplu ? Peut-être était-ce l'identité de son autre père qui vous a poussé à 'intervenir' alors que j'avais déjà accepter de me conformer à vos exigences ? Ca n'a pas du vous plaire que je fasse un enfant à Har- »
« DRAGO ! Ca suffit !» L'interrompit sa mère d'un cri. Drago surpris, sursauta avant de tourner un regard confus vers elle. Et c'est là qu'il comprit…
Elle savait tout et Lucius ne savait rien.
Non, non, ce n'était pas possible. Pas elle !
Drago vrilla un long regard mêlant stupeur et outrage sur sa mère, elle se tenait entre son père et lui, une main sur la poitrine, ses yeux gris évitant ceux de Drago, son teint étrangement pâle, ses lèvres pincées en un trait fin, dur, l'expression qu'elle avait ne lui allait pas songea Drago comme si cela avait de l'importance.
Il se sentait plus trahi que jamais. Plus seul que jamais.
« C'était vous… » S'étrangla t-il forçant les mots hors de sa gorge. « Ce n'était pas lui, c'était vous… » Il secoua la tête d'un air désabusé, « Pourquoi ? » Murmura t-il plus pour lui-même que comme une vraie question à sa mère.
Les larmes lui montait aux yeux, il chancela, sa respiration devenue courte sous le choc, il recula d'un pas gardant son regard sur sa mère, puis d'un autre pas encore. Il avait envie de fuir loin et de ne jamais revenir.
« Dra-
« NON ! Ne me parlez pas ! Je ne veux rien entendre ! De lui cela ne m'aurait pas surpris, mais vous ! Mère ! Comment avez-vous pu me faire ça !? »
« Ta mère a fait la chose qu'il fallait, il ne saurait y avoir d'abomination de ce genre dans ma famille, Drago ! Maintenant ressaisis-toi donc, tu me fais honte à pleurnicher ainsi ! » Cingla froidement Lucius appuyé sur sa canne.
Abomination.
C'était ainsi que les sangs purs nommaient les enfants comme James, ils étaient rares, autant que l'étaient les cracmoles et à leur instar, ils étaient tout aussi rejetés. Drago se souvenait qu'enfant, son père l'avait mis en garde contre ce genre chose. Contre les enfants issus d'un couple du même sexe, les abominations, Drago l'avait cru alors, comme il avait cru ses dires sur les nés moldus, sur les sang-mêlés et même sur Voldemort. Mais Lucius avait eut tord pour chacune de ces choses, comme il avait tord aujourd'hui. James n'était pas une abomination, il était son fils, son sang et sa chair et rien ne le tiendrait plus jamais éloigné de cette part de lui-même.
« Alors ne me comptez plus dans votre famille, père. » Sans manquer la surprise lisible dans les yeux pâles de Lucius, Drago tourna les talons sans plus attendre, les larmes lui piquant les yeux, menaçantes et incontrôlables.
« Drago ! » S'écria dans son dos la voix de son père en écho à celle plus effarée de sa mère. Drago ne s'arrêta pas, il passa le hall d'entrée où des Elfes réparaient déjà les dégâts qu'il avait causé et sortit du Manoir.
Le gravier crissant sous chacun de ses pas, la fin de journée d'un soir d'été, il faisait encore jour et pourtant tout semblait si calme, si différent de quand il était arrivé un peu plus tôt. Il entendit des pas précipités derrière lui, mais ne ralentit pas pour autant. Il était temps qu'il fasse ce qu'Harry avait voulu de lui tant d'années auparavant.
Il était temps qu'il prenne sa liberté.
Pour lui.
Pour James.
Malgré la supplique dans la voix de sa mère, Drago continua droit devant lui, sans le moindre regard en arrière, son cœur se brisant un peu plus à chaque pas, il n'avait rien ressentit de tel depuis sa rupture avec Harry.
