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Chapitre 3 : Le baiser de la haine

Hermione était partie telle une furie, plantant la jeune Serdaigle apeurée sur place. Une voix tournait inlassablement dans la tête de l'ancienne lionne : « Si le Seigneur des Ténèbres n'en a rien à faire de ton rang à Poudlard, c'est simplement car il sait qu'il ne tardera pas à vous éliminer, toi et tous les Sang-de-Bourbe. ». Malefoy savait ce qu'il se passait, la jeune fille en était sûre !

Arrivant devant le portrait gardant la salle commune de Serpentard, elle lança le mot de passe avec colère. Cela n'étonna pas l'homme du portait au nez crochu, qui croyait que son énervement était directement dû à la blague de mauvais gout du mot de passe :

« Sang pur ! »

Cependant, le portrait devait s'être donné pour idée de la titiller un peu et, après un rire gras, il fixa Hermione sans bouger. Les sourcils froncés, ses yeux lancèrent des éclairs et, comme parfois lorsqu'elle était absolument furieuse, elle décocha un sourire resplendissant contrastant avec son attitude et sa voix colérique :

« Depuis quand les tableaux n'obéissent pas aux ordres ? Bah, on devrait bien pouvoir vous remplacez et vous entreposez quelque part où vous pourrez déranger quelqu'un d'autre... Pourquoi pas le cachot et ses mites ? »

Elle avait lu quelque part que les portraits du château avaient une sainte horreur des mites. Elle fut fière d'elle, quand elle vit l'homme devenir livide, avant de se décaler légèrement du mur. Cependant, elle se rappela très vite de la disparition de Colin, et déchanta immédiatement.

L'ancienne Gryffondor se glissa dans l'ouverture, qui était à peine assez grande pour la laisser passer, soulignant la mauvaise grâce du tableau. Avant même d'arriver dans la salle commune, elle comprit que beaucoup de Serpentard y étaient ; mais qu'importe, elle était déterminée. Quitte à se mettre sa maison d'adoption encore plus à dos. Colin n'était qu'une connaissance ; mais que l'on s'en prenne à un Gryffondor lui était intolérable, et encore moins si c'était à cause de son sang.

Elle arriva dans la salle commune, ou un feu était allumé plus pour faire joli que par réelle nécessité, car un sort avait été lancé pour que les pièces du sous-sol du château ne soient pas froides.

Les anciens Gryffondor étaient dans un coin à part, là ou des matelas avaient été mis au sol pour les faire dormir, flottant grâce à un sort. Ils avaient tout de même fini par séparer la véritable salle commune de ce dortoir improvisé grâce à des sortes de paravents couleur pierre. Et, par la même occasion, dissocier le côté fille et le côté garçon. C'était autant par manque de place dans les dortoirs que par refus des lions de cohabiter avec les serpents qu'ils n'avaient pas été mis dans un réel dortoir.

Ginny adressa un signe de main à son amie en la voyant dans la pièce. Mais celle-ci n'y fit pas vraiment attention, cherchant une chevelure platine parmi les élèves présents. Ne trouvant pas son ennemi des yeux, elle désespéra au moment où le jeune prétentieux passa la porte du dortoir des garçons.

Fichtrement remontée, Hermione se jeta pratiquement sur lui avec rancune.

« Malefoy espèce de sale troll, qu'avez-vous fait de Colin ? »

Le Serpentard se retourna vers la jeune fille avec surprise, et un sourire narquois naquit sur son visage. Cela attisa violemment l'hostilité de l'ancienne Gryffondor.

