Daryl pourrait paraître un peu OOC dans cette partie, vue combien il parle ^_^'' Mais nous mettrons ça sur le choc des retrouvailles et son vœu fait quand il faillit mourir au Terminus (vous comprendrez en lisant). Promis il sera plus lui-même dans la suite et fin ^_-

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RETROUVAILLES


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Partie 2

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Quand durant la nuit, Daryl se leva chercher du bois dehors pour réactiver le feu, Beth jusqu'alors abandonnée sous la couette duveteuse s'était difficilement relevée pour comprendre ce qu'il advenait.

- Quart de garde ? murmura-t-elle.

- Non. Je n'en fais plus depuis que Mutt est avec moi. Il est meilleur que tout système d'alarme. M'a sauvé à chaque fois de l'approche d'un marcheur ou d'un humain.

- Oh... C'est un bon chien.

- Hum...

Peu contrariante, Beth replongea dans la chaleur de leur couche, très vite rejointe par Daryl qu'elle incita aussitôt à bien vouloir se défaire du jean qu'il avait renfilé en mode commando, le temps de chercher quelques bûches entreposées devant l'entrée. Alors tous deux à nouveau nus, ils se laissèrent aller au confort de cette nouvelle disposition.

- Ça va ? lui demanda finalement Daryl.

Si l'angoisse de la séparation avait permis de faire exploser toutes leurs réserves vis-à-vis de l'idée même qu'ils puissent partager plus qu'une simple amitié. L'homme n'en restait pas moins contrarié d'avoir agi de la sorte aussi vite, quand Beth s'était montrée si faible à leurs retrouvailles aux abords du cimetière.

- hm hm.

- Sûr ? insista-t-il, inquiet de l'avoir blessé à son tour.

Semblant enfin comprendre ce qui était derrière ces questions, le visage de Beth s'éclaira d'un sourire lumineux alors qu'elle l'attirait tout contre elle pour lui chuchoter sa réponse à l'oreille.

- Jamais été aussi contentée de toute ma vie.

Amusée par la réaction de recul instinctif de Daryl qui ne s'était pas attendu à ce qu'elle évoque aussi directement leurs ébats. Beth n'en resta pas moins encline à vouloir recommencer, ne retenant pas son pouffement quand l'homme céda finalement à son insistance en la plaquant à nouveau sous son corps brûlant d'impatience.

Ce n'est que bien plus tard que Beth - reposant en partie sur le torse ferme de l'homme qu'elle avait tant rêvé pouvoir étreindre de la sorte, si repue et contentée à sentir le poids de ses bras l'enserrer avec force - exprima son désir de savoir ce qui lui était advenu depuis leur séparation. À cet instant, aucun d'eux ne voulait s'abandonner au sommeil, sans doute encore apeurés de ne pas retrouver l'autre à leur réveil au matin.

- Raconte-moi…

Daryl comprenant qu'elle ne voulait pas - ou sans doute ne pouvait pas encore - partager son propre péril, l'homme consentit pour une fois à s'ouvrir le premier.

- Quand j'ai fini par réussir à sortir de la maison funéraire et que je ne t'ai pas vu, j'ai d'abord cru que tu t'étais éloigné plus loin. Jusqu'à ce que j'entende le grincement d'une voiture prenant un virage à toute allure. J'ai juste eu le temps de voir la plage arrière et supposé qu'on t'avait emporté. Alors aussitôt je me suis mis à courir après elle. J'ai couru ainsi la nuit entière. Je n'ai jamais cessé… Jusqu'à ce qu'au matin j'arrive à un croisement, sans le moindre indice quant à savoir quel côté vous aviez pris. Je ne savais plus quoi faire, mes jambes étaient gelées, mes poumons en feu, je ne pouvais plus respirer. Alors je suis resté-là, effondré, comme un crétin au milieu de nulle part. Je ne saurais même pas te dire combien de temps j'y suis resté, léthargique ou plus sûrement en état de choc, quand des hommes qui s'autonommaient les réclameurs m'y ont finalement trouvé et obligé à les suivre.

