Bonjour tout le monde !

OUI JE SUIS EXTRÊMEMENT EN RETARD ! Veuillez me pardonnez s'il vous plait ! Je dois avouer qu'avec les études et les autres fictions, je n'ai pas forcément trouvé le temps d'écrire la suite. D'autant plus que ce chapitre ne m'a vraiment pas inspiré. L'histoire deviendra plus passionnante par la suite vous verrez ;)

Aussi je vous promet que je finirais cette fiction, je peux vous assurez qu'il n'y aura pas d'abandon.

Bonne lecture !


Réponse aux reviews :

Louise : Coucou ! Alors je suis surprise de te retrouver parmi les lectrices de cette fiction ^^ Je pensais que tu ne suivais que le fandom de Dragon. Enfin bon, je ne vais pas te cacher que ça me fait vraiment plaisir :D
Je suis flatté que tu me dises cela, même si pour ce chapitre, je suis moins convaincus qu'elle soit belle mon écriture x)
Alors oui, j'aimerai bien un jour écrire sur Fairy Tail et Harry Potter, mais bon il y a déjà tellement de fictions que je pense que je vais me concentrer déjà sur celles que je publie en ce moment, on verra par la suite :)
Bonne lecture !

LoWwLoWw : Hey ! Hey ! Hey ! Comment ça va toi ? Là aussi je suis surprise de te voir lire cette fiction, mais tout aussi heureuse ;)
Alors oui je me suis dis que c'était intéressant de montrer comment Peter Pan avait rejoint le Pays Imaginaire, connaître le commencement en fait. Et tu verra que dans ce chapitre, j'ai fais la même chose, mais pour Clochette.
Bonne lecture !

Isabella-57 : Salut ! Je suis contente de te voir parmi les lecteurs de cette fiction et je t'en remercie ! :D
Pour les fautes, si tu pouvais me dire où tu en as remarqué ça me ferai vraiment plaisir, car je ne vois pas du tout où j'en ai fais malheureusement x)
Le prochain chapitre mettra moins de temps à sortir, promis ! :)
Je te souhaite également bon courage et merci encore. Bonne lecture !


La légende du Pays Imaginaire !

Je ne le connaissais pas, pourtant il m'avait semblé qu'une part infime de mon être pouvait lui faire confiance. Je décidai donc de croire en mon cœur et d'aider ce pauvre petit qui me semblait perdu. Il avait l'air si fragile à ce moment-là, qu'il aurait été cruel de ma part de le laisser entre les bras de la mort. Car avec ce froid il n'aurait pas tenu bien longtemps malheureusement.

Je ne connaissais rien de son histoire et pourtant, j'avais l'impression de tout connaitre de cet enfant. Il était en train de jouer au pirate et venait de se blesser en tombant du banc sur lequel il était. Ses larmes étaient si pures et si intenses que j'aie su en cet instant qu'il éprouvait une grande douleur et qu'il avait besoin d'un peu de réconfort.

Je décidai alors d'apparaître dans un flot de lumière très intense. Je sus à son expression qu'il semblait troublé par mon arrivée. Chose qui est facilement compréhensible je dois dire.

Je lui fis mon sourire le plus réconfortant avant de me poser entre ses mains glacées. Ma simple présence eu dont de le faire sourire, pourtant je sentais bien que malgré ce petit instant de bonheur que je venais de lui apporter, il avait encore encré en lui un horrible souvenir. Je balayai du regard ce qui nous entourai et j'aperçus un petit baluchon, je pus deviner sans difficultés qu'il venait certainement de quitter sa famille. Cela me rappela immédiatement ce que j'avais vécu il y a de ça 1an…


Flash-Back :

Les fées naissent dès qu'un nouvel enfant arrive sur Terre. En effet, le premier éclat de rire d'un enfant est bien plus puissant qu'il n'y parait puisqu'il s'agit de la condition primordiale à la naissance d'une fée. En ce qui concerne sa survie, c'est une autre affaire. Lorsque l'on cesse de croire aux fées, celles-ci se meurent car elles puisent leur magie dans la foi en leur existence. Et c'est à partir de l'éclat de rire d'un enfant nommé Peter que je suis apparue ! Je suis donc lié à cet enfant pour le restant de ma vie. S'il jamais il venait à ne plus croire aux fées, je disparaitrai petit à petit. Et c'est exactement ce qui est en train de se passer. Je me nomme Tinn-Tamm, et je suis en train de perdre mes pouvoirs magiques à cause de l'environnement où évolue l'enfant dont je suis lié.

