Ce looong temps d'attente, j'en suis vraiment désolé, mais entre démission donc complication au taffe, je n'ai pas vraiment eu le temps décrire comme je le voulais… Trop de fatigue, tue la fatigue lol Et désolé mais cela risque de durer au moins jusqu'à fin Octobre… Alors pour m'excuser, voici un long chapitre en espérant qu'il vous plaira, beaucoup d'information en espérant que cela ne soit pas incompréhensible et je compte sur vous pour me le dire :-)

Je vous souhaite une bonne lecture ^^


Abigaël raccrocha et ferma les yeux avec le sourire aux lèvres, puis poussa un léger soupir en se retournant sur le ventre tout en passant ses bras sous son oreiller et y plongea la moitié de son visage. Ces quelques semaines allaient être vraiment longues loin d'eux. Elle rouvrit ses yeux noisettes/d'orée et ses derniers se firent plus tristes. La culpabilité ne la quittait plus depuis son retour, surtout en revoyant le regard bleu électrique d'un certain basané. Comment pourrait-elle se faire pardonner ? Bien qu'elle lui ait dit qu'elle ne le voulait pas, elle ne pouvait imaginer que leur amitié soit brisée pour de bon, un pincement au cœur la prit rien qu'à l'idée insupportable que cela soit le cas. Les souvenirs de leurs rencontres lui revinrent en mémoire et elle ferma de nouveau les yeux à ses bons souvenirs, avant que tout bascule des années suivantes.


Teikō 4 ans plus tôt :

Le Japon. Cela devait bien faire 2 bonnes années qu'elle n'y avait pas mis les pieds. Ses parents s'y rendaient souvent pour raison professionnelle et voir leur fils aîné. Malheureusement pour elle, elle avait l'école et ses passions qu'elle ne pouvait abandonner comme ça, même après moult et moult insistance, ses parents avaient toujours refusé, jusqu'à ce jour.

La noiraude s'étira comme un chat sur le siège en cuir de la Audi A8 W12 et bailla à s'en décrocher la mâchoire, puis reposa ses yeux sur les routes de cette très chère ville de Tokyo. Il faisait un temps magnifique où le soleil orangé était haut dans le ciel, une chaleur douce et très agréable lui caressa la peau par-dessus sa fenêtre légèrement ouverte, faisant voleter ses cheveux ébène. Des souvenirs de son enfance lui revinrent en mémoire et elle était encore plus impatiente de le revoir. Elle remercierait jamais assez ses parents d'avoir enfin accepté qu'elle revienne au Japon, même si…

- TROOOP GEEENIAAALE, C'EST TROOOOP COOL LE JAPON ! S'écria une voix excitée à ses côtés en Américain, même trop excitée pour sa santé mentale, qui lui fit pousser un profond soupir.

- Tu ne peux pas la mettre un peu en veilleuse. Soupira la plus jeune en fermant les paupières, fatigué de la désinvolture du plus âgé et aussi à cause du long voyage effectué qui mettait sa patience à rude épreuve.

- ROOOH mais fait pas cette tête, c'est trop cool ce pays, non ? Continua de s'enthousiasmer le plus grand en s'agitant encore plus vivement sur son siège.

- Tu parles comme si t'y avait jamais mis les pieds, alors que toi aussi tu es originaire d'ici. Soupira-t-elle de nouveau en roulant des yeux en posant sa tête sur sa main, coude sur le rebord de sa fenêtre.

- C'est vrai mais ça fait un bail ! Informa-t-il en réfléchissant intensément. Depuis que j'ai 6 ans ou peut-être moins. Rigola-t-il en posant ensuite ses deux mains sur la vitre de la voiture avec un grand sourire émerveillé.

- Kida ? Appela-t-elle soudainement en le fixant, le visage impassible.

- Quoi ? Demanda l'interpellé en regardant la jeune basketteuse, toujours avec son sourire enfantin.

- Tu me fatigues. Avoua-t-elle en posant sa tête sur le rebord de la fenêtre en fermant les yeux avec un sourire.

- Si tu prenais enfin ses cachets pour que tu puisses dormir dans l'avion aussi. La réprimanda le Japonais, perdant légèrement de son sourire.

Abigaël ne répondit rien tandis que le basketteur retourna à sa contemplation du pays du soleil levant, ses yeux brillant de nouveau d'émerveillement. Il avait bien raison, elle et l'avion cela faisait 2, voir 6. Elle n'avait pas peur d'être dans le ciel, loin de là mais que ça soit le décollage ou l'atterrissage, c'était ce qu'elle détestait le plus et c'est ce qui l'empêchait de dormir, si elle oubliait aussi le fait d'être impatiente d'enfin revoir son Nii-chan. Et puis, les médocs' pour dormir ? Elle détestait ça, elle préférait ne pas dormir et être prête s'il se passait quoi que ce soit, même si les cachets ronds n'était pas costaud étant donné son jeune âge et que c'était aussi pour ses yeux mais bon.

Quant au plus vieux à ses côtés, ses parents avaient lourdement insisté à ce qu'il l'accompagne, mais que pouvait-elle dire alors qu'elle n'avait que 11 ans ? Même si son ami d'enfance n'en avait que 13, devait-elle vraiment trouver une logique là-dedans ? Ses parents pouvaient être totalement incompréhensibles lorsqu'ils y mettaient. Et puis, Kida Masaomi était loin d'être la pire compagnie qu'elle pouvait avoir à ses côtés. Après tout, il avait le même caractère que son aîné.

Le pire pour elle, était bien évidemment le garde du corps qui les accompagnait. Oliver Queen. Mais que pouvait-elle dire à ça aussi ? Ses parents étaient connus du monde entier alors c'était un voyage risqué pour une personne connue comme elle, enfin, sa famille en général. La bonne nouvelle, c'était que l'adulte n'était pas bruyant, ni bavard. Il ne parlait pas sans arrêt et de chose sans importance, ce qui était plutôt agréable finalement.

- Mlle Kise. Monsieur Masaomi. Appela leur ''chauffeur'', attirant l'attention des plus jeunes. On est bientôt arrivé chez M. et Mme Masaomi. Informa le garde du corps dans un parfait Japonais très polie et grave.

- Aaaah SUPER ! S'enthousiasma le blondinet en japonais à son tour en frappant des mains. Je suis impatient de revoir mes grands-parents. Se réjouit-il en se tortillant encore plus sur son siège, donnant presque le tournis à son amie à ses côtés.

- Oliver. Pouvais-vous m'emmener au Collège Teikō tout de suite après ? Demanda la cadette Kise en se redressant sur son siège.

- Ceci était déjà convenu avec vos parents, Mademoiselle. Déclara le plus âgé des trois, faisant acquiescer Abigaël. Mon collègue a déjà fait une inspection approfondi des lieux où que vous vous rendrez, ainsi qu'aux alentours, il restera auprès de M. Masaomi et je resterais auprès de vous. Annonça-t-il ensuite.

- Dacc'. Tu ne veux pas manger un bout avant ? Demanda ensuite Kida en se calmant enfin. Mes grands-parents seront ravis de te rencontrer, enfin de te revoir depuis le temps.

- Je préfère voir Nii-chan avant. Je mangerais un bout avec lui. Informa la plus jeune en checkant ses messages et ses mails. Mais dis-leur que je viendrais avant que l'on reparte.

- Comme tu veux. Soupira Kida, résigné.

- On est arrivé. S'éleva la voix d'Oliver.


Dans le présent :

Abigaël se reposta sur le dos et attrapa son téléphone où sa sonnerie de réception de message retentit, la sortant de ses souvenirs.


De : Kagami Taïga.

À : Abi'.

Oï Kise ! Ça te dit un Burger ?


De : Kise Abigaël.

À : Kaga-chan.

Tu veux pas plutôt dire un one-on-one ? Ou encore une raclée avec Kuro-chan ?


De : Kagami Taïga.

À : Abi'.

