Un chapitre un peu moins long mais qui lance véritablement l'intrigue d'une bonne partie de ce qui va suivre (disons... les dix prochains chapitres, même un ou deux de plus encore !) Donc voilà, j'espère qu'il vous plaira, bonne lecture ! (: Et merci à ceux qui laissent leurs avis ! :3

PS : le titre du chapitre complet ne pouvait pas être mis dans la barre pour choisir le titre, ça me chagrine mais bon, je dois faire avec u.u


Chapitre 6: Le secret sans solution… Ou presque

« Tu veux quoi ?! »

Hermione regarda son amie d'un air désolé. Elle savait à quel point ce qu'elle demandait à Ginny était dérangeant pour elle.

« Je suis désolée Ginny, je pense bien que ça ne te plait pas… Mais je veux vraiment savoir ce que cache Malefoy, et seul Zabini peut m'y aider. »

Ce que cache Malefoy… La jeune rousse se rembrunit. Bien sûr, le jour où, un peu plus d'un mois plus tôt, sa meilleure amie lui avait parler de ce qu'il s'était passé dans la salle des préfets, elle aussi avait montré beaucoup de curiosité à ce sujet. Cependant, contrairement à d'habitude lorsque quelque chose les intriguait, elles avaient de moins en moins parlé de ça. Parce qu'Hermione avait bien remarqué le rapprochement qui se faisait lentement mais surement entre la lionne et Blaise Zabini.

Bien que quelque peu dérangée par cette relation de plus en plus complice, la jeune brune avait peur que le Serpentard ne se rapproche de la Weasley avec une énième mauvaise intention derrière la tête. Mais elle avait dû se rendre à l'évidence que le serpent appréciait réellement l'ancienne Gryffondor. Et ce n'était pas plus mal pour la rousse, qui avait tant souffert de la perte d'Harry, qu'elle aimait profondément.

C'est pourquoi son amie lui parlait de moins en moins de Drago, afin de ne pas être tentée par l'idée de demander à son amie d'utiliser son amitié avec Blaise. Mais elle ne pouvait s'empêcher de vouloir savoir cette fois. Elle s'était décidée à en parler à Ginny le jour où elle avait à nouveau retrouvé un Drago épuisé dans la salle commune des préfets -dans laquelle elle passait régulièrement désormais, cherchant des indices sur les agissements de son homologue-. Il semblait amaigri, des cernes dessinés sur son visage pâle, et toujours fatigué. Aussi, elle se posait de plus en plus de question. Quel méfait préparait-il encore pour se retrouver dans un tel état ? Il en perdait de sa superbe, sensiblement.

« Il ne me dira rien. »

Sortant de ses pensées, Hermione grimaça. Elle s'était attendue à cette réponse, et le pensait aussi elle-même à moitié. Mais elle ne pouvait abandonner si facilement.

« Essaie au moins. J'aimerais vraiment savoir ce que mijote Malefoy, sinon on n'arrivera pas à l'empêcher de faire je ne sais quel nouvelle chose pour Voldemort.

-Blaise est mon ami, mais les peu de fois où j'ai essayé de lui parler de Malefoy, il s'est fermé comme une huitre.

-Ça ne m'étonne pas, soupira l'autre ancienne rouge et or, seulement il faut vraiment tenter le tout pour le tout. Si ça se trouve, il ne sait lui-même pas vraiment ce qu'il fait. Mais au moins, nous serons fixées. »

La jeune rousse ne semblait pas convaincue, mais elle ne répondit rien. Son amie espéra qu'elle parlerait à Zabini. Se retournant, elle aperçut Ron à la table des Poufsouffle, qui ne la vit pas. Ils étaient dans la Grande Salle pour le déjeuner, et la nouvelle Serpentard remarqua une fois de plus qu'elle et son petit ami, comme depuis plus d'un mois, se parlait de moins en moins.

Elle était tellement occupé à penser à toute cette histoire avec Malefoy qu'elle passait moins de temps avec lui, c'est-à-dire presque plus rien, et jamais lors de moments très longs, à part en cours. Même leurs discussions pour mettre des bâtons dans les roues de Voldemort se faisaient rare, tant par cette distance que par le fait que Voldemort avait créé des horcruxes. Ils ne savaient rien sur les découvertes qu'Harry avait fait avant qu'il ne disparaisse de leur vie. Ils ne connaissaient même pas l'emplacement de ces morceaux d'âme. Tout ce qu'Harry avait pu leur dire d'utile était le nombre d'horcruxes que le mage noir avait sans doute créé six.