La reine des fées savait pertinemment que je ne pourrai rester très longtemps en vie, alors au lieu de m'aider à retrouver ce jeune garçon, elle m'a mise à la tâche, et forcée à faire toutes les corvées ingrates qu'aucune autre fée ne voulait faire. J'ai ainsi donc passées mes journées entières à servir de bonne femme de chambre car elle ne voulait pas s'attacher à moi. En effet, la fée disparait lorsque l'enfant grandit, et donc la reine ne veut pas e^tre triste lors de cet évènement, donc elle reste amie uniquement avec celles dont elle est sûre que l'enfant croira toujours en elle.

Le palais de la reine des fées se situait au milieu d'une immense pleine. Beaucoup d'arbres venaient entourés cet édifice qui lévitait légèrement au-dessus du sol. Il était fait de marbre blanc et plusieurs tours venait l'orné, des millions de fenêtres prenaient place et sa forme de losange lui donnait beaucoup d'allure. Toutes les fées y vivent, chacune d'elles avaient une petite chambre qui lui était réservé. Un peu comme une ruche d'abeille.

On me demandait sans cesse des tâches ingrates tel que laver le sol à la main, ou encore nettoyer les 3000 fenêtres du château.

« Bah alors Tinn-Tamm on traine ? »

« En même temps, vu sa capacité magique, elle risque pas d'arriver à grand-chose hahaha ! »

« Les filles allons, ce n'est pas de sa faute si le gamin dont elle est lié ne crois pas en elle, en même temps, vu son physique c'est normal que personne ne s'intéresse à elle ! »

« HAHAHA ! »

Trois pimbêches de fées venaient de passer près de moi, vêtues toutes les trois d'un diadème et d'une somptueuse robe, elles se pavanaient librement devant moi sous prétexte qu'elles avaient le droit de rendre visite à leur humain. Car oui il existe des fées qui se font décevoir le droit suprême d'aller voir l'enfant à qui elles sont attachées pour lui prouver que les fées existent. Personne à part certaines fées disposant de cet avantage n'est autorisé à quitter notre monde.

Pourtant, alors que les gouttes de lune venaient se perdre dans l'immensité du lac qui arborait le palais, je me surpris à faire une petite escapade nocturne dans le but d'aller trouver cet humain. Je fus soudain pris d'un courage inébranlable. Malheureusement avec mes ailes qui étaient fragilisées par le manque de foi, je ne pus aller bien loin, j'étais épuisée d'avoir parcouru tant de chemin avec mes petits pieds frêles.

Je poussais les branches les unes après les autres, j'escaladais les montagnes, je traversais les rivières, et lorsque le jour se leva. Je me rendis compte que je n'avais parcouru qu'une heure de vol. Epuisée par tant d'efforts, je me laissai aller quelques heures dans les bras de Morphée, bien à l'abri sous les feuillages d'un buisson qui avait rencontré mon périple.

Je fus cependant réveillée par le vacarme que faisait l'armée royale, sûrement à ma recherche.

« Trouvez-là ! Il lui est formellement interdit de passer les frontières du pays des fées ! »

« Et si jamais sa majesté apprend que nous l'avons laissé s'échapper, je ne donne pas chère de nos ailes ! »

Manifestement, j'avais attiré l'attention malgré moi. Il fallait que je reste discrète, je n'avais vraiment pas envie de finir les restant de mes jours à faire des tâches ménagères pour une reine qui ne s'occupait absolument pas de ses sujets !

