Auteur : Umbre77
Titre : Alpha Potentiel
Résumé : Pour avoir lâchement désobéis à Voldemort, Draco va recevoir une punition qui va définitivement changer sa vie… en bien, comme en mal, d'ailleurs. HPDM
Spoiler : Tome 7 (non inclus, donc)
Pairing : HP/DM… Classé M, comme toujours !
Note de l'auteur : Faut vraiment être motivée pour faire les RAR… Enfin, dites ça à mon autre fic pour laquelle j'ai encore eu la flemme de répondre… J'engagerais bien quelqu'un pour le faire, mais c'est impossible. A moins de greffer mon cerveau à mon employé, il ne pourra jamais répondre comme moi je le fais… Même en racontant toute l'histoire (vu que je ne vous dis jamais RIEN sur l'histoire, quand on y réfléchit bien ! loll)
Bref ! Certaines d'entre vous vont adorer ce chapitre. Savourez-le, ça ne va pas revenir avant un moment. Ah et tant que j'y pense : Nous entamons les chapitres de 19 pages !
Chanson écoutée : Alors celle là… Animal I Have Become, Three Days Grace. On dit merci Haganemaru pour l'inspi chanson! (Allez la lire, elle vaut le detour!).
Temps de parution : Voyons voir qui est attentif et lis vraiment mes notes ! J'avance relativement bien dans la rédaction des chapitres… Je publierais peut-être plus fréquemment dans un temps proche…
Nombre de chapitre : 5, presque 6
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Chapitre 4: Alcool
Courir… toujours plus vite, toujours plus loin… il sentait la présence de la meute, derrière lui, devant… tout autour ! Et c'était si agréable. Draco leva le museau vers la lune et hurla de toutes ses forces, accompagnant ainsi Greyback et l'ensemble des loups réunis autour de lui. L'astre d'argent était plein. Rayonnant ! Il les illuminait entièrement, leur transmettant une force et une énergie intense…
Après un long moment, ils sentirent l'odeur du gibier. Il y avait un cerf, quelques mètres plus loin. L'excitation ébranla tout le groupe. Ils frémirent d'envie et de joie. La chasse recommençait, encore. Avec des grondements menaçants et dangereux, ils s'élancèrent, suivant une logique implacable qui rendrait la survie de la proie impossible. Le piège était en place bien avant qu'ils ne perçoivent le délicieux fumet de la viande fraîche… Bien avant que la pauvre bête ne les entende !
Draco aurait été dégoûté, quelques semaines avant, à l'idée de tuer un animal de lui-même. De plonger ses dents dans sa chaire et de la manger. Mais à présent, il adorait ça, les nuits de pleine lune en particulier. Il n'avait qu'une hâte, recommencer. Et il ne se gêna pas pour s'accrocher de toutes ses forces à la pauvre bête paniquée, lorsqu'ils l'attrapèrent. Lorsque le cerf tomba mort sur le sol, il gronda d'agacement à l'ordre d'éloignement de Greyback, mais il obéit. L'alpha mangeait toujours en premier. La meute se tenait en cercle autour de la viande encore chaude. Greyback se pencha et commença à manger. Quelques minutes plus tard, il leur donna l'autorisation d'approcher, ce qu'ils firent tous avec beaucoup de satisfaction.
Les bruits auraient dû le répugner, mais il ne les écoutait même pas, trop empressé d'avoir son propre morceau de choix, ignorant le sang, l'odeur, la chaire qui se déchire, les grognements de satisfaction de ses comparses… Seul comptait le goût délicieux sur sa langue et la satisfaction de manger.
Bien des heures plus tard, alors que la lune pâlissait doucement, Draco trottinait en direction du village lorsqu'il sentit encore cette odeur qu'il appréciait tant. Il avait encore du sang, sur le museau. Cela venait de sa dernière proie, un lapin inconscient. Il léchait doucement ses babines, essayant de se nettoyer, lorsqu'une délicieuse fragrance d'agrume lui monta au nez. Il savait à qui elle appartenait. Mais ça ne l'empêcha pas de s'en approcher pour mieux sentir.
Il fut rapidement près de la maison abritant le trio. Il ne les avait plus vus depuis le matin de leurs explications. Il avait passé la journée à se distraire en compagnie de Gabriel. Ce dernier n'était d'ailleurs pas très loin, s'il s'en referait à l'odeur de cerise. Il s'en détourna pour humer l'air venant de la fenêtre du premier étage. Potter dormait donc là ? Il eut sa réponse en apercevant une silhouette à la fenêtre. Il était éveillé et le regardait avec un mélange d'étonnement et d'inquiétude. En réponse, Draco leva le museau et poussa un long hurlement qui fut repris par d'autres loups, encore dans la forêt. Potter sursauta et s'éloigna, mais il revint lorsque Draco se mit à japper avec moquerie.
Le Saint-Potty était-il effrayé par lui ? Il lui avait pourtant dit qu'il se contrôlait, non ? S'il avait pu parler, Draco se serait moqué, mais à la place, il sauta presque sur place, comme pour montrer sa joie. A sa fenêtre, Potter eut un sourire moqueur, comprenant ce qu'il tentait de dire. Au même moment, Gabriel apparut et se jeta sur Draco, lui mordillant les oreilles.
« Qu'est-ce que tu fiches ? Tu viens ? Le soleil va se lever ! Tu n'es donc pas fatigué ? Greyback ne veut pas qu'on s'approche des humains…
-Je me contrôle, répliqua Draco, lui rendant son attaque en douceur. Et puis, Potter ne dormait pas… Je voulais juste le taquiner un peu ! »
Gabriel répondit par un rire, alors même qu'il levait la tête vers la fenêtre. Il huma légèrement et passa une patte sur son museau.
« Pfua ! Il sent l'agrume, je n'aime pas ! dit-il.
-Weasley sent la terre, lui dit Draco. Tu devrais apprécier…
-Et la fille sent la fleur, dit Gabriel. J'ai entendu Greyback en parler. Il a dit qu'elle sentait bon ! »
Draco parut surpris. Greyback avait complimenté Granger ? Voilà qui était étonnant… Il n'avait jamais entendu l'alpha dire quoi que ce soit de gentil… Bah, il était vrai que l'odeur de Granger était agréable, mais…
« Je préfère l'odeur de Potter, dit-il, levant les yeux vers ce dernier.
-Drôle de goût, lui répondit Gabriel. Allez, viens ! Le soleil se lève ! Tu n'as pas envie d'être nu ici, si ? Les fées risqueraient de devenir folles ! »
Draco grogna d'agacement alors que, riant, Gabriel partait en trottinant vers le village. Draco lança un dernier coup d'œil vers Potter, jappa une dernière fois, puis partit lui aussi. Alors qu'il rentrait dans la maison de Greyback, saluant respectueusement ce dernier, il se demanda vaguement pourquoi le Gryffondor ne dormait pas. Il chassa cette question alors qu'il sentait son corps reprendre sa forme humaine. Il n'avait plus rien d'un loup, lorsqu'il se laissa tomber sur son lit, s'endormant aussitôt.
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Le lendemain d'une pleine lune était une épreuve. Même si la transformation était rendue non douloureuse grâce à la présence d'une meute, à la bonne entente avec le loup intérieur, le fait était que courir toute la nuit avec le groupe, chasser, jouer, était épuisant. C'est pourquoi le lendemain, ils ne faisaient jamais rien. Il arrivait que Greyback soit appelé par Voldemort, les lendemains de pleine lune, car ce dernier aimait voir la forte créature peiner pour rester éveillée. Ce jour là ne fut pas différent des autres et lorsque Draco se réveilla, il était seul dans la maison. Il se leva avec difficulté. A l'odeur, il savait qu'il était seul dans la maison. Aussi ne se gêna-t-il pas pour descendre, nu, au rez-de-chaussée.
