Hello ! Vous allez le constater en lisant, j'ai décidé de doubler la taille des chapitres, je trouve ça mieux.
N'hésitez pas à donner votre avis.
Bonne lecture !
Ils allèrent tous chez Hiccup, car sa maison était juste à côté. Dieu merci – selon le brun –, son père n'était pas là.
- La mia casa, annonça le brun d'une voix exténuée à laquelle il tenta de mettre de la joie. Mérida, tu t'es fait mal ou pas ?
- Mes jambes ont tout pris, répondit la jeune fille.
- Tant mieux. Est-ce que tu peux faire chauffer de l'eau, s'il-te-plait ?
- Oui, chef. Va te soigner, toi. Jack, va l'aider.
- Je peux me débrouiller tout seul, Merry.
- C'est non négociable, trancha Jack en l'aidant à monter les escaliers.
- Je peux me débrouiller, répéta Hiccup en grimpant les marches une à une, à cloche pied.
L'irlandais n'ajouta rien, mais continua de marcher. Le brun ouvrit la porte de sa chambre son chat lui sauta sur l'épaule en miaula plusieurs fois en reniflant le sang séché sur la tempe et la pommette de son maitre.
- Tooth, ne lèche pas ça, c'est dégueulasse. Descend, mon grand.
Le petit félin obéit docilement, et alla se pelotonner dans le lit, au chaud. Hiccup alla dans la salle de bain :
- Désolé, lança-t-il à Jack avant de ne fermer la porte à clefs derrière lui.
- Eh ! S'offusqua son ami. Sérieusement, Hiccup ?
- Je n'en ai pas pour longtemps, promis. Joue avec Tooth.
- Et si tu trébuche et que tu ne peux pas te relever, tu fais quoi gros malin ?
- Je me relève, Jack.
Ce dernier grogna et lança son poing dans l'air, rageusement. Laisse-moi t'aider, bon sang. A l'intérieur de la salle de bain, Hiccup regarda sa tête l'arcade ne saignait pas beaucoup – étrangement, il n'allait pas avoir besoin d'aller à l'hôpital, heureusement. Il se nettoya rapidement, se tenant uniquement sur sa jambe droite puis s'assit sur le rebord de la baignoire. Là, il retira son pantalon et avisa ses deux jambes la droite était intacte. La gauche était… eh bien, était en carbone. La prothèse était rattachée au moignon qui était sous son genou. Hiccup l'enleva et, découvrant son articulation du tissu qui la recouvrait, il vit qu'elle était bleue et un peu enflée.
- Fais chier, cracha-t-il.
Il aurait voulu crier de rage mais la présence de Jack dans la pièce à côté le dissuada très vite. Il mordit dans son poing pour se calmer. Seul son équipe de Hockey (Astrid, les jumeaux, Varek et Rustik) savaient pour sa prothèse et Hiccup avait expressément fait comprendre qu'il ne voulait pas du tout que ça se sache il n'avait pas particulièrement envie que Jack, Mérida ou Sab ne soient au courant. Surtout pas Jack, étrangement ça allait le dégouter, et il ne voudrait probablement plus de lui comme ami. Et puis, Mérida occupait déjà le poste d'handicapé dans le groupe alors…
- Haddock ? Tu t'en sors ? Demanda jack de l'autre côté de la porte.
Le brun allait répondre mais, ouvrit la bouche, il se rendit compte qu'il pleurait. Vraiment ? Il s'ébroua, essuya ses larmes. Ce faisant, son regard tomba sur sa jambe gauche, maigrichonne, et sur ce bout de chair sans os ni muscles qui pendait en dessous de son genou. Il grimaça.
- Hiccup ?
- Je… ça va, une minute.
Il fallait qu'il remette sa prothèse. Mais celle-ci, pour tenir, se finissait d'un tissu élasthanne censé entouré son moignon et une partie de son genou. Et avec l'allure que celui-ci avait, ça allait être trop douloureux de remettre cette fichue jambe artificielle. Hiccup soupira. Assis sur sa baignoire, pitoyable, il lança d'une voix faible :
- J'ai besoin que tu t'en ailles, Jack.
- Quoi ? Dit celui-ci au bout d'un moment de silence.
- J'ai besoin que toi et Sab vous partiez.
- Qu'est-ce que tu as, Hiccup ?
Le Galois avait vraiment envie de fondre en larmes, maintenant.
- S'il-te-plait, Jack.
- Tu veux que je te conduise à l'hôpital ?
Hiccup ferma les yeux son genou lui faisait mal et le ton de Jack, si inquiet et concerné, n'arrangeait rien. Il regarda sa prothèse, à terre. Il prit une grande inspiration puis l'attrapa. Il l'enfila, se retenant d'échapper des gémissements de douleur et balança sa jambe dans les airs quatre fois, pour s'habituer. À chaque fois, une vague de douleur l'assaillait. Se relevant – sans s'appuyer sur sa jambe –, il essuya ses joues, puis s'habilla.