J'attendis alors la tombé de la nuit pour pouvoir poursuivre mon périple. Mais avant cela, je m'installai confortablement sur un rocher pour pouvoir redonner de l'énergie à mon estomac, je sorti donc de mon sac préalablement préparé au château, un peu de quoi grignoter. Une fois mon ventre rassasié, je poursuivi mon chemin. Au bout de quelques jours d'intense marche, non sans difficultés pour éviter la garde royale qui sillonnait le pays, je fus arrivé à la lisière du royaume. Une gigantesque barrière arc-en-ciel se dressait devant moi. J'étais prête à la traverser lorsque je fus soudain prise de panique, qu'allais-je découvrir à l'extérieur ? je ne connais rien du monde humain, de plus je ne sais même pas où il se trouve, ni comment retrouver Peter… Mais les cris de la garde royale réduisirent de beaucoup mon hésitation, ni une, ni deux, je franchis cette barrière magique. Une intense douleur me pris dans la poitrine, je criai alors de toutes mes forces lorsque je sentis que ma voie s'éteignait peu à peu dans ma bouche. Mon corps entier était devenu glacé. Je ne pouvais plus bouger, j'étais pétrifié dans cet arc-en-ciel, soudain un violant tourbillon s'acharna sur moi et je perdis connaissance.

Lorsque j'ouvris les yeux, je fus éblouis par la décharge de lumière qui s'abattit sur moi, je refermai alors aussitôt mes yeux pour ne les rouvrir doucement que quelques secondes plus tard. Lorsque je fus habitué à la luminosité, je balayai du regard ce qui se trouvait autour de moi. Une immense baie reposait devant moi, une fontaine venait se jetée dans celle-ci et le reflet du soleil dansait sur l'eau qui arborait un bleu profond.

Cependant malgré la beauté de cette île, cela ne pouvait pas être le lieu où les humains vivent puisque j'en ai aperçu aucuns. Je fis un rapide survol de l'île, mais je ne trouvai malheureusement aucunes issues.

Un an se passa sur cette île pendant cette longue année, je pouvais enfin faire ce qui me plaisait, pourtant je m'ennuyai fermement, j'étais seule et je sentais et si je continuai comme cela, j'allais mourir d'ennui. Un jour, alors que je me prélassais comme à mon habitude sur la lagune, je sentis un pouvoir inconnu s'emparer de tout mon corps ! C'est comme si je revivais ! Je voulu alors tenter de voler pour la première fois de ma vie, et m'enlaça et… je m'envolai ! C'était incroyable comme sensation, le vent frais qui venait se fracturer sur mes rougies par le froid, mes cheveux et mes vêtements qui se plient aux ordres du vent frais, mon corps n'étant plus soumis à l'action de la gravité…. Tant de sensations nouvelles en si peu de temps… J'étais juste… LIBRE !

Puis à force de voler, je me rendis compte que je pouvais traverser le ciel de ce pays. Aussi étrange que cela puisse paraître, je volai donc très vite en direction des nuages, sans m'arrêter. Le froid gagnait rapidement ma peau mais je faisais abstraction. Alors que je traversais l'immense ciel, je fus prise dans un énorme tourbillon aux milles couleurs. Ce tourbillon me fit perdre la tête, mais lorsque je rouvris les yeux, je pus apercevoir une magnifique ville éclairée par une chaine d'ampoules étincelantes. La vue était tout simplement à couper le souffle ! J'y découvrais des quais, des péniches, des entrepôts, des monuments, et… le plus beau de tous, une somptueuse horloge qui trônait au milieu de cette ville.

Mais malheureusement, avant que je n'ai pu admirer d'avantage le paysage, je fus soudain pris d'un vertige inexplicable, je tombai alors comme une pierre sur le goudron froid et dur de cette rue. Je ne savais du tout où j'étais, pourtant à ce moment-là, les larmes d'un enfant retinrent mon attention, et c'est en suivant ce son que je le vis, là, en train de pleurer car il venait de tomber : Peter !

