Coucou !

Un chapitre un poil plus long cette semaine, on en apprend un peu plus sur Hiccup et les vacances commencent (yay) !

Bonne lecture, merci aux gens qui me suivent, qui commentent ou qui ajoutent l'histoire en favorite, cœurs sur vous 3


Les jours suivants se succédèrent, longs et monotones. Bien vite, les vacances de Noël furent là. Depuis quelques semaines, la neige et le froid s'étaient installé dans tout le Canada, gelant eaux et forêts. Beaucoup de jeunes rentrèrent chez eux, dont Raiponce, qui rejoint sa mère dans le nord de l'Angleterre. Du côté d'Hiccup, seul restèrent les jumeaux, qui travaillaient tous les deux dans un super marché Astrid avait promis de partir en vacances avec ses parents cette année-là, pour une fois et Hiccup pria pour qu'elle arrive à les supporter sans faire d'esclandres. Aster, lui, partit avec North et Tatiana dans le chalet que louait son oncle, perdu dans les montagnes Canadiennes. Jack, bien qu'invité, resta dans son appartement et Sandy, chez ses parents. Quant à Mérida…

- Maman, cela fait des mois que vous aviez prévu de partir en vacances !

- La question est réglée, Mérida : nous ne partons plus, claqua la voix d'Élinor.

- Mais Maude sera là si besoin, et Hiccup aussi : tu sais à quel point il prend soin de moi. Ne gâchez pas vos seules vacances pour moi…

- Cela suffit, jeune fille. Tout le monde part ou tout le monde reste. Point final. Tu ne passeras pas Noël seule.

Sentant sa conviction disparaitre au fil du repas, Mérida protesta :

- Papa !

Celui-ci, confus de se faire interpeller au milieu d'une de ces éternelles batailles mères-filles livrées par ses deux-là, chercha une échappatoire. Échec cuisant même les chiens n'étaient pas là pour le sauver. Il soupira, enfilant son masque de patriarche :

- Mérida, ta mère a décrété que nous ne te laisserions pas seule pendant deux semaines.

- Je ne serais pas seule ! s'écria Mérida. Jack, Hiccup, Sab,… même Maude ! Tous seront là.

Elle rajouta en ronchonnant dans sa barbe :

- Je suis sûre que même mon super psy sera là.

- On ne baragouine pas à table, acclama sa mère.

- Et si jamais il y a un problème, je suis certaine que les parents d'Hic' n'hésiteront pas une seconde à me venir en aide. S'ils sont aussi extraordinaires que leur fils, pas de doute qu'ils accepteront de s'occuper de moi.

- Nous n'allons pas embêter ces gens pour que nous partions, cela serait absurde.

- Mais les garçons attendaient ses vacances depuis une éternité ! – les trois petits roux se tassèrent sur leur chaise, peu confiants d'être mêlés à cela. C'est injuste de leur faire payer mon handicap.

- Je t'en prie, Mérida, personne ne paye pour ton handicap.

- Bien sûr que si, maman. Je ne suis pas idiote : cela me fait bien plus me sentir triste, inutile et grossière de vous voir priver de vacances par ma faute que de vous voir partir sans moi.

Ce dernier argument, tous neuf dans l'esprit de la jeune Ecossaise, fit son effet : Fergus s'arrêta à nouveau de manger et planta un regard peiné dans celui, semblable, de sa femme. Qui finit elle-même par soupirer :

- Je vais appeler les parents d'Hiccup.

Mérida allait répliquer, peu sure de son coup, finalement, mais Élinor ne lui en laissa pas le temps :

- Si, et seulement si, Mérida, ceux-ci sont d'accord pour t'accueillir chez eux pendant deux semaines – et j'entends, bien-sûr, m'arranger pour les dédommager de tous frais te concernant –, alors nous pourrions peut-être partir en vacances. Mais ça ne sera pas décidé tant que je ne les aurais pas rencontrés.

- Mais vous deviez partir demain… soupira la rousse.

- Eh bien nous devrons attendre après-demain.

Mérida préféra ne rien rajouter en entendant le ton de sa mère.

OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO

- Hum. Bonjour… ? Tenta Stoïck en voyant une femme magnifique, chaudement habillée, sonner à sa porte le lendemain.

- Bien le bonjour, monsieur Haddock. Je suis navrée de me présenter ainsi à vous : j'ai trouvé votre adresse grâce à l'annuaire et ais pensé plus approprié de me déplacer plutôt que de vous appeler. Cela ne vous dérange pas, j'espère.

- Je… non. Excusez-moi, mais vous êtes ?