Le garçon ouvrit la porte et regarda Jack. L'Irlandais répéta, d'une voix douce, tendit la main vers un des joues encore mouillées de Hiccup :
- Tu veux que je te conduise à l'hôpital ?
Le brun ne put rien répondre il se contenta de hocher la tête, se retenant d'étouffer un sanglot. Jack lui, eut envie de pleurer en voyant son ami dans un tel état. N'y tenant plus, il se rapprocha de lui et le prit dans ses bras. Hiccup, plus grand de quelques petits centimètres, paru cependant petit et chétif.
- Si je retrouve ces mecs, je te jure que je les tue.
Hiccup le crut sur parole. Le jeune homme se recula et planta son regard bleu glacé dans le sien :
- Est-ce que tu peux marcher ?
- Je… non. Mais je vais me débrouiller.
- D'accord.
Jack fit mine d'esquisser un mouvement pour le soulever mais resta figé. Il voulut dire quelque chose mais se ravisa. Finalement, il suivit Hiccup au rez-de-chaussée, l'aidant à ne pas tomber.
- Hic' ? Appela Mérida en les entendant. T'es tout neuf ?
- On va l'hôpital.
- Quoi ?! S'exclama Mérida en s'élançant vers eux. Hiccup !
- Ça va, Merry, je ne suis pas aux portes de la mort, la rassura Hiccup. J'ai juste mon genou qui fait le double de sa taille.
- Si je revois ces gars, je les bousille, gronda-t-elle.
- Tu feras la queue derrière Jack, ma chérie.
Sab tapa sur le comptoir sur lequel lui et Mérida avaient préparé les tasses de thé, pour avoir leur attention. Il signa : « Jack, tu devrais prendre le fauteuil de Mérida, ça sera plus simple, ta voiture n'est pas à côté. Je resterai là avec elle. »
- Bonne idée, Sab, dit la rousse. Viens me jeter sur le canapé. Je te passe mon fauteuil Hiccup.
- Je ne suis pas handicapé, c'est bon, ronchonna Hiccup. Je peux marcher.
- Moi non, répliqua Jack. Mon appartement, où est ma voiture, est à au moins 3 km. Je ne pourrais pas supporter tout ton poids pendant si longtemps, même si tu pèses aussi lourd qu'une crevette malade.
Le regard que lui lança le garçon était équivoque. Sab sourit et vint jeter littéralement Mérida sur le divan. Jack aida Hiccup à s'installer dans le fauteuil :
- Eh, stupides, appela Mérida en se redressant un peu. Habillez-vous, il fait -15° ce soir.
Une fois fait, Jack empoigna le fauteuil pour le pousser jusqu'à chez lui. Hiccup faillit lui dire qu'il pouvait se débrouiller, mais il avait trop mal pour argumenter. Il dit à la place :
- Tu m'as menti.
Jack se tut d'abord, puis finit par souffler :
- J'aurais cru que n'en parlerais pas avant d'aller mieux.
- Parler me fait penser à autre chose.
Un silence s'abattit sur eux pendant un long moment. Jack le brisa :
- J'ai appris à patiner quand j'étais tout jeune. Mes parents m'emmenaient sur un lac gelé juste derrière chez nous, en hiver. Puis plus tard, j'y emmenai ma petite sœur.
- Tu ne m'as jamais dit que tu avais une sœur.
L'irlandais se tut puis prit une grande inspiration :
- Probablement parce qu'elle est morte. I ans. Je n'aime pas parler d'elle.
Hiccup bloqua les roues du fauteuil il se retourna et planta son regard dans celui de son ami, embué :
- Jack… je suis désolée.
- Peu importe. Dépêchons-nous, ajouta-t-il, secouant la main.
Le brun se sentait très mal. Pas à cause de son genou. Il baissa la tête et s'entendit dire :
- J'ai perdu ma mère il y a un deux ans et demi.
- Quoi ? Articula Jack, ralentissant l'allure.
- Ma mère. Elle est morte il y a deux ans dans un accident de voiture.
Le garçon ne sut d'abord pas quoi répondre. Puis, il réfléchit un instant et fut pris d'un doute :
- Le jour où Mérida a eu son accident, tu m'as parlé de tes parents. J'ai mentionné ta mère. Tu ne m'as rien dit.
- Astrid est au courant.
- Oui… ?
- Je veux dire, mon père et Astrid sont au courant.
Jack ne comprenait pas.
- Attends, fit-il soudain, stoppant tous ses mouvements. Ce sont les seuls au courant ?
- Oui.
- Mérida ne le sait pas ? Tes amis non plus ?
- Non.
- … pourquoi ?
Hiccup ferma les yeux et tressaillit. Pas ce soir.
- Allons à l'hôpital, s'il-te-plait, Jack. Je te raconterai un jour, peut-être.
Le jeune homme, pantelant, se plia à la volonté de son ami, la tête pleine de pensées confuses. Le reste du trajet se fit dans le silence.