D'un pas nonchalant, il marcha jusqu'à la cuisine et ouvrit l'armoire pour se saisir d'une bouteille de lait placée là pour lui. Elle était encore froide, sans doute protégée par un sortilège quelconque de conservation. Ce fut sans hésitation qu'il ouvrit le récipient, humant son odeur avec délectation. Il avait passé toute la nuit à se nourrir de viande chaude et de sang… A présent, il voulait du lait. Passant une langue gourmande sur ses lèvres, il porta la bouteille à ses lèvres pour ensuite aspirer le doux nectar dans sa bouche.
Les loups adoraient le lait. C'était quelque chose qui l'avait surpris, lorsqu'il l'avait appris à l'école. Normalement, les chats étaient plus réputés pour leur addiction au liquide, mais les loups ne faisaient pas exception. Ce fut donc presque en gémissant de plaisir qu'il aspira la boisson dans sa gorge, jouant un instant avec elle dans sa bouche, savourant l'effet sur ses papilles, sur son palais et dans ses joues. Puis il l'avala, appréciant de la sentir couler dans sa gorge et disparaître dans son œsophage. Dans sa satisfaction, il laissa s'écouler quelques gouttes qui tombèrent sur son bras nu. Les regardant, il eut un vague sourire et souleva son membre pour ensuite lui donner quelques petits coups de langue adorateurs. Vraiment, quel plaisir que de boire du bon lait froid, après une pleine lune…
« Bordel de merde ! »
Le son étouffé le fit sursauter et il leva les yeux vers un Weasley prêt à s'évanouir, une Granger rouge pivoine qui ne savait où se mettre et un Potter plus que stupéfait. Draco resta un instant figé, sa bouteille de lait à moitié vide dans une main.
« Mais qu'est-ce que vous faites ici ? demanda-t-il, perturbé de ne même pas les avoir senti.
-Est-ce vraiment important, là, tout de suite ? s'énerva Weasley. Tu es nu. Encore ! Et tu… bandes, bordel ! »
Draco sursauta et baissa les yeux. Il rougit vivement et voulu se cacher. En conséquence de quoi, il renversa le reste de sa bouteille. Un grognement de rage sortit de sa gorge alors qu'il regardait le liquide blanc sur le sol.
« Et merde ! » jura-t-il, se penchant aussitôt, chassant de son esprit la présence de ses camarades d'école.
A genoux sur le sol, il se pencha doucement pour aspirer le liquide entre ses lèvres, sa langue sortant presque aussitôt pour lécher ce qui pourrait lui échapper. A un mètre et demi de lui, les trois Gryffondor écarquillèrent les yeux de stupeur face au spectacle très… sensuel et perturbant d'un Draco Malfoy nu, excité et occupé à laper du lait à même le sol. Quelque chose qu'ils ne pensaient – et ne voulaient ou n'espéraient – jamais voir !
Après un moment, gênée des gémissements de délectation de Draco, Hermione se racla la gorge.
« Et bien… je suppose que voilà la fameuse addiction des loups-garous pour le lait… hem… Si nous allions au salon ? Le temps qu'il… termine et… peut-être pourras-tu nous rejoindre… avec des vêtements, après ? »
Draco se contenta de grogner en réponse. Aussitôt, le trio s'éloigna, Hermione encore fort rouge d'avoir assisté à une telle scène.
« Bordel, ce type est taré, dit Ron, en se laissant tomber dans un fauteuil.
-Il ne l'est pas vraiment, intervint Hermione. Les loups-garous sont… accrocs au lait, d'après un livre que j'ai lu. Ils n'y résistent pas. Et c'est d'autant plus fort lorsqu'ils ont eu une nuit de pleine lune… comment dire ? C'est un peu comme la cerise sur le gâteau ou le lot de consolation pour ceux qui passent une mauvaise nuit… un grand médicomage avait une théorie fascinante à ce sujet. Il prétendait que le cerveau imposait cette addiction aux loups-garous afin de solidifier leurs os qui, la veille, se sont disloquer et casser à de nombreuses reprises pour prendre la forme du loup. Le lait ingérer le lendemain matin permettrait, par un phénomène magique lié au venin du loup présent dans leur organisme, de réparer les fissures – indétectables – de se reboucher totalement. Il a d'ailleurs été prouvé qu'un lycanthrope buvant du lait le lendemain d'une pleine lune était plus rapidement sur pied qu'un autre n'en disposant pas et…
-Mais on s'en fout ! interrompit Ron, agacé. Bon dieu, on est pas là pour en apprendre plus sur la vie de ces monstres ! »
Hermione sursauta en l'entendant. Harry, lui, tourna si vivement la tête dans sa direction que le rouquin sursauta.
« Enfin, non, ce n'est pas ce que je voulais…
-Si, tu voulais le dire, interrompit la voix grave de Draco, entrant dans le salon et les faisant sursauter. Moi qui croyais les Weasley plus tolérant que les autres… »
Il était habillé – dieu soit loué, pensa Ron – et semblait en effet en pleine forme. Il marchait sans aucune difficulté, l'air pourtant un peu fatigué. Lorsqu'il s'installa dans le divan, non loin d'une Hermione encore un peu rouge et incapable de le regarder, il s'étendit en grognant un peu.
« Tu as raison, pour l'effet du lait, lui dit-il, ignorant volontairement sa gêne. Il nous aide à réduire les douleurs de la transformation. Les courbatures s'amenuisent, pour ensuite totalement disparaître. Comme je suis capable de me transformer hors pleine lune, je dois en boire souvent et je réagis toujours… fort. Navré pour le spectacle de tout à l'heure, c'était plus fort que moi… Bref. Pourquoi êtes-vous là ?
-On voulait savoir si nous pouvions partir ? demanda presque Potter. On doit aller à Londres, acheter quelques broutilles.
-Vous pouvez, répondit Draco. Greyback n'a rien dit, à ce sujet, si ce n'est que si vous le vouliez, je pouvais venir avec vous pour vous protéger… Dois-je…
-Non ! » répondit précipitamment Potter.
Draco comprit aussitôt : quoi qu'ils aillent faire, c'était un secret et ils ne voulaient pas qu'il soit informé.
« Bon, dit-il. Voilà qui m'arrange. J'ai encore besoin de dormir pour me remettre de cette nuit. Ça a été, pour dormir ?
-Oui, répondit Granger. Je vous ai entendu hurler, au début… Mais vous vous êtes éloignés du village, alors… j'ai pu trouver le sommeil. »
Draco regarda Ron qui haussa les épaules.
« J'ai même pas entendu les premiers hurlements, dit-il, indifférent.
-Je vous ai entendu, répondit Harry, lorsque Draco les regarda. Mais je n'ai pas fait attention. J'ai dormi jusqu'à l'aube, presque…
-Presque, en effet », répondit Draco, moqueur.
Harry marmonna, haussant les épaules. Il finit par le regarder avec intérêt.
« Que faisais-tu, exactement ? dit-il. Pourquoi étais-tu devant chez nous ? »
Hermione et Ron regardèrent Draco avec une pointe de surprise, un peu d'inquiétude (Ron) et beaucoup d'intérêt (Hermione).
