Une partie relativement inutile ^_^'' ou les aléas de la découpe de one shot trop longue u_u.
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RETROUVAILLES
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Partie 3
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Ce matin-là, c'est avec le sentiment rare d'avoir pu faire une nuit complète que Beth se réveilla en douceur pour se découvrir avec bonheur toujours enfoui dans un cocon de couette, le visage écrasé dans un oreiller moelleux et avec face à elle une touffe de poil inattendue.
À l'évidence, Mutt s'était rapproché de leur couche, tandis que dans un réflexe évident, elle s'en était saisie tel un doudou à câliner. Pas que cela ait dérangé l'animal semblant au demeurant plutôt satisfait de sa situation actuelle. Pour preuve, la voyant finalement réveillée, le chien avait commencé à frétiller et tenté de lui lécher le visage en guise de bonjour canin.
Pouffant à sa situation et calmant l'animal par quelques caresses, Beth se redressa juste assez pour observer son entourage.
- Daryl ?
- Juste à côté.
Et effectivement, elle eut à peine besoin de tourner la tête pour le voir agenouillé devant la cheminée où il faisait frire rien de moins que des œufs au plat accompagnés de morceaux de lard !
- Wow ! Est-ce bien ce que cela semble être ?
- Yep.
- Comment ?
- Crois-le ou non, mais je n'ai pas ramené que quelques bocaux et couvertures de ta ferme.
- Tu veux dire qu'il restait des poules ?
- Une petite dizaine, dont deux coqs. Ce fut une chienne de les attraper pour les mettre dans des cages. Mais j'ai pensé que s'ils avaient pu survivre si longtemps seuls, ils pourraient bien s'acclimater ailleurs. J'envisageais les rapporter à Alexandria avant l'hiver, si je ne trouvais aucune trace de toi d'ici là.
Il lui avait expliqué succinctement dans la nuit, comment il avait visité toutes leurs anciennes demeures comme une sorte de pèlerinage, avant de revenir à la maison funéraire en quête d'un signe, d'une trace de sa présence. Beth ayant eu le même pressentiment, elle comprenait surtout que même s'ils s'étaient ratés la veille, ils auraient sans doute eu d'autres occasions pour se retrouver. Bien que Daryl comptait repartir le jour même et Beth doutait qu'elle ait eu la patience de rester en ce lieu trop longtemps. Elle aurait eu trop peur que les survivants de Grady ne reviennent l'y débusquer pour se venger des ravages qu'elle avait provoqués dans son énième fuite.
Laissant ces pensées moribondes derrière elle, la jeune femme décida plutôt d'aller de l'avant.
- Il va vraiment falloir que tu me fasses le tour des lieux pour me montrer où tu caches toutes ces poules.
- Dés que tu te seras nourris.
- Je pouvais attendre le déjeuner.
- C'est déjà le déjeuner. Tu as dormi comme une marmotte toute la matinée.
- Oh.
Elle aurait voulu lui reprocher de ne pas l'avoir réveillée ou simplement de vouloir l'engraisser. Mais en l'occurrence, elle avait profité d'un merveilleux sommeil réparateur et la faim pour ne pas dire l'envie la tiraillait bien trop pour refuser pareille pitance. Elle avait beau être impatiente de se régaler de ce qu'il avait préparé pour elle. Elle n'en prit pas moins son temps pour apprécier ce repas partagé et consommé à même la poêle sous le regard amusé du chasseur.
- Bon ?
- Parfait.
- Tu n'es pas bien difficile.
Une fois leur déjeuner avalé et complété d'un bon litre d'eau claire, Beth s'échappa un instant pour se soulager dans la salle de bain. En sortant, elle eut l'idée que peut-être elle pourrait laver ses vêtements totalement couverts de sang, tripes et autres substances dont elle préférait ignorer l'origine.
Ayant trouvé dans une boîte un restant de lessive, au moins de quoi faire quelques lavages, elle s'enquit de trouver une bassine. Faute de quoi, elle ferait tremper le linge dans le lavabo.
- Il y aurait un bac à linge quelque part ?
- Pour quoi faire ?
- J'aimerais tenter de récupérer mes vêtements, n'ayant que ça à porter.
