Bonjour tout le monde !
On change pas les habitudes... Je suis vraiment désolée du retard Mais ! J'ai une explication cette fois :'D Enfin ça excuse en rien ce que j'ai fait, mais en fait comme ça faisait longtemps que j'avais corrigé le chapitre 11 j'ai pas remarqué que j'étais en train de le corriger encore une fois... Donc en gros j'ai corrigé tout un chapitre que j'avais déjà fait u_u Et je ne m'en suis rendue compte qu'à la fin, youhou ! 8'D Donc du coup ça m'a mise en retard, surtout que les profs aiment bien mettre tous les contrôles en même temps, donc voilà, compliqué de trouver du temps et manque de motivation de corriger vu mon fail... Parce que mine de rien c'est plusieurs heures, la correction. Et en plus c'est super ennuyeux xD
Enfin bref voilà, au moins le nouveau chapitre est là, et j'espère qu'il vous plaira ! Bonne lecture ! Hésitez pas à laisser une review, même de quelques mots, pour me dire ce que vous en pensez, ça fait toujours très plaisir ! (8 /se sent mendiante xD/
Chapitre 12 : Le match des sentiments
Les jours suivants, Hermione les consacra à la reprise des cours, ainsi qu'à la recherche du diadème dans la salle sur demande. Si tant était qu'il se trouvât vraiment là-bas. Malefoy quant à lui était toujours sur ses pas. Et ne ratait jamais une occasion pour lui reprocher ses nombreux passages à la bibliothèque, lui tapant assez sur les nerfs pour qu'elle réduisît le temps qu'elle y passait. Mais elle le remplaçait par ses recherches dans la salle du cinquième étage.
Mais cet après-midi-là, ils s'étaient séparés dans la grande bibliothèque, lui allant et venant pour passer le temps, tandis qu'elle cherchait un livre précis. Concentrée sur les reliures parfois très ancienne, elle sursauta quand quelqu'un lui effleura la main.
S'attendant à se trouver face au regard gris de son homologue, elle s'étonna de croiser des yeux verts limpides. Affreusement proches. Hermione se recula soudainement afin de faire face au jeune homme. Cormac McLaggen.
« Salut Hermione, dit-il innocemment, je ne t'avais pas vu. »
Déstabilisée, la jeune fille garda la bouche entre ouverte avant de la refermer brusquement en se mordant la langue. Elle avait, pendant un temps, fréquenté le garçon pour rendre Ron jaloux. Et une fois qu'elle était sortie avec, elle l'avait soigneusement évité. Ses esquives en étaient devenues automatiques. McLaggen, qui avait rejoint Serdaigle à la suppression de la maison Gryffondor, ne semblait pourtant pas lui en vouloir. Il avait cet éternel sourire charmeur, presque au niveau de celui qu'elle voyait si souvent sur le visage de Drago, un sourire devant lequel il est difficile de ne pas fondre. Prenant son courage à deux mains, et priant pour que son teint perde cette maudite couleur rouge, elle répondit de la façon la plus naturelle qu'elle put -c'est-à-dire de manière pas très convaincante- :
« Ah, Cormac, ça faisait longtemps...
-Tu ne sembles pas heureuse de me voir... »
Touchée par l'air déçu du jeune homme, elle dit avec un sourire, sans se forcer cette fois :
« Si, ça me fait plaisir ! C'est juste que je ne m'attendais pas à te voir ici, maintenant.
-Tu croyais que je t'avais oublié ? On n'oublie pas quelqu'un comme toi Hermione... »
Sa voix dangereusement sensuelle n'effraya pas l'ancienne rouge et or. Elle qui, alors qu'elle se méfiait de nombreuses personnes, n'avait jamais imaginé le faire contre ce jeune homme aux cheveux blonds cendrés. Souriant stupidement à sa remarque, elle baissa la tête pour cacher ses joues de plus en plus rouge. En vain, elle cherchait ses mots.
« Granger, t'es passée où encore ?! »
Se retournant vers la source de la voix, l'intéressée sortit de la rangée où elle se trouvait, Cormac sur ses talons.