« Je rentrais au village, lorsque je suis passé pas loin de chez vous », lui répondit Draco.
Hors de question de lui avouer qu'il l'avait flairé et avait voulu le sentir un peu plus…
« Menteur, répondit Harry. Je t'ai vu, tu es sorti de la forêt, te dirigeait vers le village, puis tu as fait demi tour dans notre direction… »
Draco leva les yeux au ciel, détournant la tête. Il regarda la cheminée de Greyback alors qu'il répondait :
« J'ai senti… une odeur forte, je me suis approché, c'est tout.
-Une odeur ? demanda Hermione, souriant presque d'amusement. Une odeur d'agrume ? »
Draco se sentait presque rougir. Le comportement qu'il avait eu, lorsqu'il avait littéralement frotté son nez contre le bras de Potter, était une humiliation qu'il ne se pardonnait pas.
« Bref ! dit-il. Je me suis juste approché un peu… Puis j'ai vu que tu étais réveillé alors je t'ai un peu taquiné… »
Potter eut un léger rire moqueur.
« Ouais, j'ai vu ça, dit-il. Le loup qui t'a rejoint…
-C'était Gabriel, répondit Draco, comprenant la question. Il se demandait ce que je fabriquais. Il trouve que tu sens mauvais, il n'aime pas l'odeur d'agrume. Par contre, il devrait adorer l'odeur de Weasley…
-La mienne ? demanda le concerné.
-Tu sens la terre, je te l'ai dit. C'est une odeur que Gabriel apprécie…
-Et la mienne ? demanda Granger.
-Je la trouve agréable, sans plus », répondit Draco, reniflant vaguement dans sa direction.
Dans son action, il s'aperçut que l'odeur de Weasley était couverte par celle d'une puissante magie noire. Il tourna vivement la tête dans sa direction et fronça les sourcils.
« Qu'est-ce que… Potter sentait ça aussi, le jour où on s'est vu dans la forêt, avant de venir au village… Et maintenant, c'est toi… Qu'est-ce que tu as fait ? »
Ron le regarda avec surprise, ne comprenant manifestement pas.
« Quoi ? dit-il.
-La magie noire, dit Draco. Ton odeur est couverte par celle de la magie noire… Avant de venir au village, celle de Potter était couverte également… »
Les trois Gryffondor le regardèrent avec surprise. Après un moment, Granger prit la parole.
« Ce n'est rien, dit-elle. Rien de dangereux, en tout cas… Enfin, ce n'est pas dangereux pour l'instant…
-Tu es capable de sentir la magie noire ? s'étonna Potter, manifestement très surpris.
-Oui, répondit Draco. Et celle de Weasley empeste… Je ne sais pas ce que c'est, mais évitez de laisser ça traîner ici… C'est… pfoua ! Ecoeurant ! »
Il se leva pour s'éloigner de Weasley, s'asseyant sans gêne près d'un Harry stupéfait. Inspirant, Draco soupira de satisfaction.
« Mieux, dit-il, ignorant l'air étonné de son voisin. Que comptez-vous faire de cette chose infecte ?
-Le détruire, répondit Harry. Nous n'avons pas encore le moyen de le faire, mais… on essaye de se le procurer. »
Draco hocha vaguement de la tête. Il regarda encore Ron d'un air méfiant mais finit par s'en détourner.
« Une autre question avant que vous ne partiez ?
-Greyback, dit Harry. Où est-il ?
-Il a dû être convoqué, répondit Draco. L'autre taré aime le voir affaibli, les lendemains de pleine lune. Ça lui plaît de voir le grand loup lutter contre la fatigue… évitez de l'énerver, aujourd'hui, il ne sera pas très patient en rentrant. »
Le trio hocha de la tête. Après un autre silence, Weasley se leva.
« On devrait y aller, non ? dit-il. Je veux dire… on a des choses à faire. »
Les deux autres approuvèrent et se levèrent. Dans le mouvement, un flot d'agrume envahit Draco qui tendit la main pour attraper brutalement Potter. Ce dernier glapit lorsque Draco le rapprocha vivement de lui, le blond enfouissant son visage dans sa chemise pour mieux sentir. Il poussa un soupir satisfait. Vraiment, cette odeur était si… apaisante, agréable… Presque excitante…
« Malfoy… tu pourrais éviter de frotter ton visage contre moi… C'est vraiment… »
Draco leva deux yeux fatigués vers lui. Il sursauta en s'apercevant qu'il avait osé enlacer Potter pour ensuite blottir son visage contre son ventre. Le relâchant brutalement, il s'enfonça dans le siège de son fauteuil, tentant de s'en éloigner un peu.
« Désolé, dit-il. La fatigue me fait perdre le contrôle… »
Il rougit, conscient que son comportement était plus qu'indigne. Granger souriait, comme fascinée.
« Ta transformation t'a vraiment changé, dit-elle. Tu es devenu tellement plus… ouvert. Un peu moins prétentieux, bien que toujours distant et froid. Mais clairement moins maîtrisé… »
Draco siffla en réponse.
« Il n'y a rien de réjouissant là-dedans ! dit-il, mortifié. Bon, barrez-vous, maintenant ! »
Le trio obéit sans discuter, bien que Weasley semblait réellement se moquer de lui en sortant. Froissé, Draco se prit la tête entre les mains.
« Note à moi-même : éviter Potter le plus possible ! »
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Trouver refuge dans un village de loup-garou et avoir la protection de Draco Malfoy n'était pas à proprement parler ce que Harry avait imaginé, lorsqu'il avait pris la décision de s'enfuir pour combattre Voldemort sans la protection acharnée – et la curiosité plus que mal venue – de l'ordre du Phénix, mais une chose était sûre : c'était pratique. Non pas qu'il ait eu le plaisir de goûter à la protection de Malfoy… mais la sécurité du village était réellement apaisante.
Depuis qu'ils y avaient déménagé, Harry se sentait mieux. Il avait encore un peu de mal à croire que Greyback soit de leur côté – la répugnance de Remus n'était pas feinte, vis-à-vis de l'homme – mais il était heureux de savoir que dans le village – incartable – leur offrait sa protection. Voldemort lui-même ignorait l'emplacement de cet endroit ! Fallait-il être idiot, d'ailleurs, pour laisser des loups-garous sous le contrôle d'un seul homme ? Meute ou pas, il suffisait que Greyback soit destitué pour que toute la meute échappe au contrôle du mage noir. Si contrôle il y avait, d'ailleurs… A pars Greyback, aucun loup ne rencontrait Voldemort.
Mais loin de cette préoccupation purement stratégique, Harry savourait la protection d'adultes, mais aussi leur indifférence. Ils pouvaient faire ce qui leur chantait, tant que le village n'était pas menacé, Greyback s'en fichait comme d'une guigne ! Dès lors, ils ne se gênaient pas pour passer des heures à chercher une solution pour détruire l'horcruxe du médaillon de Serpentard et pour trouver les autres… Ce qu'ils faisaient avec crainte dans une petite cabane, ils l'accomplissaient avec beaucoup de sérénité dans une maison confortable et chauffée.
Quelques jours après leur arrivée, ils furent même stupéfaits de constater que le village se décorait pour Halloween… un peu en avance, mais bon… C'était quelque chose qu'ils n'imaginaient pas non plus : célébrer une fête aussi futile. C'était comme si la guerre n'existait pas dans ce lieu. Oh, souvent, ils s'en rappelaient en voyant Greyback revenir, la mine sinistre, une blessure ou l'autre sur le corps… Mais à pars ça, rien. Pas le moindre sentiment de peur.