« Mais de quoi tu parles Granger ? »

Il faisait semblant, elle en était sûre, de ne rien savoir. Pleine de rancœur, elle se tenait droite face à lui, réfléchissant seulement maintenant à comment le piéger. Seulement, il la prit de cours en ajoutant :

« De plus, je ne crois pas être tout aussi troll que ton petit copain. »

Furibonde, le poing de la jeune brune partit tout seul. Seulement, il n'atteint pas sa cible. Drago attrapa son bras avec un sourire moqueur. Le silence de la salle commune prouvait qu'il avait toute l'attention qu'il attendait. Aussi, Hermione ne comprit pas ce qu'il lui arrivait quand les lèvres de Malefoy se retrouvèrent contre ses propres lèvres.

Il... l'embrassait ? Non, c'était un cauchemar. Ça ne pouvait pas être vrai, c'était impossible. Pourtant, malgré son dégoût pour le blond, elle ne put se résoudre à le repousser. Elle comprenait enfin pourquoi toutes ces filles l'idolâtraient ; son charme était hypnotique. Bien que la lionne réussît à ne rien ressentir lorsqu'elle lui parlait, ou le voyait, elle ne parvint pas à résister à son baiser. De plus, elle était étrangement surprise. Pas seulement à cause de la situation grotesque, mais aussi car elle ne s'attendait pas à des lèvres aussi douce, venant d'un homme tellement insupportable. Il se déroula ainsi quelques secondes intenses ou la miss Granger ne pensait plus à rien d'autre qu'à ce baiser volé.

Ce fut le rire du bull-dog de Drago, alias Pansy, qui la sortit de son attraction. Rire qui sembla se multiplier, jusqu'à atteindre toutes les personnes se trouvant dans la pièce, excepté les anciens Gryffondor.

Se détachant précipitamment du prince des serpents, elle remarqua qu'il la regardait étrangement, les sourcils légèrement froncés, une attitude incertaine. Mais ça ne dura qu'une demi-seconde, au point qu'elle ne se demande si elle avait rêvé, avant qu'un sourire ironique n'étende ses lèvres. Hermione avait la sensation d'avoir été envoutée, comme sous l'effet d'un sortilège. La réalité lui fit l'effet d'une douche froide. Qu'est-ce qu'il lui était passé par la tête ? Et dans celle de ce serpent ? Il avait bravé son horreur des Sangs Impurs pour l'humilier ! Comment pouvait-il lui en vouloir à ce point ?

Une voix se fit soudain plus forte au milieu des autres :

« Bien joué Drago, tu as gagné ton pari ! »

Et tous éclatèrent plus forts encore de rire.

Hermione ne savait plus où se mettre. Elle était tombée dans le piège le plus ridicule, ignoble et stupide qu'elle n'avait jamais vu. Mais aussi un des plus dégradants de sa vie.

Rouge comme une pivoine, les larmes aux yeux, elle se retourna en quittant précipitamment la salle.

Ginny tenta de la suivre, mais des Serpentard la bloquèrent. Alors qu'elle essayait de se frayer un chemin, Goyle et Pansy se mirent devant la sortie, alors que cette dernière lança à un Malefoy suffisant et victorieux :

« Va donc te laver maintenant, cette Sang-de-Bourbe a dû bien te salir en te touchant ! »

Goyle partit alors promptement se goinfrer de pâtisseries soudainement apparue sur la table basse de la salle commune, laissant le bull-dog comme gardienne de la sortie. Elle empêchait toujours la rousse d'aller rejoindre sa meilleure amie, qui devait sans doute avoir besoin de soutien. Elle fut donc la seule à entendre, en plus de la fille concernée, quand le Serpentard blond lui dit en passant à côté d'elle :

« Ne me donne pas d'ordre Pansy, ça ne pourrait pas être pire que le jour où c'est toi que j'ai embrassé. »

Ainsi rabaissée, Pansy rougit de honte alors que Drago continuait son chemin.

Bien que contente que quelqu'un lui ait rabaissé le caquet, Ginny se mordit la lèvre –tic qu'elle avait étrangement acquis de son amie-. Elle se disait que ce garçon était vraiment d'un cœur de pierre pour rabaisser ainsi tout le monde, même quelqu'un de sa maison, par pur plaisir.