- Je suis désolée.

- De quoi ?

- M'être fait si facilement enlevée. T'avoir forcé à courir ainsi une nuit durant…

- Tu n'y étais pour rien, Beth. Et j'aurais couru la semaine entière, si seulement j'avais su où me rendre.

- La voiture… Elle m'a percuté dès que je me suis éloignée de la maison. Qui a un accident de la route en pleine apocalypse réduisant presque à néant le nombre de véhicules en fonction ? Ça m'a sonné d'un coup. Si bien que je n'ai aucun souvenir de ce qui est arrivé après, jusqu'à mon réveil le lendemain.

- Où étais-tu ?

- L'hôpital Grady d'Atlanta.

Une ville si grande que même s'il avait su où se rendre, Daryl peinait à croire qu'il ait jamais eu une chance de l'y trouver.

- Qui étaient-ils ? Que te voulaient-ils ?

- Je… je t'en parlerais, mais… plus tard. Ok ?

- Ok.

Ne voulant pas la forcer à agir contre son gré, Daryl s'enquit de lui apporter de douces caresses sur ces cheveux défaits en signe de soutien, avant de poursuivre son histoire.

- Ces types qui m'ont entraîné avec eux. Ils étaient à la recherche d'un gars ayant tué l'un des leurs. Ils voulaient que je les aide à le traquer. L'ironie aura voulu qu'une fois débusqué, l'homme se soit avéré être Rick.

- Alors il était sorti vivant de la prison ?

Heureuse d'apprendre si bonne nouvelle, Beth se redressa juste assez pour croiser le regard de Daryl et comprendre tout aussitôt à son hochement de tête que non seulement l'ancien Shérif avait survécu à son face à face d'avec le gouverneur. Mais qu'il était encore en vie. Ses yeux bleus n'auraient pas été si lumineux et sereins, si cela n'avait pas été le cas.

- Hm… Il en était sorti avec Carl, tous deux très vite rejoins par Michonne. Ce ne fut pas facile, mais nous avons alors réussi à nous débarrasser de ces hommes. Après quoi, nous avons suivi les signes.

- Les signes ?

- Ceux guidant les survivants dans un lieu nommé le « Terminus ». Un ancien entrepôt de wagons attirant tout à chacun en promettant une zone sauve et ouverte à tous. Nous avons vite compris que ta sœur et Glenn s'y rendaient.

- Comment ?

- Maggie laissait des messages sur chaque pancarte à sa destination, signant de son nom, plus loin complété de ceux de Sasha et Bob. Alors à son tour, Glenn - sans doute pour nous informer de sa propre survie et nous inciter à les y rejoindre - se mit à ajouter son nom et celui d'autres survivants l'ayant entre temps rejoint.

Daryl n'avait pas pour cœur de lui préciser que jamais sa sœur n'avait laissé un message à sa destination. Mais Beth n'était pas stupide. Elle pouvait facilement comprendre que s'il ne disait pas en avoir vu à sa destination, c'est qu'il n'y en avait jamais eu.

- Nous avons finalement bien retrouvé tout le monde au Terminus...

- Mais… ?

Beth redoutait le pire, au ton calme et dénué de toute joie empreint par Daryl pour lui raconter ces retrouvailles.

- En lieu et place d'un lieu d'accueil, nous avons dû faire face à un groupe d'anthropophages.

- Tu veux dire qu'ils étaient cannibales… ?

- hum…

- Ils mangeaient vraiment les gens ?

- Ils les tuaient et dépeçaient dans une sorte d'abattoir. Je m'y suis retrouvé avec Rick, Glenn, Bob et trois inconnus. Tous agenouillés devant une vaste mangeoire, où ils y égorgeaient en série. Jamais eu aussi peur de toute ma vie. Bien cru que j'allais finalement y passer. Seul moment où je fus presque heureux de t'avoir perdu, si cela signifiait que tu ne devais pas mourir là-bas et de la sorte avec nous tous. Je voulais croire qu'où que tu sois, tu aurais une meilleure chance de t'en sortir.

