Salut, ça faisait longtemps n'est-ce pas ? *évite une tomate*

Je. Suis. En. Retard.

Encore et comme toujours. Plus le temps passe et rien ne change u_u Surtout que c'est bientôt la rentrée (demain pour moi). Super.

D'abord merci à fan-de-manga et à Kathlerria pour leur review, ça m'a fait très plaisir.

Bonne lecture.


Chapitre 6

C'est en revenant à un endroit où rien n'a bougé, qu'on réalise à quel point on a changé.

J'ai craquée. Je suis revenue à Fairy Tail. Pire que tout : je fais partie de Fairy Tail. Moi qui ai vécue dans les ténèbres, me voilà au côté des fées.

J'arrive toujours pas à y croire.

Je caresse la marque rouge sur ma poitrine. Je suis une fée. Enfin, c'est ce qu'on dit. Moi, je vois aucunes différences. A part que je me sens plus humaine que jamais.

Bizarre.

J'ignore encore si j'apprécie ce sentiment ou non. J'ai beau chercher, ça forme une boule au creux de mon estomac. Alors j'essaye d'arrêter d'y penser. Sans succès, soit dit en passant.

Cela fait au moins deux semaines que j'ai fait la rencontre de Wendy et des autres et à peine quelques jours que je suis devenue une « fée » à part entière. Je passe plus mon temps à regarder les aptitudes des autres qu'à parler avec eux. Par exemple je sais que Juvia est folle amoureuse de Grey. Ce qui ne semble pas vraiment réciproque. J'ai donc développé un nouveau sentiment : de la pitié. Parfois il m'arrive de lui frotter le dos quand elle est en pleine déprime. Je l'aime bien. Juvia je veux dire. Elle ne me pose pas des questions toutes les trente secondes, elle. Et puis elle est comme moi, seule au monde. Les autres la rejetait parce qu'elle était différente. Elle apporte la pluie et moi la mort.

Triste réalité.

Pas loin de moi, Cana boit un tonneau d'alcool. J'en reste ébahie. Je tiens l'alcool, certes. Mais je n'en apprécie pas tellement le goût fort. Je préfère les choses douces... Un grand « Bam » me ramène soudain à la réalité.

- Qu'est-ce qui se passe ? je demande à Mirajane qui sourit de toutes ses dents.

Le genre de sourire qui paraît bienveillant et en même temps terrifiant. Le genre de sourire que je suis incapable de faire. Il me suffit juste de planter mon regard dans celui de mon adversaire pour qu'il décide d'abandonner. Pourtant mes yeux sont à peu près normaux, non ? Loki (un des esprits à Lucy) m'a même dit que j'étais jolie, c'était pour dire… C'est assez étrange. Personne ne me l'avait jamais dit jusqu'à maintenant. Et j'en garde une trace. Là, au fond de mon cœur.

Les ténèbres peu à peu disparaissent et laisse de la place à la lumière. Tentation infini.

« Tu ne seras plus jamais seule. »

Oui, plus jamais….

- Natsu et Grey ont fait tomber le fraisier d'Erza, m'explique la blanche.

Ah. Erza et son fraisier. Le grand amour. Un amour brutal et violent. Surtout quand on s'amuse à l'écraser. Sans vraiment le vouloir en fait. Je la plains. Elle ne peut même pas manger en paix dans cette fichue guilde. Natsu et Grey étant toujours en train de se bagarrer. Et en même temps je peux deviner qu'ils seraient perdus si l'un d'entre eux venait à disparaître.

J'ignore si je dois dire que c'est mignon.

Plus loin, Lucy et Levy parle avec avidité du futur roman de la blonde. Près d'elles, Jet et Droy qui se disputent à propos de Gajeel. Je soupire. L'amour c'est trop compliqué pour moi.

- Sinon Ryuko, il y a un garçon qui t'intéresse ?

Ryuko… Ryuko Feudeymon… Mon nom. J'arrive toujours pas à m'y faire. C'est tout nouveau pour moi.

- Arrête de rêver Mirajane, je lâche, calmement. C'est pas aujourd'hui que tu me verras dans les bras d'un homme.

C'est vrai quoi ? Je suis censée ne pas posséder de cœur. Et puis je viens à peine de comprenne en quoi consistait une guilde, ce n'est pas maintenant que je vais connaître ce sentiment. Faut me laisser le temps de découvrir de nouvelles choses, voyons.

Je me sens un peu comme un enfant.

Sauf que je n'en suis plus une depuis bien longtemps. En fait, je doute même d'en avoir été une ne serais-ce qu'une fois au cours de mon existence. Je ne sais même pas ce que « l'amour maternelle » signifie. Mais quand je vois le sourire d'Asuka, cela doit être une chose merveilleuse. Chose merveilleuse que je n'ai pas eu la « chance » de connaître, soit dit en passant. A croire que je suis maudite. Triste vie. Je pousse un soupir et la barman me regarde compatissante. Je crois qu'elle m'aime bien. Enfin, je peux toujours supposer. Elle n'a pas l'air d'avoir peur de moi, c'est déjà ça.

- Tu verras, tu vas t'y habituer.

Difficile de dire de quoi elle parle mais je suppose qu'elle a raison. Je me contente donc d'hausser les épaules en rangeant les pieds pour éviter à Wendy de trébucher. Celle-ci me lance d'ailleurs un grand sourire à quoi je réponds par un simple mouvement de la main. C'est déjà un miracle que j'ai acceptée de faire partie d'une guilde, il ne faut pas s'attendre à trop de ma part, non plus. Je ne suis pas une super-héroïne après tout. Je n'en ai que les pouvoirs. Et encore. Dans les livres que j'ai pu lire, je n'ai jamais vu un héros brûler des gens. Généralement ce sont les méchants qui font ça. Mais les méchants ne sauvent pas non plus les petites filles en détresse. Même si ces dernières ont un joli sourire…

On va dire que je suis neutre, donc.