Car il ne pouvait pas avoir dit la vérité, n'est-ce pas ?

~°oOoOoOoOo°~

Hermione courrait dans les couloirs, retenant à grand peine un flot de larmes de déshonneur, jusqu'à en perdre haleine. Elle voulait mettre le plus de distance entre elle et ce fichu Malefoy. Elle avait besoin de se lâcher, de pleurer pour toutes les peines auxquelles elle avait droit sans cesse depuis que sa vie était devenue un enfer. Enfer dû en grande partie à ce trop connu garçon blond.

Le parc était exclu, impossible d'y aller discrètement à cette heure sans la cape d'Harry –voilà qu'elle repensait à Harry maintenant, une autre raison de pleurer en perspective…-, sa salle commune, à Serpentard, était tout simplement inconcevable, la tour des Gryffondor était condamnée, le seul endroit où pouvoir espérer être seule était... la salle des préfets. Celle-là même ou personne n'avait accès, sauf la personne qu'elle haïssait sans doute le plus au monde, après Voldemort... si ce n'est ex aequo avec le mage noir. Une personne qu'elle voudrait ne plus jamais voir.

Non, plus jamais elle ne croiserait ces yeux gris métallique. Jamais.

Sur ces pensées, elle décida de rejoindre le quatrième étage, courant toujours pour réduire les chances de croiser quelqu'un. Bon sang, pourquoi s'était-elle laissée faire ? Ce serpent était décidemment manipulateur et vicieux. Oui, ce n'était pas elle qui s'était laissée faire, mais lui qui l'avait manipulée.

C'est sur ce dernier état d'âme qu'elle arriva devant le tableau qui lui demanda de montrer son insigne de préfet. Il haussa les sourcils en voyant les yeux de la jeune fille baignés de larmes mais ne faisant, heureusement pour elle, pas de commentaire. Il la laissa simplement passer.

Elle entra dans la salle commune en se disant que, après tout, Malefoy était toujours resté dans les dortoirs des Serpentard jusqu'à présents. Il n'y avait donc quasiment aucune chance qu'il vienne par hasard exactement la nuit ou y était son ennemie. Une fois persuadée de cela, Hermione se jeta sur la porte de la chambre aux contours rouge. Elle monta les quelques marches sur lesquelles elle déboucha, et entra dans une pièce aux couleurs rouge et argents. Ce n'était pas désagréable, malgré son habitude de voir le rouge associé au doré, symbole des Gryffondor.

Cependant, la jeune fille ne fit pas attention à cela ; elle se jeta sur son lit pour pleurer de tout son soûl. Elle n'en pouvait plus, de tous ces regards de travers, de toutes ces menaces, de toutes ces moqueries, toutes ces violences verbales et mentales, de toutes ces histoires de pureté de sangs... Mais elle avait fait avec.

Elle n'en pouvait plus de savoir Harry mort, de revoir l'annonce de son échec dans ses cauchemars, d'en voir la preuve chaque jour de sa vie en vivant dans le monde qu'il n'avait pu empêcher d'exister... Ni de sortir avec Ron sans savoir si ce n'était qu'une amitié fraternelle ou un véritable amour, ayant tant besoin de réconfort qu'elle l'aurait cherché n'importe où. Elle ne se l'avouait que rarement, ce détail, mais au fond d'elle, elle était perturbée de ne pas réussir à démêler réellement la vérité.

Mais elle avait fait avec.

Mais ce qu'elle n'avait pas pu surmonter, c'était Malefoy et tout ce qui allait avec, sa supériorité, ses insultes, et puis cette humiliation...

Hermione ne sentit même pas le moment où, fatiguée d'avoir trop pleuré, lassée de tant d'émotion, elle avait sombré dans un sommeil sans rêve, se réfugiant dans le vide complet pour quelques heures.

Loin de toute sa souffrance.