- Parce que tu croyais vraiment que j'étais toujours en vie ? Sois sincère Daryl.

- En n'ait jamais douté une seconde. Je savais à quel point tu pouvais te montrer coriace.

Touchée par ses paroles, ayant bien compris sans qu'il ne le lui dise explicitement que sa sœur en revanche avait déjà fait une croix sur elle à cette époque, Beth l'incita à lui en dire plus.

- Comment avez-vous pu vous en sortir ?

- Carole. Elle avait aussi suivi les signes. Mais contrairement à nous tous, elle a pu voir avant d'y entrer que nous nous y trouvions emprisonnés. Elle a créé une diversion nous permettant de nous échapper. Une fois sorties de là, nous avons pu retrouver Tyreese et Judith, restés un peu à l'écart.

- Ils étaient donc tous vivants. conclu-t-elle finalement.

- Oui. Nous nous en sommes finalement tous sortis.

Réalisant encore à ce jour à quelle mort atroce ils avaient ainsi échappé, Daryl agit comme il se l'était alors promis, allant au-delà de sa réserve et timidité pour compléter ses confidences.

- Quand j'étais ligoté comme un porc en attente qu'on m'égorge… je me suis fait une promesse.

- Laquelle ?

Bougeant pour mieux lui faire face, l'homme frôla de nouveau les contours de son visage. Un geste dont il ne se lassait pas.

- Ne plus m'interdire d'obtenir ce que je veux. Tous les événements de ces derniers mois… La mort de mon frère, puis de ton père, la chute de la prison, ta perte, et finalement ce dernier face à face avec la mort… J'ai pris conscience que la vie était trop courte et incertaine pour que je continue à nier ce que je ressentais. À quoi bon se refuser toute chance de bonheur pour répondre aux attentes des autres et de toute façon finir comme un morceau de viande… ?

- Qu'est-ce que ça veut dire, Daryl ?

- Que je ne veux plus lutter contre mes sentiments. Que je veux que tu puisses me les retourner. Finalement, qu'on me laisse vivre ma vie comme je l'entends. Nous pourrions toujours mourir demain, alors je ne veux plus de regrets. Je suis fatigué de combattre à la fois la mort et mon propre souhait à la vie.

Tremblant d'émotion à ses mots, Beth avait du mal à y croire. Retrouver Daryl était déjà un miracle, qu'il cède sciemment à ses avances ce soir, une utopie. Mais là… Cela ne pouvait être réel. L'homme l'avait si longtemps repoussée à la moindre occasion et pour toute sorte de raisons…

- Tu le penses vraiment ? Tu ne vas pas tout nier en bloc dès demain matin, et refuser d'aller plus loin sous prétexte de l'écart d'âge ou du qu'en-dira-t-on ?

- Je suis sérieux Beth. Sauf si toi tu ne le veux pas. Quoi qu'il y ait entre nous, je veux essayer de le faire fonctionner.

Pour toute réponse, Beth se contenta de se jeter dans ses bras, s'y accrochant avec force. Elle savait que pour lui, toute preuve d'acceptation vaudrait plus que mille paroles. Et comme espéré, c'est avec non moins de passion que Daryl la serra tout contre lui en retour.

- Je n'ai jamais rien vécu de pareil dans mon passé, alors je ne saurais peut-être pas bien agir.

- Cela n'a aucune importance, Daryl. Tout ce qui m'importe est que nous soyons ensemble. Je ne veux rien de plus. Juste toi et toi seul. Mais tu es sûr ? Je suis si insignifiante face à toutes les femmes que tu as pu côtoyer. Et toi… toi tu mérites tellement mieux que moi.

- Tu te fous de moi ? Moi trop bien pour toi ?