A première vue, en tout cas… Car Hermione lui avait justement fait remarqué les tours de gardes exécutés par de robustes loups-garous, la nuit. Les hommes patrouillaient aux frontières du village, scrutant les ténèbres avec vigilance. Lorsqu'ils en avaient parlé à Malfoy, ce dernier avait juste haussé les épaules avec nonchalance.
« Personne ne serait assez fou que pour ne pas être prudent, dans la situation actuelle, dit-il. Pacte avec Greyback ou pas, ce serpent est horriblement sournois… Même si, actuellement, il est trop obsédé par un certain survivant que pour penser à nous, le fait est que s'il décidait de s'en prendre au village, il y parviendrait sans doute en un temps relativement court. Autant se tenir sur ses gardes, pour éviter les mauvaises surprises… »
Malgré ses mots, Harry se sentait détendu. Car il savait, au fond de lui, que Voldemort ne se fichait royalement des loups-garous. Il était bien trop inquiet par rapport à un plan posthume de Dumbledore et par sa disparition totale. Le mage noir savait que le vieux directeur leur avait légué quelque chose. Une mission, très exactement. Et il n'ignorait pas que Dumbledore était informé de ses horcruxes. La possibilité, même infime, que Harry soit chargé de les détruire, le hantait régulièrement. Et Harry pouvait le sentir…
La méfiance de Voldemort vis-à-vis de ce sujet particulier ne l'arrangeait pas, car si le mage noir venait à se douter de sa mission, atteindre les horcruxes serait bien plus difficile… non pas que cela était déjà facile, mais au moins, ils n'étaient pas directement entre ses mains.
Le temps passant était son plus grand ennemi, dans cette bataille qui lui semblait interminable. Harry avait l'impression de ne penser qu'à ça. Plus les jours défilaient, plus il avait l'impression d'être responsable de chaque vie, de chaque malheur arrivant aux sorciers, par son inaction. Il avait beau savoir que ça n'était pas sa faute, qu'il ne pouvait rien y faire, le fait était qu'il s'en voulait énormément de la souffrance vécue par ses concitoyens. Et la paix trouvée au village, bien qu'éphémère, lui ôtait vaguement cette culpabilité, le laissant respirer un peu.
Pourtant, il gardait une certaine méfiance, notamment à cause de Remus. Il ne comprenait pas que son ami n'ait pas décidé de vivre dans un village de ce type. Il devait forcément y avoir une bonne raison, outre que sa colère contre Greyback. Car il fallait l'admettre : Malfoy ne semblait même pas en colère d'avoir été transformé. En fait, il paraissait en être heureux, son inquiétude pour sa majorité de loup mis à part. Combien de fois l'avaient-ils vu rire en compagnie de Gabriel ou plaisanter avec d'autres membres de la meute ? Le garçon si froid, supérieur et arrogant était devenu un homme étrange. A la fois prétentieux, mais bestial. C'était quelque chose d'indéfinissable qui donnait des frissons à Harry, lorsqu'il le voyait dans le village. Hermione lui avait confié avoir ressenti la même chose… Surtout le matin de la pleine lune, lorsqu'ils l'avaient trouvé nu dans la cuisine, en train de lécher sensuellement son bras.
« Je n'ai jamais été attirée par Malfoy, lui chuchota son amie, une nuit qu'ils n'arrivaient pas à trouver le sommeil et qu'ils profitaient de l'absence de Ron. Mais ce jour là… Mon dieu, Harry, tu n'imagines pas toutes les choses qui m'ont traversé l'esprit… J'avais envie… de le dévorer ! Il était si… si bestial, si sensuel, si beau ! »
Harry avait été surpris d'entendre sa meilleure amie parler ainsi de leur ennemi d'enfance, mais soulagé également. Lui aussi avait ressenti un puissant sentiment d'attraction… et ça en avait été d'autant plus troublant que Malfoy n'avait pas hésité, presque une heure après, à l'attirer contre lui pour ensuite enfouir son visage contre son ventre, afin de mieux le sentir.
Difficilement, Harry chassa cette pensée de son esprit. C'était d'autant plus dur qu'il se dirigeait vers la maison de Greyback. La nuit était tombée et ils étaient rentrés bredouille de leur expédition dans Londres. Ils n'avaient trouvé aucun livre leur indiquant comment détruire l'horcruxe qu'ils avaient récupéré. Et à moins de mettre la main sur l'épée de Gryffondor, ils étaient bons pour se le traîner encore longtemps… ça ne le réjouissait vraiment pas. D'abord, parce que chaque créature présente dans ce foutu village semblait être capable de le percevoir… Ensuite, parce qu'il ressentait son effet néfaste chaque fois qu'il le portait. Et manifestement, il n'était pas le seul… Ron était celui qui en était le plus sensible. Sa mauvaise humeur des derniers jours était entièrement le fait du pendentif, Harry en était certain… Enfin, il l'espérait. Sans quoi, son meilleur ami était devenu un sacré connard !
Harry soupira avec difficulté alors qu'il s'approchait de la maison du loup-garou en chef. Ce qu'il s'apprêtait à faire était dangereux, car il n'avait toujours pas accordé sa totale confiance en l'homme étrange, même s'il jurait ne vouloir que la protection de sa meute. Le fait était que, protection ou pas, il avait été assez stupide que pour s'agenouiller aux pieds de Voldemort.
« Entre, gamin, dit soudain une voix venant de l'intérieur de la maison. Tu ne vas pas rester planté là toute la nuit, si ? »
Harry considéra la porte avec une certaine surprise, pendant un long moment. Puis, bien qu'avec hésitation, il l'ouvrit pour entrer. Greyback était négligemment installé dans un fauteuil, un verre d'alcool en main. Il regardait l'âtre, l'œil sombre et fatigué.
« Draco m'a signalé votre passage, il y a une semaine, dit-il. Navré, j'ai été appelé ailleurs et assez occupé depuis. Assieds-toi donc… »
Harry obéit. Malfoy n'était manifestement pas dans les environs, ce qui l'arrangeait. Il n'avait pas envie d'être distrait.
« J'ai des questions, dit-il.
-Naturellement, dit le lycanthrope. Au sujet de mon maître vénéré, je suppose… »
Harry hocha de la tête. Il regarda un moment le feu de cheminée qui faisait craquer les bûches massives. La chaleur et le silence étaient pesants… presque désagréable. Agacé, il prit la parole.
« Que fait-il ? demanda-t-il. Le Serpent… Qu'est-ce qu'il mijote ? »
Greyback ricana vaguement, buvant un peu.
« Si je le savais, lui dit-il. Je ne suis qu'un chien de compagnie, Potter… un moyen de pression contre des familles possédants des enfants et persuadées que je vais venir les dévorer… mais certainement pas une pièce importante de l'échiquier… Ce que prépare ce fou, je l'ignore. Je peux t'assurer qu'il te cherche, désespérément. Il se centre plus sur le ministère, pourtant… Je crois qu'il essaye d'asseoir une bonne fois son pouvoir, afin d'être sûr de te repérer plus facilement. Mais à pars ça, j'ignore tout de ses plans diaboliques, actuellement… »
Harry hocha vaguement de la tête. Il resta un instant silencieux puis dis :
« Il possède des objets… des objets précieux. Et mes amis et moi devons les trouver. Mais… nous ignorons où il les a rangé. Je sais… qu'il en a donné certains. A quelques bons serviteurs…
-Je n'ai rien reçu, intervint Greyback. En outre, il donne beaucoup de cadeau à ses serviteurs… présents empoisonnés, je n'en doute pas. Mais il les donne quand même… »
Harry souffla. Un bruit fort se fit entendre à l'étage et Harry leva la tête vers le plafond. Greyback soupira.