- Oh, je suis confuse, pardonnez-moi, s'exclama la femme en tendant la main à l'homme, un sourire doux aux lèvres. Eli…

- Madame Dunbroch ? Élinor ?!

La voix d'Hiccup avait retentit dans le hall celui-ci, les yeux écarquillés, louchait sur la femme en face de son père. Les mots Putain et Ohmerdeohmondieu tournaient dans sa tête dans une petite danse paniquée ridicule.

- Hiccup ! Quel plaisir de te voir, mon garçon, sourit la femme, inconsciente du malaise.

- Hiccup... ?

Stoïck. Comme à son habitude : perdu.

- Oh pardon ! Papa, voici madame Dunbroch, la mère de Mérida, tu sais, mon amie qui a eu l'accident. Élinor, voici mon père, Stoïck.

Sans laisser de temps à son père pour comprendre, Hiccup les fit rentrer et aussitôt, la femme fut assise avec une tasse de thé fumant dans les mains.

- Excusez-moi mais… je suis un peu confus : que faites-vous ici, Élinor ? Mérida va bien ? Demanda le petit brun, inquiet, aux côtés de son père.

- Oh oui, ne t'en fais pas, Hiccup. Je… à vrai dire, je ne suis pas très à l'aise Mérida me met là dans une position embarrassante que j'aurais préféré éviter.

- Ne le soyez pas. Que vous arrive-t-il ?

- Eh bien, mon mari et moi avions prévu de partir dans sa famille en Ecosse pendant les deux semaines de vacances. Néanmoins, Mérida, eh bien… Mérida est en fauteuil et ne veut bien sûr pas y aller leur demeure est un grand château et rien n'est approprié pour l'état de ma fille. Toutefois, elle se refuse à nous voir rester là à cause d'elle. Ainsi, je me retrouve devant vous, confuse de, à mon tour, vous embêter avec cela.

Stoïck, peu à peu, comprenait :

- Oh, vous… vous voulez que l'on s'occupe de votre fille pendant votre absence ? Que nous l'hébergions ?

Le cœur d'Hiccup s'arrêta. Un rire nerveux résonna en lui. Elinor grimaça :

- Oh non, grand dieu, non, si cela vous incommode ! Maude, notre domestique restera là pendant toutes les vacances. Néanmoins, elle n'est pas très… débrouillarde. Encore une fois, je ne veux pas vous embarrasser avec ceci mais je voudrais juste, afin de partir l'âme en paix, que vous et votre femme, ainsi que votre très charmant fils, preniez des nouvelles de ma fille une fois par jour – ou tous les deux jours – afin de s'assurer que tout va pour le mieux.

Hiccup avait fermé les yeux, sentant le regard d'incompréhension de son père qui allait lui tomber dessus.

- Hiccup ? Gronda l'homme.

Celui-ci se tourna vers son père, prenant son courage à deux mains. Dieu qu'il se sentait mal à cet instant.

- Est-ce là la raison pour laquelle tu ne ramènes jamais personne à la maison ? Qui le sait ? Je croyais que tu en avais fini avec ça.

- Papa, ça n'est pas le moment, tenta pitoyablement le brun, le regard bas.

- Tout va bien, monsieur Haddock ? S'inquiéta Élinor.

Stoïck planta un regard froid dans celui de son fils :

- Madame, sachez que si votre fille a besoin de quoi que ce soit, nous ne serons pas loin mon fils l'apprécie beaucoup et je ne doute pas qu'il sera assez mature pour s'en occuper.

Toujours d'un ton morne mais poli, il regarda enfin l'Ecossaise :

- Je pense même qu'il sera plus simple qu'elle vienne vivre ici pendant ces deux semaines, si cela peut vous rassurer.

- Eh bien, je… merci beaucoup monsieur. J'en parlerai à Mérida dès mon retour mon mari et moi vous remercions d'avance. Passez le bonjour à votre femme, je vous revaudrai cela, soyez-en sur, monsieur Haddock. Bonne journée à vous et à toi aussi, Hiccup.

Ce fut presque si elle courut dehors : la tension était palpable dans la petite maison et, bien qu'Elinor n'en connaissait pas la raison, elle ne voulait pas plus s'attarder, plus sure de vouloir laisser sa fille à cette famille étrange.

Lorsque la porte claqua derrière la femme, Hiccup ferma de nouveau les yeux.

- Sérieusement ? Voilà tout le courage de mon fils ? Cracha le grand homme en se retournant vers sa progéniture.