Fin du fash-back !


« Tu veux jouer avec moi ? » ces mots me ramenèrent bien vite à la réalité ! C'était la première fois que quelqu'un m'adressait la parole pour me demander une requête pareille. Jamais de ma triste vie je ne m'étais amusée. J'ignorai d'ailleurs ce que ce mot signifiait exactement. Je fus alors surprise, puis je décidai de le remercier pour l'attention qu'il m'avait porté. La seule chose que je transportais avec moi était de la poussière de fée, c'est une matière que les fées sécrètent naturellement et en grand quantité lorsque les enfants ont toute foi en elles.

En parlant d'essence magique, je ne mettais jamais sentie aussi bien ! J'avais l'impression de revivre, ce fut un véritable bonheur, je sécrétais maintenant de la poussière de fée en très, très grand quantité, c'était réellement un miracle. Je regardai alors Peter en souriant bêtement, que je lui étais reconnaissante, sans le savoir il m'avait sauvé la vie !

Après lui avoir balancé un peu de cette poussière pour le remercier convenablement, je me rendis compte assez rapidement que ses pieds ne touchaient plus le sol. Sérieusement ? Il pouvait voler !

Et c'est alors que débuta une magnifique promenade aérienne dans les rues de Londres, c'était la première fois que je me sentais aussi légère, aussi bien, aussi… LIBRE !

Oui j'étais enfin libérée de cette vie minable, je pouvais à présent faire tout ce dont je souhaitais, et en plus je n'étais plus seule. J'avais quelqu'un à mes côtés, à cet instant, je regardais Peter comme si c'était la plus belle chose qui m'est été donné de voir.

Puis pendant que nous tournâmes dans les rues désertes de cette belle ville, je me demandai si notre place n'était pas plutôt sur cette île sur laquelle je m'étais enfoui quelques heures auparavant. Aucunes personnes pour nous dire quoi faire ni quoi dire, personne pour nous interdire de faire ci ou ça !

L'apparition soudain d'un mur me fit revenir bien rapidement à la réalité, je l'esquivai donc à la dernière seconde, avant de tirer les vêtements de Peter. Je ne pouvais malheureusement plus parler, alors autant lui faire comprendre d'une autre manière. Je savais très bien comment retrouver le chemin qui menait à cette île, je venais d'une boule de gaz très lumineuse, je volai donc dans sa direction. Je me retournai brièvement pour savoir si Peter me suivait toujours, lorsque j'eu confirmation, je continuais donc sans m'arrêter. Nous passâmes dans un tourbillon multicolore avant de retomber de plein fouet sur les nuages. Ce qui était étrange c'est que Peter pouvait librement marcher dessus.

Mais le plus étrange dans tout cela, était que l'île me paraissait complètement différente de tout à l'heure, comme si la simple présence de Peter lui avait redonné de l'énergie, c'était incroyable !

Je fis un regard avec à nouveau compagnon, il semblait terriblement gêné par ma présence, cela ne me dérangea nullement, je lui fis bien comprendre qu'il était ici pour s'amuser et non pour s'embêter avec des sentiments de grandes personnes !

« Ouah mais c'est magnifique ici ! Comment connaissais-tu l'existence d'un tel endroit ? » me demanda-t-il d'un air tout à fait innocent.

Je ne savais quoi lui répondre, j'essayais tant bien que mal de parler, mais les seuls sons qui sortirent de mon corps fussent des titillements de cloches.

Bien évidemment il me regarda étrangement, tentant désespérément de comprendre ce que je pouvais bien raconter. Au bout d'un certain moment il abandonna.

« Laisse tomber, je ne comprends vraiment rien à ce que tu racontes. » me dit-il dans l'embarras.