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Aux urgences, les garçons attendirent 3 heures avant d'être pris en charge. Là, on apprit à Hiccup – après avoir mis une agrafe à son arcade – qu'il avait juste une petite contusion au genou. Hiccup demanda tout de suite à parler au chirurgien qui le suivait au Canada : Lisa Carana. Une veille italienne immigrée, très talentueuse. Celui-ci rabroua le garçon en lui disant qu'il fallait qu'il soit plus vigilant. Elle lui prescrit des médicaments et lui recommanda de ne pas mettre sa prothèse le lendemain, pour laisser son genou désenflé tranquillement. En plus, elle lui donna une pommade pour la nuit et la journée suivante.
Elle le laissa seul dans la salle. Hiccup réfléchit un long moment à un moyen de rentrer chez lui sans que Jack ne remarque subtilement qu'il n'avait qu'une jambe sur deux. Le garçon soupira et prenant soin courage à deux mains – et un antidouleur – il enfila à nouveau sa prothèse. Il ressortit, assis sur le fauteuil roulant et le fit avancer jusqu'à Jack, assis sur une chaise de la salle d'attente. Celui-ci, entendant son ami venir à lui, releva la tête. Il avait l'air épuisé.
- On rentre ? Souffla Hiccup.
- Que t'ont-ils dit ?
- Repos et médicaments. Est-ce que ça va ?
- Ça a été une longue journée, soupira Jack.
- Allons-nous reposer, alors.
Ils rentrèrent en voiture, directement chez le Galois. Il faisait nuit noire, dehors, et tellement froid que même la neige avait cessé de tomber tout était figé. Le père d'Hiccup n'était toujours pas rentré sa voiture n'était pas là.
- Ton père travaille jusqu'à quelle heure ?
- Oh il est fonctionnaire, il ne travaille que jusqu'à 16h ou 17h en général.
- Pourquoi n'est-il pas là alors ? S'étonna l'Irlandais.
- Il passe toujours par le pub avant de ne revenir à la maison. Et après, Dieu sait ce qu'il fait parfois, il ne rentre pas de la nuit.
- Est-ce que… ?
- … c'est un alcoolique ? Oui. Il l'est devenu quand ma mère est morte. Je me dis que c'est mieux que d'être fou ou violent.
Jack baissa la tête son ami n'avait pas une vie aussi facile qu'il l'aurait imaginé.
- Mais crois-moi sur parole, ce soir, je suis ravi qu'il ne soit pas là, annonça Hiccup sur un ton sincère.
- Tu ne t'inquiète pas ?
- Oh j'ai arrêté de m'inquiéter le jour où il a disparu pendant 5 jours.
- 5 jours ?!
- Ouep. J'ai appelé la police, j'étais mort de peur.
Le garçon laissa passer un ange puis, ouvrant la porte d'entrée, il se retourna et lança en haussant les épaules :
- Il s'était pris des vacances au Pays de Galles.
Jack se figea un instant, puis suivi son ami à l'intérieur.
- Wow ! S'exclama Hiccup. Les enfants !
Jack fronça les sourcils devant le ton outré du brun… jusqu'à ce qu'il comprenne. Mérida était toujours allongée sur le canapé. Sauf que Sab était lui-même allongé sur elle. Et ils s'embrassaient. Aussitôt que le blond les entendit, il sursauta et s'étala par terre. Mérida, elle, rejeta la tête contre le canapé :
- On vous a attendu super longtemps pour manger. On a fini par se faire un diner aux chandelles – il y a des restes dans le frigo. On s'ennuyait alors on a décidé de s'embrasser.
Cela sembla tout expliqué, apparemment. Sab, qui se relevait, signa : « Elle m'a sauté dessus, je suis innocent ».
- Ahah, ça marcherait si je pouvais véritablement sauter, Sab, ria la rousse en lui frappant les fesses.
- Charmant, sourit Jack.
Hiccup se contenta de secouer la tête, dépitée mais content pour sa meilleure amie.
- Rends-moi mon fauteuil ! Exigea Mérida – et ce fut aussitôt fait, Hiccup prenant sa place dans le canapé. Qu'est-ce que tu as alors ?
- Juste un gros bleu. Il faut que je me repose, c'est tout. Il est quelle heure ?
- 22 heures, mon cœur, lui répondit la jeune fille en faisant tourner son fauteuil sur lui-même.
- Vous voulez rester dormir là, les garçons ?
« Tes parents ne sont pas là ? » Demanda Sab et Hiccup regarda Jack pour qu'il traduise mais celui-ci se contenta de signer : « Non, il ne sait pas quand son père va revenir ». « Et sa mère est au Pays de Galles », compléta Mérida.
- Ça ne dérange pas, tu es sur ? Questionna tout de même Jack, se racla la gorge en voyant Mérida signer cela.
- Mais oui, c'est bon, on va vous trouver de la place je n'ai qu'un canapé mais je pense que ça ne gênera pas Sab de dormir avec Mérida. Je me trompe ?