- Utilise la machine. lui annonça-t-il simplement, comme s'il s'agissait d'une évidence.
- Tu veux dire qu'elle fonctionne ?
- Il y a un petit générateur qui se charge avec une roue à aubes qui tourne grâce au courant de la rivière. Ça ne permet pas beaucoup de choses. Mais le chauffe-eau ayant été rechargé dans la nuit, il doit y avoir maintenant assez pour lancer une machine.
- Sérieux ?
- Hm hm…
N'en attendant pas plus Beth groupa aussitôt tout son linge, poussant Daryl à lui confier celui qu'il portait lui-même la veille, auxquels s'adjoint les serviettes éponges qu'elle avait aussi salies, tant elle était crasseuse à son arrivée. Elle put ainsi remplir une machine qu'elle fit tourner aussitôt. Dans l'attente que le cycle se termine, elle suivit Daryl pour sa visite des lieux.
Cette dernière débuta naturellement par l'intérieur même de la maison. Elle put ainsi grimper dans la mezzanine y découvrir comme attendu deux espaces équipées à l'identique d'un sommier, et pour un seul d'entre eux dorénavant, d'un matelas ferme et linge de maison. Dans la pièce qui semblait avoir été un jour habité, se trouvait une commode remplie de chemises de flanelle, sous-vêtements d'homme et quelques pantalons. En plus de deux jeans semblables à celui porté par Daryl, elle trouva un bas de jogging qu'elle se résolut à porter dans l'idée de sortir. Bien qu'il lui soit trop grand, nécessitant de serrer une ceinture par-dessus pour le maintenir en place, il aurait au moins le mérite de lui permettre de couvrir ses jambes une fois dehors.
Après qu'ils aient rapidement fait le tour du coin cuisine, où elle découvrit un carton posé à même le sol rempli de bocaux provenant de sa ferme qu'elle étudia avec attention. Elle observa finalement le reste de la pièce à vivre, faisant naturellement un check plus précis que la veille au soir de l'ensemble des meubles la composant.
Les lieux restant restreints, ils se dirigèrent naturellement vers l'extérieur. Non sans passer devant la patère fixée à l'arrière de la porte d'entrée. De là, Daryl se saisit de sa veste qu'il lui imposa d'enfiler pour compléter son habillement. Alors ainsi couverte, elle n'osait imaginer son allure. Mais peu importait. Elle était au chaud, et cela seul comptait.
Une fois dehors, Beth découvrit comme la veille l'imposant mur à hauteur d'homme encerclant la propriété. Cela ne stopperait jamais un vivant, hostile de surcroît. Mais la hauteur et surtout la robustesse d'une telle clôture composée exclusivement d'imposants rondins de bois offrait une sécurité certaine face aux morts. Rassurée sur ce point, tout en se souvenant que Daryl lui avait dit que mis à part lui, personne n'avait transité ici depuis des années, elle se laissa conduire à l'arrière du terrain. Là, l'espace était délimité par le lit de la rivière, offrant une vaste parcelle verdoyante dégagée de tout arbre. Avec un peu d'huile de coude pour préparer la terre, elle imaginait sans mal qu'il soit possible d'y installer un grand potager. La présence de l'eau toute proche ôtant, au demeurant, toute difficulté à pouvoir l'irriguer.
- Il serait si facile de faire un potager ici. lâcha-t-elle finalement sans y penser.
- Vraiment ? Tu penses que ça pousserait ?
- Sans aucun doute.
Alors elle la vit enfin. Accolée au mur arrière de la maison, là où se trouvait le garage et dont aucune fenêtre ne pointait : une construction, à l'évidence récente et se voulant temporaire. Entièrement faite de grillage, telle une cage géante, elle protégeait les quelques poules et coq ainsi sauvés par Daryl de sa ferme. La présence de deux mâles était une aubaine infinie. Car par eux seuls, ils garantissaient une possible reproduction et donc la présence de futurs poussins et ainsi une possibilité d'étendre à l'infini le cheptel pour éventuellement même prévoir de s'en nourrir en partie, en plus de garantir une production perpétuelle d'œufs.
Tous deux devant la bâtisse, Daryl osa s'expliquer, en attente évidente d'assentiment.
