De retour après quelques vacances, le 15, me voilà ^^

J'espère que vous apprécirez ce petit conte revisité à la sauce Aventures ; )

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Il était une fois, quatre amis aventuriers qui avaient voyagé et baroudé sur les routes pendant de longues années. Fatigués de tant d'aventure, ils avaient fini par se retrouver dans la maison du plus filou pour prendre un repos bien mérité.

Mani était très heureux de les accueillir, mais ne changea pas ses habitudes pour autant. Ainsi, bientôt, il annonça la venue d'une nouvelle amie à huit pattes d'un mètre cinquante. L'Elfe était vraiment très excité à l'idée de leur présenter, mais ce n'était pas le cas des autres aventuriers. Shinddha était devenu bleu suite au choc de cette révélation. Grunlek avait eu des frissons ne comprenant pas la fascination de Mani. Et Théo avait senti son épée le démanger, prêt à tout pour se débarrasser de cette créature malfaisante.

Toutefois, les trois amis décidèrent d'un commun accord de partir de chez leurs hôtes avant l'arrivée de l'arachnide. Après avoir remercié Mani pour son hospitalité, la décision fut prise qu'ils allaient s'installer chacun non loin, et construire leur propre maison et ainsi avoir un endroit bien à eux.

Shinddha était un jeune archet, proche de la nature. Il n'avait jamais aimé le confort des villes. Ainsi, à l'orée de la forêt, il se construit une maison de paille qui lui servait plus de point d'attache que de véritable abris. Il préférait passer du temps à parcourir la sylve et à chasser plutôt que perdre du temps à construire une maison où il ne serait jamais. Il n'y laisser que le strique nécessaire et passait la plupart de ses nuits dehors, bien qu'une couchette l'attendait tout de même les soirs de pluie.

Grunlek était un fier nain débrouillard, avec un bras mécanique. Il trouva rapidement une parcelle de champs abandonné qu'il pourrait exploiter. Il commença donc rapidement à fabriquer une petite cabane en bois et à cultiver des légumes pour subvenir à ses besoins. Cela allait d'autant plus vite que son bras l'aidée dans les ouvrages, même les plus difficiles. Ainsi, la petite cabane de bois au fils des jours fut améliorée et renforcée et il prenait grande joie et satisfaction de voir le travail accompli.

Théo quant à lui était, était un noble paladin. Il ne lui fallut que très peu de temps avant de trouver ce qu'il cherchait. Il acheta non loin de la ville une petite maison en pierres un peu délabrée. Il paya ensuite des ouvriers pour la retaper et enfin finit par prendre possession du lieu. Il n'avait eu qu'a clamer son identité et on avait presque de suite exécuté ses ordres à la vue d'une bourse d'or. Maintenant, il prenait un repos mérité, ses doigts de pied se réchauffant au coin du feu.

Les jours passèrent et les trois aventuriers se plaisaient dans leurs nouvelles routines. C'est alors qu'un matin d'hiver, ou la neige recouvrait tout, arriva un mage à la longue robe rouge. Il se prénommait Balthazar et il cachait un grand secret.

Il toqua à la porte de Shinddha demandant un abri pour se protéger du froid. Mais l'archet, pour une fois au fond de son lit, ne répondit pas. Le mage, déçu de ne pas avoir de réponse soupira alors qu'il tremblait de froid. Il était en train de tomber malade. Tout d'un coup, confirmant ses pensées, il éternua. Dans l'action toutefois, il cracha une gerbe de flammes qui atterri sur la maison.

Honteux, le mage s'en alla alors que Shinddha commença à suffoquer de chaleur. Il sortit en trombe de son abri, le regardant tomber en morceau. De dépit, il partit donc en direction de la maison de Grunlek. Ce dernier l'accueillit et écouta les déboires de l'autre.

Ils passèrent la matinée ensemble jusqu'à ce qu'à midi, on vienne toquer à la maison de bois du Maitre Nain. C'était le Mage tremblant et livide qui avait pris un autre chemin et demandait une nouvelle fois un abri pour se protéger du froid. Il eut cette fois si une réponse, mais elle ne fut pas l'espoir qu'il attendait. Grunlek refusa catégoriquement, puisqu'il avait brûlé la maison de son ami. Balthazar plaida l'accident, mais au même moment, il éternua et une gerbe de flammes plus grosse encore commença à dévorer la maison.