Prends pas la grosse tête, j'étais pas échauffé mais j'vais t'battre cette fois, avec ou sans Kuroko.


De : Kise Abigaël.

À : Kaga-chan.

J'ai hâte de voir ça tiens, 14h devant le Magi.


La cadette Kise reposa son téléphone, ne s'attendant de toute façon pas à une réponse du bicolore, c'était déjà assez étonnant de sa part qu'il pense à lui envoyer un message. Généralement, - tout le temps en fait - lorsqu'ils étaient encore tous deux en Amérique, il venait toujours chez elle et sans prévenir pour un match ou jouer aux jeux vidéo, ou tout simplement regarder un film. Elle croisa ses bras derrière sa nuque en pensant à l'Américain, fixant le plafond avec un sourire aux lèvres.

Ses parents avaient toujours été très strict avec ses fréquentations, peut-être parce que c'était une fille et qu'elle avait beaucoup trop de copains, enfin plutôt des amis, à ne surtout pas confondre. Ils avaient été beaucoup plus laxistes avec Ryō-chan, ce qui avait eu le don de l'agacer maintes et maintes fois, surtout concernant son père d'ailleurs qui était d'origine moins strict étant originaire de New-York. Contrairement à sa mère qui malgré tout, avait gardé certains traits de son éducation Japonaise, bien que cela ait été plus que compliqué avec ses géniteurs à cause de son caractère, hériter d'une autre branche étrangère de la famille dont elle ne connaissait pratiquement rien. À sa grande surprise, ils avaient très facilement accepté Kagami et Kida dès les premiers instants, malgré l'aura animal de ce premier et son allure de délinquant à cet époque, ses autres amis étaient venus ensuite. Son visage s'attrista en pensant à ses parents, elle aurait tellement voulu qu'ils rencontrent la Kiseki no Sedai. Elle était sûre à 100% qu'ils les auraient vraiment appréciés, avec plus ou moins de facilité.

Midorima pour son sérieux, son assiduité en cours et avec amusement à cause de sa superstition, et sa lubie de ses objets du jour.

Murasakibara pour… Pour… En fait, elle ne savait pas trop comment ils auraient pu cerner le grand violet, il était paresseux et mangeait sans s'arrêter. Il aurait probablement pu trouver grâce aux yeux de sa mère sur le fait qu'il jouait au Basket malgré sa faignassitude légendaire.

Kuroko pour sa politesse, son honnêteté et son ouverture d'esprit et aussi son sérieux pour certains sujets. Et avec admiration en le voyant jouer au Basket avec son jeu si inhabituel et déroutant, malgré son physique loin des plus grand athlètes et de ses capacités.

Aomine, c'était surtout avec son père. Ces derniers avaient le même caractère et ils se seraient peut-être entendus, même très certaine de ça…

Pour Akashi… Ça, c'était beaucoup plus compliqué… Shi-chan aurait probablement été apprécié par sa mère car malgré son haut statut social, le Point Guard restait humble et ne balançait pas sa richesse à la figure des autres, il ne pensait pas qu'à sa petite personne - comme un soi-disant Empereur - malgré le peu d'expression qu'il pouvait afficher. Quant à celui-ci, sa deuxième facette, il n'aurait très certainement plu à aucun de ses parents et ça, elle en était persuadée. Il était tout le contraire de ceux qu'ils pouvaient accepter, sans compter Izaya Orihara qui était vraiment un cas à part, le seul d'ailleurs.


Teikō 4 ans auparavant :

- Ça fait du biiiien ! Se réjouit Abigaël en s'étirant une fois sortie du véhicule, puis elle fit des longs étirements. J'en ai marre des voyages comme ça. Se plaignit-elle en sentant des fourmis dans ses pieds, qu'elle tapa au sol mais qui n'arrangeait rien, évidemment.

- Je vous comprends Miss Abigaël. Sourit légèrement Oliver en refermant la porte derrière elle.

Cette dernière se redressa et poussa un soupir de soulagement en sentant enfin ses jambes se détendre. Mais le plus enthousiasmant pour elle, c'était qu'elle allait enfin revoir son aîné. Elle regarda intensément l'édifice devant elle. C'était vraiment un grand Collège bien que ceux en Amérique était quand même plus immense que ça. Les élèves sortaient ou entraient du bâtiment avec les uniformes obligatoires qui la fit grimacer. Certains parlaient entre eux avec gaieté, ou d'autres étaient désespérés par les cours. La cadette Kise voyait clairement sur leur visage qu'ils auraient vraiment voulu rester chez eux, et elle les comprenait. Abigaël regarda à sa gauche, des cours qui s'effectuaient dehors. Des élèves de biologie ainsi que des cours de sport. Elle sentit ses jambes fourmillaient en voyant les garçons se passaient la balle de foot, avec agilité et précision. Elle préférait de loin le basket mais le foot était un sport cool aussi, bien que trop répétitif pour elle.

- Merci de m'avoir emmené, salut. Tenta la basketteuse en commençant à s'éloigner, mais…

- Je suis dans l'obligation de vous suivre n'importe où que vous allez. La stoppa le garde du corps en la suivant.

- On est dans l'enceinte du Bahut, il va rien se passer et puis personne ne m'a reconnu. Soupira-t-elle en se retournant pour le convaincre de son regard insistant.

Cependant, ce qu'elle n'avait pas prévu, c'était qu'un groupe d'élèves qui passait par là reconnut immédiatement la plus jeune et… Le bouche-à-oreille commença, faisant s'élevaient les murmures dans la cour aux alentours. Certains d'ébahissement, d'autres de réjouissances et d'admiration, et encore d'autres de jalousie et de mépris.

- C'est ce qu'on dirait effectivement. Ironisa gentiment le chauffeur, recevant un soupir désespéré de la plus jeune qui baissa la tête, dépité.

- De toute façon, j'ai pas mon mot à dire. Grommela la chanteuse en mettant sa main sur son visage.

- C'est exact. Admit Oliver avec un sourire.

- Raaah, l'entraînement était épuisant, j'aurais pas pu continuer encore longtemps comme ça… Se plaignit une voix faussement enfantine qu'elle aurait pu reconnaître entre mille, et qui lui fit immédiatement oublier sa déception.

- En même temps, quand on a des pauses, tu veux faire tes one-on-one, alors arrête de te plaindre un peu. Grogna une autre voix, plus grave et plus suave, blasé au possible par la première. Abigaël sourit en entendant l'exaspération dans celle-ci.

- J'aurais jamais cru dire ça un jour, mais je suis d'accord avec Ahomine, tu es un imbécile pour demander des one-on-one alors que c'était prévue depuis une semaine que l'on allait avoir un entraînement intensif.

- Ki-chin n'est pas très intelligent. Commenta paresseusement un grand, et le mot est faible, Collégien avec les cheveux violet.

- Kise-kun restera Kise-kun. Commenta un autre avec une expression neutre sur le visage, mais un imperceptible sourire amusé aux lèvres.

- Mais pourquoi vous êtes si… Commença le blond avec des fausses larmes aux joues avant de se stopper net, croisant le regard de sa moitié, effaçant ses fausses larmes salées.

- Bah qu'est-ce t'as ? Pourquoi tu beugues comme ça ? Demanda le basané en soupirant de cet arrêt soudain dans leur marche.

- Kise-kun ? Appela doucement le Turquoise en agitant lentement sa main devant les yeux du Copycat, qui ne réagit même pas à l'ombre, qui étonna ses coéquipiers de son silence très très très inhabituel.

- A… Bi…-Cchi… Murmura-t-il et un sourire commençait déjà à s'étirer sur ses lèvres.

- Il parle tout seul maintenant… Grommela le bleu en continuant de marcher, décidant d'ignorer le mannequin et son beugue du cerveau et son marmonnement incompréhensible.

Puis, le scorer se stoppa net à son tour, il comprit immédiatement la réaction du plus âgé en reconnaissant un visage connu de tous – ou presque - que ce soit dans le basket ou le chant et ses yeux s'écarquillèrent lentement.

