Booonjour.
Alors, j'ai commencé à écrire une nouvelle fanfiction et ça me prend beaucoup de temps parce qu'elle est beaucoup moins légère (tout est une question de relativité, hein) que celle-ci. MAIS pas de panique, j'avance vraiment vite donc Scars aura une fin et je respecterai mes délais :)
Ce chapitre était plutôt cool à écrire, j'espère que vous aimerez le lire !
Au milieu de la nuit, Hiccup fut réveillé par Toothless. Ce dernier miaulait près de son visage, léchant la pommette de l'humain, en quête de grattouilles et d'attention.
- Tooth,… soupira Hiccup en regardant l'heure.
6h34. Salopard de chat. Se redressant dans son lit, le Gallois se frotta le visage et les cheveux, encore endormi, alors que le petit félin s'étalait à sa place, chaude, dans le lit, ronronnant bruyamment. Fatigué mais attendri, Hiccup sourit. Il se leva et partit à cloche pied dans la salle de bain avec laquelle communiquait sa chambre. Là, agrippé au lavabo, il se regarda dans le miroir : des cernes bleus soulignaient ses yeux verts. Heureusement, ses tâches de rousseurs les cachaient un peu.
Il bailla sans gêne, repensant à sa soirée. Il était content de passer ces deux semaines avec son amie. Il pouvait parler sans crainte avec elle. Il lui avait dit pour Joshua, après tout – bien que sa sexualité ne soit pour lui en aucun cas un tabou. Mais… le sujet de sa mère restait bien trop instable. Il ne pouvait pas – il ne voulait pas – en parler. Même avec Mérida. Même avec Jack, si curieux. Astrid n'était au courant que parce-qu'elle le connaissait, à l'époque et qu'elle était vraiment importante pour lui. Les autres membres de l'équipe de Hockey savaient pour sa prothèse mais ignorait tout de sa mère. Là, dans cette ville où personne ne l'avait jamais vu avant, c'était très bien. Le fait qu'ils sachent ne changerait surement rien et, si c'était le cas, ça ne serait pas en bien.
Secouant la tête, il alla chercher son portable pour se faire de la lumière. Un voyant clignotant : un message. De Jack. Reçu à 2h00 ? Ce type ne dormait jamais ? Salut toi. Ça te dit de se retrouver demain, avec Merry et Sab ? Ça serait sympa de bouger un coup. J. Le brun sourit : oui, avec un joli -10°C degrés dehors, une ballade pourra être… sympa !
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Lorsque Mérida se réveilla le lendemain, 11h30 sonnait déjà. Aussitôt tous les préparatifs effectués – douche, habillage et arrangement de tête –, elle roula jusque devant les escaliers. Où Hiccup, ayant entendu son amie, s'était déjà préparer à la transporter en bas. Il l'installa dans son fauteuil et vint s'asseoir dos au canapé, devant un dessin immense qui faisait la taille de la table basse, elle-même assez imposante.
- Wahou, souffla la rousse. Tu l'as fait quand ce truc ?
- Ce matin, répondit Hiccup, continuant comme si de rien était de piocher dans les crayons, stylos, pinceaux et autres estompes étalés par terre.
- Ce matin ?!
- Uh-huh.
Mérida loucha sur le dessin : regroupant 4 arches de format raisin, l'aquarelle était presque finie. Elle représentait une forêt aux sapins immenses, aux épines bleus. La scène se passait en hiver. Comme dehors, il neigeait aussi sur le papier. La profondeur était tellement bien faite qu'il y avait quatre plans, chacun aussi clair que les autres. Au premier, un garçon, blond, efféminé, le dos appuyé contre un des grands arbres, tenait d'une main leste un instrument : c'était une flute de pan, finement sculptée. L'expression de l'enfant était à la fois magnifique et triste. Autour de lui dansaient un halo orange, et celui-ci plongeait ensuite dans l'arbre, lui-même dans un voile bleu.
Au second plan, un autre garçon le regardait. Brun, celui-ci, et bien plus adulte de ses traits. Plus sombre aussi, mais pas agressif. Derrière lui, un groupe de cerfs broutaient tranquillement entre les arbres. Et tout au fond, un loup gris les surplombait de sur un rocher, fier. Le tout était splendide : rarement la jeune femme n'avait vu de dessin aussi hypnotisant.