Mérida lui fit un clin d'œil et Sab se contenta de dire – ou presque – merci.
- Tu veux manger Jack ?
- J'ai pas faim, merci, Ginger.
- Là, je suis trop loin mais fais comme si je te frappais, sil-te-plait.
L'Irlandais ria un peu mais n'en fit rien, et n'ajouta pas un mot.
- Hic' ?
- Non plus, l'attente à l'hôpital et les cachets m'ont tué. Je vais aller me coucher tout de suite, si ça ne vous dérange pas. Je vais chercher des draps pour le canapé.
Il boita jusqu'aux escaliers et les monta à cloche pied. Arrivé en haut, il alla dans sa chambre, récupéra les draps, la ramena en bas, donnant au passage un de ses oreillers à Jack. Sab lui prit des bras et commença à les installer et Hiccup lui sourit en retour, fatigué. Mérida vint jusqu'à lui.
- Tu es sûr que ça va, mon Hiccup ?
- Ça va Merry. Je crois que c'est les cachets qui me shootent. Il faut que je dorme.
- Alors va, je gère la maison, sourit-elle, quand même inquiète.
- T'es un ange.
Le garçon lui embrassa le front et se traina vers les escaliers.
- Ça va aller, Hiccup ?
- Oui, Jack, merci. Faites comme chez vous, si vous voulez manger ou regarder la télé, vous pouvez.
Les trois jeunes gens se retrouvèrent au salon, à ne pas savoir quoi faire ou dire. Mérida, cependant, avait toujours quelque chose à dire, justement :
- Eh ben, quelle journée de merde, hein.
- Tu peux le dire, Ginger. J'espère qu'Hiccup ira bien.
- Mais oui, il a juste été sonné il n'a pas l'habitude de se bagarrer notre Hic'.
Jack soupira mais n'ajouta rien.
- Bon ! Bah nous on va aller dans la chambre, hein !
- Pas de souci, je vais regarder un coup la télé, je pense.
« Repose-toi quand même, Jack », lui recommanda Sab en montant avec Mérida dans les bras.
- Bonne nuit vous deux, faites pas de bêtises.
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Le lendemain, Hiccup se réveilla avec la désagréable sensation d'avoir la gueule de bois. Puis il se souvint de la veille de la patinoire et de son genou. Il s'ébroua et sa main vint buter dans la boule de poil qu'était son chat. Celui-ci redressa la tête, tout endormi, lâchant un petit miaulement faible.
- Pardon mon grand, soupira le brun.
Hiccup inspira un grand coup il tâta son genou, qui avait déjà un peu dégonflé. Il avisa son réveil : nous n'étions pas « le lendemain » mais plutôt « le milieu de la nuit ». Avalant sa salive, le garçon se redressa, assis sur son lit. Il avait faim. Il allait sortir sans sa prothèse puis se souvint que Jack dormait au… non, il ne dormait pas la télé marchait encore.
Soupirant à nouveau, le jeune homme hésita : mettre sa prothèse et enfiler un pantalon et des chaussettes ou ne pas manger ? Son estomac lui donna la réponse en grondant furieusement. Hiccup lâcha un « Fais chier », mais s'habilla, ayant un peu moins de mal que la veille à supporter sa prothèse.
Lorsqu'il arriva en bas, Jack était assis dans le canapé, devant la télé, même s'il ne la regardait pas. Il avait pris une des feuilles blanches de l'imprimante et dessinait dessus. Sans un bruit, Hiccup se pencha sur son épaule : c'était une patinoire, avec plusieurs personnages dessus. C'était simple, beau.
- Qu'est-ce que tu fais debout, Hiccup ? Demanda Jack, se retournant.
Bon, il l'avait entendu arriver, manifestement.
- Qu'est-ce que tu fais debout, Jack ?
- Voleur de question.
- Je me suis réveillé parce que j'ai faim, je vais manger un truc, annonça le brun en se redressant.
- À 4h du matin ? S'étonna le l'Irlandais.
- Y'a pas d'heure pour mon estomac. Tu veux quelque chose ?
- Tout dépend de ce que tu me proposes.
Hiccup sourit et, ouvrant le frigo, il lança, dépité :
- Mérida a dit qu'il y avait des restes.
- Ah ?
- Ouais : ils ont commandé des pizzas, ces feignasses.
Jack ria :
- Ça ne m'étonne pas, en fait.
Les deux garçons firent réchauffer les pizzas et s'installèrent sur le comptoir de la cuisine pour les manger.
- Ton genou va mieux ? Demanda Jack.
- Un peu mieux, déjà, oui.
Ils mangèrent, discutant un peu, regardant parfois la télévision de loin. Quand soudain, alors qu'ils riaient, leur repas fini, la porte s'ouvrit en fracas. Hiccup soupira d'un air blasé lorsqu'il avisa son père, ivre, tangué jusqu'au canapé et y tomber, endormi. Le garçon se tourna vers son ami, déconfit, et lui dit :
- Je te présente mon père il n'est pas toujours comme ça.
