Chapitre 10

Ils avaient longtemps parlé dans le bureau du Decimo.

Après ce petit interlude durant lequel Levi s'était fait remonter les bretelles, le Decimo avait rapidement changé de sujet et s'était lancé dans une longue et pénible argumentation contre les trois sorciers lui faisant face, afin que ceux-ci ne s'en prennent pas aux membres de la Varia et qu'ils les laissent libres de leurs mouvements, même dans le château.

A la fin (soit quelques heures plus tard), lorsqu'il autorisa finalement les sorciers à quitter son bureau, Tsuna se permit un soupir de soulagement car il avait finalement obtenu gain de cause et il en était, d'un certain côté, grandement rassuré.

Depuis un petit moment maintenant, son hyper intuition lui titillait l'esprit, le prévenant d'un danger à venir. Un danger qu'il pressentait comme étant aussi grand que celui qu'avait été Byakuran dans le futur. Le seul problème, c'est que quelque chose lui disait que cette bataille qui se profilait à l'horizon n'impliquerait pas seulement la mafia.

Cette fois-ci, les sorciers de cette école prendraient part aux combats.

Il faudrait qu'il en parle à Reborn pour que celui-ci aille faire sa petite enquête là-dessus.

A côté de lui, il sentit Hibari le prendre dans ses bras et lui reposer la tête contre son épaule. Ouvrant les yeux, qu'il ne se souvenait d'ailleurs pas avoir fermés, il découvrit le reste de ses gardiens ainsi que ceux de la Varia entrain de les observer sur le pas de la porte.

Cette vision lui arracha un sourire. Il se souvenait qu'avant de commencer le long et pénible entretien qu'il avait eu avec les sorciers, il avait demandé aux autres mafieux présents, excepté Xanxus, de les laisser seuls.

Autant les membres de l'escouade indépendante s'étaient exécutés sans trop râler, autant il avait dû insister lourdement auprès de ses gardiens pour les voir esquisser ne serait-ce qu'un geste.

Et lorsqu'il était finalement parvenu à les mettre dehors, ce n'était tout de même pas une victoire totale car Hibari et Gokudera n'avaient toujours pas passés la porte et n'avaient de toute évidence aucune intention de le faire.

Tsuna avait donc fini par abdiquer sous le regard moqueur de Xanxus (à ce moment-là, le Decimo avait d'ailleurs bien envie de lui faire avaler son sourire en coin … littéralement …).

Le pire dans tout cela, c'est que tous les Vongola présents savaient pertinemment que ceux qui avaient finis par accepter de sortir du bureau étaient, en ce moment même, disposés de part et d'autre de la porte, arme à la main, deux d'entre eux tenant fermement les poignées de métal forgé, se tenant prêt à intervenir à tout moment.

Il est vrai que même si cette épisode était fini depuis un bout de temps maintenant, Tsuna savait parfaitement que sa mort dix ans dans le futur, même si finalement fictive, tourmentait encore beaucoup ceux qui en avaient le souvenir et que pour ces personnes, il était absolument hors de question que cela se reproduise, plus encore s'ils étaient présent. Et c'est aussi pour cette raison qu'il ne dit rien de plus à ce moment-là.

Sortant enfin de ses pensées, Tsuna se leva, la main de son nuage toujours enlacée avec la sienne, et se dirigea vers la sortie, vite suivi par les autres Vongola. Leur direction ? La Grande Salle. Parce que bien que l'après-midi soit à présent bien entamée, ils n'avaient toujours pas fini de manger (voir même pas commencé du tout pour une certaine escouade indépendante) et comptaient bien remédier à cela.

Durant le repas, Tsuna donna ses instructions à Gokudera concernant son cours qui aurait lieu le lendemain matin. Bien évidemment, le kamikaze s'empressa de dire amen à chaque phrase prononcée par son cher Boss.

Une fois le problème de la tempête réglé, Tsuna demanda une attention générale de la part de la tablé. Il avait une chose importante à leur dire ….

~o0o~

(retour dans la Grande Salle, vingt bonnes minutes après le départ des mafieux ainsi que des trois professeurs)

Du côté des sorciers, c'était l'ahurissement total.