Son cœur lourd, battant à tout rompre, le sentiment de trahison plus fort que tout avait su rendre sa colère inerte, il savait que s'il se retournait, s'il voyait le visage implorant de sa mère, il ne partirait pas, il abdiquerait, car elle était ce qu'il avait de plus cher. Jusqu'à aujourd'hui, il avait toujours pensé que c'était son père qu'il devait le plus craindre, que c'était de Lucius qu'il devait se méfier. Mais finalement, sa mère était née Black. Une famille aussi puriste que les Malefoy, voir plus même car eux n'avaient pas hésité à renier leur héritier parce qu'il fréquentait des nés moldus, eux, n'avaient pas hésité à tuer de sang froid ce dit héritier à cause de ses croyances. Comment avait-il pu oublier que Narcissa était une Black. Certes, elle n'avait rien de la folie de sa sœur aînée, Bellatrix, certes elle aimait Drago, de cela, il était au moins certain, mais elle avait manipuler sa vie, manipuler ses choix en bonne fille Black, elle avait choisi ses valeurs puristes plutôt que le bonheur de son fils.
Non, Drago ne se retournerait pas.
Il passa le portail et non sans entendre un dernier, « Drago, je t'en pries ! » il transplanna sur le porche de son immeuble.
Théo, Blaise et Pansy l'attendaient dans le salon mais Drago ne leur prêta pas un regard et alla s'enfermer dans sa chambre où il laissa finalement ces larmes menaçantes s'écouler sur ses joues et ravager son cœur.
Quand Harry passa la porte du 12 Square Grimmaurd, son cœur comme ses pas étaient lourds. Les pensées fusaient en tous sens à travers son esprit, il se souvenait de tout ce qu'il s'était passé avec Drago, pas seulement les dernières minutes, même s'il se repassait en boucle ce que lui avait dit son ex. Non, il se rappelait de tout, leur passé, leur couple, les mots doux et tendres de Drago, leurs disputes, leurs prises de becs, les excuses de Drago, les déclarations de Drago et leur rupture. Puis cette lettre attachée au dernier courrier qu'il lui avait envoyé. Ce mot d'horreur que Harry avait haï plus que tout au monde.
Peu de fois il avait ressenti une telle haine. Pour Bellatrix quand elle avait tué Sirius sous ses yeux, pour Rogue quand il avait assassiné Dumbledore, pour Sirius quand il l'avait cru responsable de la mort de ses parents. Même Voldemort n'avait pas suscité autant de haine. Oh, il avait eu sa part de haine et colère, mais ce n'était pas comparable à la rage froide et brute qu'il avait éprouvé en lisant cette note.
Ce jour-là, ce fut seulement pour James qu'il n'avait pas prit sa baguette pour aller défier Drago, comme il l'avait fait des années auparavant dans sa haine revancharde contre Bellatrix et Rogue, comme la colère incontrôlable qu'il l'avait poussée à défier Sirius la première fois qu'il s'était retrouvé face à lui.
Mais aujourd'hui, que devait-il faire de toute cette haine ?
Il avait vu le regard que Drago avait posé sur James. Un regard d'émerveillement et de ferveur, un regard que Drago avait eut pour lui, autrefois. Un regard qu'il avait lui-même pour son fils.
Comment ne pouvait-il pas croire ce qu'avait dit Drago ?
Malefoy, malgré tous ses défauts, malgré les mensonges de sa voix et ce visage sans émotions qu'il était capable d'afficher, Harry savait que ses yeux ne pouvaient mentir. Et il connaissait ses yeux. Il avait passé assez de temps à les détailler pour les apprendre par cœur. Il pouvait y lire le remord, les regrets, la joie, la tristesse ou la colère et l'amour.
C'est Ron qui apparut le premier, baguette en main, un fier lion prêt à mordre et défendre son territoire. Il fut aussitôt rejoint par Hermione, tout deux restant dans l'encadrement de la porte du living room, le même air interrogateur sur le visage, puis Luke tout en souplesse se faufila jusqu'à lui et attrapa son visage en coupe entre ses mains.
Luke était à l'opposée de Drago. Il était né moldu et n'avait aucune espèce de complexe envers sa sexualité, les préjugés des sorciers ne l'atteignaient pas, il vivait au grand jour et aimait aux yeux de tous. Dans ses bras, Harry n'avait pas été aussi heureux depuis des années.
Il lui rendit son étreinte, mais s'écarterait vite, il devait voir Jamie. Il parlerait plus tard avec Luke et les autres.