« Il est bouleversé, dit-il, les yeux plissés et concentrés sur le feu. Je lui ai annoncé une nouvelle pénible sur sa famille… Il n'est pas dans un très bon état… »
Le silence se prolongea, une fois de plus. Harry finit par parler à nouveau :
« Un objet appartenant à Poufsouffle, dit-il. Peut-être un autre qui est à Gryffondor… Serdaigle… ça ne vous dit rien ? »
Greyback sembla y réfléchir, pendant un long moment. Puis, il murmura :
« J'en ai entendu parler… il y a des années d'ici… Oui, je crois… cette chienne de Bellatrix s'est vantée, il me semble… Qu'elle avait eu l'honneur de recevoir un cadeau du maître… un cadeau symbolique et puissant… une coupe en or, je crois.
-Une coupe en or ? Demanda Harry.
-Mhmm… une coupe de Poufsouffle… Quant à ce qu'elle en a fait, je l'ignore… Je suppose qu'elle a dut la ranger quelque part, là où elle ne pourra pas être volée par un gamin mystérieux… »
Il lui jeta un coup d'œil moqueur alors qu'un autre bruit fort résonnait à nouveau. Greyback siffla d'agacement.
« Il va finir par casser le plancher… Je vais le calmer… »
Au moment où il se levait, quelqu'un frappa à la porte. Greyback souffla et ordonna :
« Entrez ! »
La porte s'ouvrit, dévoilant Chyreer, la mine sombre.
« J'ai besoin de vous », dit-il simplement.
Greyback eut une moue, mais il finit par hocher de la tête. Jetant un coup d'œil à Harry, il haussa les épaules.
« Si tu pouvais aller le calmer… ça m'arrangerait. Evite de le contredire, contente-toi de hocher de la tête, ça ira… »
Il s'apprêtait à sortir lorsqu'il dit, en le croisant :
« J'essayerais de savoir, pour les objets… Je t'en reparlerai. »
Harry approuva discrètement, le regardant sortir. Resté seul dans le salon, il leva la tête vers le plafond. Il n'eut pas à chercher beaucoup pour trouver les escaliers qu'il gravit après quelques secondes d'hésitation. Lui, aider Malfoy ? Comment pourrait-il le faire, exactement ? Mais la curiosité l'avait saisie. Quelle mauvaise nouvelle avait-il reçu de sa famille, exactement ?
Marchant doucement dans le couloir, il hésita avant de frapper à la porte de la chambre d'où sortait régulièrement des grognements de rage et des commentaires acerbes étouffés. Il finit pourtant par lever la main, frappant contre le battant. Le silence accueillit son geste avant qu'un « Ouais ! » ne se fasse entendre. Harry ouvrit alors la porte, découvrant une chambre en mauvais état. Des coussins traînaient sur le sol, ainsi qu'une paire de chaussures et quelques vêtements. A sa grande gêne, Malfoy lui faisait face, haletant. Il était en sous-vêtement et chemise, le regard un peu trouble. Dans sa main, une bouteille d'alcool à moitié vide. Harry la considéra avec une pointe de désapprobation.
« Potter ! Qu'est-ce que tu me veux ? dit le blond, la voix légèrement rauque.
-Euh… Greyback m'a demandé de venir te voir, lui dit-il en réponse. Il voulait venir lui-même, mais Chyreer est venu l'appeler… Donc il m'a envoyé…
-Par les cornes de Merlin, de toutes les personnes présentes, c'est toi qu'il m'envoie, hein ? Mais j'ai besoin de personne, bordel ! Tu peux te casser ! »
Et pour appuyer ses dires, il frappa avec rage dans un coussin. Ce dernier rebondit sur le mur et tomba mollement au milieu de la chambre. Draco le regarda avec une pointe de mépris et de haine.
« Bordel, même frapper dans un coussin, c'est quelque chose de trop dur pour moi, hein ! »
De rage, il donna un autre coup. Harry le regardait, surpris de le voir dans un tel état.
« Greyback a dit… que tu avais eu une mauvaise nouvelle, dit-il en entrant, refermant la porte derrière lui.
-Ouais, une mauvaise nouvelle… Techniquement, ça dépend du point de vue, tu sais… ça aurait été une putain de bonne nouvelle si mes enfoirés de parents m'avaient pas banni de la famille ! Mais voilà, ils l'ont fait ! Et comme ils ne veulent pas laisser la famille s'éteindre, figure-toi qu'ils ont décidé d'avoir un ultime enfant ! Ma connasse de mère est enceinte ! »
Harry le considéra avec une sorte de surprise. Narcissa Malfoy ? Enceinte ? Elle pouvait encore ? Bah, elle n'était pas si vieille, après tout, si ?
« Je ne vois pas pourquoi tu es en colère, finit-il par dire.
-Je suis en colère parce qu'ils m'ont définitivement effacé ! Quand je suis devenu un loup-garou, ma mère m'a rejeté, Potter ! Elle m'a traité d'abomination et elle est partie, comme ça ! Quant à mon père, il m'a dit qu'il m'aimait mais qu'il devait quand même me bannir du clan Malfoy. Mais c'est quoi, ces conneries ? Quand on aime, est-ce qu'on agit ainsi ? Est-ce qu'on se dépêche d'avoir un dernier gosse pour s'assurer que celui qui n'est pas normal ne touche jamais à l'héritage ? »
Harry ne répondit pas immédiatement, le considérant en silence avant de dire :
« C'est ce qui te met dans une telle rage ? La perte de ton héritage ?
-Mais bordel, je m'en fous, de cet héritage ! » s'écria Draco, furieux.
En deux enjambées, il fut sur lui, ses deux mains posées sur ses épaules.
« Je m'en fous ! répéta-t-il, plongeant ses yeux dans les siens. Mais en faisant un autre enfant Malfoy, ils marquent définitivement leur rejet… Définitivement, tu comprends ? »
Il rit, d'un rire désespéré et ironique.
« J'ai pensé que peut-être… Avec un peu de temps… J'ai cru que mère finirait par l'accepter ! Que son amour pour moi prendrait le dessus ! Mais non ! Elle me remplace, Potter ! Elle me rejette une bonne fois ! Et tu sais le pire, dans tout ça ? C'est que je suis content d'avoir un nouveau petit frère ou une petite sœur… Mais je ne pourrais jamais le ou la connaître ! Jamais ! Parce que je ne suis plus un Malfoy, je ne suis plus rien ! »
Il s'écarta avec rage, buvant encore un peu d'alcool. Ses yeux gris étaient devenus étrangement animaux et Harry se demanda vaguement si l'alcool avait un effet particulier sur les lycanthropes, tout comme le lait. Ce souvenir le fit rougir et il se secoua pour l'éloigner.
« Et ? demanda-t-il après un moment, en le regardant boire. Tu te plains ? Mes parents sont morts quand j'avais un an ! Mon parrain a été incarcéré et deux ans après l'avoir libéré, il a été tué à cause de moi… A ça, tu peux ajouter la mort d'un camarade de classe par trop grand esprit sportif, d'un professeur par tendance à fourrer son nez où il ne faut pas et j'en passe… De quoi tu te plains, exactement, Malfoy ? »
Le concerné se tourna vers lui. Ses yeux semblaient toujours aussi bestiaux et Harry frissonna sous ce regard. Pourtant, il se détendit aussitôt lorsque le blond lui tendit sa bouteille.