Ils avaient vraiment du mal à enregistrer ce qu'il venait de se produire devant leurs yeux.

Mais les plus ahuris dans toute cette histoire, étaient les étudiants de la classe Spéciale. Au vue de la manière dont avaient réagis leurs professeurs particuliers, il était évident pour eux que ces énergumènes qui venaient de débarquer au château allaient croiser leur route beaucoup plus souvent qu'ils ne l'auraient souhaité. Car il était de toute manière évident pour eux que Tsuna n'allait pas laisser le corps enseignant (sorcier tout du moins) les chasser du château, à leur plus grand malheur.

Une fois cette pensée ayant fait son chemin dans l'esprit de chacun, les jumeaux Weasley se regardèrent dans les yeux et se mirent à sourire, montrant à tous ceux qui les connaissaient qu'ils venaient d'avoir une idée et qu'il valait mieux être de leurs côté lorsqu'ils la mettraient en pratique.

Tel un seul homme, ils se tournèrent vers le reste de la classe Spécial et réclamèrent leur attention. Une fois celle-ci obtenue, ils firent leur part de leur idée :

- Nous venons d'avoir une super idée, n'est-ce pas Gred ?

- Tout à fait Forges, une super idée.

- Bon et si vous vous expliquiez tous les deux ! s'impatienta Ron, qui avait décidé que ce jour ne serai pas placé sous celui de la patience

- Mais bien sûr ma Ronnychouquette adorée ! s'exclamèrent les deux concernés dans un cœur parfait, un sourire moqueur scotché au visage

- QUOI !

- Donc, nous disions, avant d'être si impoliment interrompus, que nous venions d'avoir une idée géniale. Je m'explique … commença Georges

- Nous avons décidé qu'il nous fallait connaître un peu mieux nos nouveaux professeurs… continua Fred

- Même beaucoup mieux si tu me permets mon cher Fred.

- Mais je t'en prie.

- Donc pour mieux les connaître, nous avons décidé qu'il nous serait profitable de voir à quoi ressemble leur espace de vie. firent-t-ils d'une même voix

- Attendez ! Vous ne parlez quand même pas d'aller fouiner dans l'aile du château qui leur a été réservé ! s'écria Pansy de sa voix de crécelle

- Mais non ! Nous n'allons pas fouiner, plutôt jeter un coup d'œil rapide et discret. Nous ne sommes pas de simples voyeurs ! s'offusquèrent les jumeaux

- C'est du pareil au même…. soupira Hermione

- Et bien entendu, vous comptez sur nous tous pour vous accompagner… fit un Zabini déjà blasé par la réponse.

- Bien entendu.

- C'est une très bonne idée je trouve. intervint Luna, Il y a sûrement quelques narguoles ou des ramiatons qui ont dû aller chez eux…

- ….

- Des ramiaton ? … Qu'est-ce que c'est encore ce truc ? demanda Colin

- Tien ! C'est un nouveau lui. remarqua simplement Harry

- Effectivement, moi non plus je ne le connaissais pas celui-là. répliqua Neville

- Donc, pour en revenir à notre sujet principale, qu'est-ce qu'on fait ? demanda Dean

- Et bien moi je serai d'avis pour qu'on y aille. En plus je suis sûr que les jumeaux n'ont pas l'intention de juste regarder. lui répondit Seamus

- Bon et bien le problème est réglé alors. S'exclama Fred … ou Georges je sais plus

- On se retrouve dans trente minutes devant la salle sur demande. Termina l'autre (jumeaux ^^)

Et c'est sur ces bonnes paroles que tout le groupe vit les deux frères se lever et quitter la grande salle sans que quiconque ait pu rajouter quoi que ce soit.

- Si j'ai tout suivit, on a pas le choix en fait. ne put s'empêcher de demander Théo

- Non, j'en ai bien peur. lui répondit simplement Harry sous les soupires d'Hermione, de Draco et de Pansy

~o0o~

Une demi-heure plus tard, ils étaient tous rassemblés. La plupart grommelait encore contre la décision des jumeaux, mais ils ne se débattaient tout de même pas pour les faire changer d'avis, preuve qu'ils n'étaient pas tout à fait contre cette petite excursion.