Le garçon en question avala sa salive, presque au bord des larmes. Il rit tristement :

- Ouais, je sais, papa. C'est pas ce dont tu rêvais.

- Aucun ne le sait ?

- Astrid, c'est tout, souffla-t-il après un moment.

- Et c'est tout.. Ça fait plus de deux ans, Hiccup. Deux ans et demi et Astrid, c'est tout, est au courant. Même pas tes amis de l'équipe de Hockey ? Moi qui me demandais pourquoi je ne rencontrais jamais tes amis du Québec.

Cette fois, Hiccup rit jaune :

- Comme s'il n'y avait que ça ! Tu es un rustre, papa cela ne me donne en aucun cas l'envie de ramener des amis à la maison. Toi-même tu ne parles à personne dans le voisina…

- Plus de deux, bon sang ! Hurla alors Stoïck.

Hiccup rentra la tête dans les épaules. Son père frappa dans le mur de la cuisine avec une violence incroyable en jurant, en répétant « deux ans » en boucle. Les larmes du garçon finirent par déborder lorsqu'il regarda son père s'effondrer au sol :

- Je sais que ça fait deux ans, P'pa. Je me le rappelle à chaque minute de ma vie.

Ivre de tristesse, il clopina péniblement jusque dans sa chambre, montant les escaliers le plus vite possible, s'effondrant sur son lit, pleurant tous son saoul. Toothless vint se coller contre son visage Hiccup le serra à l'en faire exploser.

OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO

- Cet homme avait l'air spécial, Fergus, je ne me sens pas toute rassurée quant à lui laisser Mérida pendant deux semaines, murmura Élinor en revenant chez elle.

- Voyons, Élinor, tu te méfierais du Père-Noël si tu devais lui confier un de nos enfants, objecta doucement l'homme. En plus, tu n'as pas rencontré sa femme : ce jeune Hiccup doit forcément tenir ses qualités de quelqu'un, hn ?

- Justement, je… Je ne suis même pas sûre que monsieur Haddock ait une femme, Fergus. Mérida m'a affirmé que les parents d'Hiccup n'avait jamais divorcé mais… il n'y avait aucune touche féminine dans cette maiso…

- Élinor, je t'en prie, le coupa son mari. Tout se passera bien : fais confiance, pour une fois. Nous partons ce soir, comme prévu. Je vais prévenir Mérida.

La femme hocha la tête, un peu rassurée.

OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO

Aussitôt que son père lui apprit qu'elle allait passer les deux semaines de vacances chez son meilleur ami, Mérida s'élança vers son portable et, tournant sur elle-même à l'aide d'une seule main – et d'un frein –, elle appela Hiccup. Qui ne répondit étrangement pas. Grognant, elle lui envoya un message, toute contente de lui dire ce qu'il savait déjà. La réponse vint de longues minutes plus tard : Moi aussi ça me fait super plaisir, Merry. Je viens te chercher dans la soirée, ça te va, à toi et à tes parents ? Bien sûr que ça lui allait, pardi !

OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO

Le soir, tout le monde était dehors :

- Ne vous en faites pas, Élinor, tout se passera bien, assura Hiccup en s'emparant de la valise de son amie.

- Je n'en doute pas une seconde, Hiccup, tu es un garçon adorable. Remercie encore tes parents pour leur aide. Si jamais un problème survient, appelez Maude. Ou même nous, si besoin.

- Pas de soucis. Passez de bonnes vacances.

- Salut la famille et bonnes vacances, cria Mérida, déjà partie devant. De toute façon, je reviendrais souvent pour nourrir Angus et pour l'infirmière.

- Je le sais bien, Mérida. Merci Hiccup, amusez-vous bien tous les deux.

Alors que la voiture de ses parents s'éloignait, Mérida donna de l'élan à son fauteuil et, en avançant, elle leva les bras au ciel :

- Libre ! Libre !

Hiccup ria de la voir ainsi et, pour casser sa bonne humeur – et pour surpasser son propre stress –, il lança :

- Eh, championne, t'as pensé à comment t'allais te laver toute seule ?

Il éclata de rire devant le teint rouge de la rousse qui voulut s'enterrer. Elle baragouina :

- Mais non mais j'y arriverais très bien, hein…

- T'en fais pas, on a une douche pour handicapés à l'étage, à côté de la chambre d'ami.

- … tu dis ça pour m'énerver ou.. ?

- Non, non, on a vraiment une douche pour les handicapés.

Mérida le fixa pendant un instant, le regard bovin :

- Pourquoi ? Lâcha-t-elle d'un air stupide.