Le cœur serré, elle sentait à la fois sa mission lui échapper, ses maigres recherches ne donnant rien et ne savant plus vraiment quoi chercher, et son couple qui commençait à battre de l'aile. Sans parler que Ron se rapprochait dangereusement de Lavande Brown, ancienne élève de Gryffondor qui s'était retrouvée elle aussi dans la maison Serpentard.

Elle passa d'ailleurs une très mauvaise heure de métamorphose, ne cessant de se dire qu'heureusement c'était le dernier cours de la journée. Avec un Ron qui restait muet, il semblait lui reprocher la distance qu'elle avait imposée sans le vouloir. Même lorsqu'un Serpentard lâcha une remarque mauvaise par rapport à Hermione, moquant d'elle vers la fin du cours, il ne dit rien, prostré.

Vexée du comportement exagéré de son ami, l'ancienne Gryffondor ne chercha pas même à lui parler. Elle retourna à la maison Serpentard, non sans avoir fait un détour par la salle commune des préfets, vide cette fin de journée-là.

Une fois dans la salle commune, où de nombreux Serpentard la dévisageaient avec mépris, ce qui était maintenant la routine pour Hermione, elle tenta de trouver Ginny. Cette dernière, assise sur un siège au velours émeraude, croisa son regard avant de se retourner précipitamment. Fronçant les sourcils, sa meilleure amie se demanda ce que la rousse lui cachait ainsi, quand la rouquine se leva, un jeune garçon à la peau chocolat la suivant.

Blaise Zabini. Pourquoi venait-il avec elle ? Si la Weasley avait réussi à apprendre quelque chose, elle ne devait pas lui dire avec le garçon à côté, c'était totalement stupide… Donc il y avait un souci.

Il invita Granger à le suivre dans les dortoirs des garçons, où il ne devait sans doute y avoir personne à cette heure-là. Elle le suivit avec une curiosité méfiante.

Celui-ci sembla le remarquer, car à peine eut-il fermé la porte des dortoirs qu'il lui dit en levant les yeux au ciel :

« C'est bon Granger, je vais pas de désintégrer. Ginny m'a appris que tu voulais apprendre quelques trucs… Mais d'abord j'aimerais que tu me dises ce que tu sais. »

La jeune fille aux cheveux châtains soupira. Quelle imbécile elle était ! Elle aurait dû se douter que son amie n'allait pas mener en bateau son cher Serpentard… Résignée, elle choisit cependant de jouer le jeu, se convaincant qu'elle n'avait rien à perdre.

« Je ne sais que ce que j'ai vu ; le mauvais état dans lequel était le bras de Malefoy, qu'il a la marque des ténèbres, qu'il dort visiblement de moins en moins, semble maigrir à vue d'œil. Tout le monde le voit, il n'a même plus le moindre allure ! Il ne prend même plus la peine de me mener la vie dure ! Non pas que je le regrette, non, mais là n'est pas le sujet. Je le vois toujours mal en point, comme concentré sur autre chose. Et je veux savoir quoi. »

Zabini ria froidement.

« Donc tu crois qu'il est en train de préparer un sale coup ? Désolé Granger, mais cette fois tu te plantes totalement. Cela dit, tu pourrais lui être utile. »

Alors qu'elle s'apprêtait à répliquer qu'elle ne sera jamais l'instrument de quelqu'un, un bruit attira l'attention d'Hermione. Là, devant elle, se tenait un Malefoy qui,, bien que semblant toujours plutôt faible, la fixait d'un regard gris déterminé.

« Granger, tu passes ton temps à lire. Dis-moi comment enlever cette marque, et mon lien avec le Seigneur des Ténèbres. Et pour ton information, j'ai toujours de l'allure. »

Pardon ? Elle ne fit même pas attention à la dernière remarque du blond. C'était ça que Malefoy avait en tête, ça qui le détruisait à petit feu ? Le besoin d'échapper à Voldemort ? Comptait-il vraiment le faire, ou était-ce un piège qui devait le faire croire ? Elle l'espérait, malgré elle. Ce serait tellement prodigieux. Mais elle se résonna. Elle n'était pas si facile à berner. Il devait essayer de lui embrouiller les idées. De toute façon, même s'il souhaitait réellement se défaire de l'emprise du mage noir, il serait déçu.