Merlin ! Qu'allait-il bien pouvoir leur dire ?
Il n'était pas complètement stupide, il savait depuis longtemps que ce jour finirait par arriver, personne ne peut garder un tel secret pour toujours. Mais il leur avait tous mentit. Et ils l'avaient facilement cru. Les Weasley, Hermione, Andromeda. A l'époque, ils étaient tellement persuadés qu'Harry avait une vie sexuelle volage et débridée qu'il n'avait pas été compliqué de leur faire avaler qu'il n'avait pas la moindre idée de qui était l'autre père de Jamie.
Maintenant, pourtant, il devrait faire amende honorable et dire la vérité car il valait mieux que cela vienne de lui.
Quand Luke s'écarta de lui, Harry croisa le regard aux sourcils froncés de Ron, ses bras croisés sur son torse imposant. Ron avait bien changé depuis l'école, le métier d'Aurore l'avait transformé. Il était déjà imposant par sa taille à l'époque, aussi grand que l'était Bill, mais désormais, ses épaules et son torse se dessinaient de la même façon que Charlie, larges et carrées. Ron n'était pas le genre d'homme contre qui on voulait se battre à mains nues.
« Il voulait quoi le Mangemort ? » Ca au contraire, n'avait pas changé depuis l'école, son animosité envers Drago et sa famille, avait même été multiplié quand les Malefoy n'avaient pas été condamné à Azkaban, après la guerre. Ron avait même dit que McGonagall avait tourné sénile d'avoir accepté le retour de Drago à Poudlard lors de leur huitième année. Au fil des années, Ron et lui s'étaient disputés plus d'une fois à ce sujet. Harry prétendait vouloir donner une seconde chance à Malefoy et malgré la haine qu'il avait éprouvé pour lui à titre plus personnel, Harry avait essayé de convaincre Ron que leur ancien camarade de classe en était digne. Il était devenu Guérisseur après tout, c'était bien une preuve qu'il faisait tout pour changer. Mais Ron restait hermétique et malheureusement butté.
« Malefoy, Ron, je t'ai déjà demandé de ne pas l'appeler comme ça dans cette maison. » Le reprit mécaniquement Harry d'un ton las. « Je vous expliquerais plus tard, je monte voir Jamie. »
« Dis nous au moins ce qu'il foutait avec ton fils ?! » S'écria Ron, son visage se convulsant d'impatience.
« Dans cinq minutes, je veux parler avec Jamie d'abord. » Dit Harry toujours aussi éreinté par cette journée, par ce yoyo émotionnel qu'il vivait depuis qu'il était rentré en fin de matinée. Pour un lundi, c'était un lundi on ne peut plus cauchemardesque. Il avait déjà la main sur le garde corps de l'escalier quand Hermione interrompu la parole de Ron qui insistait pour une explication.
« Vas-y Harry, on t'attend au salon. » Sa voix fut douce et avenante. Rassurante aux oreilles d'Harry.
Il monta les marches quatre par quatre jusqu'au troisième étage qu'il avait réservé aux enfants. Il traversa le long couloir ouvrant sur trois chambres et une salle de jeu et toqua doucement sur le dernier battant avant d'entrer.
Quel bonheur c'était de le voir dans cette pièce, juste de savoir qu'il était dans la maison. Mais cette chambre avait été une sorte d'enfer quand il l'avait visité dans la journée en se rongeant les sangs, en imaginant que tous les malheurs possible étaient arrivés à son petit garçon parce qu'il avait détourné le regard une seconde. Et aussi simple que ce soit, revoir Jamie, assit en tailleur au centre du tapis de sa chambre fut l'une des plus belles choses qu'il avait vue de sa vie.
James feuilletait avec attention et son air le plus concentré un gros livre qu'Harry n'avait jamais vu. Il l'avait avec lui quand Drago l'avait ramené. Sans doute un cadeau se dit Harry s'approchant doucement, un léger sourire sur les lèvres. Voir son fils avait cet effet apaisant sur lui. Toujours. Juste un regard et toutes ses colères, ses peines ou ses frustrations semblaient disparaître.