- Hey grande sœur ! s'exclame alors Lisanna.

C'est dingue la ressemblance entre ses deux-là. Comment douter du fait qu'elles soient sœurs ? Je me demande souvent ce que ça fait d'avoir un frère ou une sœur qui me ressemble ? Est-ce que je serais comme ça ? En y pensant, je n'espère à personne de connaître ce que j'ai vécue ne serais-ce que dans mon enfance. Même si j'avoue préférer raconter mes souffrances à un « ami » plutôt qu'à un journal. Pourtant, c'est la seule chose que je peux faire pour ne pas sombrer dans les ténèbres, tout au fond de mon âme. Ecrire. Raconter. Respirer. Tous sauf penser à ça. Rester insensible. Fermer son cœur.

Ne surtout pas s'attacher. A personne. Ne pas parler aux autres. Ne pas montrer ne serais-ce qu'un sentiment. Ne pas sourire. Ne pas ouvrir son cœur aux autres.

Quelle conne.

Je sais que je ne devrais pas faire ça. Que tout ceci n'est qu'une connerie. Ceci va certainement me consumer. Et pourtant quelque chose me dit que si je ne le fais pas, je vais le regretter toute ma vie. Je vais sombrer. C'est le seul choix qui s'offre à moi.

- Ryuko ?

Je fixe Mirajane et sa sœur.

- Oui. Qu'est-ce qui se passe ? je demande, mélancolique.

- Tu divaguais.

- Je ne divaguais pas, je réponds.

- On te croit sur parole, ricane la plus jeune.

Je soupire. C'est beau, la confiance entre les membres d'une guilde. Soudain une flamme passa devant mon visage sous le regard surpris des deux sœurs. D'un seul geste j'envoie bouler Natsu qui vient tout juste de me sauter furieusement dessus. Il a vraiment mal pris le fait que je suis BEAUCOUP plus forte que lui.

Dans tous les sens du terme.

- Tu es ridicule.

Je crois que je lui ai cassé le nez… Je devrais m'excuser ?

- La nouvelle n'a pas tort Natsu.

Je lève ma tête vers le grand blond à quelques mètres de nous. Grand blond avec une cicatrice en forme d'éclair et un sourire narquois.

Luxus Dreyar, le fils d'Ivan. Et accessoirement le petit-fils du Maître. Mais il s'agit là que d'un détail.

Etrangement cet homme-là ne me fait ni chaud, ni froid. D'un certain côté, j'admire sa force mais de l'autre son comportement me laisse de marbre. Et encore Mirajane dit qu'il a beaucoup changé depuis son combat contre Natsu.

- C'est Ryuko.

Luxus baisse les yeux vers moi en haussant tout de même un sourcil.

- Je m'appelle Ryuko, je répète alors. Pas la « nouvelle ».

Il lève les yeux au ciel. Pourtant il devrait commencer à s'habituer à moi et à mon comportement. Je n'ai jamais été une grande bavarde.

- Ryuko, si tu veux, il soupire.

Comme moi juste avant lui, il donne un coup de poing à Natsu qui vient de lui sauter dessus. Ce garçon est invincible ou bien ? On a beau le frapper, il se relève toujours.

J'ignore si je dois dire qu'il est fou ou bien courageux. Peut-être les deux.

Au fond peu importe…

- Que dirais-tu de…

Luxus fut interrompus par un cri me faisant sursauter. Et je déteste être surprise surtout avec mon ouïe super développée.

Un jour, je vais finir par devenir sourde.

Une femme entre dans la guilde et je peux sentir l'odeur du sang remplir la pièce.

- A… A l'aide…

Elle s'écroule sur le sol sans prévenir. Je ne sais pas qui réagit le premier mais ce n'est certainement pas moi. Moi, je reste sur ma chaise à les regarder ce précipité sur elle. Ils peuvent se débrouiller sans moi, non ? Visiblement le fils d'Ivan doit penser la même chose puisqu'il reste planté devant moi en me fixant.

- Tu veux ma photo ? je demande, presque sèchement.

- Ouais pour la mettre sur mon plafond comme ça chaque matin je me dirais qu'il fait un temps de merde.

… Je suis censée le prendre comment au juste ?

- Va voir ailleurs si j'y suis sale plaie.

Il éclate de rire et son grand-père lui lance un regard noir.

- Cessez un peu de vous disputer vous deux et venez nous aider.

- Nous arrivons Maître Makarof.

J'entends Luxus marmonner quelque chose dans sa barbe (qu'il n'a pas, bien entendu). Mais c'est si incompréhensible que je ne comprends rien à ce qu'il raconte.

Mais je m'en fou.

Wendy est déjà penchée sur l'inconnue et s'applique à soigner ses plaies. L'odeur âcre de son corps reste coincer dans mes narines si bien que je suis incapable de distinguer une autre odeur que la mort. Mais alors que je me penche sur elle, mon cœur s'arrête de battre pendant une seconde.

- Quelque chose ne va pas Ryuko ? me demande Juvia, visiblement inquiète.

- Non… Ne me dîtes pas que…

Cette fille, je la connais. Et pas qu'un peu.

Elle s'appelle Primrose Swansong et c'est le bras droit d'Ivan.

Dans quel merdier je mettais encore fourrer moi ?