Le blond quant à lui se traitait intérieurement de tous les noms possibles et imaginables. Il demandait de l'aide à quelqu'un, à une Sang-de-Bourbe. Pire encore, à cette Granger. Il avait mis du temps à s'y résoudre. Mais il avait fini par arriver à la conclusion qu'il ne trouverait pas tout seul, alors qu'elle, cette insupportable je-sais-tout, avait forcément une solution.

Elle allait le décevoir.

« Tu devrais le savoir Malefoy. Une telle magie noire, imprimée dans ta peau et dans ton esprit, ne s'enlève pas. A moins de détruire le problème à sa source et de tuer Voldemort, et encore ce n'est pas certain que cela suffirait. Mais de toute façon, qu'est-ce que tu essaies de me faire croire là ? »

Les yeux voilés, Drago accusa le choc. Certes, au fond de lui, il s'en doutait, mais son dernier espoir était désormais réduit à néant. Ce qu'il voulait lui faire croire ? Un sourire en coin, qu'Hermione trouvait absolument énervant, étira tristement ses lèvres. De toute façon, qu'avait-il à perdre de lui dire ?

« Fait fonctionner un peu ton cerveau Granger. Je n'essaie pas de te faire croire quoi que ce soit, d'ailleurs je me fiche que tu me crois ou non. Je veux juste récupérer ma liberté. »

L'ancienne Gryffondor se mordit l'intérieur des joues, la commissure de ses lèvres agité d'un tic pendant quelques secondes. Elle ne put s'empêcher d'éclater de rire. C'était une blague !

Mais quand Drago serra les poings, elle choisit de se calmer. Sans pour autant pouvoir se retenir de penser que la pièce de théâtre que lui jouait son homologue était vraiment mal ficelée, tout simplement improbable.

« Ris autant que tu veux Granger, mais c'est pas dans ta tête qu'Il n'arrête pas de parler, de t'appeler. Et je t'assure que ça tape vraiment particulièrement sur le système.

-Non mais attends… Tu es sérieux là ?! »

Les sourcils relevé, la jeune brune ne pouvait s'empêcher de regarder le serpent avec incrédulité. Que préparait-il encore ? Pourquoi insistait-il ? Pouvait-il dire la vérité ?

« Bien sûr que oui ! s'emporta Malefoy. Tu crois que ça m'amuse de devoir demander de l'aide à une Sang-de-Bourbe ? Mais je n'ai plus le choix, car s'Il continue à avoir autant accès à ma tête, comme à celles de tous ses mangemorts, il va bientôt comprendre que je ne veux pas être son serviteur, et il aura juste à se débarrasser de moi ! »

Hermione fronça les sourcils. Il semblait si crédible… Non, elle ne pouvait pas avoir confiance en un serpent. Non, bien sûr que non. Il mentait pour tenter de trouver une excuse afin de pouvoir la supprimer en toute légalité. Tentative de corruption d'un partisan du ministère, sans doute. Cela devait facilement valoir une peine de mort, ou un baiser de détraqueur. Aussi, elle haussa des épaules, lui répondant :

« Ça, Malefoy, fallait y penser avant. »

Et elle sortit, laissant Blaise et son ami se regarder avec appréhension. Que pouvaient-ils faire maintenant, à part prier pour qu'un miracle n'arrive ?

~°oOoOoOoOo°~

Hermione faisait sa ronde nocturne, vérifiant qu'aucun élève ne soit hors de son dortoir. Elle partait comme à son habitude des cachots puis remontant au fur et à mesure en passant par les couloirs de tous les niveaux. Rageusement, elle serrait les poings.

Bien qu'ils se soient réparti la tâche pour pouvoir avoir tous deux assez de sommeil et rendre leur rôle plus facile, son homologue arrivait toujours à se trouver des excuses pour ne pas faire son travail alors que c'était son tour. Ou bien, quand il n'avait tout simplement pas envie, il le faisait savoir et la nouvelle Serpentard n'avait d'autre choix que de le faire à sa place. Elle détestait s'y plier, mais elle n'acceptait pas le fait de décevoir McGonagall. Elle s'était engagée, en acceptant cet insigne elle assumait jusqu'au bout. L'ancienne Gryffondor faisait juste attention à ce que Malefoy ne se rende pas compte qu'elle faisait son boulot lorsqu'il ne le faisait pas lui-même sinon, il allait en profiter. Elle se demandait même s'il ne refusait pas de faire sa part du travail entre autre par rancune, parce qu'elle n'avait pas accepté de l'aider quand il avait prétendu en avoir besoin.