« Tu dois porter tes lunettes quand tu lis, le guérisseur te l'as dit et répété plusieurs fois, champion. » James releva la tête et son visage rond s'éclaira d'un large sourire. Il allait se lever, mais Harry lui fit signe de rester assit. Il ferma la porte derrière lui et vint s'assoire à même le sol en face de son garçon. « Qu'est-ce que tu lis ? »
« Je ne lis pas. C'est Drago qui me l'a prêté, c'est son album photo de quand il était petit. Regarde, on te voit sur la photo, là. C'était pendant un match de quidditch ! » Chantonna la petite voix enjouée de Jamie tournant le gros album vers Harry lui indiquant la photo d'un ciel bleu presque sans nuage. Puis arrivant dans le cadre à toute vitesse, un jeune Drago habillé au couleur de Serpentard sur son nimbus 2001 flambant neuf, lui-même flambant d'un regard extatique et un large sourire sur les lèvres, loin derrière, on voyait la silhouette d'un autre garçon faire le tour du terrain dans le sens inverse. Harry se reconnu en plissant les yeux et se demanda combien de temps avait passé Jamie à étudier cette photographie pour le reconnaître. Harry offrit un sourire à James.
« C'est le premier match qu'on a joué l'un contre l'autre. Je me souviens bien de ça… Drago m'avait donné du fil à retordre, j'ai bien cru qu'il allait me battre au vif d'or ce jour-là. » Précisa Harry non sans un clin d'œil amusé vers son fils. C'était étrange de parler aussi librement de Drago. Même à Jamie… Surtout à Jamie.
« C'est la fois où tu t'es cassé le bras ? » Rebondit le garçon, des étoiles dans les yeux. Harry hocha la tête. Et James fit un plus large sourire encore, il vint s'assoire entre les jambes d'Harry, se blottissant contre son père, comme il le faisait plus petit quand Harry lui lisait une histoire. Il ouvrit en grand le livre sur ses petits genoux et montra une autre photo à Harry. « Celle-là, Drago m'a dit qu'elle a été prise le jour où vous vous êtes rencontrés, la toute première fois, mais il savait pas que c'était toi, il a dit qu'il avait dit plein de vilaine chose et que tu avais dus le détesté d'un coup. »
C'était une photo assez simple de Drago vers onze ans, devant le Manoir Malefoy certainement dans une robe élégante de sorcier. Trop guindée pour un enfant selon Harry, mais Drago la portait fièrement, le dos raide et le menton levé haut.
Harry pouffa légèrement et son sourire encouragea Jamie à continuer, à lui montrer d'autre photo de Drago et ses amis. Lui répétant ce qu'avaient dit M. Blaise ou M. Greg, sur telle et telle photographie, ou ce qu'avait dit Drago et Mme Pansy.
« J'en conclu que tu as passé une bonne journée donc ? » Finit par demander Harry face à l'excitation de son fils qui relatait chaque moment passé chez Drago. Il hocha la tête, rapidement rattrapé par son engouement.
« Mme Pansy est un peu bizarre, elle a pleurer et giflé Drago, elle a dit à M. Greg de m'emmener dehors voir la terrasse et quand ils ont cru que je regardais pas, elle a frappé Drago, aussi fort que quand tata Hermione était fâchée contre tonton Ron la dernière fois ! » Harry leva un sourcil mi-amusé, mi-confus, puis haussa les épaules. « Mais M. Blaise connaît plein d'histoire drôle sur Drago, il a dit qu'il m'en raconterait pleins si je retourne chez eux. Je pourrais, hein ? » Demanda James finalement levant la tête vers son père, son regard brillant d'envie.
Harry soupira et passa une main dans les cheveux de son fils. Comment pouvait-il refuser, il en avait rêver, sept ans auparavant, cela avait été son souhait le plus cher, que ce merveilleux petit miracle puisse connaître son autre père, qu'il puisse passer du temps avec lui malgré leur rupture. Alors maintenant que Jamie et Drago lui exprimaient ce même vœu, il ne pouvait pas refuser, surtout quand son fils le regardait avec ces yeux là.