La cadette Kise s'approcha, suivit de près par son garde du corps mais elle n'y fit plus attention. Cela faisait vraiment du bien de le voir et il lui avait manqué bien au-delà des mots. Elle voyait à ses yeux qu'il prenait lentement conscience qu'elle était bien de retour au Japon, et sans surprise, lorsqu'elle fut à environ 4 mètres de lui, son visage s'éclaira d'une façon que lui seul avait le secret, son sourire Colgate s'étira sur ses lèvres et ses yeux noisettes à la limite du d'orée brillèrent d'une joie incommensurable.

- Abi-cchiiii ! S'extasia le blond en se jetant littéralement sur sa cadette.

En temps normal, elle se serait déplacée pour qu'il s'écroule lamentablement au sol comme d'habitude, et se moquait de lui comme d'habitude, mais cette fois, il lui avait beaucoup trop manqué et elle le laissa avec joie la serrait contre lui alors qu'elle enroula ses bras autour de ses épaules. Le Mannequin la souleva du sol pour les faire tourner sur place, dans un grand éclat de rire.

- MA IMOTOO-CCHIIIII ! Tu m'as tellement manqué ! Avoua intensément le Copycat en la serrant à l'étouffer.

- Nii-chan, j'ai la tête qui tourne. Rigola-t-elle doucement et le faisant se stopper.

- M'en fou, ça fait longtemps… Souffla-t-il en plongeant son visage dans ses cheveux, qui sentait la fleur de lys.

- Ça fait même pas 1 an que tu es venue à L.A. Rigola la plus jeune, amusé et exaspéré par l'excessivité de son aîné, toujours dans l'excès celui-là.

- C'est quand même trop long. Pleurnicha Ryōta comme le grand gamin qu'il pouvait être.

Les deux Kise s'éloignèrent pour observer le visage de l'autre. Elle voulait faire genre mais Ryō-chan avait raison. 1 an avait été trop long, beaucoup trop. Elle adorait l'Amérique et elle ne voudrait quitter ce Pays pour rien au monde, sauf si son aîné lui demandait, mais heureusement ou malheureusement pour dans certains cas, il n'était pas aussi égoïste pour lui demander à faire un choix comme celui-ci, même si elle avait déjà essayé de le convaincre de les accompagner en Amérique. Ryōta n'avait pas changé à l'exception qu'il avait encore grandi et faisait 2 bonnes têtes de plus qu'elle, voire plus. Mais le reste était toujours pareil, son sourire, son parfum, son engouement et cela la rassurait.

Quant au Mannequin, sa sœur avait plus changé que lui, même en 1 an. Elle avait aussi grandi mais ce n'était pas de beaucoup. Il voyait qu'elle était plus mature que laissait supposer son âge. Cependant, il ne pouvait vraiment rien dire dans l'immédiat au niveau de son caractère, mais il savait comment le savoir, il était loin d'être un idiot comme certains semblait le croire.

- Viens, il faut que je te présente mes coéquipiers. Décida soudainement le plus âgé des Kise en attrapant la main de sa sœur.

- Coéquipiers ? Répéta Abigaël et remarqua enfin sa tenue. Attends… L'interrompit-elle en stoppant subitement leur marche. Tu fais vraiment partie de l'équipe de Basket ? Toi ? Questionna-t-elle sous le choc.

- Et oui ! Confirma le blond avec un sourire éblouissant. Les autres sports étaient trop facile et m'ennuyait mais grâce à Aomine-cchi, je m'ennuie jamais. S'extasia-t-il avec un sourire plus que sincère qui surprit vraiment Abigaël, elle se demandait vraiment qui était cet ''Aomine-cchi'' que son aîné semblait admirer et apprécier.

D'ailleurs, elle arrêta de se poser des questions lorsqu'ils se retrouvèrent devant des Collégiens qui lui firent immédiatement penser à un arc-en-ciel. Leur couleur de cheveux inhabituel pour des Japonais ne fut pas ce qui l'intriguait le plus cela dit, mais c'était la tenue de basket et cet aura autour des étudiants. Une aura qui lui donnait instantanément envie de les confronter sur le parquet, ce qui arrivait que très rarement ces derniers temps, beaucoup trop rarement à son plus grand malheur, surtout quand cela concernait des personnes qu'elle ne connaissait rien.

- Les gars, je vous présente mon Imoto-cchi, Abigaël. Annonça fièrement le plus âge en regardant sa sœur, qui sans grande surprise, afficha un visage assez froid et méfiant. Non, elle n'a pas changé. Sourit-il intérieurement.

- On avait compris, on n'est pas idiot, Baka. Grommela le Collégien à la seule paire de lunettes du groupe.

La jeune Basketteuse loucha quelques instants sur les bandages sur ses doigts et sur la bottine de bébé qu'il avait entre les mains. Euh… Qu'est-ce que c'était que ça ? Bon, pour les bandages cela ne la surprenait pas, beaucoup de joueur en portaient et les retiraient pour les matchs, mais pour la bottine, là, elle n'avait aucune explication sur le fait qu'il se trimbalait avec ça, et que ses coéquipiers agissaient comme si cela était normal.

En tout cas, il ressemblait à l'intello de la classe et elle avait généralement du mal avec ceux-là, elle les trouvait ennuyeux à souhait à toujours penser aux études et rien d'autres. D'accord, c'était important pour l'avenir mais ce qu'elle détestait par-dessus tout, c'était que c'est même gens étaient du genre à lui rabâcher les oreilles sur le fait, qu'elle ne ferait jamais rien d'intéressant, que le Basket n'était pas une chose qui allait la nourrir patati et patata. C'était lassant et très énervant.

Ils ne l'appréciaient pas non plus de toute manière. Certains c'était par jalousie et mépris, car après tout, elle avait toujours des bonnes notes alors qu'elle ne révisait pratiquement jamais, bon, c'est vrai qu'elle était loin d'être dans les premiers mais jamais, elle n'avait retapé une classe ou était arrivée dernière ou en-dessous de la moyenne générale. Et puis, si elle écoutait bien en cours, cela servait à quoi de réviser autant ? Cela la dépassait.

- Midorima-cchi, tu es trop méchant avec moi ! Se plaignit derechef le blond avec ses fausses larmes aux yeux.

- T'as qu'à être moins chiant. Répliqua instantanément le dit Midorima-cchi et Abigaël d'une seule et même voix de lassitude, surprenant ses deux derniers.

- Tu es de quel signe ? Demanda soudainement le Collégien en remontant ses lunettes sur son nez.

- Euh… Scorpion, pourquoi ? Questionna la plus jeune en levant un sourcil interrogatrice.

- Pour rien. Répondit le plus âgé alors qu'il se détournait pour aller elle-ne-savait-où.

- Bah qu'est-ce que j'ai dit ? Demanda Abigaël, ne comprenant vraiment pas la réaction du vert, bien qu'elle n'ait senti aucune pointe de mépris et cru même avoir aperçu un léger sourire sur ses lèvres.

- Laisse, c'est Midorima, il est toujours comme ça. Intervient le basané avec les cheveux bleu nuit avec un air désespéré et agacé par l'attitude de son coéquipier, ce qui fit légèrement sourire Abigaël.

- Midorima-cchi est superstitieux, tu dois être un signe qu'il n'apprécie pas ou quelque chose comme ça.

- C'est pour ça qu'il… Portait cette chaussure ? Questionna la plus jeune en fronçant des sourcils.

- Ouais, c'est son objet du jour, chaque jour, il en a un différent. Expliqua le blond.

- J'imagine pas l'état de sa maison. Commenta la plus jeune du groupe, faisant rigoler Ryōta et sourire les autres garçons.

- Vaut mieux ne pas imaginer Imoto-cchi. Prévint son aîné dans un rire. Ensuite, voici Murasakibara-cchi. Présenta ensuite le Copycat en montrant le géant, impressionnant assez Abigaël, qui posa ses yeux sur le ou plutôt les paquets qu'il tenait dans ses bras.