- J'ai juste assemblé du grillage trouvé dans la grange où ils se trouvaient. Me suis dit que ce serait plus confortable pour eux, d'attendre mon départ ici plutôt que dans leurs petites cages, tout en évitant de me les faire chaparder. Je l'aurais eue mauvaise si des fouines ou des renards étaient venus les consommer.
- Effectivement.
- J'ai ramené pas mal d'autres choses de la ferme.
- Ce ne fut pas trop compliqué de tout rapporter en une seule fois ?
- Trouvé assez d'essence pour rapporter le camion jusqu'ici. indiqua-t-il finalement d'un haussement d'épaules.
Comme si un tel voyage était si simple de leurs jours.
L'entraînant finalement dans la partie garage de la demeure, Daryl l'y fit entrer pour y mettre en relief un ensemble de brick à braque, mélange de ce qui s'y trouvait déjà et des quelques précieuses découvertes qu'il avait rapporté. Parmi elles se trouvaient de lourds sacs de grains, mélange de blé, avoine et maïs concassés.
- J'ai pris ça. Pensé qu'une partie d'entre eux pourrait être plantée.
Observant les graines avec attention, Beth du malheureusement se résoudre à le contredire.
- Ce sera très utile pour enrichir le régime alimentaire de toutes ces poules. Mais ça ne servirait à rien de les planter.
- Pourquoi ?
- Cette variété était destinée à l'alimentation animale. Nous pourrions tout au plus les moudre pour en faire une farine moyenne à notre destination. Elles ont été manipulées génétiquement pour ne jamais germer.
- Pourquoi on ferait ça ?
- Le but était qu'elles ne se détériorent pas quand elles étaient stockées. Et cela permettait surtout aux groupes industriels d'en vendre de plus chers pour la plantation.
- Vous en possédiez aussi ? Des graines à planter ? Il y aurait une chance de pouvoir les récupérer ?
- Oui, nous en avions. Mais elles n'étaient pas dans la grange où se trouvait le poulailler. Elles étaient rangées dans celle servant d'écurie. Elles ont donc dû brûler avec tout le reste.
- Oh.
- Pas une grande perte. Là encore, cela n'aurait permis qu'une seule saison. Ces graines-là étant conçues pour ne pas produire de plantes fertiles.
- Sérieux ? Quels seraient les idiots qui achèteraient ainsi volontairement des graines qui les rendraient dépendants de ceux qui les produisent ?
- Productivité et capitalisme. Elles avaient un rendement meilleur.
- Connerie.
Amusée des réflexions brutes de Daryl, Beth se souvint nostalgique de l'époque où, à son image, elle avait eu de grandes discussions virulentes avec son père et Otis sur ce sujet.
- En attendant, nous pourrons grâce à cela compléter efficacement la nourriture des poules en leur en donnant matin et soir. Avec un tel mélange, elles vont rapidement grossir et garantir une bonne reproduction. Comme nous pourrions améliorer leur habitat en leur proposant quelques nids. Même si nous ne restons qu'une poignée de jours, il est important de ne pas trop stresser les animaux si on veut de bons rendements.
- Ok.
Daryl n'était pas dupe. Même si Beth lui parlait rendement, il savait qu'au fond, seul le confort de ces animaux comptait pour elle. Voyant surtout qu'elle avait déjà quelque chose en tête, il ne passa pas par quatre chemins pour le lui demander.
- Tu veux faire ça comment ?
- Hé bien…
- Beth…
L'observant avec insistance, ne comprenant pas qu'elle puisse douter de ses propres idées devant lui, la jeune femme finit par sortir de sa coquille.
- Tu crois que nous pourrions prendre le meuble qu'il y a dans le salon ?
- De quel meuble tu parles ?
- La sorte d'étagère posée à côté de la fenêtre d'entrée.
L'accompagnant à la maison, Beth lui désigna ce dont elle parlait.
- Ça ?
C'était une bibliothèque, jusqu'alors remplie de quelques babioles et livres en tout genre, composée de deux rangées de quatre cases. Assez basse donc, si on la posait sur son flan.
- Oui.
Allant chercher sans attendre ledit meuble, Daryl le vida en une minute avant de le prendre en main, rejetant aussitôt toute aide de sa compagne.