Jack ne sut pas quoi dire, se contentant de regarder bêtement l'immense homme affalé dans, techniquement, son lit.
- Bon, se reprit Hiccup, tu dormiras dans mon lit, je vais voir si je peux le réveiller.
- Ça va aller ?
- Oui, oui, pas de soucis, va te coucher, Jack.
Il lui indiqua où était sa chambre et lui souhaita bonne nuit. Se dirigeant vers le canapé – son genou commençait à lui refaire mal –, il vint secouer son père :
- Papa. Papa, réveille-toi. Aller, debout.
Stoïck gronda et baragouina quelques mots, rejetant son fils d'un mouvement de main.
- Papa, bouge-toi, aller.
Grognant à nouveau, l'homme tenta de se lever et faillit basculer Hiccup le retint, bandant tous ses muscles, ne se retenant que sur une seule jambe.
- Putain mais fais un effort… S'étouffa-t-il.
Difficilement, il porta son père jusque dans sa chambre où il le fit tomber sur le lit. Hiccup souffla de soulagement en constatant qu'il n'avait pas aggravé l'état de son articulation. Il enleva les chaussures et la veste de son père puis referma la porte derrière lui. Repu, fatigué, il enleva sa prothèse et la cacha sous la couette où il s'enroula il s'endormit aussitôt.
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Lorsqu'Hiccup se réveilla, il ne devait pas être tard car tout le monde dormait. Sauf son père s'affairait dans la cuisine. Émergent doucement, il se redressa et alla rejoindre son père, ne prenant pas la peine de remettre sa prothèse.
- Les aspirines sont là, annonça-t-il en voyant Stoïck s'énerver en les cherchant.
Grondement de remerciement.
- Il y a deux garçons qui dorment ici.
- Quoi ? Demanda son père en avalant le cachet.
- Hier soir, on est rentré tard et je leur ai proposé de rester dormir ici. L'un est le copain de Mérida et l'autre dort dans mon lit.
- Pourquoi dans ton lit ?
- Cette nuit, quand tu es rentré, tu es tombé sur le canapé que j'avais préparé pour lui. Du coup je lui ai dit de prendre mon lit pendant que je te mettais dans le tien.
- Hn. Qu'est-ce que t'as fait à ton arcade ? Tu ne t'es pas battu, j'espère.
Hiccup aurait voulu lui dire ce qui s'était passé la veille, mais il se ravisa cela n'aurait servi à rien. Alors il dit qu'il était tombé, et alla enfiler sa prothèse son genou lui faisait encore mal, mais beaucoup moins. Il monta et ouvrit doucement sa chambre, sans bruit. Jack dormait, emmitouflé dans les draps, Toothless roulé en boule tout près de son visage. Hiccup sourit devant la scène. Silencieusement, il alla récupérer des habits dans son armoire et repartit, sans réveiller son ami.
Il se doucha dans la salle de bain du rez-de-chaussée. Lorsqu'il en ressortit, Mérida et Sab étaient levés, et il n'y avait plus aucune trace de son père, qui avait dû partir au travail.
- Salut vous deux, lança-t-il en voyant Mérida couchée contre Sab dans le canapé.
- Coucou toi, tu vas mieux ?
- Oui, j'ai mis de la pommade cette nuit et ais pris mes cachets. Je suis comme neuf.
C'était plus ou moins vrai, il avait beaucoup moins mal que la veille, même si ça le tirait encore cependant, pas question de ne pas porter sa prothèse aujourd'hui. Sauf s'il arrivait à se retrouver seul.
- Vous prévoyez de sortir aujourd'hui ?
- On comptait rester ici avec toi, en fait.
- Merry, soupira Hiccup en s'accroupissant devant elle. Je ne suis pas mourant, j'ai juste mal au genou. Tout va très bien.
Sab signa et, après un temps d'échange avec Mérida, celle-ci se tourna vers Hiccup :
- Bon. Tu es sûr que ça va aller ?
- Mais oui, Mérida.
- Tu diras à Jack de te faire à manger, ou au moins de faire attention à toi.
Hiccup soupira, ses yeux roulant.
- Vous allez faire quoi ?
- Il faut que je passe chez moi vers Angus et dire à Maud que je suis en vie. Il faut aussi que l'infirmière passe me faire mes soins. Après, on ira probablement un coup dehors ou on restera à la maison s'il fait trop froid.
- Tu me tiens au courant de quand tu rentreras.
- Oui, monsieur !
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Jack se réveilla à cause du débile de chat d'Haddock qui frottait son museau contre son visage. Il grogna et le repoussa d'une main, se faisant agresser par un miaulement désapprobateur et le petit félin lui chopa sa pauvre main et se mit à la mordiller violemment, en y mettant beaucoup d'ardeur. L'Irlandais, peu sensible à la douleur, ria de voir l'animal s'exciter contre lui juste parce qu'il lui avait refusé des gratouilles :
- T'es bien aussi têtu que ton maitre, boule de poils.