- Tu aimes les Pockys, Bi-chin ? Questionna le violet avec un bâtonnet dans la bouche, en voyant la noiraude fixer ses paquets.

- J'adore ça, ça fait longtemps que j'en ai pas mangé d'ailleurs. Avoua-t-elle en ne pouvant empêcher une petite moue boudeuse.

Elle tenta tant bien que mal de se souvenir du goût que les bâtonnets sucrée pouvaient avoir, mais c'était compliqué. Elle adorait les sucreries ce qui désespérait vraiment sa génitrice, qui avait tenté par tous les moyens de l'en empêcher mais c'était toujours un échec. C'était tout bonnement impossible qu'elle arrête de manger du chocolat ou encore, boire du coca, c'était ses pêchés mignon et c'était hors de question qu'elle s'en passe. Sa mère n'avait eu qu'à s'en prendre à Melli-Mallow* et à son Père. Pour revenir au Pocky, il y en avait à Los Angeles sous un nom différent, mais avait-il le… ? Elle se recula d'un pas lorsqu'un Pocky apparu subitement devant ses yeux, interrompant ses pensées et la faisant reculer d'un pas sous la surprise. Aucun des deux ne remarqua la surprise des coéquipiers du Center, qui était figé de stupeur devant cette scène plus qu'improbable pour eux.

- Tiens, c'est pas bien de ne plus se rappeler du goût de quelque chose qu'on aime. Déclara-t-il sérieusement en engloutissant le dernier bout du Pocky dans sa bouche, et en entamant derechef un autre.

- Merci. Sourit-elle en prenant le bâtonnet et commençant à le manger.

Elle ferma les yeux en appréciant plus que nécessaire ce goût intense contre sa langue, cette douceur fondre dans sa bouche et s'écoulait lentement mais sûrement dans sa gorge. Abigaël se retint de justesse de gémir de satisfaction et de bonheur intense, le chocolat était l'une des merveilles de ce monde, et non, ses bâtiments qui datait de l'an 40, connu sous les '8 merveilles du monde'. Le chocolat et le coca étaient indispensables et ses quelques heures sans en avoir, avait vraiment commencé à devenir insupportable, maintenant, il lui fallait du coca pour être au top de sa bonne humeur. Abigaël ouvrit ses yeux et prit enfin conscience du regard du reste du groupe sur les deux étudiants.

- Bah quoi ? Questionna-t-elle les sourcils froncés et de nouveau sur ses gardes, mais les joues légèrement rosies à cause de la douceur du chocolat contre son palais.

- Murasakibara qui partage ses gâteaux… C'est vraiment exceptionnel. Informa le basané, toujours surpris lorsque le violet lui en redonna un nouveau, qu'elle prit sans aucune hésitation et le mâchonnant lentement, savourant encore plus la saveur sucré.

- Hum. Réfléchit un instant la plus jeune. Je te ramènerais des Pocky de Los Angeles. Promit-elle en regardant Murasakibara et elle sourit lorsque ses yeux s'illuminèrent, digne d'un enfant malgré sa taille et son âge.

- T'y retourne quand à Los Angeles, Bi-chin ? Questionna-t-il avec une impatience non retenue.

- Ne met pas la charrue avant les bœufs, Murasakibara-cchi, elle vient à peine d'arriver. Le calma le Copycat, récoltant une moue boudeuse du géant, attendrissant sans le vouloir la plus jeune. D'ailleurs, tu restes combien de temps, Abi-cchi ? Questionna Kise en appréhendant la réponse.

- Les parents veulent bien que je reste 3 semaines. Lui répondit-elle avec un sourire ravie, seulement…

- Je me permets de vous rectifier Miss Abigaël… Intervient son chauffeur qui la fit instantanément soupirer. Ils ont accepté que vous restiez au Japon que pendant 2 semaines parce que vous avez un examen de biologie la semaine suivante. C'était l'accord que vous aviez passé. Rappela le garde-du-corps.

- Ouais, je sais mais si je les appels pour négocier ? Demanda-t-elle en se retournant. Car j'ai pris mes cours, je pourrais étudier ici !

- Vous avez déjà prévu ça avant de venir ici, je suppose ? Soupira le plus âgé, faisant sourire Abigaël qui croisa les bras, confirmant ses pensées. Si vos parents sont d'accord, je n'ai pas le choix de l'accepter. Concédât Oliver.

- Affaire réglée, je les appellerais ce soir.

- Super ! S'extasia le blond. D'ailleurs, je finis les présentations, là, c'est Aomine-cchi. Présenta admirativement le Mannequin en montrant le collégien à la peau mate.

Ces derniers se fixèrent intensément, sondant la personne face à eux. Pour Abigaël, elle était persuadée d'une chose : Il allait devenir un joueur d'exception. Elle avait la même sensation que quand elle se retrouvait face à eux. Une aura animale l'entourait, une force et une prestance impressionnante. Une sensation d'incertitude si elle l'affrontait. Sa surprise passée, un sourire d'excitation et d'impatience pris place sur ses lèvres, sans qu'elle ne puisse le contrôler.

Quant au Basané, il était plus que satisfait de rencontrer une joueuse comme la cadette de son coéquipier. Le basket était bien la seule chose où il se mettait au courant de toute les nouveautés. Même si à vrai dire, il s'était beaucoup plus intéressé à elle que lorsqu'il avait découvert son lien de parenté avec Kise Ryōta. Et il n'avait pas été déçu. Il voulait vraiment savoir si tout ce qui se disait sur elle n'était pas exagéré, comme le faisait si souvent son mannequin de coéquipier lorsqu'il était enthousiasme sur quelque chose. Un sourire tout aussi excité que la jeune fille en face de lui s'étira sur ses lèvres, et cette impatience se fit ressentir par les autres collégiens autour d'eux.

- Kise nous a tellement parlé de toi que je me pose vraiment des questions. S'éleva la voix douce, trop douce, du Power Forward, avec un sourire un peu provocateur qui n'échappa aucunement aux élèves de Teikō, et qui n'en furent pas particulièrement surpris.

- Ah ouais ? Et comme quoi ? Questionna-t-elle en levant un sourcil interrogateur, et lui faisant clairement comprendre de quand même faire attention à ce qu'il disait mais, Aomine Daiki étant Aomine Daiki…

- Premièrement… Comment une nana comme toi peut parvenir à faire des Dunks alors que t'es toute petite… ? Commença-t-il avec perplexité et le sourcil d'Abigaël tressailli sous l'agacement de cette millième même remarque vis-à-vis de sa taille. Deuxièmement… Comment tu peux sembler, ou plutôt, être plus mature que ton frère qui est plus âgé que toi ?!

- Hey Aomine-cchi ! S'offusqua immédiatement le blond pleurnicheur, qui ne préoccupa aucun des deux basketteurs.

- Et enfin… Je me demande vraiment si tout ce qu'on dit sur toi est vrai et n'est tout simplement pas exagéré pour flatter ton égo et qu'en fait, tu parviens à battre tes adversaires seulement avec tes coéquipières et que tu ne vaux finalement pas grand-chose. Provoqua-t-il sans sommation.

- Le seul moyen n'est-il pas de faire un match ? Ça répondrait probablement à toutes tes questions, enfin sauf la deuxième ou même moi, je ne sais pas comment on peut être un aussi grand gamin et immature.

- Hey Abi-cchi ! Se scandalisa de nouveau le Mannequin, qui fut de nouveau ignoré.

- C'est quand tu veux. Et puis, comme tu es ici pendant 2 semaines, je vais enfin pouvoir savoir ce que tu vaux.

- Il n'y a aucun souci pour ça. Approuva la plus jeune avec un sourire provocateur, qui lui rendit avec engouement.

