Bonjour ! J'ai pas posté hier parce que j'étais un peu dépassé. Du coup, je brise les codes et je poste le chapitre 3 un LUNDI. Oui, il n'y a pas de limites.
Bonne lecture !
- Tu restes manger Hiccup ? Demanda la voix d'Élinor lorsque les deux amis revinrent au manoir – où Hiccup put se délecter du tact de la mère de Mérida, qui prenait soin de ne pas fixer sa fille ou de ne pas faire de réflexion quant au fait qu'elle se déplaçait seule.
- Non, merci, Élinor, il faut que je rentre, on m'attend pour manger, sourit gentiment le brun.
- Merci. Vraiment, Hiccup, tu es un amour avec Mérida. J'aimerais bien t'inviter, toi et tes parents, à manger, prochainement, pour te montrer ma gratitude.
- Hiccup ! cria Mérida, au pied des escaliers. J'aimerais bien aller vérifier si Toothless a détruit ma chambre ou pas ? Est-ce que tu peux m'y porter ?
- J'arrive, princesse ! Cria le garçon en réponse puis il se retourna vers la femme : Merci beaucoup, Élinor, mais je ne fais pas ça par intérêt. J'ai une petite idée de ce que traverse Mérida et elle est mon amie. Je veux juste qu'elle aille bien.
Il partit sans laisser le temps à la mère de son amie de répondre, si bien qu'il ne vit pas son haussement de sourcil inquisiteur. Portant Mérida jusque dans sa chambre – et faisant de même avec le fauteuil –, Hiccup récupéra son chat qui n'avait fait que dormir et le mit dans son sac.
- Quand retournes-tu en cours, au fait ? Demanda-t-il innocemment.
- Le plus tôt possible, j'espère. Le psychologue m'a dit "Quand tu seras prête" ; je ne suis pas prête à affronter les gens à l'école mais je ne supporterais pas de rester ici toute la journée. J'aimerais te dire que je reviens demain mais maman et papa ne seront jamais d'accord.
- Le psychologue ?
- Ouep : mon chirurgien a insisté pour que j'en vois un, juste pour s'assurer que je n'allais pas essayer de me suicider.
- Charmant.
- N'est-ce pas ! Je le vois demain, je lui demanderais pour les cours.
- Pas de soucis. Prends-le temps qu'il faudra, lui sourit Hiccup. Si tu as besoin de quoi que se soit, tu n'as qu'à m'envoyer un texto ou même m'appeler et je suis là en moins d'une seconde, d'accord ?
Il lui embrassa le front, rapprocha son fauteuil de son lit et la salua :
- Fais pas de bêtise ma Merry. On se voit demain ; tu as du travail à rattraper.
- Oh merci beaucoup, Hiccup, je me fais une joie de te revoir pour les cours ! Grogna la rousse.
- Je m'en doutais. À demain !
- A demain et... Merci encore.
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Quand il fut partit, elle eut envie de pleurer ; heureusement qu'elle avait. Hiccup quant à lui, rentra lentement chez lui, profitant de l'air frais de ce début de soirée, respirant à plein poumons. Avait-il été trop dur avec Mérida ? Il l'ignorait ; il voulait à la fois la protéger de toute son âme, mais il ne voulait pas la couver : il fallait qu'elle apprenne à vivre avec sa paraplégie seule. Le brun s'empara de son téléphone ; navigua dans ses contacts et s'arrêta sur Jack Frost. Il voulait l'appeler. Sans savoir pourquoi. Soupirant, il remit le mobile dans sa poche.
Il arriva chez lui une bonne vingtaine de minutes après :
- Papa ! Je suis rentré.
- Tu étais où ? Demanda Stoïck depuis la cuisine.
- Je suis allé voir mon amie qui a eu l'accident : Mérida.
- Elle va bien ?
Hiccup s'assit sur une des sièges hauts à côté du bar, non loin de son paternel
- Elle est paraplégique, p'pa.
- Pauvre gosse, déplora l'homme.
- Ouais, j'espère que ça va aller.
- Ouais.
- ... Ouais.
Ils mangèrent en silence et Hiccup monta se coucher dans la foulée.
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Le lendemain, le brun retrouva ses amis déjà installés dans la salle de cours : il était en retard. Il s'assit discrètement sur une chaise à côté d'Astrid. La blonde lui sourit :
- Tu as une petite mine, ça va ?