Le chat, comme s'il avait compris, s'arrêta instantanément et planta ses deux gros yeux jaune-vert dans ceux, bleus, de l'homme. Cet échange fit sourire ce dernier, qui se redressa sur le lit et offrit enfin des caresses à la bête, étalée sur le dos et ronronnant déjà. Puis Jack finit par s'ébrouer et fonça dans la salle de bain, où Hiccup lui avait gentiment préparé une serviette.
Lorsqu'il eut fini, il se planta devant ses habits sales de la veille. Ses habits qu'il n'avait pas du tout envie de remettre aujourd'hui, donc. Il allait descendre pour savoir s'il pouvait au moins emprunter un caleçon et un T-shirt à Hiccup, celui-ci frappa à la porte :
- Je peux entrer Jack ?
L'interpellé se regarda dans le miroir et grimaça. Il enleva rapidement la serviette autour de sa taille et enfila à toute allure son caleçon et son T-shirt de la veille.
- Entre Hiccup.
- J'ai entendu que tu prenais ta douche : je me suis dit que tu voudrais probablement des vêtements propres, dit celui-ci en entrant doucement.
- Ça serait vraiment sympa si ça ne te dérange pas, se gêna un peu l'irlandais. Je les laverai ce soir et je te les rendrai vite, ne t'en fait pas.
- Je ne te ferais pas un procès si tu me voles un caleçon, Jack, tu sais. Je ne roule pas sur l'or mais je n'en suis pas encore à ce stade, ria Hiccup.
Jack sourit puis se rappela d'un détail :
- Eh, ta jambe au fait, ça va ?
- Mon genou est presque guérit, oui.
- Sûr ?
Le regard d'Hiccup était éloquent : « Oui, laisse mon genou tranquille ». Il alla vers son armoire et en sorti un caleçon, un jean, un T-shirt et un sweat qu'il posa dans les bras de Jack, qui le remercia. Il allait sortir puis se retourna :
- Tu veux manger quoi ?
- Tu dois te reposer, je cuisinerai, lança le garçon.
- Jack, je ne suis pas han…
- … dicapé, ouais, je sais, le coupa le jeune homme. Mais le médecin a dit « repos », et on écoute les médecins.
- Dit le mec qui a dit à Merry qu'il ne fallait pas écouter les psys.
- Je parle des vrais médecins.
Le gallois roula des yeux et laissa l'autre seul. Toothless lui sauta sur l'épaule alors qu'il descendait les escaliers – ce qui faillit le faire trébucher – et miaula joyeusement. Hiccup le regarda, sourit et lança d'une voix un peu stupide :
- Eh, tu t'es fait un copain, mon grand ? Ouais, il est gentil Jack, hein ?
Le chat approuva à grand coup de ronronnements.
- Alors, qu'est-ce qu'on va faire à manger mon chaton ? Demanda le jeune homme en posant son chat sur le bar qui s'assit et le fixa. Miaulement.
- Il y a : des patates, des pâtes, du riz,… mais c'est la misère dans cette cuisine il faudrait que j'aille faire les courses ce soir. Bref, on a aussi : des raviolis – mais non –, de la salade, des pitas, des lardons, du poulet et… des yaourts moisis.
Miaulement à nouveau.
- Riz ! Excellent choix, Tooth. Avec quoi, à ton avis ?
Le chat miaula encore une fois, jouant avec le sachet de riz posé à ses côtés.
- Oh non, j'ai pas envie de poulet… marmonna le brun en fouillant dans les placards. Plutôt des cordons bleus ? On doit en avoir au congel', je crois. Dis, où sont Merry et Sab, tu penses ?
Miaulement.
- Je pense pareil, mon grand. Je suis content pour eux tu sais, même si ça me fait tout bizarre. Enfin ! Donc, riz avec… avec quoi ?
Double miaulement.
- T'as des idées pourris, le chat, vraiment. Je ne veux pas juger tes gouts culinaires, mais c'est pas le top.
- Je te trouve à la fois attachant et à la fois cinglé, Hiccup, là tout de suite.
Hiccup sursauta et se retourna vers Jack celui-ci était négligemment appuyé contre le bar, un sourire moqueur mais doux aux lèvres. Hiccup se renfrogna :
- Eh bien, monsieur-je-vis-tout-seul, tu devrais être bien placé pour savoir que parler à soi-même est bon à la santé et aide à la survie. En plus, je discute avec mon chat. Hein, Tooth, qu'on discute ?
Il dit ça en se penchant sur l'animal qui, comprenant son nom, miaula et se frotta contre la main de son maître.
- Réponse dudit chat : dialogue construit, donc.
Jack rit alors que la bête miaula encore :
- C'est ce que je dis : tu es mignon mais taré. Allez, sors de cette cuisine et laisse-moi te cuisiner un truc. T'as des oignons ? Du pain ?