« Bois, t'en as besoin ! »
Et Harry répondit en attrapant la bouteille.
oOo
Boire n'était pas une bonne chose. C'était un fait. Un fait que Harry avait intégré lors du mariage de Bill, lorsqu'il avait fini la tête dans la cuvette à évacuer ce qu'il avait ingurgité, un Ron compatissant lui tapotant le dos tandis que Hermione le sermonnait sans aucune pitié. Pourtant, alors qu'il était affalé dans le lit d'un jeune loup-garou complètement saoul, il n'arrivait plus à se rappeler pourquoi l'alcool était, selon son cerveau embrumé, pire que Voldemort.
« Et tu sais, le pire, balbutiait-il, c'est que… Ginny, ok, elle est sympa… Mais c'est une vraie salope ! »
Draco éclata de rire en l'entendant. Un rire qui, selon sa conscience vacillante, était amusant. Il rit à son tour.
« Sérieux, je suis d'accord, Potter, lui répondit le blond, lorsqu'il eut essuyé ses larmes d'hilarité. Cette fille a passé une partie de sa scolarité à baver sur toi, l'autre à s'envoyer des mecs… Et un mince moment à te lécher le visage… »
Harry grimaça en l'entendant. Il haussa vaguement les épaules en buvant ce qui, selon son calcul – inexact – devait être leur troisième bouteille. Il ignorait volontairement – ou pas – les deux autres cadavres qui avaient fini sous le lit.
« De toute façon, je l'ai largué. Je l'aime. Je crois ? Sérieux, comment on sait qu'on est amoureux ? Je crois juste que je l'aime, parce que j'aime Ron et que je ne veux pas qu'il me colle son poing dans la figure quand j'aurais le courage de lui avouer que sa petite sœur chérie m'a tiré une pipe d'enfer ! »
Draco éclata de rire à nouveau.
« Weasley en ferait un énooorme scandale ! Si tu lui dis, fais-le quand je suis là ! »
Il se pencha sur lui – s'affala sur son épaule, pour être exact – afin de lui reprendre la bouteille qu'il porta négligemment à ses lèvres. Harry le regarda boire en pensant que la façon dont la bouche de Draco se posait sur le goulot était excitante… Mais il balaya cette pensée pour se concentrer sur la musique jazz qui se diffusait dans la chambre.
« Comment t'as allumé une radio ? T'as une radio, ici ? »
Il se redressa dans le lit, ce qui le fit tanguer dangereusement. Malfoy gronda et le tira pour le recoucher, le plaquant contre lui dans son mouvement.
« Bouges pas, tu fais bouger le matelas… et c'est pas conseillé, même si tu as pas encore envie de gerber ! »
Harry gloussa. Vraiment ! Et quand il s'en aperçut, il plaqua une main horrifiée sur sa bouche, les yeux exagérément écarquillés.
« Je me Parvatirise », dit-il, d'une voix suraiguë.
Encore une fois, le blond répondit par un éclat de rire. Quand il parvint à se reprendre, il se tourna vers lui pour le regarder.
« T'es un marrant, finalement, Harry…
-Je sais ! répondit le concerné. Entre deux tentatives de meurtres de l'autre taré, faut bien que je décompresse, tu sais ! »
Draco ricana.
« Ouais, j'imagine, dit-il en se redressant prudemment. Moi, j'essaye de digérer le fait que je suis un loup-garou…
-T'avais pourtant l'air de bien le prendre, lui fit remarquer Harry.
-Je le prends bien… Je crois ? En fait, je suis content, tu sais ? Je n'ai peur que d'une seule chose : mon rite de passage et ses conséquences. Avant, j'avais peur de tout. Tout le temps. Peur des autres, peur de ma famille, du mage noir, de pas être assez bien, de plus avoir d'argent… C'est pas un problème, maintenant, je m'en fiche… Je suis libre. Mais… cette liberté, tu sais… elle me fait peur, en fait. Je… J'avais jamais remarqué combien j'étais prisonnier avant ma morsure… Et maintenant que je suis libre… Je sais pas quoi faire ! »
Il jeta un regard inquiet à Harry. Ce dernier ricana vaguement et tendit une main pour l'obliger à se recoucher.
« Je t'envie, lui dit-il. J'aimerais être aussi libre que toi… Mais moi, même en étant mordu, je serais toujours enchaîné à ce que Dumbledore m'a demandé de faire… »
Draco resta un instant silencieux, perturbé par le regard hanté de son ennemi d'école. Il finit par tendre la main et la passa sur son front, dégageant ses mèches qui dissimulaient la célèbre cicatrice.
« Par ça, aussi, non ? dit-il.
-Aussi, ouais, répondit Harry. Quand je pense que tu semblais l'envier, à l'école… Je te la donne, si tu veux ! »
Draco grimaça.
« Ah non, garde-là ! Je ne veux pas de cicatrice en plus sur ma peau ! Regarde ! »
Il montra sa main où était dessinée la fine morsure qui avait changé sa vie à jamais. Harry la saisit et caressa doucement la chaire argentée.
« C'est joli, dit-il. On dirait un croissant de lune… Marrant non ? Toutes les cicatrices ont une forme symbolique, dans le monde magique… »
Draco y réfléchit pendant un instant, ses yeux se posant sur la cicatrice sur le front de Harry. Doucement, il se pencha, comme attiré, pour la regarder de plus près. Sa main libre se leva pour la toucher une fois de plus.
« Marrant, ouais… La tienne est un éclair… la foudre, sans doute… »
Sa proximité rapprochée augmenta l'odeur d'agrume et il poussa un petit gémissement plus canin qu'humain. Doucement, il enfouit son visage dans le cou dégagé de son camarade d'école. Harry sursauta mais le laissa faire. Un sourire moqueur apparut sur son visage.
« Tu aimes mon odeur à ce point ?
-T'imagines même pas combien, répondit Draco, son nez frottant contre sa jugulaire. J'ai… beaucoup d'odeur qui me plaisent, depuis que je suis un loup-garou, mais la tienne… la tienne… »
Il se tut, ouvrant la bouche comme pour mieux l'aspirer. Le parfum semblait s'immiscer dans tout son organisme, l'enivrant autant que l'alcool.
« La mienne ? murmura Harry, les yeux clos.
-Elle me rend fou », répondit Draco.
Et il déposa un baiser sur la peau qui le tentait tant. En sentant les lèvres sur sa peau, Harry se tendit légèrement. C'était doux et agréable, alors il le laissa faire, penchant un peu plus la tête sur le côté. Son cerveau était totalement embrumé et il se surprit à lever les bras pour aller caresser le dos du lycanthrope. Etonné, Draco poursuivit pourtant ses petites caresses avec tendresse. Ses mains se mirent en mouvement sans qu'il s'en aperçoive et il fut surpris, au bout de quelques minutes, de les sentir se balader sur la peau du dos d'un Gryffondor haletant contre lui.
« Si je continue, tu me frappes ? demanda-t-il à l'oreille d'un Harry pantelant.
-Te… Frapper ? » dit-il.
Il avait beaucoup de mal à réfléchir. L'alcool, la chaleur du corps pressé contre le sien, le touché sensuel du blond le perdaient et le laissaient incapable de réfléchir. Au bout d'un petit moment, il poussa un petit son d'envie et d'agacement mêlé, sa main venant appuyer sur l'arrière du crâne de Draco pour qu'il reprenne ses attentions. Ce dernier prit ça pour une réponse négative à sa question et recommença. Il n'avait jamais été autant excité de toute sa vie. L'alcool, sans doute… Ou cette odeur si diaboliquement envoûtante… Dans tous les cas, il ne pouvait plus s'arrêter.