« Oui, tu pourras y retourner, mais pas sans me prévenir et pas avant que je n'ai parler de tout ça avec Drago, compris ? Si je t'envoies chez Andromeda ou chez Molly, je veux t'y retrouver quand je viens te chercher, pas de petit tour à travers le tout Londres tout seul, une seule frayeur m'a suffit. » Dit-il avec autorité.
James eut un regard navré et fit une petite moue d'excuse avant de promettre de ne plus recommencer.
« Alors t'es plus fâché avec Drago ? Vous allez être amoureux comme avant ? » Demanda soudain James prenant Harry par surprise qui s'étouffa sur sa propre salive.
« Jamie… » Murmura t-il doucement dans un souffle. « C'est- c'est pas comme ça que ça se passe avec les grandes personnes, tu sais, on peut être très compliqués nous les adultes… Je ne suis plus fâché contre Drago, c'est vrai, mais on a beaucoup de choses dont on doit parler et on deviendra peut-être amis, mais tu sais que j'ai déjà un amoureux, Luke. Tu l'aimes bien en plus. » Termina Harry d'un ton calme et posé, James eut une petite moue boudeuse puis à l'évocation de Luke, il fronça légèrement les sourcils avant de se détendre. « Tu sais aussi que Drago va se marier dans quelques jours, tu as vu le journal, toi aussi. »
« Oui, je sais, mais c'est une fille, ça compte pas ! Drago m'a dit qu'il aimait que les garçons comme toi ! »
« James, j'aime Luke maintenant. Mais ça ne change rien pour toi, de qui Drago et moi sommes amoureux, on sera là pour toi, c'est tout ce qui compte, pas vrai ? » Dit Harry espérant que cela suffirait à clore le sujet.
Jamie prit le temps de réfléchir aux paroles de son père, semblant tout passer en revue, puis arrivant apparemment à une conclusion satisfaisante, il hocha la tête d'un air déterminé et sourit largement à son père.
« Papa ? Pourquoi Drago savait pas que j'existais ? Tu lui avais envoyé ces lettres, non ? Tu lui avais dit ? »
« Je n'en suis pas sûr moi-même champion, apparemment quelqu'un ne voulait pas que Drago sache pour toi et il lui aura caché mes lettres. Je ne sais pas pourquoi, Jamie, des fois les gens peuvent faire de terrible chose parce qu'ils pensent bien faire, pour protéger quelqu'un qu'ils aiment ou ce genre de chose. »
« Vous êtes bizarres, vous, les grands, moi, je me fais gronder si je fais quelque chose de pas bien et c'est tout, mais vous c'est toujours, c'est compiqué, Jamie, tu comprendras quand tu seras grand. Beh, si tu veux savoir, suis pas pressé d'êt' grand ! »
« On dit compliqué, gamin, et t'as bien raison, restes un enfant aussi longtemps que tu peux. » Pouffa Harry d'un bon rire réconfortant après le tumulte émotionnel de la journée. Il fut vite rejoint par le rire franc de son petit garçon et Harry lui chatouilla les côtes pour redoubler ses éclats se répercutant en échos certainement dans tout l'étage.
Ils se roulèrent sur le tapis, jouant à la lutte, chahutant gentiment, Harry taquinant son petit garçon de chatouilles et de bisous baveux et James tentant de le repousser et criant des « berk » en faisant de drôle de grimace.
Je sais ce que vous allez dire sur Narcissa, mais bon, pour moi c'est une Black, et une Malefoy. J'ai lu un tas de fic, française, anglophone et dans toutes, on dépeignait une Narcissa Malefoy aussi douce qu'un agneau. Elle ferait tout pour protéger Drago, elle aime son gosse, ça je ne le remet pas en question, mais c'est la nièce de Walburga Black, faut pas oublier ce détail, et la vieille peau haïssait son propre fils parce qu'il était différent de ce qu'elle voulait qu'il soit. Alors sans aller dans ces extrêmes, j'ai juste essayé de réfléchir comme une puriste bourgeoise et conservatrice qui pète plus au que son c** mais qui aime son fils plus tout. Comme une serpentard l'aurait fait, elle a manipulé tout le monde pour arriver à ses fins ! et Tada !
Bref, à Vendredi prochain les enfants !