Les deux savaient qu'ils n'avaient aucun droit à l'erreur. Abigaël ne savait rien de cette équipe dont faisait partie dorénavant son aîné, mais si son Nii-chan les admirait et les respectait alors ce n'était pas pour rien, malgré qu'elle le disait immature, - ce qui était vraiment le cas assez souvent - elle savait aussi que ce n'était qu'une façade, il cachait bien mieux ses sentiments qu'elle-même alors que tout le monde semblait croire le contraire. D'après beaucoup de personne, elle était très mystérieuse et c'était vraie, mais pas autant que l'aîné. En tout cas, elle devait vraiment comprendre le respect qu'éprouvait son aîné pour ses coéquipiers et que surtout, si ses derniers ne se servaient pas seulement de lui pour avoir de la reconnaissance, même si cela ne semblait pas être le cas à première vue concernant les garçons que Ryō-chan lui avait présenté.

Pour Aomine Daiki. Il percevait que le Copycat ne lui avait pas menti au sujet de sa sœur. Il n'avait jamais rencontré des basketteurs d'Amérique et encore moins de la NBA, mais ce qu'il ressentait vis-à-vis d'elle était un grand respect et qu'il ne devait absolument pas sous-estimer son jeu. C'était vrai que les questions qu'il lui avait posé le taraudaient depuis qu'il avait su son lien de parenté avec le plus âgé, et de savoir qui était sa mère. Depuis lors, il avait toujours été impatient de la rencontrer et de se mesurer à cette joueuse qui était la prodigue de sa génération, comme lui l'était au sein de son équipe. Après la révélation de l'aîné Kise, il avait regardé tous ses matchs sans exception et avec grand intérêt et il savait que sa réputation était très loin d'être usurpé. Une équipe, aussi forte était-elle, ne pouvait durer si les joueurs ne tenaient pas la route. Le bleu voulait tout de même voir la preuve de ses propres yeux et il allait enfin l'avoir. Rien n'aurait pu l'excité davantage à cet instant. Il allait enfin affronter l'un de ses joueurs, enfin plutôt joueuse dans le cas présents, qui affrontait et connaissait des monstres du parquet et qui surtout, participaient chaque année à ce championnat reconnu dans le monde entier : Les Play-offs, qui n'avait absolument rien à voir avec leur Winter-cup.

- Un match entre Abi-cchi et Aomine-cchi ?! J'ai tellement hâte de voir ça ! S'enthousiasma Ryōta en sautillant presque sur place, désespérant grandement ses deux modèles qui soupirèrent de concert.

- T'es vraiment pas sortable franchement. Marmonna Aomine en roulant des yeux.

- Vous êtes trop méchant, aide-moi Kuroko-cchi ! Se plaignit le Small Forward en pleurant, encore une fois.

- Kuro… Ko-cchi… ? Répéta-t-elle en regardant aux côtés du collégien à la peau mate.

- Ravie de te rencontrer, Kise-san. S'éleva soudainement une voix polie et douce à ses côtés.

Cela arrivait que très rarement, mais Abigaël eut un beugue de quelques secondes. Puis, aucun des Japonais ne comprit sur l'instant mais la plus jeune éleva rapidement sa main qui s'était serrée en un poing, mais elle fut tout aussi rapidement stoppée par Ryōta qui avait rapidement anticipé sa réaction et qui lui évita de faire quelle que chose qu'elle regretterait par la suite.

- Non mais qu'est-ce tu fous là ?! S'exclama-t-elle vivement, le cœur battant. Il y a deux secondes t'étais à côté de lui. Grinça-t-elle en désignant Aomine, puis elle souffla tout en reprenant son calme et s'apaisa peu à peu.

- Tu m'avais remarqué ? Questionna le plus âgé en ne cachant pas sa surprise.

- Euh… Ouais… Répondit-elle en inspirant profondément, ne faisant pas attention à sa question surprenante et son aîné lui lâcha le poignet en voyant que tout risque était écarté. Il faut vraiment éviter de me surprendre comme ça… Pour ton bien. Ajouta-t-elle en fermant les yeux.

- C'est moi où t'allais vraiment lui en foutre une ? Questionna Aomine, toujours un peu surpris, même si c'était un euphémisme.

- Imoto-cchi a des super réflexes mais quand tu l'as surprends, tu peux parfois regretter… Se remémora amèrement Kise en se frottant inconsciemment sa joue gauche.

- Tu peux t'en prendre qu'à toi, tu le sais parfaitement. Réprimanda la plus jeune en croisant ses bras.

- Excusez-moi, cela ne se reproduira plus. Intervient Kuroko en s'inclinant légèrement.

- Tu parles, tu peux jamais t'en empêcher de nous faire flipper. Grogna le basané en se rappelant du nombre de fois qu'il avait frôlé la crise cardiaque.

- Ce n'est pas de ma faute, si tu fais attention qu'au Basket, Aomine-kun. Se moqua gentiment le Turquoise.

- Quoi ?! Je vais vraiment te foutre une clochette. Se vexa le plus grand en regardant son coéquipier.

- Je ne vois pas vraiment le rapport là. Continua Kuroko sur sa lancée d'énervement, ce qui fonctionna à merveille.

Abigaël regardait le Turquoise sans plus faire attention à leurs échanges. Comment ça qu'elle l'avait remarqué ? C'était pas un fantôme non plus, mais n'empêche que c'était vrai qu'elle n'avait pas fait attention qu'il avait été à côté d'elle. Depuis quand d'ailleurs ? Et puis, c'était quoi cette aura autour de lui ? Elle était presque… Complètement inexistante. Son visage n'exprimait pratiquement aucune émotion à l'exception de son sourire qui lui en indiquait au moins une. Lui aussi faisait partie de l'équipe de son Nii-chan ? C'était vraiment quelque chose d'inattendu pour elle. Il n'avait pas du tout l'air d'être un sportif et n'avait pas cette aura animal que possédait Aomine. Néanmoins, elle n'était pas la très mieux placée pour parler d'apparence étant donné que beaucoup la sous-estimait. Peut-être devrait-elle l'affronter lui aussi. Le Japon avait donc des joueurs de ce gabarit ? Cela dit, elle attendrait d'affronter le basané pour ce faire vraiment une idée.

- Dis, il est vraiment de ton équipe ? Questionna la cadette Kise en regardant son aîné.

- C'est exact, c'est notre joueur fantôme. Lui révéla-t-il avec un sourire plein d'admiration en regardant ses coéquipiers. Il est tellement invisible qu'il peut se faufiler partout sans que personne ne le voient, surtout si on n'y fait pas attention.

- Tout s'explique. Pensa-t-elle en regardant de nouveau le Turquoise qui continuait de se moquer de l'Ailier fort, qui tomber comme un idiot dans le panneau.

Cependant, son regard tomba sur le dernier joueur que Ryō-chan ne lui avait pas encore présenté, qui avait ses yeux rubis posaient sur elle, un regard intrigué.


Retour au présent :

La sonnerie de message de son téléphone l'a fit de nouveau sursauter. Abigaël ouvrit les yeux et attrapa son mobile. Kaga-chan lui avait finalement répondu ? Elle positionna son téléphone au-dessus d'elle et fut vachement surprise et sa respiration se coupa en voyant qui était son interlocuteur. Elle hésita puis à la quatrième sonnerie, se décida à répondre, sur ses gardes de cette future discussion.

- Akashi. Salua-t-elle froidement.

- Abigaël. Salua ce dernier avec aucune trace d'émotion dans sa voix Impériale.

- … Qu'est-ce que tu veux ? Demanda la Basketteuse après un moment, trop long moment de silence venant du combiné, seulement entrecoupé par la respiration calme du Point Guard.

- … J'ai eu une ''discussion'' avec notre cher Daiki. Avoua-t-il après encore un moment, rendant la patience d'Abigaël, très difficile à tenir. Sa déclaration la figea, sa voix était si contrarié.

- … Et en quoi cela me concerne ? Questionna-t-elle avec prudence.