Paniqué, le mage s'enfuit pendant que Grunlek et Shinddha essayèrent de sauver ce qu'ils pouvaient. Mais la maison de bois brûla rapidement et il ne resta plus qu'une armature fumante à la place de la maison. Contrariés et tristes, les deux amis prient alors la route avec l'espoir de trouver refuge chez Théo.

Le Paladin les accueillit dans sa petite maison de pierre. Il écouta les deux récits et arriva rapidement à une conclusion que ses deux camarades n'avaient pas envisagée. Il leur assura que si jamais le Mage venait ici, il n'avait rien à craindre. Ils passèrent donc la fin de journée ensemble et alors que le crépuscule se faisait, on toqua à la porte de Théo.

Derrière elle, Balthazar était à bout de forces. Il avait passé sa journée dans la neige, il n'avait pas mangé et il était complétement malade. Il savait que s'il passait la nuit dehors, il ne survivrait pas et que ce serait un grand malheur pour tout le monde.

D'une voix cassée, il demanda un abri pour se protéger du froid. La voix du Paladin résonna fort, lui disant qu'il savait qui il était, un demi-diable hérétique et que s'il ne voulait pas subir sa lame et recevoir le châtiment de la lumière, il devait passer son chemin. Il avait déjà fait assez de tort dans la région.

Le mage écarquilla les yeux, il était percé à jour. Combien de chance avait-il de tomber sur un Paladin. Ce dernier devrait toutefois comprendre sa position et il était prêt à mourir de sa main s'il le fallait, plutôt que de laisser sa place au diable. Alors, il essaya de se faire entendre au travers de la porte, de justifier sa requête.

Mais Théo était catégorique, une hérésie ne passerait pas le pas de sa maison. Derrière lui, Grunlek et Shinddha étaient plus mitigés, ils comprenaient maintenant l'insistance du Mage et avaient presque des regrets de ne pas lui avoir offert l'hospitalité. Ils essayèrent de convaincre Théo, mais rien n'y fit.

Dans le froid, Balthazar était désespéré, mais il ne renonça pas pour autant en entendant les bonnes paroles des hommes à qui ils avaient causé préjudice. Alors, il s'éloigna un peu de l'entrée et regarda la maison. Il y avait une échelle pour accéder au toit et de la fumée sortait de la cheminée.

Ne réfléchissant pas plus, il grimpa à l'échelle et se retrouva sur les tuiles enneigés de la maisonnette. Il avait tellement froid, qu'il était prêt à tout pour rentrer dans cette maison. Et il se laissa glisser le long du conduit de la cheminée.

L'atterrissage fut rude. Dans le salon de Théo, la suie vola en nuage qui retomba rapidement sur le sol. Les trois amis aperçurent alors au milieu des flammes un homme maigrichon dans une position étrange. Ce dernier leur sourit en se remettant sur son séant, toujours dans les flammes en leur déclarant seulement qu'au moins il n'était pas rentré par le pas de la porte.

Théo sortit son épée sans attendre et alors que Balthazar se reculait dans l'antre du feu, Grunlek et Shinddha s'interposèrent pour le stopper. Il y eut alors à nouveau des discussions houleuses, Balthazar se fit tout petit et ne parla pas. Il avait encore grand faim et ne se sentait pas au mieux de sa forme, mais au moins il n'avait plus froid. Son démon intérieur s'était calmé.

Ce ne fut que le lendemain que Théo accepta que Balthazar fasse un pas hors de sa cheminée. Shinddha lui apporta un peu de nourriture et Grunlek une décoction de plante médicinale. Les remerciant, Balthazar leur promit que s'ils acceptaient, il aiderait à la reconstruction de leur bâtisse. Chose qu'ils acceptèrent au grand damne de Théo qui voyait sa cohabitation avec une hérésie se prolonger.

Le temps passa est un nouvel hiver arriva. Deux nouvelles maisons en pierres avaient été construites, l'une à la lisière de la forêt, l'autre prêt des grands champs. Quant à Balthazar, Théo accepta qu'il reste chez lui, prétextant que c'était pour le garder à l'œil. La maison avait donc été agrandie. On raconte que le jour ou Mani rendu visite à Théo, l'air à soudainement embaumé l'araignée grillé avec une touche de fraise des champs. Balthazar ne s'attendait apparemment pas à tomber sur un tel animal de compagnie en ouvrant la porte.

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Voilà c'était les Trois Petits Cochons... ou presque XD

L'un des contes qui a bercé mon enfance.

Merci d'avoir lu !