Je fis alors de grands gestes pour essayer de lui faire comprendre que j'aimerai beaucoup faire le tour de l'île avec lui. Il ne mit pas très longtemps à savoir ce que je voulais lui faire passer comme message. Nous partîmes alors à la rencontre de notre futur terrain de jeu. Nous aperçûmes une lagune aux sirènes, elles portaient de magnifiques colliers de perles bleues, surmontées d'une étoile de mer dans leurs cheveux. C'est bizarre, elles n'étaient pas là la première fois que je suis arrivé ici, dès qu'elles nous aperçurent, elles faisaient nous faisaient de grands signes pour qu'on les rejoigne. Enfin « on », juste Peter plutôt, car j'étais inexistante à leur yeux. Il commença à s'amuser réellement avec elles, il leur piquait leur étoile de mer et les défiai de le rattraper. Cela me mit dans une colère profonde, ni une, ni deux, je me précipitai sur elles pour les jeter dans l'eau. J'étais rouge de haine, je ne sais pas trop pourquoi, mais Peter m'appartient à moi et à moi seule ! Lorsqu'il me vit faire, il fut très surpris !

« La fée ? Bah qu'est-ce qu'il te prend ? On s'amusait bien, pourquoi tu viens tout gâcher ? » me demanda-t-il.

« Laisse Peter, ce n'est pas grave ce n'est pas comme si je n'aimais pas l'eau, viens donc me réchauffer ! » lui répondit la sirène que j'avais poussée dans un sourire narquois.

« Oh… euh…. Oui pas de soucis ! »

QUOI ?! Peter voulait réchauffer cette peste de sirène ! J'hallucine ! Mais l'esprit trop enfantin de Peter ne comprit pas le sous-entendu caché de cette phrase. Puisqu'en effet, il alla rapidement dans la forêt pour couper des grandes feuilles d'arbre et ainsi les mettre autour des épaules de la jeune femme, qui sembla d'ailleurs terriblement déçue. Moi cela me fit exploser de rire. Un rire cristallin que je ne pouvais contenir plus longtemps en moi tellement la situation était comique.

Après avoir joué encore quelques temps avec elles, nous partîmes en direction d'un camp de peaux rouge, là encore c'était la première fois que je les voyais, et Peter semblait émerveillé par chaque nouvelle découverte.

Ces peaux rouge ne semblaient pas faire attention à nous, aussi étrange que cela pouvait paraitre, ils se contentaient de ramasser du bois pour leur feu de camps, cependant Peter arriva et s'amusa alors à piquer leur calumet de la paix, ou les plumes qu'ils avaient au-dessus de la tête. Pour le coup cela fit moins rire ces graves gens qui immédiatement se mirent en colère et crièrent sur Peter pour qu'il leur rendre leur affaire. Pourtant cela amusa de plus belle le jeune homme qui n'était pas prêt à recourir à leur requête.

Moi de mon côté, je me mis à faire pareil, et je dû avouer que cela était très plaisant, en effet l'adrénaline du moment me donnait l'impression d'avoir de nouveau des ailes ! C'était merveilleux ! Puis à un moment donnée, une jeune fille du nom de « Lili la tigresse » fit son apparition, et j'ai l'impression que Peter semblait subjugué par sa vue. Cela encore une fois me rendit folle de jalousie. Je me précipitai sur elle pour lui voler son collier, elle me pourchassa un bon moment, et lorsque Peter fut sorti de sa transe, il se mit à me poursuivre pour récupérer son collier et lui rendre, puis il me un signe de tête dans le but de partir.

« Pardon pour le dérangement ! » fit-il à l'adresse des indiens.

J'ai eu l'impression que cette Lili la tigresse était bouleversée par l'intervention de Peter, puisqu'elle devint encore plus rouge qu'elle ne l'était déjà, mais ce détail ne passe visiblement pas inaperçu aux yeux de Peter puisqu'il me dit par la suite :

« Hé j'ai l'impression que les filles sont toutes folles de moi ici ! » avait-il dit dans un sourire ravageur.

C'est drôle mais le Peter que j'ai connu à Londres n'était pas du tout comme cela, il a changé du tout au tout, comme si les adultes avaient empêché sa personnalité de s'exprimer.