Néanmoins, Abigaël savait parfaitement de quoi il en retournait. Les évènements s'étaient seulement produits la veille après tout. Comment ne pouvait-elle pas deviner qu'Aomine allait rester tranquille, après leur discussion ? Si cela avait été elle, elle serait carrément partie faire un scandale chez l'ancien Capitaine de Teikō. Un soupir passa inconsciemment ses lèvres, elle se mordit sa lèvre inférieur en espérant que son correspondant n'avait pas entendu, mais en connaissant l'énergumène, elle en doutait.

- Daiki est persuadé que ton départ est entièrement de ma faute, et je souhaiterais savoir pourquoi pense-t-il cela ?

La cadette Kise serra le poing qui ne tenait pas son mobile, en se redressant brusquement. C'était en aucun cas une question, mais un ordre. Un ordre implacable. Un ordre incontestable. Un ordre de cette voix impérieuse, velouté et sans signe de pouvoir objecter. Seijūrō Akashi était un leader-née, que cela lui ou l'autre. Ils donnaient envie aux autres de les suivre sans protester. Ils ne se trompaient jamais et c'est ce qui réfutait tout envie de les contredire, de leur obéir aveuglément. Ce qu'elle détestait par-dessus tout, c'était que ce respect était dorénavant devenu crainte… Haine en la concernant ainsi que pour Ao-chan et tristesse pour la Kiseki no Sedai et surtout pour Kuro-chan. Elle se souvient parfaitement de cette lueur dans ses magnifiques yeux Turquoise. Cependant, il avait oublié quelque chose d'important…

- Ne prends pas ce ton condescendant avec moi. Siffla-t-elle glacialement en plissant ses yeux. Je suis pas tes larbins qui suivent incontestablement tes ordres, tu devrais le savoir, non ? Railla-t-elle, acide.

- Et pourtant, tu répondras à ma question. Continua la voix impérieuse à son oreille, trop sûre d'elle.

- Et pourquoi je ferais ça ? Grogna-t-elle, n'aimant pas ce ton aussi assuré.

- Parce que je te connais par cœur et que tu as trop de fierté pour me laisser croire que ceci est effectivement ma faute. Déclara Akashi et elle ferma les yeux en tentant de calmer le tremblement de ses mains.

- Et si c'était le cas, qu'est-ce que tu ferais ? Questionna-t-elle soudainement et un silence lui répondit, un sourire amer se dessina sur ses lèvres.

Si lui la connaissait, c'était aussi le cas pour elle. Il devait sûrement se demander si c'était pas une façon de le dérouté, ce qui était à moitié le cas. Elle doutait vraiment qu'il la croirait si elle lui disait le contraire, quoi que, pourquoi l'aurait-il appelé dans ce cas ? Le Rouge était toujours aussi imprévisible et elle détestait ne pas savoir ce que pensait les gens qui l'entouraient, très peu de personne arrivait à la déstabiliser et malheureusement pour elle, Akashi en faisait partie. La voix de l'Héritier se planta en elle comme un coup de poignard.

- Cela prouverait que j'avais encore raison au Collège. Annonça-t-il d'une voix impénétrable, la faisant baisser la tête, sa frange cachant ses yeux. Que quoi que tu aies dit ce jour-là, tu as fui parce que c'était la vérité absolue. Continua-t-il mesquinement, ses mots aussi tranchants qu'une lame de rasoir.

- Connard. Insulta-t-elle avant de raccrocher.

Une seconde, deux secondes… 1 minutes…. 2 minutes… Puis, Abigaël se leva, jeta son Samsung sans ménagement sur son bureau. Elle entra dans la salle de bain et se déshabilla rapidement. Elle entra dans la cabine de douche et ouvrit le robinet, de l'eau froide, beaucoup d'eau froide et glacée. Elle en avait besoin après cet échange qui lui rappelait amèrement celui de ce jour-là. La colère bouillait en elle, une envie irrépressible de se rendre au Manoir Akashi et d'encastrer cette imbécile dans un mur. Elle commença à frissonner en sentant enfin l'eau refroidir la chaleur de son corps. Seulement, ce n'était pas suffisant.

Depuis quand n'avait-elle pas ressenti une colère aussi froide et violente ? La dernière en date était probablement à une soirée avec tous ses amis de Los Angeles. Lucie. Celle qui avait critiqué son frère et sa famille. Qui avait insulté ses amis du Japon, sans les connaître. Contrairement à ce que tout le monde croyait, elle n'était pas spécialement pour la violence. Certes, la plupart du temps, elle réglait ses comptes par les coups, mais apparemment, certaines personnes ne comprenaient que comme ça, alors…

Un sourire imperceptible prit place sur ses lèvres lorsqu'elle pensait à Erza qui lui disait de faire du Yoga, ou un autre sport que le Basket pour calmer sa colère. Ou encore à Caroline qui elle, lui disait qu'elle prenait trop exemple sur deux blond qui avaient des caractères beaucoup trop impulsif, colérique et violent. Ou même à Haley qui lui avait conseillé d'aller voir un spécialiste pour son impulsivité. Bien sûr, elle avait été offusquée par cette idée, mais c'était vite senti rassuré lorsque sa manager lui avait déclaré :

- Mais bon, après tout c'est comme ça qu'on t'aime. Sourit-elle sincèrement et avec tendresse envers la plus jeune. C'est pour ça que malgré tout, je ne veux pas que tu changes. Déclara la plus âgé, tranquillisant Abigaël. Bien que ça me faciliterait la vie et beaucoup moins de soucis. Marmonna-t-elle dans sa barbe inexistante, faisant rire sa jeune amie de son ton dépité et lassé.

Ses claquements de dents la sortie de ses souvenirs et effacer son sourire, elle éteignit enfin l'eau, sa colère s'étant très légèrement calmé et ne voulant pas attraper une pneumonie. Elle ralluma l'eau après quelques secondes, mais de l'eau chaude cette fois-ci, elle régla la température et ses muscles se détendirent, elle poussa un profond soupir au réchauffement de son corps. Et dire qu'il avait raison. Abigaël posa ses deux mains sur la paroi de douche, son corps était à peine sous le jet mais elle s'en fichait, le froid des carreaux et l'eau chaude lui était agréable. Certes, il était l'une des raisons de son départ, mais elle était retourné aux States, aussi pour ses responsabilités et pas qu'à cause de leur dispute. Cependant, une question l'a taraudait et elle ne pouvait y répondre, ou ne le voulait-elle pas ? Si elle n'avait pas eu ses responsabilités, ni ses passions, se serait-elle enfuie ainsi ? Avec des ''et si'', on mettrait Paris dans une bouteille… La chanteuse soupira et se décida à sortir de la cabine, elle enroula seulement une serviette autour de sa taille, puis se sécha les cheveux tout en sortant de la salle de bain.

- Tout va bien ? S'éleva une voix inquiète, ce qui la fit sursauter, elle releva les yeux pour croiser ceux de son frère.

- Bah oui, pourquoi tu poses cette question ? Questionna-t-elle en reprenant son sourire de douceur, qu'elle n'arborait qu'avec son Nii-chan.

- Une intuition. Répondit-il en s'approchant à quelques pas d'elle et la sondant intensément, la faisant ciller subtilement. Je te trouve étrange depuis que tu es revenue… Différente. Rectifia-t-il en fronçant son sourcil gauche en ne lâchant pas ses yeux, la rendant vraiment mal à l'aise.

- Pourtant, il y a rien, je t'assure. Déclara-t-elle en se soustrayant de son regard trop persistant en le contournant et cherchant des vêtements à mettre.

Son téléphone apparut dans son champ de vision et ses yeux s'assombrirent. Devait-elle le rappeler pour… Non, mauvaise idée. Un message suffirait pour lui dire que c'était pas lui, la cause de son départ. Elle soupira profondément. Il avait vraiment le don de l'agacer, mais elle ne pouvait ignorer le fait que c'était parce qu'il n'avait pas tort. Elle ne pouvait cependant arrêter d'avoir des doutes sur les raisons de son appel, une intuition tenace qui la tiraillait.