- Wahou, répéta-t-elle. Tu bosses là-dessus depuis quelle heure ?
- A peu près 7h00. Tooth m'a réveillé et je n'étais plus fatigué.
Mérida avisa les 3 tasses de café vides posées sur la petite commode à droite du canapé. Elle renifla nonchalamment.
- Donc, si j'ai bien compris, tu t'es levé à 7h00 pour dessiner une œuvre d'art en te bourrant de caféine. Oh, dessiner sur ta table basse, en passant. Assis par terre. Ça devait sympa ces dernières 4h30.
Comme le garçon ne répondait rien, elle continua :
- Ça veut dire quoi cette scène ?
- C'est une amie qui me l'a demandé.
- Comment ça ?
- Eh bien, commença d'expliquer le Gallois, tout en ombrant le loup, elle écrit un roman en ce moment, et elle veut que je fasse la couverture. Elle m'a plus ou moins décrit ce qu'elle voulait. J'ai tellement aimé l'idée que je n'ai pas pu m'y résoudre à y faire en un petit format. Du coup, je l'ai fait d'abord sur ce support. Je verrai après pour le faire en plus petit. Ou pas… je changerai probablement des choses. Je verrai bien !
- Une amie du pays de Galles ?
- … Mérida, tu es jalouse.
- Non, non, non, non. Non, non. Je suis heureuse que cette amie ait droit à une pareille merveille lorsque je me contente de rien.
Hiccup lâcha un « oh » à la fois moqueur et totalement attendri.
- Ma Merry est jalouse ! Tu sais que Astrid est une sacrée concurrente aussi ?
- Débile, balança la rousse, une moue boudeuse.
- Ahah, ce que je t'aime, Mérida Dunbroch.
La bouderie cessa vite bien sûr qu'il l'aimait. Et que c'était réciproque !
- Mon amie à 48 ans, au fait, ajouta Hiccup, plus sérieux.
- Sérieux ? C'est une amie de la famille ?
- C'est une infirmière.
- Une infirmière ? Tiqua Mérida.
- Tu ne sais pas ce que c'est ? Ria le brun.
- Tss ! Bien sûr que si.
Et avant que Mérida ne puisse ajouter quelque chose, le garçon se tourna vers elle et lui lança :
- On va au parc, aujourd'hui. Avec Sab et Jack. Donc on va manger et on les rejoint pour 14h, ça te va ?
- Je chausse mes roues d'hiver, antidérapantes et résistantes aux verglas et je suis prête !
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- Ils sont là-bas, je les vois.
Hiccup désigna, pour Mérida, les deux garçons, assis sur un banc du parc, signant. Sab, décidément habitué à ce froid, ne portait qu'un blouson et une petite écharpe. Jack, lui, comme Mérida et Hiccup, avait toute la panoplie du Résistant-du-Froid : gants, bottes, bonnet, écharpe et doudoune. Ne lui manquait plus que la cagoule.
- Salut vous deux ! Lança Mérida en arrivant à leur hauteur.
- Bien le bonjour, miss Ginger, sourit Jack, visiblement de bonne humeur.
Les politesses passées, ils se levèrent pour se balader. Dans le parc se trouvait un marché de noël Mérida insista pour manger des marrons chauds et, Hiccup, qui adorait ça, ne put lui refuser. Jack, lui, fut plus intéressé par les gaufres. Sab prit une crêpe, dans laquelle Mérida croqua au moins 4 fois. Arrivés tout au bout du parc, ils se retrouvèrent face à…
- Une patinoire ! S'exclama Mérida. Je veux essayer avec le fauteuil !
Hiccup ria :
- Je ne suis pas sûr que ça soit autorisé, ma jolie.
- On peut demander, s'il-te-plait ? J'ai trop envie de le tenter !
Sab signa à Mérida, pendant qu'Hiccup alla questionner l'homme dans le guichet : « S'il n'accepte pas, vas-y quand-même tu diras que je t'ai poussé ».
- Ahah, j'adhère, Sab, j'adhère !
Hiccup revint vers eux tout sourire :
- Ce mec n'en a tellement rien à faire de son métier, c'est fou !
- Il a dit oui ?!
- Non, mais il veut bien qu'on te mette dans une chaise spéciale pour enfant c'est comme un fauteuil, en gros, mais avec des lames !