Il renversa totalement Harry dans le lit qu'ils occupaient un peu avant en toute innocence éthylique. Le Gryffondor l'aida dans son action en s'étendant dans les coussins moelleux. Leur position les stoppa un instant. Malgré leur état d'ébriété, ils avaient conscience qu'ils faisaient quelque chose qu'ils n'auraient même pas imaginé une seconde. Pourtant, la pression de leur bassin respectif les fit bouger. Ce fut un mouvement presque hésitant et aucun des deux n'était capable de dire qui l'avait amorcé, mais ils se mirent à se frotter l'un contre l'autre. L'excitation déjà bien présente sembla alors s'agrandir et ils poussèrent un même gémissement de satisfaction et de désir.
« On fait une connerie, souffla Harry.
-Je sais, répondit Draco, fondant sur sa gorge pour recommencer à lécher la peau et inspirer l'odeur délectable.
-Oh, pitié, continue ça ! »
Harry l'enlaça, incapable de résister. Il ignorait que sa gorge était à ce point sensible ! Personne ne l'y avait jamais embrassé et il n'avait qu'une envie, que Draco le fasse sans arrêt. Après un moment, pourtant, la chaleur et la pression entre leur jambe les dérangèrent. Ils commencèrent à se déshabiller, sans se rendre compte que cela allait les entraîner dans une situation encore plus dangereuse. Quand ils se retrouvèrent torse nu, ils se regardèrent avec curiosité. Harry écarquilla les yeux face aux muscles bien découpés alors que Draco observait le torse pâle et trop mince. Il se pencha sur lui et laissa son nez passer contre son sternum. Harry inspira en le sentant faire. C'était… étrange, d'être flairé de cette manière. Mais si excitant !
Quand Draco se redressa, ses yeux n'avaient plus rien d'humain. Mais pire encore, ses oreilles s'étaient couvertes de fourrure et avaient pris l'aspect de celles du loup. Harry le trouva horriblement sexy et il reprit le mouvement de leur hanche, ce qui arracha une plainte à l'homme qui le dominait. Excité, Draco reprit sa découverte en allant lécher le ventre d'un Harry extatique. Sa bouche remonta le long des côtes et Draco pensa vaguement qu'elle les gravissait tant les os étaient perceptibles.
« Demain, je le gave comme une oie ! »
Il atteignit enfin l'un des tétons bruns qui trônaient sur le torse pâle. Doucement, il commença à le taquiner du bout de la langue et, de surprise, Harry cessa de bouger et de respirer. Draco ne s'arrêta pas pour autant, surtout qu'il sentit la respiration du brun reprendre avec un rythme beaucoup plus soutenu. Harry haleta et se remit à caresser le loup-garou, ses mains passant encore et encore dans son dos. En descendant le long de celui-ci, il sentit une excroissance dans son caleçon, à l'arrière. Autant il comprenait celle de devant – il était dans le même état – autant celle de derrière le laissa un instant sceptique. Jusqu'à ce qu'il la sorte. La longue queue blanche qu'il avait déjà vu un peu avant. L'excitation avait fait réapparaître les membres canins. Harry sourit et se mit à la caresser.
Contre lui, Draco grogna de satisfaction. Son désir était trop grand, surtout depuis que les mains du brun frôlaient régulièrement ses fesses. Harry semblait ne pas faire exprès, mais après un moment, il laissa réellement ses doigts parcourir cette partie de l'anatomie du blond. Draco gronda et mordit dans le téton qu'il taquinait. De surprise, Harry poussa un petit cri, plus proche du gémissement. N'y tenant plus, Draco se redressa pour tirer leurs derniers vêtements. L'état d'excitation et d'ébriété rendit l'enlèvement des chaussures complexes. De rage, Harry finit par les expulser à coup de talon, permettant ainsi à sa dernière protection de s'en aller.
S'ils avaient été sobres, le simple fait de se voir nu, de contempler leur érection mutuelle les aurait stoppé. Mais dans leur état, cela déclencha une excitation telle qu'ils se jetèrent l'un sur l'autre. Draco grogna en sentant tout son corps embrasser celui de Harry. Sa peau était chaude et douce… et il adorait ça ! Et son odeur qui l'entourait, semblant presque l'enlacer des pieds à la tête. Il reprit son mouvement du bassin entre les cuisses qui s'étaient naturellement écartées.
« Oh oui, Draco, murmura Harry, incapable de se retenir. Oui… »
Le blond grogna en l'entendant. Il se redressa légèrement pour le regarder, le dominant de toute sa hauteur. Une partie de lui fut satisfait de ce sentiment de supériorité. L'autre fut tout bonnement électrisé par l'apparence de Potter. Son visage était rougi par le désir et ses yeux scintillaient d'une étrange façon. Ses lèvres, mordillées pour tenter de contenir ses gémissements, étaient légèrement gonflées. Et mieux que tout, il avait dans le cou plusieurs marques rouges dont Draco était responsable. Son instinct lui cria haut et fort qu'il devait le marquer plus encore. Le marquer de l'intérieur. Et sans pouvoir résister, Draco lui écarta d'avantage les cuisses et s'en éloigna pour regarder. Il remarqua son sexe tendu et s'en approcha pour passer sa langue dessus. Harry ne retint pas le cri qu'il poussa, électrisé. Il haleta un instant puis cria encore, lorsque Draco recommença. Satisfait de ses réponses vocales, Draco reprit ses attentions lubriques. Chaque son que produisait le Gryffondor se répercutait directement sur sa propre excitation et il ne se lassait pas de cette sensation.
Le prenant entièrement en bouche, Draco savoura la douceur sous sa langue, mais aussi le goût légèrement amer. Et mieux que tout, l'odeur… elle était encore plus forte, plus savoureuse. Il avait l'impression de le goûter complètement et c'était probablement le cas. Une des cuisses de Harry était passée sur son épaule et son talon était planté dans son dos. L'autre bougeait sur le lit, presque incontrôlable. Le brun, quant à lui, était juste capable de crier. C'était si… si bon, si violent, si intense… Aussi doué qu'ait été Ginny lors de leur vague expérience, jamais elle n'avait été capable de déclencher un tel panel de sensation !
Au bout d'un petit moment, Draco ralentit le rythme. Il sentait le Gryffondor proche de la délivrance et il ne voulait pas qu'il vienne comme ça. Non, surtout pas ! Il voulait qu'ils viennent ensembles. C'était ainsi que cela devait se passer. Son instinct le lui criait et si Draco avait appris quelque chose, depuis son arrivée au village, c'était de toujours écouter son instinct.
Doucement, il s'écarta du sexe tendu qu'il torturait de sa bouche et de sa langue pour descendre vers l'anus qu'il pouvait voir. Harry avait laissé échapper une plainte suppliante, mais il couina littéralement lorsque la langue qui lui faisait tant de bien reprit sa torture… Sur un endroit qu'il n'avait jamais envisagé. Ce fut au début une simple caresse mouillée, mais après un moment, la sensation l'excita et il se crispa dans le lit, ses mains s'accrochant désespérément aux draps. Il poussa des petits soupirs de plaisir qui ravirent son amant. Draco enfonçait sa langue dans le corps chaud sans la moindre hésitation. Le loup en lui était plus qu'impatient d'y mettre autre chose, mais il savait qu'il devait prendre grand soin de la personne en dessous de lui. Il ne devait surtout pas le blesser, c'était important.