- Abigaël. Appela la voix de son aîné, la faisant ce pincer les lèvres. Elle détestait ça.

- Ryōta.

- Pourquoi tu es partie ? Questionna-t-il et elle se figea à cette soudaine question, mais surtout, au sérieux de son ton.

- Tu le sais. Soupira-t-elle en attrapant son téléphone. Mes responsabilités, je vous l'aie dit, si elles avaient pu se passer de moi, je serais resté encore un peu.

- Alors pourquoi Aomine-cchi avait l'air si en colère ? Demanda le Mannequin la tendant davantage, s'il demandait ça, alors c'est que quelque chose le chiffonnait, et elle nota qui ne disait rien sur le fait que ce n'était pas directement elle qui leur avait dit.

- Parce que… Commença-t-elle, avant de se stopper net…

- Parce que… ? Incita son Nii-chan en s'avançant doucement près d'elle.

Il se stoppa à quelques pas en voyant par-dessus son épaule, la raison de l'arrêt de sa phrase. Une des photos de la Kiseki no Sedai à l'époque de Teikō, une photo de veille. Ils étaient au réfectoire et c'était lui-même qui l'avait prise. Ils portaient tous l'uniforme du club et même sa cadette, même si ce dernier était trop grand pour lui. Murasakibara était avidement en train de manger son assiette remplie à ras-bord sans trop se préoccuper de ce qui se passait aux alentours, comme habituellement d'ailleurs. A ses côtés, se trouvait Kuroko qui sirotait un lait à la vanille avec un léger sourire imperceptible aux lèvres. Midorima qui mangeait avec grâce était de l'autre côté du violet avec un fin sourire. Il se souvient de la raison du pourquoi et un sourire se dessina sur ses lèvres en regardant les 3 autres personnes sur la photo.

Abigaël était assise sur les genoux d'un Aomine renfrogné alors que celle-ci lui piquait encore des frites. Le basané tenta de lui reprendre mais celle-ci s'allongea à moitié sur Akashi qui buvait tranquillement avec un air blasé sur le visage, mais qui ne dit rien. Sa cadette leva le bras aussi loin qu'elle le pouvait pour ne pas qu'il les attrape avec un immense sourire amusé aux lèvres, tout en essayant de rester en position vu la précarité de son équilibre. Le blond se souvient qu'elle avait vraiment failli tomber et sans les excellent reflexes du Point Guard et du Power Forward, elle aurait vraiment pu se faire mal. Ce qui n'avait pas perturbé la basketteuse Américaine plus que ça, car elle avait profité que le basané avait les yeux fermés et se pincer l'arrêt du nez pour se remettre de sa légère frayeur – ce qu'il n'aurait avoué pour rien au monde – pour lui piquer une bonne poignée de frites, elle s'était ensuite enfuie en courant sous les protestations du bleu nuit, qui l'avait poursuivi pour lui faire payer. C'était l'un de ses meilleurs souvenirs.

- C'était la bonne époque… Entendit-il dire, si bas qu'il crut qu'il eut mal entendu, mais le visage de sa cadette ne lui laissait aucun doute.

- Abigaël… Commença le bond avant d'être interrompu par la sonnerie de son Imoto, qui vit ceci comme un moyen de se soustraire à la désagréable discussion qui s'annonçait.

- Haley… Commença à saluer la basketteuse lorsque…

- MAIS VOUS VOUS FOUTEZ DE MA GUEULE ! Hurla sa coach dans le combiné, la forçant à éloigner son téléphone de son oreille en grimaçant.

La plus jeune était ravie d'écourter la discussion avec son aîné, qu'elle n'avait pas réfléchi du pourquoi sa manager l'appelait, elle soupira et ce soupir dut se répercuter dans les oreilles affinés qui n'avaient visiblement pas aimé… Malheureusement pour ses oreilles, bien qu'elle le méritait…

- C'EST QUOI CE SOUPIR COMME SI JE TE FAISAIS CHIER ?! C'EST PAS MOI QUI EST PARTIE A L'AUTRE BOUT DU MONDE SANS PREVENIR PERSONNE ! Réprimanda furieusement la plus âgée et la tirade ne s'en finit pas là. TU ES COMPLETEMENT INCONSCIENTE MA PAROLE ! COMMENT ON AURAIT FAIS SI UN MATCH IMPORTANT AVAIT LIEU, HEIN ?! OU S'IL TE SERAIT ARRIVÉ QUELQUE CHOSE OU…

Abigaël se passa les mains dans les cheveux en fermant les yeux. Là, on pouvait dire qu'elle l'avait vrai mise en colère et c'était vraiment un euphémisme, elle était enragée… Peut-être qu'elle devrait vraiment méditer sur le fait d'aller habiter en Antarctique, cela pouvait être sympa d'être avec les pingouins, ou plutôt en Australie avec les Kangourou, elle n'était pas trop ami avec le froid, ou même en Egypte tiens, cela fait un moment qu'elle voulait visiter les Pyramides, cela pouvait être vraiment intéressant.

- Haley, écoute… Tenta d'apaisé la plus jeune avec une voix calme tout en laissant son téléphone éloigné, mais cependant, ce fut une erreur…

- NON J'ECOUTE PAS ! Hurla-t-elle de plus belle, faisant cette fois, grimacer le mannequin alors que sa cadette affiché un regard ennuyé et coupable. KATHERINE, CAROLINE ET TOI ETES COMPLETEMENT IRRESPONSABLE ! PARTIR SANS PREVENIR, VOUS AVIEZ QUOI DANS LA TETE ?!

Kise était sous le choc de l'égosillement de la manager qui se faisait entendre dans toute la chambre. C'était plus de l'enragement là. Abigaël se montrait toute petite et n'osait même plus en placer une et quiconque connaissait la noiraude, savait qu'elle répliquait même quand elle avait tort, mais c'était vraie qu'avec la tirade de sa coach et au téléphone, cela s'avérait très compliqué. Il n'aimerait vraiment pas être à sa place mais le détail qu'il prit en compte, c'était que cette Haley n'avait pas été au courant de son voyage. À ce qu'il comprenait, personne n'avait été au courant, sauf juste peut-être sa coach ? Pourquoi ? Il soupira, pourquoi se posait-il cette question ? Visiblement, c'était sûr à 90% qu'elle aurait refusé. Ryōta sourit à cette pensé, c'était bien le genre d'Abigaël.

- Je suis désolé… S'éleva la voix coupable de sa cadette. Mais j'avais vraiment besoin de décompresser. Enfin, presque.

- TU CROIS QUE CA ME SUFFIT COMME RAISON ! VOUS ETES PARTIE SANS PREVENIR PERSONNE !

- Izaya et Karma étaient au courant. Contredit la plus jeune dans l'espoir d'atténuer les remontrances, mais elle avait oublié qui était au téléphone.

- À LA BONNE HEURE, SES TRAITRES ! JE VAIS LES TUER ! S'écria de plus belle la brunette.

Un silence se fit. Abigaël regarda son écran et vit que son ami et coach était toujours en ligne. Elle hésita à coller son téléphone à l'oreille, au risque d'avoir les tympans explosé à la nouvelle crise d'Haley, si crise devait avoir lieu. Elle posa ses yeux d'orée/noisettes sur son Nii-chan, qui la fixait avec un certain amusement et elle lui rendit par un regard noir et qui le fit sourire.

- Euh… Haley… ? Appela-t-elle prudemment en décidant de coller son téléphone à son oreille.

- Quoi ?! Grogna-t-elle, rassurant à moitié Abigaël qui en avait marre de ses hurlements.

- Je suis désolé… J'ai pas vraiment réfléchi et je suis partie sur un coup de tête… J'ai voulu te prévenir en arrivant, mais j'ai été prise dans l'annonce du match de mon Nii-chan…S'excusa la jeune chanteuse en se grattant la nuque.

- Décidément, tu m'épuises… Avoua Haley avec exaspération et lassitude.

- Je sais, je sais. Rigola nerveusement Abigaël.