Hiccup voulut protester mais son inconscient le stoppa en mode : « Eh, pour une fois que quelqu'un prend soin de toi, laisse-toi faire, bon sang ! ». Alors il se redressa, Toothless dans les bras, pointa un placard :
- Oignons. Le pain, il y en au congélateur il faudra le mettre au four.
- Merci, Haddock. Dégage de là, maintenant. Je fouillerai pour trouver le reste.
Hiccup se dirigea vers le canapé, dubitatif quant à l'attitude maternel du garçon mais, quelque part, bien content de se faire chouchouter de la sorte. Jack était déjà en train, effectivement, de fouiller partout. Il sortit les patates et commencer à les éplucher, en ayant apparemment oublié l'existence de son ami. Hiccup sourit, quand même amuser par la vision de Jack, ce type si fier de lui et presque prétentieux, qui épluchait des patates. Ayant une idée, il monta dans sa chambre, s'empara d'une feuille et d'un crayon et redescendit il se posa sur le canapé, et mettant sa feuille et son support sur le dossier de celui-ci, il commença à dessiner.
Jack de son côté, s'activait. Il jeta un rapide coup d'œil à Haddock et celui-ci dessinait. Bien, au moins, ça lui repose son genou. Il lui fallut au moins 5 minutes pour trouver tout ce dont il avait besoin, et 15 minutes en plus pour tout préparer et cuire. Là, il mit les deux pains/sandwich dans deux assiettes sur le bar et lança :
- Fini de t'amuser, jeune homme. À table !
- Deux secondes.
- Ça va refroidir, maintenant.
Jack venait de prendre cette voix calme de celui qui avait l'habitude d'être écouté. Hiccup leva les yeux de sa feuille :
- Sérieusement ?
- Sérieusement.
Il fit la moue et, donnant encore quelques coups de crayons, il se leva, papier en main pour s'asseoir au bar au côté de ce tyran de Jack. Il pencha la tête en voyant le repas :
- Hn… qu'est-ce que c'est ?
- Du pain, des patates râpées cuites avec des oignons et aussi du fromage qui trainait dans ton frigo. Oh, et un steak qui était au congélateur aussi. C'est un sandwich mortel.
- J'attends de gouter pour être sûr. Tiens !
Hiccup tendit à son homologue la feuille. Dessus, il avait dessiné Jack les traits du dessin étaient vraiment très beaux et fins. Le dessin en lui-même, par contre, fit s'étouffer le jeune homme. On le voyait, dans la cuisine, préparer de bons petits plats par dizaine il était coiffé d'une charlotte et habillé avec un tablier avec des motifs de fraises et de framboises, très féminin. Et, apparemment, il était maquillé pour l'occasion.
- C'est mortel ! Lança Hiccup en goutant au repas.
Totalement outré, Jack donna un coup de poing dans l'épaule du gallois, qui explosa de rire.
- Je te fais à manger et c'est comme ça que tu me remercie ? En me dessinant en bonne ?!
Finalement, devant Hiccup qui se tordait de rire et ce dessin ridicule, Jack finit par rire à son tour.
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Les deux garçons passèrent l'après-midi chez Hiccup, où Jack fut au petit soin pour lui. Il fit même le ménage. Ce qui donna naissance à un autre dessin cocasse. Le père d'Hiccup rentra aux alentours de 18h.
- Bonsoir, lança innocemment Hiccup depuis le canapé. Tu rentres seulement ?
- Il y a avait plus de boulot que prévu. Je suis resté pour aider.
- Bonsoir monsieur Haddock, dit à son tour Jack en se levant et en lui tendant sa main.
Stoïck regarda le petit gaillard et lui sera la main. L'Irlandais continua, peu décontenancé par l'attitude de l'homme :
- Je m'appelle Jack Frost, je suis dans la même classe que votre fils.
- Appelle-moi Stoïck.
Jack lui sourit et lâcha sa main il retourna s'asseoir vers Hiccup qui le regarda de travers.
- Quoi ?
- J'allais te présenter, tu sais.
- Je suis un grand garçon, Hiccup.
- Ton amie n'est pas là ? Demanda Stoïck depuis la cuisine, où il se faisait du café.
- Elle est avec Sandy, son amoureux. Elle m'a envoyé un message : elle sera là pour le repas. Tu veux que je cuisine ?
- On sera combien ?
Hiccup regarda Jack et murmura :
- Tu veux rester manger ?
Son ami secoua la tête :
- Non, je vais rentrer, merci.
- Sûr ?
- Certain. Je ne vais pas trop te manquer ?
Le brun frappa l'épaule de l'autre qui pouffa, puis il lança à son père :
- Juste Merry, toi et moi.
Son père ne répondit rien, et but son café silencieusement. Jack se leva et se dirigea vers la porte :
- Allez, je suis parti j'ai assez squatté ta maison pour la journée, je crois.