Je ne pus faire qu'un son de cloche en guise de réponse, mais j'ai l'impression que cette fois-ci, il avait un peu comprit ce que je voulu dire puisqu'il rigola de bon cœur.

« Tu es vraiment hyper marrante toi ! Oh d'ailleurs je vais t'appeler Fée Clochette ! Bah oui tu fais tout le temps des titillements de cloches, donc Clochette ! »

Je lui fis un large sourire pour lui montrer que j'étais d'accord avec lui, c'était la première fois que quelqu'un accordait de l'attention et qu'on m'appelai par un prénom, au lieu de dire « la souillonne » ou « la femme de ménage ». Et puis je dois avouer que mon ancien prénom ne me plaisait pas vraiment, donc je suis contente du nouveau nom qu'il m'a donné. Pendant un moment je fis une petite moue suite à ce souvenir douloureux, mais il disparut bien vite car Peter venait de me prendre entre ses mains pour m'annoncer d'un large sourire :

« Dis clochette, on restera toujours ensemble pas vrai ? »

Ce moment-là fut de loin le meilleur moment de toute ma vie, c'est comme si je pouvais respirer à nouveau ! Je sentais une boule d'énergie se former en moi, un pouvoir magique que je ne connaissais pas jusqu'à leur. Je sautillais alors partout autour de moi, et je déversais une grande quantité de poussière de fée sur lui, si grande qu'il finit par éternuer. Je rigolai donc de bon cœur, il me sourit et me provoqua :

« Oh attend toi, si je t'attrape ! »

Nous entamâmes une grande course poursuite, jamais de ma vie je ne m'étais autant amusée ! Dans la foulé je me dirigeai sous dans une grotte, je passais près d'une fontaine, et je vis alors Peter qui s'amusait à pécher des poissons pour me les balancer dans l'eau 5m plus haut.

Je n'avais jamais vu quelqu'un avec autant de joie de vivre ! Puis nous continuâmes à voler comme cela, sans but précis. Lorsque soudain un boulet de canon qui manqua de m'assommer nous fîmes perdre le sourire.

« C'était quoi ça ? » demanda-t-il en se tournant vers la source du tir. Nous aperçûmes alors un bateau remplis de pirates à bord qui nous fixait d'un mauvais œil, alors que je fus prise de panique, Peter lui semblait pris d'un amusant encore plus fou puisqu'il ne jeta à corps perdu sur le bateau, avant de faire des grimaces devant les pirates et d'esquiver avec agilité tous les boulets de canon. Il s'amusait à leur piquer leur chapeau et leur épée avant de balancer tout ça à la flotte. Je me joignis alors à lui et fit de même, l'un d'eux essayait de m'attraper dans son chapeau, à force de tournoyer autour de lui, il perdit la tête et tomba à l'eau. Nous rigolâmes de bon cœur avec Peter.

Pourtant, alors que nous passions du bon temps avec ces pirates, lorsque l'un deux débarqua, Peter blêmit soudainement.

« Mouche, que se passe-t-il ? » cira ce dernier.

« Capitaine, un petit enfant qui vole vient nous embêter. »

« Que dis-tu ? Un garçon qui vole ? HAHAHA Mouche, c'est impo.. » lorsqu'il vit Peter, celui-ci se tut et demanda à son second de le pincer pour savoir s'il ne rêvait pas.

« AÏE ! MOUCHE ! » le petit pirate assez rond tremblait de peur, il rétorqua…

« Mé… mé… mais… c'est vous… vous qui.. qui m'avez… deman… demandez ça capi… capitaine ! » bégaya-t-il effrayé !

Cet homme qui se faisait appelé Capitaine avait les yeux marron et portait un ridicule chapeau surmonté de plumes rouges. Il était vêtu d'un manteau également rouge. Il possédait des cheveux noirs comme l'ébène, bouclés et longs qui flottaient au vent. Sa moustache suivait le même mouvement. Il était vraiment repoussant.