- Yeeeeees ! S'extasia la rousse, les bras en l'air en signe de victoire.
Ce ne fut qu'à ce moment-là qu'Hiccup remarqua Jack, part. Il regarda ses deux amis :
- Allez-vous chausser, je vous rejoins.
Les laissant le dépasser, il alla rejoindre Jack.
- Tout va bien ? Demanda-t-il.
L'interpellé leva la tête vers lui et grimaça :
- Je ne sais pas patiner.
- Vraiment ?
- Je n'aime pas la glace.
Hiccup haussa un sourcil il n'aimait pas la glace ?! Comment cela pouvait être possible ? Il attrapa la main de son ami et l'emmena de force vers la patinoire :
- Pas de « je n'aime pas » avec moi, monsieur Frost. Tu ne sais simplement pas faire, voilà tout !
- Hiccup ! Je ne sais pas patiner et je …
- … tu n'aimes pas. Mais tu n'as jamais essayé avec moi.
Le sourire que donna le brun à Jack ne put que le convaincre malgré lui. Sab et Mérida étaient déjà sur la glace : le premier poussant la jeune fille assise dans une espèce de siège-pingouin relativement louche. Mais ils avaient l'air de s'amuser comme des fous. Jack et Hiccup allèrent pour se chausser : Jack enfila assez vite ses patins.
- Dis, Hiccup, t'en n'as pas marre d'être sur de la glace?
Le brun, qui lui tournait le dos pour enfiler ses patins, se tourna vers lui :
- Je ne peux pas me passer de la glace contrairement à toi, je l'adore.
Jack avala sa salive, sans rien ajouter. Il laissa Hiccup passer devant lui lorsqu'il posa un pied sur la glace, il frissonna. Il n'avait pas envie d'être là. Il voulait s'en aller, loin. Il était prêt à faire demi-tour quand il regarda Hiccup : celui-ci était… beau, simplement. Il dansait sur la glace comme si ça avait été la terre. Il rejoint Mérida et Sab, qui se bidonnaient, et tourna autour d'eux comme s'il avait été sur la terre. Il était gracieux et agile.
Jack, lui, était paniqué, et ne pouvait pas lâcher la rambarde : Je ne pourrais pas y arriver, même pour toi, princesse… Les larmes commençaient à lui monter aux yeux contre sa volonté. Alors qu'il fermait les yeux, priant pour qu'il soit téléporté ailleurs, ce fut Hiccup qui se matérialisa devant lui il s'arrêta avec un petit mouvement de pieds, parfait. Il le regarda un moment puis lui sourit, attrapa sa main tendrement.
- Viens.
L'irlandais, les yeux embués, serra la main offerte, sans pour autant esquisser de mouvement. Le brun le tirait à mesure que lui-même s'éloignait de la bordure.
- Fais-moi confiance : tu ne risques rien, Jack. Je te le promets.
Hiccup avait employé un ton tellement convainquant, d'une voix rauque qui ne lui ressemblait pas, que Jack le crut sur parole. Il inspira une grande bouffée d'air pour s'élancer et lâcha la rampe, gardant la main du Galois dans la sienne. Hiccup reculait lentement, sûr de lui, gardant son regard dans celui de son ami afin de lui donner de l'assurance. Petit à petit, il accélérait, faisait de plus ample mouvement de poussées. Là, Hiccup sourit :
- Tu t'en sors comme un chef. Pourquoi n'aimes-tu pas la glace ?
- Je sais me tenir debout mais on ne sait jamais quand elle peut me mettre à terre.
- Tu as peur de la honte, donc, pas de la glace.
- Oh non, je me fiche d'être moqué c'est la douleur qui vient après qui m'effraie.
Hiccup sembla réfléchir un instant puis, lâchant la main de Jack, il lança :
- Oui, ça me semble logique, bien que je pense que la glace ne mérite pas cette haine.
Avant que l'Irlandais n'ait pu piper mot, les deux garçons entendirent un cri, suivi d'éclats de voix. Et pas n'importe lesquelles celle de Mérida en faisait partie. Hiccup s'élança de suite vers la rousse, étendue au sol, son siège ridicule gisant sur le flanc à ses côtés, en train de hurler sur deux jeunes hommes en face d'elle. L'un des deux garçons n'en menait pas large : Sab l'avait empoigné par le col et le regardait d'un air mauvais. Très mauvais.