- Ça m'a fait vraiment plaisir. De passer la journée avec toi et de discuter si j'avais su que tu étais si sympa, je serais venu te causer plus tôt.
Les mots et la façon de parler était un peu enfantine mais cela venait vraiment du cœur et ça réchauffa celui de l'irlandais. Il fit mine de rien, pourtant :
- Fais gaffe à ce genou, Hiccup. Je te ramènerai tes habits demain je pense, s'ils sont secs. Au revoir monsieur Haddock, passez une bonne soirée.
Et il partit sans un mot de plus. Le silence se fit et Hiccup souriait, attendri par l'attitude de son ami.
- Il est gentil ce gamin, lâcha Stoïck depuis la cuisine d'un air détaché.
Surprit, Hiccup se tourna vers son père. Il ne trouva rien à répondre, cependant.
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Mérida rentra peu de temps après et ils mangèrent tous les trois. Elle était extatique et ne cessait de parler ce qui arrangeait bien les deux garçons car aucun des deux n'étaient particulièrement loquace. À la fin du repas, Hiccup monta Mérida dans sa chambre – en cachant sa souffrance à cause du poids de la belle sur ses jambes amochées. Il la jeta sur son lit et s'allongea près d'elle, la regardant :
- T'es vraiment belle quand t'es heureuse, Merry, dit-il sincèrement.
La rousse rougit, perdant son sourire rêveur puis fit mine de frapper le garçon :
- T'es con ! Si je ne savais pas que tu étais gay, je pourrais croire que tu me dragues. C'est très bizarre.
- J'ai le droit de dire à mon amie qu'elle est belle, quand même ! S'offusqua le brun.
Elle ria sarcastiquement et pour palier au silence, elle raconta la journée exceeeeptionneeeeelle qu'elle avait passé aujourd'hui. À la fin de son interminable récit, Hiccup sourit :
- Tu l'aimes bien, Sab ?
- Ouais. Ouais, je crois que je l'aime plus que bien. J'aimerais l'aimer tout court. Ça me plairait comme sensation…
- Mais ?
Mérida se mordit la lèvre et ses yeux se mirent à briller :
- Bah… je voudrais que… je voudrais bien ne pas être paralysée.
Dans une grimace, elle lâcha un sanglot étouffé. Complétement mortifié par ce changement radical d'état, Hiccup murmura :
- Oh ma jolie… Viens là.
Il l'a pris dans ses bras et la jeune fille s'y blotti elle parut toute petite, toute chétive.
- Je… j'ai peur qu'il ne m'apprécie que par pitié. Ou qu'il me voit comme une chose à protéger et qu'il se lasse super vite. Et je ne veux pas être un fardeau pour lui. Et je ne veux pas… je ne veux pas…
- Oui ? L'encouragea Hiccup.
- Comment on va fait pour faire l'amour ? Et je ne pourrais jamais avoir d'enfants…
Le réalisant, elle redoubla de pleurs :
- Oh mon dieu, je ne-ne pourrais jamais f-fonder de f-fa-famille !
Cette pensée avait déjà traversé l'esprit d'Hiccup. Il se demandait juste si Mérida l'avait pleinement réalisé ou pas sa réponse était là.
- Eh, ma chérie… il y a pire. Tu aurais pu mourir ce jour-là. Tu peux toujours adopter. C'est pas la mort !
- Mais Sab se lassera de moi si on ne peut pas faire l'amour !
Elle mélangeait tout et Hiccup comprit qu'elle avait simplement une grosse baisse de moral après une si bonne journée.
- Il s'en contentera ou c'est un idiot et je suis quasiment sûr que ça n'est pas le cas, Merry. Laissez-vous le temps de construire un truc avant de penser à ça, ok ?
La jeune fille hocha la tête mais pleurait toujours. Le brun s'installa plus confortablement et la cala dans ses bras, sur son torse. Là, épuisée, elle s'endormit, et le garçon finit par l'imiter.
Hiccup se réveilla au matin, très tôt. Beaucoup trop tôt. Ça n'était pas le matin, encore. Il secoua la tête, très peu confortable. Il mit un moment à réaliser qu'il était dans le lit de Mérida. Dans son sommeil, la jeune femme s'était détournée de lui. Hiccup finit par émerger et ressentit une vive douleur dans la jambe mauvais idée de dormir avec une prothèse. Il était tout engourdi.
Grognant en silence, il se leva et s'en fut lentement dans sa chambre il s'y déshabilla et s'écroula dans son lit. Il inspira un grand coup, savourant la mollesse de son matelas. Il s'ébroua, fronçant les sourcils : Ça, c'était l'odeur de Jack, pas la sienne. Dans son l.. ? Ah oui, il avait dormi là la veille. Hiccup soupira, puis s'endormit presque aussitôt.
ps : j'ai complétement adoré écrire la scène où Hiccup parle à Toothless. Un grand moment de solitude quand j'ai réalisé que c'était autobiographique.