Dès qu'il entra dans notre champs de vision, Peter me pris dans sa main et s'envola à une vitesse folle.

« Allez viens Clochette partons ! » me lança-t-il.

J'ignorais pourquoi, mais il semblait que ce capitaine lui faisait vraiment très peur. En effet il était tout pâle. Enfin le plus étrange c'est que depuis qu'il a vu ce mystérieux capitaine, le temps de l'île avait subitement changé, il faisait du brouillard. Impossible de savoir comment le temps avait pu si rapidement passé d'un magnifique soleil à un brouillard comme cela. Ma surprise fut encore plus grande lorsque le soleil revint quelques minutes plus tard, cela était très mystérieux. Je n'y prêta cependant plus attention puisque nous nous étions mis en tête de construire un abris pour la nuit, après avoir parcouru de nouveau l'île à la recherche du coin idéal, nous vîmes une souche d'arbre dans laquelle nous pouvions nous faufiler. En un regard je compris exactement ses pensées, nous étions sur la même longueur d'onde lui et moi.


Après plus semaines passée sur notre île, nous avions finalement construit notre repère dans cette souche d'arbre.

Peter avait trouvé des vêtements à sa taille, il était entièrement vêtu de vert, je dois dire que cela ne me laissai pas indifférente, il était tout simplement magnifique comme cela.

Nous avions fait des indiens nos amis, en effet nous leur rendions souvent visite, malheureusement les sirènes étaient toujours là elles aussi. Je devais donc me montrer encore plus ingénieuse à chaque fois dans le but de trouver un stratagème pour les éloigner de mon Peter.

Les pirates étaient devenus notre distraction, on s'amusait follement avec eux, d'ailleurs un jour, Peter avait coupé la main du Capitaine avant de la balancer à un crocodile, depuis ce jour nous l'avons renommé « Le Capitaine Crochet » car un crochet était venu remplacer sa main gauche. Je ne sais toujours pas pourquoi mais le brouillard se levait toujours lorsque Peter apercevait ce Capitaine…. C'est comme si le temps changeait en fonction des émotions de ce dernier.


Puis plusieurs années passèrent, un jour alors que Peter s'amusait avec les sirènes et que moi je réfléchissais à un moyen de les faire disparaitre, je vis un enfant endormi sur la plage. Il avait les cheveux marron comme ses yeux, il était un peu rond et semblait perdu aux pays des rêves. Je tentai alors de le réveiller mais rien n'y fit, j'appelai alors Peter pour qu'il vienne essayer.

« Quoi qu'est-ce qu'il y a Clochette ? » Après avoir remué dans tous les sens, il comprit finalement que je voulais qu'il me suive. Une fois sur place, il regarda attentivement le jeune garçon avant de me dire :

« Mais c'est génial ! Un nouvel arrivant, on va pouvoir s'amuser un peu plus ! »

Lorsque ce dernier ouvrit enfin les yeux, il semblait complètement déboussolé. Il regardait frénétiquement tout autour de lui.

« Salut ! Je m'appelle Peter Pan ! Ça te dis de jouer avec nous ? »

« Heu… où on est ? Elle est où ma maman ? » demanda ce dernier.

« Ta maman ? C'est quoi ça ? » lui répondit Peter.

Je fus terriblement surprise, Peter avait oublié ce qu'était une maman.

« Bah… une maman, c'est une personne qui s'occupe de toi, qui prend soin de toi et… »

« C'est une adulte, donc comme tous les adultes, elle est incapable de nous comprendre et nous oblige à faire des choses que l'on a pas envie de faire. Ici tu peux être libre de faire tout ce qui te chante, sans que personne ne te dise quoi que ce soit ! »

Ce jeune garçon regarda Peter comme s'il était fou, Peter voulu alors lui faire comprendre qu'il disait vrai, il me regarda avec un sourire non dissimilé puis me lança :

« Clochette, tu sais ce que tu dois faire ? »

Je compris alors aussitôt où il voulait en venir, je balançai alors sur ce pauvre garçon de la poussière de fée, et ce dernier s'éleva dans les airs.