~°oOoOoOoOo°~

Un bruit retentissant réveilla l'ancienne lionne en sursaut, au milieu de la nuit. Se redressant, elle se demanda pendant quelques secondes ce qu'elle faisait sur un vrai lit de Poudlard, à baldaquin et aux draps doux. Qui plus est dans une chambre, et non plus dans la salle commune des Serpentard avec ses amis de Gryffondor. Puis elle se souvint de tout : la menace contre les nés-moldus, la disparition de Colin, son énervement et... et Malefoy la rabaissant.

Chassant cette dernière pensée, elle murmura le sortilège de lumière afin d'y voir clair. Elle observa sa chambre : son lit à baldaquin, exactement semblable à celui qu'elle regrettait tant de son dortoir de Gryffondor, à la différence près que la couleur accompagnant le rouge était l'argent. De même, la tapisserie avait cette même couleur vermeille, le sol blanc recouvert en partie par un tapis de couleur grise. A côté de son lit se trouvait une table de nuit, sur laquelle avait été déposée une carte, où elle lut ces quelques lignes :

« Chère Miss Granger,

J'espère que cette chambre sera à votre convenance, j'ai pris l'initiative d'y mettre la couleur rouge des Gryffondors, et non verte comme celle de votre nouvelle maison, supposant que cela vous conviendrait mieux.

Cordialement, M. McGonagall »

Touchée, l'ancienne Gryffondor reposa la carte sur le meuble. Se levant, elle se regarda dans le miroir, étouffant un petit cri de surprise. Elle avait vraiment une mine affreuse, les yeux rougeâtre pour avoir pleuré toute la soirée, les cheveux en batailles sans doute pour s'être tournée et retournée, ses habits de travers... Ces habits qu'elle détestait. Sa cravate rayée de vert, le blason de Serpentard sur sa poitrine… Même ses chaussettes étaient accordées pour refléter sa nouvelle maison.

Un nouveau bruit, de verre cassé, la sortit de ses pensées. Que se passait-il dans la salle commune ? Sa curiosité était bien trop vive pour écouter sa raison, qui lui conseillait d'ignorer ce boucan.

Doucement, elle descendit les marches. Elle constata d'abord qu'elle n'avait pas fermé la porte dans son empressement désespéré de la veille. Mais surtout, et ce qu'elle vit la stoppa net, c'était un Malefoy allant et venant dans la pièce, furibond, passant sa colère sur le mobilier alentour. Les sourcils froncés, interloquée, Hermione ne bougea pas. Elle aurait dû retourner dans sa chambre, faire comme si de rien n'était, comme si elle n'était jamais revenu dans les lieux qu'il lui avait interdit.

Seulement, lorsqu'il lança un coussin à travers la pièce d'un geste rageur il la vit, immobile, se tenant sur la marche au-dessus du seuil. Alors qu'elle s'attendait à un nouvel accès de colère, le blond se contenta de soupirer avec lassitude.

« Granger, je t'avais dit de ne pas revenir. »

Sa voix, bien que posée, n'était pas sans rappeler le calme avant la tempête, aussi elle jugea bon de ne pas trop le provoquer. Mais elle se rappelait que trop bien de son humiliation, quelques heures plus tôt. Alors elle fut incapable de se retenir.

« Tu n'as pas d'ordre à me donner, et puis, moi au moins je ne suis pas en train de détruire cette salle. »

Un tressaillement de son homologue lui confirma qu'elle n'aurait pas dû lui faire de reproche alors qu'il était déjà énervé. Avec rancune, il répliqua :

« Moi au moins je n'ai pas une tête horriblement mal coiffée après avoir chialer pendant quinze ans. »

Serrant les dents, l'ancienne lionne encaissa la remarque sans broncher. En plus, mais elle ne se l'avouera jamais, il n'avait pas tout à fait tort. Son état faisait peine à voir, alors que Drago était toujours impeccablement soigné malgré sa crise de colère. Mais elle ne se laisserait pas faire face à cet imbécile.