- Ouais, je n'ai pas beaucoup dormi.
- Tu es allé voir Mérida ?
Depuis que la rousse était sortie de l'hôpital, les élèves avaient été mis au courant de sa nouvelle situation.
- Oui, hier.
- Comment va-t-elle ?
- Comme quelqu'un qui est paraplégique, soupira Hiccup.
- Oh...
- Désolée, Astrid. Je suis crevée et énervé. Je ne suis pas un mec à fréquenter en ce moment. L'accident de Merry a fait remonter des souvenirs dont je me serais volontiers passé.
- Avec... ?
- Ouais. N'en parlons pas, s'il-te-plait.
Il ne dit plus un mot pendant les deux heures de cours. A la récrée, Jack vint vers lui, seul :
- Salut toi.
- Salut Jack. Tu vas bien ?
- C'est à toi qu'il faut le demander : tu as mauvaise mine.
- Je... Je vais voir Mérida, ce soir, tu veux venir avec moi ?
- D'accord, monsieur-je-ne-réponds-pas-à-la-question.
- A ce soir, Jack, sourit à moitié Hiccup en s'éloignant.
- Hn.
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Dans la journée, Raiponce lui apprit qu'elle était allée voir Mérida ce matin et que donc, non, elle ne viendrait pas avec eux dans la soirée. Jack demanda à Sab s'il voulait venir et celui-ci accepta avec joie. Par précaution, Hiccup envoya un sms à Mérida pour la prévenir qu'ils seraient tous les trois. Sur le trajet, le brun marcha doucement tandis que les deux autres avançaient à vive allure. Ils arrivèrent par conséquent assez vite au manoir, où Maude les accueillit presque avec le sourire, reconnaissant Hiccup. Ils montèrent directement dans la chambre de la jeune fille où Jack frappa doucement – le brun était encore en train de franchir les dernières marches des escaliers.
- Mérida ? Tes trois princes charmants sont là !
- Entrez. Sauf toi, Jack : cette blague te vaudrait de rester dehors ! Ria la rousse derrière la porte tandis que Sab entrait déjà et commençait à signer avec Mérida.
- Argh ! Mon pauvre petit cœur blessé... geint théâtralement le garçon.
- Avance, idiot, soupira Hiccup en arrivant à son niveau.
Il le poussa doucement dans le dos pour qu'il avance ; ce que Jack fit en lui offrant un petit sourire.
- Salut ma Merry, ajouta-t-il en venant l'embrasser sur la joue.
- Tu as une mine superbe Ginger, sourit Jack
« Frappe-le » signa Sab.
- Jack, approche.
- Je connais le langage des signes, Ginger.
- Et voilà comment mon plan machiavélique tombe à l'eau.
Mérida haussa les épaules en même temps que le blond Jack surprit le regard perdu d'Hiccup :
- Elle allait me violenter.
- Oh, comprit le brun, puis il rit, se moquant de l'autre.
Presque aussitôt, ils se mirent à travailler, faisant rattraper de nombreux cours à Mérida pendant presque 2h30.
« On va se promener ? » Demanda Sab lorsqu'ils furent fatigués.
- Camarade, tu m'ôtes les signes des mains ! S'exclama la rousse.
« C'était nul », signa le jeune homme en riant sans bruit.
- Oh tais-toi.
Ce fut Hiccup qui porta le fauteuil roulant et Jack qui sauta littéralement sur Mérida pour lui faire descendre l'escalier en sac à patate sur son épaule.
- Eh ben, t'es pas toute maigricho…
- Non, Jack ! Le coupa Hiccup, horrifié
Trop tard : sous les coups de griffes, crocs et poings de la rousse, le pauvre garçon tomba, finissant sa course en bas des escaliers, écrasé par Mérida, qui grogna en rampant loin.
- J'espère que tu t'es cassé quelque chose, Frost.
- Non, mais bien essayé, maigrichonne, je ne suis pas passé loin !
Hiccup soupira en donna une pichenette sur le crane du jeune homme tandis que Sab replaçait Mérida dans son fauteuil.
- Que se passe-t-il ici ? Intervient Élinor en arrivant dans le hall, alertée par les bruits de chute.