« Alors ? On n'est pas bien là ? » s'écria Peter avant de s'envoler avec lui.

Je vis alors un large sourire venir illuminer son visage, il semblait beaucoup apprécier cette île, sûrement autant que nous. Il en oublia rapidement ses parents.

« Au fait tu t'appelles comment ? »

« Heu… »

C'est marrent, ce jeune après avoir passé une journée entière en notre compagnie, semblait perdre la mémoire au fur et à mesure que le temps passait, je trouvais cela très étrange…

« Ce n'est pas grave, je vais t'appeler « Le frisé » ! Ça te convient ? » lui demanda-t-il tout sourire.

« C'est parfait, mais heu… pourquoi le frisé ? »

« Tout simplement parce que tu as les cheveux frisés ! »

« Haaa d'accord ! »

Il semblait un peu longue à la détente cet enfant, mais dans tous les cas cela faisait plaisir de voir un nouvel ami.


Puis les semaines passèrent, nous avions vu d'autres enfant qui étaient arrivé sur notre île, cela était d'ailleurs très étrange, pourquoi arrivaient-ils ici ? Et pourquoi oubliaient-ils tout de leur vie d'avant ? Tant de questions qui restaient sans réponses…

Je décidai donc de ne pas trop de prendre la tête et de juste profiter de l'instant présent avec eux. En effet cela me faisait un bien fou, j'adorais ma nouvelle vie avec eux, on mangeait ce qu'on voulait, on s'amusait à se noyer, à s'éclabousser, à embêter les pirates. Et le plus marrent était avec les peaux rouge, on se divertissait à les trouver et les emprisonner, on les libérait peu avant la tombée de la nuit, ils faisaient exactement la même chose. Les sirènes étaient toujours en train d'admirer mon Peter, et cela avait toujours le don de m'exaspérer au plus haut point.

Et c'est comme cela que des années passèrent, je pourrai maintenant décrire avec certitude les habitudes de l'île que nous avons d'ailleurs renommé « Le pays imaginaire ! ». Une idée de la Guigne, un des garçons qui nous a rejoints. Ils sont finalement au nombre de sept, la Plume, Bonzig, les Jumeaux, le Frisé, et la Guigne.

Le temps de l'île change en fonction de l'humeur de Peter, si ce dernier est joyeux alors il fera du soleil, en revanche s'il est anxieux ou stressé, le brouillard s'installera sur le pays imaginaire. Par contre je dois avouer que je ne l'ai encore jamais vu triste, pas une seule fois, je n'ose imaginer ce qu'il pourrait se passer si cela devait arriver.

Les garçons qui nous avaient rejoints étaient des enfants qui avaient perdu leur nourrice, et qui ont été envoyés au Pays Imaginaire lorsqu'ils n'avaient pas été réclamés depuis sept jours. Et depuis que l'on vit ici, personne n'a grandi, pas même moi, nous sommes restés jeune et je pense que nous le resteront éternellement, du moins c'est ce que je croyais, jusqu'à l'arrivé d'une certaine Wendy…

Je m'appelle Clochette, et je suis la fée de Peter Pan. Accompagné des garçons perdus, nous passons notre temps à nous amuser au Pays Imaginaire, l'endroit où l'on ne grandi jamais !


Voili, voilu !

Alors le prochain point de vue sera celui de... *roulement de tambour* WENDY !

L'histoire va commencer à devenir de plus en plus intéressante, ce chapitre là n'était pas forcément nécessaire, mais j'avoue que l'idée de savoir comment s'est "construit" le pays imaginaire me plaisait bien.

Dans cette fiction, je pense que je vais continuer la fiction "L'après Peter Pan" de MissLullaby's, qui n'a malheureusement jamais terminé son histoire... (je vous dirai bien d'aller la lire car c'est une fiction magnifique, mais cela est très frustrant de ne pas avoir la fin... )
Qu'en pensez-vous ?

Bref, sur ce,

Gros zoubi !