Doucement, Draco commença à mêler ses doigts à sa langue. Harry cria, car il était entièrement détendu par l'alcool et parce que cela l'excitait bien plus qu'il ne l'ait imaginé. La sensation était agréable et si elle devint dérangeante lorsque deux doigts puis trois s'en mêlèrent, ce ne fut que passager. Il redevint rapidement une chose informe et gémissante, entièrement dépendante des attentions de l'homme qui le dominait. Après un moment, incapable de supporter l'attente, Draco se redressa pour regarder Harry. Ce dernier semblait ne plus du tout savoir où il se trouvait. Ses yeux étaient perdus dans le vague et il tentait désespérément de rester concentré. Mais le plaisir et l'alcool l'en empêchaient. Satisfait, Draco se redressa pour se recoucher contre lui.
« Je veux te baiser, Harry, lui souffla-t-il à l'oreille, frottant son sexe contre l'entrée humide de salive. Tu veux bien, n'est-ce pas ? Tu en as envie ? »
Harry ne répondit pas tout de suite. Il savait qu'il n'aurait pas voulu, dans son état normal. Mais il en avait envie. Il voulait dire oui, car il voulait savoir s'il pouvait aimer autant qu'avec les doigts et la langue. Et putain, il avait un besoin viscéral de jouir.
« Oui », dit-il.
Draco sourit, victorieux. Le loup en lui hurla de satisfaction face à la réponse. Satisfait, Draco le souleva légèrement pour atteindre plus facilement l'entrée qui le tentait. Il commença un léger mouvement pour le pénétrer, mais n'y parvint pas. Afin de s'aider, il porta sa main à son sexe et s'aida à entrer. Un grognement de satisfaction lui échappa aussitôt et une douce chaleur commença à s'allumer dans sa poitrine. Sous lui, Harry poussa un petit gémissement. Ce n'était pas douloureux, juste étrange. Il écarta d'avantage les cuisses, tentant d'aider le blond à entrer. Le mouvement leur arracha un gémissement commun. Draco regarda le jeune homme sous lui. Ses yeux brillaient et il haletait.
« S'il te plait, murmura Harry, incapable de se contenir. S'il te plait, dépêche-toi… »
Draco approuva totalement et s'enfonça totalement. Il ferma un instant les yeux pour savourer la sensation. C'était… chaud et étroit. Et il avait l'impression de brûler de l'intérieur. Il poussa un jappement satisfait et, incapable de rester immobile, bougea doucement. Sous lui, Harry couina à nouveau délicieusement. Il adorait ce son. Il reprit son mouvement pour l'entendre à nouveau. Le brun poussa cette fois un petit gémissement, un peu plus sonore. Satisfait, Draco se mit à bouger réellement, sans s'arrêter. Les cris de Harry ne s'arrêtèrent plus.
La sensation avait été troublante, au début. Mais Draco avait alors commencé à ne plus s'arrêter et chaque mouvement semblait déclencher un torrent de plaisir, lorsque son sexe buttait quelque part en lui et il adorait ça. Sans s'en apercevoir, Harry leva les hanches pour en avoir plus, chaque mouvement se faisant presque frénétique. Des larmes envahirent ses joues sans qu'il s'en rende compte. Il avait l'impression que le corps de Draco brûlait le sien et la sensation s'amplifiait à chaque mouvement.
« C'est bon… C'est bon, Draco… Draco, oui ! »
Le blond grognait. Il ne pouvait pas faire autre chose, même s'il voulait dire lui aussi combien il aimait ça. Il s'enflammait littéralement, bougeant aussi fort qu'il le pouvait. L'odeur continuait à le droguer et il perdit toute notion des choses. Son regard se porta sur Harry qui ne se contrôlait plus du tout. Ses cheveux noirs étaient totalement emmêlés et ses yeux pleuraient, les rendant encore plus brillant. Sa bouche ouverte semblait presque l'appeler et Draco fondit dessus pour l'embrasser. Il remarqua après un moment que Harry avait saisit la tête de lit et s'y accrochait de toutes ses forces, ses doigts ayant blanchis sous l'effort.
Les oreilles de Draco s'étaient plaquées sur son crâne et sa queue vaguement enroulée autour d'une des jambes de Harry, fermement serrées autour de sa propre taille. Après un moment, pourtant, Draco ressentit le besoin de le prendre avec plus de violence et il sortit du corps chaud, déclenchant un soupir contraint. Souriant, il retourna le Gryffondor qui attrapa à nouveau la tête de lit. Il avait instinctivement compris et il leva les fesses dans une invitation qui rendit Draco encore plus fou. Il le prit à nouveau, avec plus de force encore, ses mains serrant fortement les hanches étroites du jeune homme sous lui. Harry poussa un cri satisfait et se mit à le supplier, sans s'en apercevoir.
Draco ne l'écoutait même pas. Il le dominait de toute sa taille et c'était si bon. Il sentit une vague démangeaison au niveau de sa bouche mais ne s'en inquiéta pas. Son plaisir augmentait, il était si proche. Manifestement, Harry aussi, car il ne cessait de dire qu'il allait exploser. La chaleur avait cessé de s'amplifier, mais elle demeurait. Draco sut à quel moment exactement Harry allait jouir. Il le sentit se tendre et son odeur, bien que forte, s'amplifia encore plus. Son corps se crispa, son anus se resserra sur lui et, brutalement, il hurla. Aussitôt, Draco perdit pied. Il s'enfonça avec brutalité, jouit vivement et se pencha aussitôt sur Harry. Ses dents, allongées pendant le plaisir, se plantèrent dans son épaule. Harry cria encore et son orgasme se prolongea dans une sensation d'infini total. Draco finit par le lâcher et ils s'effondrèrent sur le lit, le corps tremblant et en sueur.
Epuisés, ils n'eurent pas le courage de bouger. Draco prit à peine le temps de tirer sur la couverture pour les recouvrir avant qu'ils ne s'endorment. Sur l'épaule de Harry, la blessure de la morsure faite par Draco, en forme de croissant de lune, brillait d'une lueur argentée.
A suivre…
Oserais-je… Si je le propose, je vais me retrouver avec des dizaines d'acceptation… Bon, j'ose.
Auteur recherchant activement petite âme volontaire pour se faire vigoureusement torturer à relire ses chapitres, que ce soit pour l'ortho ou pour l'opinion de l'histoire. Opinion détaillée. Attention, l'auteur est despotique, attend du lecteur qu'il soit à disposition quand elle en a besoin (non, vraiment, je suis despotique, je vous assure, ce n'est pas une blague ni du négativisme, c'est réaliste en plein). Et cela, uniquement pour cette histoire…
Sur ce, je vous dis au premier juin au plus tard, ou avant, qui sait…
Ah! Et le prochain chapitre s'appelle "Lien". Et comme j'aime être une connasse:
"Draco hocha de la tête alors que le sourire de Devis s'accentuait.
« Mais tu risques d'avoir très mal… »
Il avait dit ça d'une voix presque cajoleuse. Une voix capricieuse qui sous-entendait qu'il s'en réjouissait.
« Je sais, répondit Draco, se retenant de claquer des dents. Mais il le faut. »
Devis sourit plus largement.
« Fort bien, dit-il. Que ne ferais-je pas pour satisfaire l'un de mes héritiers… »"