- Depuis la mort de Lori et la perte de contrôle de Rick, tu es celui vers qui tout le monde s'est toujours tourné. Tu étais notre leader, l'homme fort, le chasseur qui a toujours nourri le groupe que nous soyons dix ou cinquante… Bien sûr que tu as toujours été trop bien pour moi. Moi qui n'ai jamais été qu'une simple baby-sitter améliorée sans aucune aptitude d'autodéfense, ni aucun talent spécial. Juste une gamine transparente qui a toujours eu le béguin pour toi depuis ton arrivée à la ferme de son père… Dois-je seulement te rappeler combien je fus si facilement enlevée ? Comment un homme aussi fort que toi pourrait-il seulement être attiré par un boulet aussi faible que moi ?

Daryl ignorait ce qui lui était arrivé loin d'eux. Mais cela ne lui ressemblait pas. S'il voyait toujours l'âme du combattant dans ses yeux, elle n'en croyait pas moins ses dires. Ce qui était d'autant plus inintelligible que s'il y avait bien quelqu'un qui ne méritait pas l'autre, c'était lui.

- Amusant comme j'ai toujours pensé que c'était moi qui ne te méritais pas. Un vieux redneck pouilleux pessimiste de nature, face à une belle jeune femme pleine d'optimisme et d'espoir en l'avenir.

- Si tu le penses vraiment, alors on forme une belle brochette d'inadaptés sentimentaux. se moqua-t-elle finalement d'eux.

- Je ne veux rien d'autre que toi, Beth. exprima alors solennellement l'homme n'ayant jamais rien possédé de valeur dans sa vie.

- Ce que tu as, si tu le veux, Daryl. Sois-en certain.

Alors dans un étrange ballet, c'est finalement lui qui reposa à cet instant sur la poitrine de sa compagne. Par ses aveux, il lui semblait avoir franchi un marathon. Soupirant d'aise, aux caresses offertes par les mains fines de Beth, il entendit cette dernière l'inciter à reprendre son récit.

- Où avez-vous été après avoir fui le Terminus ?

- Nous sommes restés un temps dans une Église, pour reprendre des forces. Nous y avons rencontré un pasteur isolé qui a choisi de se joindre à nous. Là-bas les survivants ayant accompagné Glenn nous informèrent qu'ils se dirigeaient à Washington pour que l'un d'eux puisse y créer un vaccin. Comme avec Rick nous avions été au CDC d'Atlanta, nous n'avons eu aucun mal à prouver qu'il n'était rien de plus qu'un prof de science sans connaissances particulières en virologie. Pour autant, nous sommes quand même parties vers le Nord. C'est alors que nous avons dû faire face à une sécheresse inhabituelle. Pas de point d'eau, plus de pluie… Nous savions qu'il ne nous restait plus que deux jours avant que chacun finisse par tomber de déshydratation, quand un inconnu nous a accostés. Il venait d'une ville, Alexandria, s'auto-identifiant comme une Safe Zone…. Et nous proposa de l'y rejoindre.

- Cela s'est encore mal passé ?

- Non. Ils étaient véritablement une communauté en construction regroupant des personnes que l'on qualifierait de normales. Ils étaient juste très mal préparés, bien trop confiants, malgré leur absence totale de capacité, et véritablement incapable de faire face à toute attaque extérieure pour avoir vécu en autarcie dès les premiers jours de la fin du monde. Rien qu'un peu d'ouverture d'esprit, volonté d'apprendre et de jugeote ne puisse réussir à remédier. Ta sœur et Glenn se sont tout de suite intégrés. Rick et Michonne étaient plus réservés. Mais pour le bien de Judith et Carl, ils firent des efforts. On leur confia même à tous deux, les postes de forces de l'ordre intérieures à la zone sauve.

- Et toi ?

- Refusé toute offre. Je ne voulais pas me poser. Je les avais juste accompagnés pour les aider. Une fois le groupe en lieu sûr, je n'avais plus ma place avec eux.

- Pourquoi ?

- Pourquoi ? Je n'aurais jamais pu cesser de te chercher, Beth. Tout cela... ce n'était pour moi qu'une courte pause. Jamais envisagé ne pas revenir pour retourner tout l'État pour te retrouver. Alors une fois que les choses ont paru stables pour le groupe, je suis reparti à ta recherche.