« C'est sûr que c'est mieux de tout balancer partout... Tes petits amis de Serpentard savent que leur prince est colérique comme un enfant ?

-La ferme Granger ! Ce ne sont pas tes affaires ! Tu n'as pas à t'en mêler, tu n'avais même pas à être là !

-Ah parce que tu crois que tes paris stupides sont mes affaires ? Pourtant t'as pas eu l'once d'un remord de m'y mêlerl ! Et j'ai autant le droit que toi de me trouver ici ! »

Le blond la dévisagea alors qu'elle parlait de paris stupides. Pourquoi aurait-il eu à ressentir des remords ? C'était elle qui l'avait cherché après tout, en étant nommée préfet-en-chef et en essayant de s'approprier ses droits à lui. Elle avait provoqué le serpent, il fallait s'attendre à ce qu'il morde.

Un sourire sarcastique se dessina sur son visage, toujours ce même sourire en coin si moqueur.

« Ose avouer que tu n'as pas apprécié ce pari... »

La claque partit toute seule, sans que ni l'un ni même l'autre de s'y attendent. Ils étaient assez rapprochés, et le geste d'Hermione s'était fait tout seul, réflexe face à une provocation de trop. Bien sûr, elle savait que ce n'était pas une bonne idée de gifler un Malefoy déjà énervé. Mais il semblait déjà tant se délecter de la légère couleur rosée qui allait inévitablement naître sur le visage de la fille face à lui. Elle n'avait pu retenir sa main. D'ailleurs, malgré cela elle ne put s'empêcher de sentir le sang lui monter à la tête.

Il fixa la lionne, car c'est bien ce qu'elle était, même si elle n'appartenait plus physiquement à la maison Gryffondor, d'un air abasourdi. Lorsqu'il se reprit, réalisant que cette fille impure avait osé le frapper, un regard noir se fit de plus en plus pesant sur la fille qui recula instinctivement d'un pas.

« Sale Sang-de-Bourbe... »

Il avait chuchoté cette phrase. Son ton effrayamment glacé alarma Hermione, quand une voix autrement plus puissante cria dans le couloir près de leur salle commune.

Alors que Drago semblait encore se retenir de sauter sur la fille pour la cogner une bonne fois pour toute, se rabaissant à frapper une fille à mains nues, elle décampa pour aller écouter la raison de ce cri.

« NON ! »

Un sanglot lancinant retentit dans le couloir après ce second cri, et Hermione sortit de la pièce, Malefoy sur les talons.

« Granger ! Tu n'es qu'une lâche ! »

Il la suivit donc en lui criant de revenir tout en la traitant de Sang-de-Bourbe, quand elle tomba presque littéralement sur une jeune Serdaigle qu'elle reconnut très vite : Mandy, la fille qui l'avait mise au courant de la disparition de Colin.

Elle regarda sans voir l'ancienne Gryffondor, secouée de gémissements plaintifs et de tremblements. Elle répétait le nom de son ami disparu en boucle, désespérée.

« Mandy, que se passe-t-il ? »

Celle-ci, incapable de dire quelque chose qui semblait l'horrifié au plus haut point se contenta de lever un doigt vacillant vers Malefoy, qui avait cessé de crier contre Hermione.

« L... Lui il... sait... »

Se tournant vers son détesté homologue, elle le regarda avec fureur.

« Toi ! J'en étais sure, tu sais quelque chose sur Colin !

-Tu es vraiment idiote ? Je ne sais même pas qui est ce crétin, cette fille délire ! »

Laissant tomber l'idée de faire avouer Drago, la fille se retourna vers la Serdaigle. Elle attendit de longues minutes que la jeune sorcière arrive enfin à faire une phrase correcte.

« Colin il... Un mangemort vient de transplaner en me disant qu'il... Et il est repartit juste après...

-Qu'il quoi Mandy ?

-Il va être exécuté ! »