Aussi, bien que c'était cette fois bien à elle d'inspecter les couloirs, c'était sa deuxième surveillance de nuit d'affilé. Elle le ressentait beaucoup trop à son goût, ne cessant de bâiller. Il allait l'entendre Malefoy, il ne s'en sortira pas comme ça. Elle lui ferait comprendre qu'il a intérêt à faire son boulot. Pourquoi était-il donc devenu préfet-en-chef ? Sans doute seulement grâce à Voldemort. Tout ce qui l'intéressait dans ce rôle était d'avoir une sorte d'autorité absolue sur les autres élèves. Autorité qu'il se donnait lui-même, évidemment.

Alors qu'elle arrivait au quatrième étage, elle se dit que si elle ne dormait pas un tant soit peu, elle serait plus un zombie qu'une sorcière demain matin. Hésitante devant un embranchement, elle savait que l'un des deux la ramenait aux grands escaliers, et l'autre à la salle commune des préfets. Où elle pouvait aller dormir pour les quelques heures restantes… Après tout, qui saurait qu'elle n'avait pas fait sa ronde ? Si des élèves étaient dehors, il suffirait de dire qu'elle ne les a pas vus en étant à un autre endroit à ce moment !

Se donnant bonne conscience en se disant que c'était uniquement la faute de Malefoy, et qu'elle faisait toujours tout son possible, elle, Hermione prit le couloir de gauche. Elle rejoignit le portrait où le chevalier dormait. Après l'avoir réveillé, et lui avoir montré l'insigne dont elle était si fière, elle entra dans la salle commune avant de se diriger droit vers sa chambre. Mais alors qu'elle en ouvrait la porte, elle entendit du bruit venant de derrière celle aux contours vert émeraude.

« … cela mais Drago, dit une voix grave ressemblant légèrement à celle de ce dernier, c'est hors de question. Tu vas arrêter maintenant de fuir aux appels du maître, et écouter à nouveau ses ordres, pour l'honneur de notre famille.

-Mais il a tué ma mère !

-Je sais que la perte de Narcissa te peine, mais ce n'est pas au Seigneur des Ténèbres que tu dois en vouloir, mais à tous ces Sangs-de-Bourbe. Et tu le sais. Tu es mon fils, et tu vas m'écouter : cesse immédiatement d'esquiver toutes ces fois où le maitre nous appelle, car sinon je vais avoir des problèmes. Nous aurons des problèmes, tous les deux. »

Après un silence, Lucius Malefoy rajouta :

« De plus, notre maitre va avoir besoin de toi pour s'occuper d'un autre sang impur. Il faut continuer à nettoyer cette école, et pour cela il aurait besoin de toi. Si tu l'écoutes, notre famille remontera peut-être finalement dans son estime, alors que pour le moment, tu ne fais que l'agacer car tu le bloques dans ses plans. Ça devient dangereux Drago. Reprends-toi, et cesse tes caprices. »

Juste après cela, Hermione entendit le crac ! sonore indiquant que quelqu'un venait de transplaner. Déduisant qu'il s'agissait du Malefoy père, elle alla ouvrir instinctivement la porte. Son corps avait réagi avant qu'elle n'ait le temps de penser elle savait que c'était une très mauvaise idée d'entrer alors qu'il était sûrement de méchante humeur. Mais la surprise l'avait fait agir.

Seulement, elle n'ouvrit pas vraiment au bon moment Malefoy fils lançait un oreiller contre la porte. Elle le reçut en pleine figure. En voyant la sorcière sur le seuil, le visage du prince des serpents se décomposa. La jeune fille réfléchissait à toute vitesse, chose qu'elle aurait dû faire avant de rentrer dans la pièce.