La seule chose qui les faisaient légèrement hésiter était la perspective d'une punition, ou pire encore, tomber sur les fous de tout à l'heure.

Discrètement, ils se mirent donc en route pour les quartiers de leurs professeurs particuliers.

Le voyage se passa dans le silence le plus complet, chacun essayant d'imaginer ce qui pourrait les attendre dans l'aile du château réservée à leurs professeurs.

Avant même de s'en apercevoir, ils étaient déjà devant la porte en chêne massif bloquant l'accès aux quartiers privés des Vongola.

A partir de cet instant, les problèmes n'allaient pas tarder à leur tomber dessus. Premier défi : réussir à faire bouger le monstre que représentait la porte, et ce, sans faire le moindre bruit… En bref, être discret.

Et ceux que le groupe désigna pour cette tâche, furent les jumeaux eux même. Étant donné qu'ils étaient les instigateurs de tout cela, c'était à eux de faire le sale boulot. Problème, la porte ne voulut pas bouger d'un poil… Qu'importe les sorts que jetèrent les jeunes farceurs sur elle, la grande gardienne de bois ne voulut rien savoir et ne fit même pas l'effort de trembler sous les assauts des deux sorciers.

Au bout de plusieurs minutes infructueuses, les jumeaux Weasley abandonnèrent et laissèrent la place aux autres. Malheureusement, les échecs se multiplièrent, même Hermione échoua lamentablement. Il ne restait plus que Crabbe et Goyle. Les deux géants n'avaient encore rien essayé. Oh, ce n'est pas qu'ils n'avaient pas d'idées pour passer, c'est juste que personne ne les avaient écouté. Alors ils s'étaient assis contre le mur en face de la massive gardienne et avaient sagement attendu que les autres s'épuisent et finissent de lancer tous les sorts présents dans leur répertoire.

Quand enfin leurs amis avaient eu fini de s'acharner sur les pauvres panneaux de bois qui n'avait entre-temps toujours pas frémit, les deux colosses s'étaient levés calmement, s'étaient approché des deux battants de la porte (chacun devant le sien), et, une fois leurs mains à plat sur la surface étrangement douce, s'étaient contenté de pousser. Ils n'avaient pas mis beaucoup de force, y allant doucement pour commencer afin de voir quel degré de résistance allait exercer la porte face à eux. Et contre toute attente, la porte s'ouvrit docilement, sans un bruit, les autorisant silencieusement à passer devant elle.

Tous les autres étaient littéralement sur le cul. Eux qui s'étaient énervés comme des furieux sur la porte, n'avaient pas pensé une seule seconde qu'il suffisait de pousser les grands panneaux de bois pour entrer. Pourtant même dans le monde des sorciers, c'était le B.A. Ba pour ce genre de chose. Ils se sentaient franchement bêtes et le sourire en coin des deux colosses n'arrangeait rien.

Une fois remis de leurs émotions, ils pénétrèrent enfin dans l'antre des fauves.

Le décor qui les accueilli leur fit écarquiller les yeux. Ils avaient l'impression de rêver. Le couloir dans lequel ils venaient de mettre les pieds ressemblait à celui d'un manoir, avec sa moquette au sol et ses couleurs clair au mur (voir la description faite lorsque les professeurs et la Varia y sont passés dans le chapitre précédent). Rien à voir avec les murs de pierre que l'on retrouvait dans le reste du château. La différence d'atmosphère était telle, que le petit groupe avait même l'impression de ne plus du tout se trouver à Poudlard, d'avoir été transporté dans un autre lieu. De quoi faire jaser leurs camarades, quelques soit la maison.

Ce qu'ils ne savaient pas, c'est que plus tard, bien après leur scolarité à Poudlard, on raconterai encore leurs aventures dans ces quartiers mystérieux. Contant des histoires toutes plus incroyables les unes que les autres, faisant les récits d'horreurs, d'enchantements et de mythes invraisemblables mais fabuleux.

Pour pouvoir discerner la vérité de la fiction, je vous invite donc à lire avec moi le prochain chapitre. Chao chao ^^