- Cela dit, tu dois revenir. Déclara sérieusement la plus âgé, faisant se calmer la plus jeune.

- Il y a un match de prévu ? Questionna la noiraude n'ayant pas pensé que sa coach aurait prévu un match.

- Non. Répondit Haley, rassurant la basketteuse qui ne voulait pas rentrer immédiatement, cependant… Mais déjà que l'absence de la Capitaine est compliqué alors en plus, sans Caroline et Katherine cela l'est encore plus pour les entrainements. Surtout que les filles ont besoin de la motivation que vous soyez présentes pour s'améliorer.

- Je sais. Soupira la Point Guard. Mais c'était pas comme si je partais pour 1 an, on a prévu de revenir dans 2 semaines pour la fin de la Winter-cup. Avoua la chanteuse, faisant se tendre le Copycat.

- J'imagine que rien que je puisse dire changera quoi que ce soit ? Soupira Haley avec agacement et résignation.

- Tu me connais si bien. Sourit Abigaël.

Ryōta regarda sa sœur qui discuta un moment des détails pour la suite. 2 semaines. C'était vraiment court pour 1 an de séparation… Pourrait-il vraiment profiter de sa Imoto-cchi avec ses cours et la Winter-cup ? Probablement que non… Elle pourra insister à ses shooting mais le reste s'avérera impossible, mais c'était probablement les seules « vacances » qu'elle pouvait se permettre avant un bon bout de temps, surtout si elle avait débarqué sans prévenir personne… Il devra se débrouiller pour passer du temps avec sa cadette, et découvrir ce qu'elle cachait car bien qu'elle lui disait le contraire, il le savait et le sentait que quelque chose clochait… Mais quoi ? Cela avait-il avoir avec la mauvaise humeur d'Aomine-cchi ? D'ailleurs, il n'avait toujours pas eu sa réponse.

- Très bien, je vais en parler avec Katherine et Caroline.

- Ok. C'est la dernière fois, Abigaël Kaleesia Kise-Ariès. Prévint la Coach faisant grimacer Abigaël, qu'est-ce qu'elle avait horreur de l'annonce de son nom complet.

Les deux amies se dirent au revoir et la noiraude raccrocha avec un soupir dépité. Il faut vraiment qu'elle pense à prévenir Haley la prochaine fois, elle finirait vraiment par la tuer un jour. Elle releva les yeux pour plonger dans ceux de son aîné, elle n'aimait pas ce qu'elle voyait dans ses orbes noisettes. Une détermination féroce. Une résolution infaillible.

- Ao-chan était en colère parce que je lui ai donné aucune nouvelle pendant cet année… Commença la plus jeune sans le quitter des yeux. Mais surtout parce qu'il sait que j'en ai donné à Kuro-chan et à toi évidemment.

- Pourquoi ? Questionna-t-il.

Et Abigaël lui dit exactement ce qu'elle avait avoué au basané en omettant volontairement Akashi, ce qui ne parut pas satisfaire l'ainé qui fronça son sourcil gauche. Mais avant qu'il n'ajoute quoi que ce soit, son téléphone sonna le faisant bruyamment soupirer, il le sortit et retint un soupir en voyant le nom de son manager apparaître à l'écran, il hésita mais en connaissant le caractère insistant de la plus âgé, il se résigna et avant de sortir, il jeta un regard à sa cadette qui servait ce qu'il signifiait. La discussion était loin d'être terminé.

Abigaël soupira et se coucha sans douceur sur son lit, yeux fixant le plafond. On ne pouvait pas dire que ses deux jours étaient de tout repos. Entre ses souvenirs qui revenaient. Ses affreuses retrouvailles avec Aomine. Encore une dispute avec Akashi. La discussion avec son Onii-chan et qui annonçait que ce n'était pas la dernière qui aurait lieu. L'appel de sa coach et les réprimandes qu'elle entendrait dès son retour. Tout ça la fatiguait et cela fait bien longtemps qu'elle n'avait pas été si tracassé. La basketteuse tourna sur le côté et son regard se posta sur son téléphone. Elle se tourna de l'autre côté. Non. Hors de question qu'elle entende sa voix à nouveau. Elle sourit en pensant à son insulte, c'était sorti sans qu'elle ne puisse s'en empêcher et elle aurait aimé voir sa tête à ce moment-là, il ne devait pas s'y être attendu et son visage aurait été impayable, elle qui n'avait jamais été aussi loin dans ses mots, contrairement à lui. Son visage s'assombrit de nouveau et elle se releva pour prendre son smartphone.

- Ne te crois pas aussi important pour penser que je suis partie à cause de toi. À ce que tu peux croire, t'es pas le centre du monde.

Abigaël lu et relu le message et hésita un moment. Puis se décida à l'envoyer, puis elle éteignit son téléphone et se recouvrit de la couette jusqu'à son visage, en laissant juste ses yeux de visible comme lorsqu'elle était petite. Ses souvenirs continuèrent d'affluer et cela lui donna la migraine alors elle ferma les yeux mais cela l'atténua pas pour autant. Cela faisait bien longtemps qu'elle n'y avait pas autant pensé. Est-ce que c'était vraiment une bonne idée de revenir ? Elle n'avait eu aucunement l'attention de les revoir, mais pensait-elle vraiment qu'elle ne les aurait pas croisés à un match de son Nii-chan ? Ce sentiment qu'elle avait ressenti était-il lié ? Abigaël ferma les yeux et s'endormit sans s'en rendre compte. Rêvant de nouveau de cette époque où tout se passait bien, malgré quelques disputes sans vraiment grande importance.


Et voici, j'en suis enfin arrivé à bout avec ce chapitre qui m'a mis beaucoup de temps à écrire et j'en suis navré encore une fois… J'espère sincèrement que ce chapitre vous a plu. Je m'excuse d'avance pour les fautes d'Orthographe que vous pourrez y voir, je me suis relu plus d'une fois à cause du temps passé entre l'écriture mais bon, certaines arrivent toujours à passer à la trappe, malgré le correcteur de Word…

Alors comme vous pouvais le deviner pour ceux qui connaissent. Izaya Orihara et Kida Masaomi sont dans Durarara ! que je vous conseille très très fortement si vous connaissez pas. Karma Akabane fait partie d'Assassin Classroom's, ou Ansatsu Kyoushitsu si vous préférez, que je vous conseille tout aussi grandement. Quant à Melli-Mallow, vous le découvrirez en temps et en heure, sauf si vous avez une petite idée alors n'hésitez pas à m'en faire part, et je vous dirais si c'est le cas… Ou pas *sourire sadique* ;-) Tout comme Lucie qui est aussi connue mais je n'en dis pas plus :-p

Sinon, que pensez-vous de ce chapitre ?

Le Flashback d'Abigaël et de sa rencontre avec la Kiseki no Sedai et leurs impressions ?

L'apparition de Kida et la mention de Karma ?

L'appel d'Haley et sa colère ? Le fait qu'Abigaël n'avait prévenu presque personne de son voyage ?

La dispute entre Akashi et Abigaël ? La discussion entre les enfants Kise ?

Que pensez-vous qu'il risque de se passer pour la suite ? Kise aura-t-il sa réponse ? Abigaël se réconciliera-t-elle avec Aomine et Akashi ?

J'attends vos avis avec impatience et vos hypothèses sur la suite, n'hésitez surtout pas à me dire ce qui va ou ce qui ne vas pas, ce qui m'aidera à m'améliorer pour la suite ^^

Je vous souhaite une bonne fin de soirée et à la prochaine pour la suite de cette histoire qui sera probablement un long flash-back sur le passé à Teikō, à moins qu'il y a quelques chose que vous désirez voir et que je pourrais faire si cela m'est possible pour la suite sans vous raconter toute l'histoire ^^

Le prochain chapitre sera sur "le cœur à ses raisons...", Je vous incite vivement a la relire car le chapitre ne va pas sortir toute de suite car moi-même, je dois la relire :-)

Xoxo tout le monde :*