D'après ce qu'elle venait d'entendre, Drago évitait bel et bien le mage noir. Donc il n'avait peut-être pas menti. Seulement quand son père lui avait dit qu'un sang impur allait mourir, il n'avait rien dit elle se demanda si ce n'était pas car il comptait quand même obéir. Merlin que cette histoire était compliquée…

« Tu essaies vraiment d'échapper à Voldemort ? »

Il ne lui répondit pas. C'est à ce moment-là que l'ancienne Gryffondor se dit qu'elle n'aurait vraiment, mais alors vraiment pas dû aller le voir alors qu'il était déjà furieux. Cette pensée se confirma quand il se leva et, plus rapide qu'elle, lui attrapa les deux épaules et la cogna contre le mur en l'y plaquant. Malgré le cri de douleur d'Hermione, il ne la lâcha pas, les doigts si serrés sur la peau de la jeune fille que ça rendait sa propre peau plus blanche que jamais.

« T'es contente, hein Granger ? De fouiner dans mes affaires, de m'envoyer dans les roses, et puis de venir écouter des conversations que tu n'as pas à entendre ? Je devrais te tuer rien que pour ça ! Je devrai te tuer pour tellement de raison ! J'en ai assez de toi ! Au moins ça ferait un Sang-de-Bourbe en moins dans cette maudite école !

-Fais-le si tu veux Malefoy, répondit-elle d'une voix qu'elle essayait de ne pas laisser trembler, mais tu tuerais la seule personne qui peut encore t'apporter une solution. »

Devant le silence du jeune blond, elle devina qu'elle avait tapé juste.

Légèrement rassurée, elle savait pourtant que tout n'était pas joué. Car oui, elle avait cherché le moyen d'éradiquer une telle magie noire, et avait dû chercher dans les plus incongrus des parchemins, livres et autres manuscrits que contenait la Réserve. Peut-être par curiosité, ou peut-être avec le maigre espoir que son ennemi de toujours ait dit pour une fois la vérité.

Et elle avait trouvé une éventuelle solution. C'était sans doute la seule possibilité du serpent… bien qu'elle ne soit pas certaine que cela fonctionne. Et puis, elle était encore moins sûre qu'il puisse arriver à faire ce qu'il fallait.

La douleur de ses épaules compressées devenait insupportable.

« Mais lâche-moi si tu veux que je t'en parle !

-Tu as dit quoi ? s'étrangla-t-il finalement, incapable de parler correctement face à la nouvelle.

-Lâche-moi d'abord ! »

Elle savait que son ton agressif ne plairait pas au serpent, qui ne supportait pas qu'on lui tînt tête, mais elle avait l'avantage. Drago serra les dents, avant de relâcher la pression sur les épaules de la née-moldue. Les ongles enfoncés dans la paume de la main, il la fixait de ses yeux à la couleur métallique si particulière.

« Maintenant, crache le morceau.

-Mais cette solution n'a pas été vérifiée, et cela risque d'être très compliqué…

-Mais dis-moi bon sang ! finit-il par éclater. Je te préviens, si tu me mens pour te sauver la vie…

-Je n'en ai pas besoin, je peux te tenir tête, même en duel. »

Elle affichait un air sûr d'elle, mais savait très bien que c'était faux. Elle n'aurait pas la moindre chance face à ce mangemort. Bien qu'il ne s'y trompât pas, il ne dit rien, préférant attendre de connaître la solution qu'avait trouvé Granger. S'il faisait une réflexion, ils recommenceraient une énième joute verbale.

« Mais moi aussi je te préviens Malefoy, tu ne vas pas aimer cette idée…

-Abrège Granger. »

Elle commença alors avec hésitation, ce qui n'était pas habituel :

« Tu sais que si Harry… »

Sa voix cassa sur le nom de son ami défunt, mais elle reprit rapidement.

« S'il n'est pas mort, il y a dix-sept ans, c'était grâce à l'amour de sa mère ?

-Oui, le Seigneur des Ténèbres en parlait tout le temps… Il disait que ce n'était que des sottises, et que cette histoire d'amour n'était que pour les faibles souhaitant se raccrocher à quelque chose. Mais pourquoi tu me parles de Potter ? »

Il avait les sourcils froncés, craignant sans doute un coup fourré.

« Parce que le seul moyen de supprimer la magie noire, surtout quand elle coule de source, c'est d'aimer, et d'être aimé en retour. »

Alors qu'il ne disait rien, elle ajouta :

« C'est là ma seule et unique proposition pour couper ce qui te rattache à Voldemort, supprimer cette magie ténébreuse. Il faut que tu tombes amoureux de quelqu'un. »