- Ma grand-mère vivait là avant de mourir : elle avait des problèmes aux jambes, dit Hiccup, évitant de la regarder.

- Oh… Ah.. Oh d'accord. Moui, d'acc. Bien. D'accord. Ok…. Très bien. D'acco..

- Merry ! Craqua Hiccup devant les monosyllabes de sa camarade – il rajouta, alors qu'elle le fixait bizarrement : Quoi, pour l'amour de Dieu ?!

- Elle est morte dans la chambre d'ami ta grand-mère… ou genre, dans la salle de bain, en prenant un bain ?

Totalement pris au dépourvu, Hiccup s'arrêta. Et explosa à nouveau de rire. Pour tout le reste du trajet, où Mérida grogna que « Arrête, c'est quelque chose de sérieux, les esprits, je veux pas lui voler son chez elle ou sa douche, ça peut être dangereux,… »

OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO

Ils arrivèrent longtemps après Hiccup avait marché lentement, prudent sur le verglas, si bien qu'ils avaient mis presque 30 minutes à atteindre la maison. Le garçon avait répété au moins mille fois à Mérida – qui n'avait jamais rencontré son père – que Stoïck pouvait se montrer très froid, distant et impressionnant, physiquement parlant lorsqu'elle se retrouva à l'intérieur de la petite maison, néanmoins, la jeune femme ne s'attendait pas à l'armoire à glace qui se tenait devant elle. Sans compter qu'elle était assise. Eh, oui.

- Bon.. jour, détacha-t-elle. Je suis Mérida Dunbroch : vous avez rencontré ma mère hier. Et me voilà moi !

Stoïck hocha la tête. Imperturbable, la rousse continua :

- Je vous remercie encore de m'héberger, monsieur Haddock. C'est vraiment très généreux de votre part. La vôtre et celle de votre femme. Elle n'est pas là ?

Avant que son père ne réponde, Hiccup, dépassa Mérida et se dirigea vers la cuisine :

- Elle ne serait pas là pendant ces deux semaines.

- Ah bon ? Bah pourquoi ? Soupira Mérida, déçue de ne pas trouver ici un réconfort féminin qu'elle ne trouverait visiblement pas auprès de Stoïck.

- Elle est au Pays de Galles. Papa, tu peux monter la valise de Merry dans la chambre d'ami, s'il-te-plait ?

Celui-ci ne le regarda même pas il secoua la tête et s'exécuta. Le jeune homme avisa du coin de l'œil l'air douloureux de son père.

- Pourquoi ?

- Le boulot : une amie avait besoin d'elle.

- Elle fait quoi comme travail ? Demanda joyeusement Mérida en roulant jusque dans la cuisine.

- Elle créer des robes de mariées, sourit franchement le brun, donnant à Mérida une tasse de thé.

- Sérieusement ? Mais c'est génial, comme boulot !

Hiccup lui fit un clin d'œil pour toute réponse. Allez, je te fais visiter.

- Hic'… Demanda Mérida en passant devant les escaliers.

- Hn ?

- Ma chambre est à l'étage. Ça va pas être très pratique.

- Ah, ouais. Bah on fera avec !

OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO

Une fois un rapide tour de la maison exécuté, Hiccup entreprit de faire la cuisine. Aussitôt, Mérida voulut aider mais le jeune garçon se montra intransigeant : « Chez les Haddock, c'est les hommes, qui cuisinent. »

- Mon ami, si ma mère t'entendait, elle voudrait nous marier, sans aucun doute ! Ricana la rousse.

- Ça serait une première, qu'on veuille me marier à quelqu'un, tiens, répondit Hiccup, lui aussi le sourire aux lèvres.

- Ton père nous ferait la cuisine, on irait dans un des châteaux de ma famille, ta mère me ferait ma robe, me…

- Merry, tenta une première fois Hiccup.

- … mes frères s'occuperaient de ruiner notre mariage, les copains seront là et nous offir…

- Merry.

- … ront plein de jolis cadeaux. On aurait beaucoup d'enfants pas paralysés, et un ch…

- Merry !

- Hein ? Entendit enfin Mérida. Bah, c'est quoi cette gueule ? Dis que je suis pas assez jolie pour toi !

Il continuait de la regarder, mi-figue, mi-raison, sans rien dire.

- Ou alors Ça te gêne de parler de nous comme ça parce que tu es secrètement amoureux de moi. Ou tu ne veux de moi parce que je suis en fauteuil ! Ou alors tu n'es jamais sorti avec personne et est très coincé à propos de ça. Ou tu es amoureux secrètement de quelqu'un d'autre. Ou tu es déjà marié ? Hn, non, pas ça. Ou alors tu as été dans une longue relation qui t'as rendu malheureux et déprimant.