- Que s'est-il passé ? Merry, tout va bien ? Demanda le brun lorsqu'il arriva près d'eux, relevant Mérida, la tenant contre elle.
- Mais oui, ça va, grogna l'Écossaise, tentant de le repousser puis se ravisant. C'est à cause de ses deux cervelles de larve. Ces abrutis nous ont foncé dedans et ont renversé mon pingouin. Attardés.
Sab lâcha le gringalet – pour prendre Mérida dans ses bras – l'autre lança, d'un ton partagé entre la moquerie et le balbutiement :
- Comment on pouvait savoir quand t'étais handicapée, aussi ? On voulait juste s'amuser un peu.
- Ah oui, parce que c'est marrant de faire se fracasser une meuf sur le sol je suis morte de rire – elle jeta un coup d'œil à Sab, qui signait – mon ami dit que vous n'êtes que deux stupides gamins dotés de cervelles de mollusque. Je suis d'accord avec lui.
- Calmez-vous, vous deux, dit Hiccup à ses amis, qui voyait les deux garçons s'échauffer. Eh, vous autres : quand on ignore tout de la personne à qui ont fait ce genre de blague, on s'abstient, ok ?
Le garçon que Sab avait retenu se redressa et s'avança il était plus petit qu'Hiccup, pourtant, ça ne l'empêcha pas de le provoquer :
- Et tu vas faire quoi, mon mignon, si je pousse ta copine à nouveau ?
Le brun hésita entre froncer les sourcils et les hausser :
- Tu parles sérieusement là ?
Le garçon lui fit une mimique moqueuse il élança sa jambe et faucha le pied droit d'Hiccup. Celui-ci aurait pu garder l'équilibre mais sa jambe gauche ne le supporta pas il tomba sur le côté. Son genou et sa tête heurtèrent de plein fouet la glace : il poussa un râle de douleur, fermant les yeux pour chasser ses vertiges, en vain.
- Eh !
Le cri avait été poussé par Jack. Hiccup releva difficilement les paupières et avisa celui-ci. Il se précipitait vers eux il patinait. Ces gestes étaient parfaits, sans une once d'hésitation. Le jeune homme frappa le garçon qui avait fait tomber Hiccup, avec toute la force que lui donnait la vitesse de son déplacement. Le pauvre fut projeté au sol, une énorme ecchymose apparaissant déjà sur sa pommette. Sab, Mérida dans les bras, n'avait pas pu réagir tant tout s'était passé vite.
- Frappe encore un de mes amis et tu es mort, compris ?
Le ton était plus froid que la glace sur laquelle ils se tenaient.
- Jack, souffla Hiccup. Laisse-le, ça va.
L'irlandais se retourna, perdant de suite son regard assassin et se pencha sur le brun. Il n'eut à nouveau rien de temps de dire l'homme qui s'occupait de la patinoire leur hurla :
- Dégagez de ma patinoire, bande de petits morveux avant que j'appelle les flics. Foutez-moi le camp !
Les deux autres garçons ne se firent pas prier. Mérida, alors que Jack aida Hiccup à se relever, se contorsionna pour le regarder :
- Hic', ça va ? Hiccup ?
- Il a l'arcade ouverte, répondit Jack à sa place, le maintenant contre lui pour qu'il reprenne ses esprits. Ton genou a aussi buté la glace, non ?
Joignant le geste à la parole, le jeune homme voulut toucher le genou de son ami. Ce dernier gronda, en détachant bien les mots :
- Ne touche pas ce genou, Jack.
- Il te fait mal ? Demanda Mérida. Tu peux le bouger ?
Hiccup soupira :
- Ça va. Quittons cet endroit.
Sab partit avec Mérida, qu'il remit dans le pingouin redressé. Le Galois voulut glisser à son tour mais manqua de tomber à nouveau Jack le rattrapa :
- Tu t'es vraiment fait mal, hein ?
- Je ne me suis pas fait mal, Jack, soupira l'interpellé – et il eut envie de rire nerveusement en disant ça – je dois juste avoir un bleu, c'est tout. J'ai la tête qui tourne.
- C'est normal, stupide, tu t'es ouvert l'arcade.
- Je ne peux pas m'appuyer sur ma jambe.
- Ne t'en fais pas. Je ne te lâche pas.