- Et ils t'ont laissé agir ainsi ? Juste comme ça ?

Daryl hésitait à lui dire la vérité. À lui avouer combien tous - dont sa propre sœur - avaient jugé comme une perte de temps de courir après un fantôme. Si certains qu'ils étaient qu'elle fut déjà morte depuis bien longtemps.

- Je ne leur ai ni demandé leur avis ni laissé le choix. Juste promis que si j'abandonnais un jour mes recherches, je reviendrais les voir. Je pense que Rick est le seul à avoir compris que je n'envisageais pas d'abandonner. Doutant tout autant que je puisse te retrouver, nous nous sommes fait nos adieux.

Sachant que cela datait de près de deux mois, Beth voulut encore plus savoir ce qu'il était advenu à Daryl sur cette si longue période.

- Où es-tu allé ?

- Je suis revenu à la maison funéraire pour commencer. C'est là que j'ai trouvé Mutt. Je cherchais une preuve, une trace, quoi que ce soit qui puisse me guider vers toi, me donner un signe de ta survie. Mais je n'ai retrouvé que ton sac, toujours abandonné sur le bord de la route. J'ai alors commencé mes recherches en faisant des semaines durant de grands cercles autour de ce point central. C'est comme ça que j'ai trouvé cette maison perdue au fond des bois.

- Elle semble sûre.

- C'est ce que je pense. La poussière présente à sa découverte démontrait que personne n'y avait plus mis les pieds depuis l'arrivée des marcheurs. Mais je ne pouvais toujours pas me résoudre à abandonner. Alors... ne sachant plus où chercher, perdu, j'ai finalement décidé de repartir là où tout avait commencé.

- Comment ça ?

- Je suis retourné à la ferme.

- Oh... Vraiment ? Comment était-ce ?

- Comme à notre départ. J'ai finalement récupéré un camion sur l'autoroute qui fonctionnait encore pour y rapatrier quelques affaires, dont les bocaux de nourriture qui se trouvaient toujours consciencieusement rangés dans la cuisine et la cave. C'est deux d'entre eux que nous avons mangés ce soir. Puis je suis retourné à la prison.

- Daryl...

- J'ai... j'y ai retrouvé les restes du corps de ton père.

Il se garda bien de lui préciser qu'il n'en restait plus que les os, les vieux vêtements arrachés et quelques pans de chaire pourrie.

- Aussi dégradés fussent-ils, je les ai emportés avec moi...

- Qu... Quoi ?

- ... pour les enterrer dans le cimetière de la maison funéraire.

- Vraiment ?

- Hum.

- Merci. Merci tellement Daryl.

- Nous y retournerons pour que tu puisses voir sa tombe. Je voulais juste ne pas y rester ce soir pour qu'on se retrouve et se parle sans le spectre du passé... et la crainte que l'on vienne à nouveau t'arracher à moi.

- Je comprends.

- Après avoir enterré Hershel, je suis venu ici stocker ce que j'avais pu collecter. Après quoi, je suis retourné une dernière fois au cimetière. J'espérais que peut-être... J'allais finalement partir quand tu as surgi de nulle part.

- C'était le seul lieu auquel j'ai pensé pour commencer à te chercher. J'ai eu tant de difficultés à le retrouver. J'ignorais complètement où nous nous trouvions quand je fus emportée.

Mais peu importait à cet instant. Le miracle des retrouvailles avait eu lieu et c'est tout ce qui comptait. Cela et ce sentiment de manque et d'amour perdu les meurtrissant des mois durant qui avaient réussi à lever toutes leurs réserves et timidités. Jamais sans ce qu'ils avaient vécu réciproquement, ils n'auraient si facilement cédé à leur attraction mutuelle, aussi forte fut-elle auparavant. Alors qu'à présent... Enfin l'un près de l'autre, c'est d'une attirance mutuelle qu'ils renouvelèrent leurs vœux d'amour avant de céder au sommeil.

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À suivre.

mimi yuy