- Pas assez lourd pour avoir besoin d'aide. Tu dis ce que tu veux et j'exécute. Ok ?
- Je ne suis pas si incapable.
- On en reparlera quand tu auras un peu de chair sur ces os dégarnis.
Ne se vexant qu'un peu de sa remarque, sachant qu'il ne pensait pas à mal, bien au contraire. Beth céda et joua sans trop de mal les chefs de chantier.
- Très bien. Dans ce cas, apporte-le jusqu'au poulailler.
Sa maigre construction n'avait rien d'un poulailler, mais Daryl ne la contredit pas.
- Peux-tu le placer contre le mur. Il faudrait aussi pouvoir le surélever un peu pour que les cases du bas soient hors sol.
S'exécutant, en calant sous le meuble quelques rondins de bois de petite taille, traînant un peu partout sur la propriété, Daryl la vit alors s'enfoncer dans les herbes hautes entourant la maison. Munie de gants qu'elle avait dû trouver dans le garage, en quelques instants seulement, Beth en avait arraché plusieurs poignées. L'avantage des terrains à l'abandon comme ici, est que l'herbe y avait mainte fois poussée, séchée puis repoussée et séchée sans que personne ne vienne jamais la couper. Cela leur permit d'obtenir facilement de grandes quantités de matière à la fois fraîche et sèche pour remplir chaque case. Les confiant à Daryl, ce dernier en garnis comme commandé chaque niche ainsi formée. Après quoi, Beth sélectionna une très longue branche qu'elle lui demanda de fixer au-dessus du meuble en guise de perchoir pour permettre aux poules de s'y placer, si elles le souhaitaient.
- En couvrant à présent la moitié de l'enclos de bois ou de tôle, sur la partie comportant les nids, elles pourraient aussi être à l'abri de la pluie ou obtenir un peu d'ombre quand le soleil sera au zénith.
- Je devrais pouvoir trouver quelque chose d'utile dans le garage.
Il n'en fallait pas plus pour que Daryl parte fouiner pour dénicher ce qui s'avéra être deux larges planches en tôle, sans doute récupérées d'un fond de pick-up.
Alors qu'il s'attelait à les fixer solidement au-dessus du grillage, il vit Beth continuer ses propres allers-retours. Un premier, pour rapporter une très longue jardinière qu'elle enterra le long du grillage dans la partie non protégée. Puis un second, pour remplir ladite jardinière d'eau prélevée à la rivière présente à quelques pas. Enfin, elle revint une dernière fois, munie d'une petite casserole qu'il découvrit alors pleine de graines.
Daryl venant de finir sa tâche, il dut admettre ne pas manquer d'étonnement quand il l'observa entrer à nouveau dans l'enclos. Si jusqu'alors Daryl voyait toujours les volatiles fuirent à grandes plumes dès son approche. À cet instant, tous les gallinacés se précipitèrent vers Beth comme s'ils savaient déjà qu'elle allait les nourrir. Et sans erreur, elle parsema aussitôt ses graines au sol, s'attachant à bien les disperser pour que chacun puisse s'en nourrir sans compétition. Alors seulement, elle prit le temps de ramasser deux œufs traînant à même le sol, et refermer avec application la petite porte qu'il avait conçue pour finaliser sa maigre création.
Après moins d'une heure de travail, Daryl ne reconnaissait plus son œuvre. D'une simple cage brute et sans artifice, il avait bel et bien devant lui un poulailler grand luxe. Comme quoi, il fallait peu de choses pour faire toute la différence.
Observant à nouveau Beth flattant à cet instant leur cabot pour avoir été si aimable à ne pas aboyer après les bestiaux, Daryl se moqua de lui-même. Comment pouvait-il vraiment être surpris de sa main mise sur les choses ? C'était Beth après tout. Aussi ne cilla-t-il pas une fois des yeux quand elle décréta qu'il était maintenant plus que temps de prendre soin de ce pauvre chien.
Ledit cabot ne semblait pas encore comprendre ce qu'il allait advenir de lui, quand il suivit docile sa nouvelle maîtresse par pure curiosité.