- Rien maman, Jack est tombé : il s'est entroupé dans ses propres pieds, cet idiot !
Jack voulut protester mais Mérida continua :
- On sort, à tout à l'heure.
- Tes amis restent manger ?
- Non merci, madame, on ne voudrait pas déranger, sourit poliment Jack une fois remis de la perfidie de la rousse.
- Comme vous voulez, les enfants. Hiccup ?
- Non merci, Élinor. Peut-être même vous volerai-je Mérida pour le repas, à vrai dire.
- Oh, et bien… tant que tu me tiens au courant, cela me va, sourit gentiment Élinor.
Hiccup fit un clin d'œil à son amie et tous les quatre sortirent. Lorsque Sab voulut attraper les poignées du fauteuil de Mérida, celle-ci fit glisser rapidement ses roues et fit demi-tour, se retrouvant face aux garçons. Elle signa « Je peux me débrouiller toute seule », en souriant et en le répétant à Hiccup à voix haute avec un regard de connivence pour le jeune homme. Il lui répondit par un clin d'œil narquois :
- Et pour la pente, miss-laissez-moi-faire ?
Mérida releva la tête, sembla chercher ses mots, ouvrit la bouche. La referma. Elle l'a rouvrit puis la referma et l'ouvrit à nouveau :
- Hiccup Haddock, je te hais.
Les trois garçons rirent devant la mine renfrognée de la rousse. Finalement, après avoir grogné, Mérida finit par se moquer d'elle-même. Arrivée au bord de la pente devant les garçons, elle stoppa son fauteuil en bloquant les roues et leva les bras au ciel :
- Qu'un preux chevalier me vienne en aide ! Scanda-t-elle, digne d'une actrice américaine.
Joueur, Jack se précipita et voulut pousser le fauteuil celui-ci resta cloué au sol et le garçon s'affala dessus, sous le rire fou de Mérida :
- T'es tellement stupide, Frost ! Se bidonna-t-elle.
Hiccup l'approcha tandis que Jack grogna qu'il s'était probablement « Casser toutes les côtes », et présenta son poing à la jeune fille, qui y apposa le sien. Lorsque le garçon aux cheveux blancs se redressa à l'aide de Sab, Hiccup défit les freins et poussa lentement le fauteuil, se penchant en arrière pour ne pas être emporté par le poids.
- Où va-t-on alors ? demanda-t-il une fois en dehors de la grande cours de la maison.
« Le parc ? » Proposa Sab après avoir tapoté l'épaule de Jack pour que celui-ci le remarque.
- Sab dit le parc, retranscrit le jeune homme.
- Oui, pourquoi pas, répondit le brun. Merry ?
La jeune femme ne disait rien. Hiccup allait parler mais Jack le coupa :
- Eh, Ginger, lança-t-il en se plantant devant elle. Même s'il y a là-bas beaucoup de gens, personne ne te remarquera c'est pas comme si t'étais une rousse paraplégique. Tout ce que les gens verront, ce sera mon charisme sur exceptionnel. Ne t'en fais pas, Gin', tu fais pas le poids contre moi.
- … T'es stupide, Frost, sourit légèrement Mérida.
- Je sais Mérida. Je le sais.
- Merci.
Hiccup regardait Jack en souriant, lui aussi, et lorsque que Sab parti devant avec Mérida, le brun donna un léger coup d'épaule à son ami :
- Voilà un côté de ta personnalité que je ne connaissais, Jack.
- T'ignore pas mal de choses sur moi, Haddock.
-C'est réciproque, répliqua malicieusement le jeune homme. Mais j'aime bien découvrir que tu n'es pas qu'un rustre clown.
- Tu doutais de la perfection de ma personne ?
- Pour entendre trop souvent ce genre de répliques, oui.
Hiccup était maintenant très sérieux, et le sourire de Jack se fana légèrement.
- T'es vraiment un gars bien : généreux et presque empathique. C'est pas la peine de le cacher sous des blagues et des sarcasmes.
-… Tu le penses vraiment ?
- Ouais, Jack. Je le pense vraiment.
- Alors merci, sourit sincèrement le décoloré.