Là, le brun sourit en coin.

- Ah ! Je le savais, s'écria Mérida, triomphante. C'est dingue qu'on n'ait jamais parlé de ça, tous les deux, alors qu'on se connait depuis plus d'un an et demi. Bon, balance les détails : nom, prénom, mensurations, numéro de sécu, …

- Joshua, dit calmement Hicle même âge. Ma taille, yeux bleus magnifiques et cheveux noir. Il faisait du Hockey dans l'autre équipe de la ville. On s'est rencontré à un match on s'est tout de suite apprécié et le temps à fait le reste. On est resté quelque chose comme 20 ou 21 mois ensemble.

Mérida ne répondit rien, regardant son ami à travers des yeux si ouvert qu'une chouette aurait trouvé les siens petits à ses côtés. Au bout d'un moment, Hiccup redressa la tête vers elle :

- Pourquoi tu me regardes comme ça ?

- Bah, je… tu ne m'avais jamais dit que tu étais… gay.

- Tu n'as jamais posé la question.

- C'est vrai, souffla Mérida en baissant la tête. Pourquoi tu m'en parle maintenant ?

- Tu m'as demandé de te parler de mes relations et c'est la seule que j'ai jamais eu, alors…

- Vraiment ? Même pas un petit coup par-ci par-là ?

- C'est arrivé, oui mais ça n'est pas mon genre du tout, Merry.

- Qu'est-ce qu'il s'est passé avec Joshua, finalement ?

- Oh, soupira Hiccup, il a préféré quelqu'un d'autre, tout simplement.

Mérida vit une petite lueur de tristesse dans le regard de son ami. Elle s'avança vers lui et lui sourit :

- Ce type ne te méritait pas alors : il ne sait pas ce qu'il rate.

Le garçon lui rendit son sourire. Mérida, elle, était à la fois surprise et indifférente face à la révélation de son ami. Au final, ça ne changeait rien. Elle haussa les épaules et s'ennuya à regarder Hiccup « faire la Maude ». Alors qu'ils allaient passer à table, le père d'Hiccup fit irruption dans la pièce :

- Tu as tout ce qu'il te faut, Mérida ?

- Oui, oui, monsieur, merci beaucoup, répondit, un peu surprise, la jeune fille.

- Très bien. Hiccup, je ne suis pas là ce soir.

A ces mots, les épaules d'Hiccup s'affaissèrent et il regarda bêtement les trois assiettes qu'il avait longuement préparées. Il soupira :

- Fais pas de bêtises.

Et Stoïck s'en fut. Une grimace déforma le visage de la rousse :

- Vous êtes vraiment spéciaux tous les deux.

- Ah ? Fit semblant de ne pas comprendre Hiccup.

- Ouais.

Mérida n'ajouta rien. Ils mangèrent, discutant de tout et de rien – surtout de Joshua, pour satisfaire la curiosité de l'Ecossaise. Puis Hiccup, après avoir tout rangé et nettoyé, porta Mérida à l'étage où il l'installa sur son lit. Il sortir de la pièce et revint avec un fauteuil roulant plié.

- Qu'est-ce que c'est que ça ? Demanda Mérida, remarquant l'immense différence entre son fauteuil – neuf et cher – et… cette chose-là.

- Celui de ma grand-mère.

- Elle e…

- Et avant que tu ne le demande, non, elle n'est pas morte assise là, la coupa le brun.

- Ahah, tu m'as eu, génie. Elle était pas large ta grand-mère !

- Tu utiliseras celui-là pour te déplacer à l'étage, comme ça, ça nous facilitera la vie.

- Quel homme attentionné tu es, mon Hic' !

Il lui fit un clin d'œil. Et Mérida poussa un cri terrifié : une boule de poil noir, petite furie, était entré par la porte, avait sauté sur la jeune fille, rebondi sur la table de nuit, et atterri dans les bras de son heureux propriétaire, pas le moins du monde choqué. Mérida ronchonna :

- Ce chat à un problème. Vraiment.

- Mais non, il est content de nous voir, c'est tout, ronronna Hiccup, caressant l'animal apaisé.

- Bon, c'est pas que je n'aime pas te mater en train d'adorer ton chaton mais j'irai bien prendre une douche.

- En avant, princesse !

Il partit, laissant Mérida se débrouiller pour remonter dans le fauteuil étrange et le suivre.