Pour sa part, Daryl assista dès lors à son forfait, consistant aux primes abords à vouloir le laver. Pour cela, Beth lui réclama une bassine d'eau tiède ainsi que son aide pour tenir l'animal qu'elle craignait vouloir fuir la manœuvre quand elle s'y attellerait pour de bon. En attendant qu'il lui apporte suffisamment d'eau à l'extérieur, elle prit surtout un temps infini à brosser l'animal avec sa propre brosse, ce que Daryl n'avait guère apprécié en premier lieu.
- Beth. Tu ne peux pas l'utiliser pour lui.
- Il en a besoin. Plus que tu ne le crois. J'aurais juste à la nettoyer après.
Et effectivement, elle avait eu raison. Daryl n'imaginait pas qu'un animal aux poils ras puisse perdre autant de ces derniers par un simple brossage assidu.
Après avoir débarrassé l'animal de tous ses poils morts, Beth s'enquit ensuite à passer en revue chaque partie de son corps. Ainsi, elle lui nettoya délicatement les yeux emplis de croûtes. S'assura que ses oreilles étaient bien saines, les nettoyant aussi de tout bouchon de cérumen. Puis elle observa chaque pli et repli pour y traquer la moindre petite bête, arrachant dans sa quête pas moins de trois tiques. Alors seulement, elle le lava avec soin, prenant garde à ne pas mettre de shampoing sur sa tête. Puis le rinça tout aussi soucieuse de ne pas lui faire peur.
Quand le chien se vengea gentiment en se secouant de toutes ses forces les trempant tous deux dans la manœuvre, le rire doux de la jeune femme était une musique merveilleuse aux oreilles du chasseur. La joie d'avoir retrouvé celle qu'il avait tant cherchée n'avait aucun prix.
Pensant qu'elle en aurait finalement terminé, Daryl en fut pour son compte quand l'animal une fois séché fut de nouveau examiné au niveau de ses cousinés. Beth ne douta pas alors une seconde du bien-fondé d'utiliser un peu de la pommade cicatrisante qu'elle avait dénichée dans la salle de bain pour en couvrir chaque petites coupes blessant jusqu'alors l'animal.
Pour finalement féliciter ce dernier de sa patience, elle termina son forfait en demandant à Daryl de jouer un peu avec lui en lui lançant un bâton, tandis qu'elle préparait une surprise dans la maison.
À son tour curieux, Daryl eut le cœur serré de voir à leur retour qu'elle avait confectionné une couche pour l'animal avec une épaisse couverture pliée au coin du feu. Le tout couvert d'une serviette pour qu'il ne la salisse pas trop vite, elle attira l'animal sur son nouveau lit en lui offrant pour dîner un jarret entier.
- Sérieux ?
- Il l'a mérité ! Et les chiens aiment ronger les os.
- Tu n'en ferais pas un peu trop ?
- Cet animal veille chaque nuit pour notre sécurité, nous offrant par cela un confort inégalé. Il me semble donc normal de le choyer à sa juste mesure.
À ce stade, Daryl ne doutait pas qu'aussi bien Mutt, que toutes les poules, suivraient Beth sur le chemin de l'enfer, si elle le leur demandait. Tant en trois heures, elle avait plus fait pour eux que lui avait pu leur offrir depuis toutes ces semaines.
La lumière déclinant, Beth s'attela ensuite à leur dîner, alors aidé par Daryl qui refusait de lui laisser tout le travail.
- Comment savais-tu pour les graines, ou tout ce qu'il fallait faire pour améliorer le poulailler, ou soigner Mutt par la même.
- Fille de ferme et père vétérinaire... lui précisa-t-elle négligemment.
Bien sûr.
- J'ai vu tous les bocaux et autres fournitures alimentaires que tu as rapportés et laissés dans le garage. Avec la farine, les œufs et le saint doux, je pense que je pourrais faire pas mal de choses. Même si cette cuisine reste très restreinte en termes d'équipement.
- Il y a une petite ville pas loin d'ici, nous pourrions y aller demain y chercher ce qu'il te manque.
- Ok.
D'ici là, leurs vêtements fraîchement lavés seraient secs et Beth n'aurait plus à traîner dans la demeure en simple nuisette faite d'une chemise. Pas que cela le dérangeait réellement, si Daryl était honnête avec lui-même.
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À suivre.
mimi yuy