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Ils arrivèrent au parc, les garçons devant et Mérida qui suivait, un peu en retrait, volontairement. Elle pensait : qu'allait-il advenir si elle croisait des gens qu'elle connaissait ? Leur regard l'effrayait plus qu'elle ne le montrait. Même si elle avait Hiccup à ses côté, Raiponce, Sab et Jack, elle savait qu'elle aurait du mal à s'adapter à cette nouvelle vie. Perdu dans ses pensées, elle releva la tête : Jack venait de sauter sur Sab, accroché à lui comme une sangsue. Le pauvre garçon faisait mine d'être écrasé par le jeune homme alors qu'il faisait au moins 20kilos – de muscles – de plus que lui. Hiccup, mort de rire, se tenait les côtes. Mérida sourit : à les voir tels des gamins, cette nouvelle vie ne semblait pas si dur à vivre.
Elle rit à son tour lorsque Sab tomba bel et bien, accrochant le col d'Hiccup : tout trois s'écrasèrent au sol dans un concert de grognements. Accélérant, elle se retrouva à leur hauteur, sous le regard interloqué des passants. Elle leur fit la moue :
- Je fais exprès de me paralyser les deux jambes pour me faire remarquer et vous me voler toute la vedette en faisant les idiots. Vous êtes des mauvais amis. Sincèrement.
"Excuse-nous princesse", signa Sab, tout sourire.
- Tu avoueras que je n'ai rien fait, Merry, se justifia Hiccup, aidé par Sab à se relever.
- Ça n'est pas parce que tu es mon préféré que cela t'excuse, Hic'.
- Ahah, bien essayé, Haddock ! Se moqua Jack.
- Zut, fit mine de rager le brun.
Mérida, à la vue de la mine boudeuse de son meilleur ami, explosa littéralement de rire les garçons la suivirent. Non, décidément, cela ne pouvait pas être si dur.
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Ils revinrent tard à la maison, ayant tous trois grignoter quelque chose en ville – après avoir prévenu Élinor, bien sûr. Arrivé devant le grand manoir, Hiccup lança :
- Au fait, Merry. Qu'a dit le médecin pour ton retour en cours ?
- J'ai dû faire des pieds et des mains – surtout des mains, du coup – pour que ce vieillard grincheux accepte de me faire reprendre les cours le plus tôt possible.
- C'est quand, ça, « le plus tôt possible » ? Demanda Jack.
- Dans une semaine, très cher ! Sourit fièrement la rousse.
- Si tôt ? S'inquiéta le brun.
- Si tu t'en fais à propos de ma santé – physique ou mentale –, crois-moi quand je te dis que le suicide à moins de chance de me tenter si je sors de ce manoir.
- Parle pas comme ça, Merry.
En même temps qu'Hiccup, Sab avait vivement signé "Dis pas ça".
- Bah alors, Ginger, qu'est-ce que tu t'en fiche de l'avis du médecin ? Si toi tu te sens mieux en cours, vas-y, non ?
- Jack ! S'offusqua Hiccup en lui faisant les gros yeux, alors que Mérida semblait se mettre à réfléchir à la question.
- Quoi ? Le médecin n'est pas dans son corps ni dans sa tête c'est à elle de savoir quand elle est prête pour retourner dans le grand Monde.
- Ça ne marche pas comme ça, Jack.
- Bien sûr que si, Hiccup : ces gars-là sont des incompétents ils prétendent tout savoir sur toi mais tu es le seul à pouvoir prendre une décision pour ce genre de chose.
- Jack a raison, interrompu Mérida, sérieuse. C'est à moi de décider. Je pense que je reviendrais dans 2 jours. Je passerai la journée de demain avec ma famille, pour les rassurer.
- Merry… Souffla Hiccup en s'accroupissant en face d'elle. Tu es sûre que ça va aller ?
- Hic', arrête de faire ta maman ! Au pire, vous serez là : vous deux et Sab. Et il y aura Raiponce ! Je ne serais pas seule.
Le brun hocha la tête, résigné à croire les paroles de la jeune fille.
- Très bien. Je viendrai te chercher avant les cours, ok ?
- Tu es un ange, Hic' !
Elle se pencha pour l'embrasser sur la joue, lui murmurant au passage un « Tu pourras faire une course avec moi dans les couloirs de l'université, si tu veux ». Elle rit alors qu'il secouait la tête, désabusé.