« C'est bon Malefoy, je suis là ! »
Elle entendit des bruits de pas se rapprocher dans son dos, et la main du Serdaigle effleura son dos, juste avant que Drago ne rapplique. En voyant l'ancien Gryffondor retirer précipitamment la main de derrière la jeune fille, il fronça les sourcils.
« Tu as fini maintenant ?
-Oui, c'est bon. »
Alors que le garçon aux cheveux platine partait, lui demandant implicitement à le suivre, elle se tourna pour adresser un au revoir à Cormac.
« A bientôt Hermione ! »
Celle-ci sentit son cœur s'accélérer, comme à chaque fois qu'un garçon lui faisait du charme. Après tout, ce n'était pas désagréable. En voyant les réactions de la jeune fille, Malefoy s'arrêta au milieu d'un couloir. Il se planta devant l'ancienne rouge et or qui, perdue dans ses pensées, faillit le percuter.
« Depuis quand tu traines avec des ringards tel que lui ?
-Je fais encore ce que je veux Malefoy , répliqua-t-elle sans oser défendre McLaggenn. Ça ne te concerne pas à ce que je sache !
-Ben fais en sorte que quand tu le vois, il soit loin de moi. J'ai absolument aucune envie de trainer avec des gens comme lui. »
Levant les yeux au ciel, Hermione n'ajouta rien. De toute façon, quoi que le prince des serpents dise, elle n'en ferait qu'à sa tête.
~°oOoOoOoOo°~
Et c'est bien ce qu'elle fit.
Durant plus d'une semaine, elle croisa Cormac à de nombreuses reprises, comme par le plus grand des hasards. Celui-ci, lorsqu'il la voyait, lui effleurait souvent la main ou le bras en passant à côté d'elle. Malefoy, qui continuait toujours à la suivre, ne put s'empêcher de se moquer de ce petit jeu, désignant McLaggen comme « un dragueur qui ne s'assume pas ». Ce que démentait bec et ongles l'ancienne Gryffondor, affirmant que le Serdaigle n'était pas un dragueur. Ce devant quoi Drago levait inlassablement les yeux au ciel en la traitant d'aveugle.
C'était lors une telle discussion, alors qu'ils se rendaient à leur cours de botanique, qu'Hermione percuta quelqu'un. Elle avait été trop absorbée par sa discussion -si c'en était bien une cela dit- pour regarder où elle marchait. Alors qu'elle faillit tomber de surprise, deux mains la retinrent fermement par ses deux avant-bras. L'une à la peau musclée et encore un peu bronzée, et l'autre à la peau fine et pâle.
Drago et Cormac se dévisagèrent avec haine, avant de porter attention à une Granger qui se défaisait de leurs prises. Deux voix masculines résonnèrent simultanément
« Ça va Hermione ? demanda doucement l'une.
-Fais un peu gaffe où tu marches Granger ! grogna la seconde. »
Une fois de plus, les garçons s'adressèrent un regard noir pour avoir parlé en même temps. Leurs tons avaient été radicalement différents ; calme et rassurant, mené par une gentille inquiétude, de la part blond cendré, et celui à l'air désintéressé et lassé du côté du blond platine.
« Oui je vais bien, lâcha Hermione à leur adresse, merci. »
Malefoy levant les yeux au ciel. Pourquoi ne rétorquait-elle pas qu'elle n'était pas fragile, comme elle l'aurait fait avec n'importe qui d'autre ? Non, il fallait qu'elle adresse un sourire presque niait en disant à McLaggen que tout allait bien. Pitoyable.
« Au fait Hermione, reprit Cormac , je te cherchais justement, pour te demander quelque chose.
-Oui ?
-Le match de Serdaigle contre Serpentard demain… ça te dirait qu'on y aille ensemble ? On pourra aller dans la tribune de ma maison, ça ne posera pas de problème ! »
Drago serra les dents. Non seulement McLaggen comptait séduire son homologue alors qu'il ne pourra rien faire, perché sur un balai –étant le capitaine et l'attrapeur de son équipe-, mais en plus il sous-entendait clairement que les Serpentards poseraient problème. Ce qui, cela dit, n'était pas tout à fait faux. Cependant, Hermione jeta un coup d'œil à Malefoy. Qui se demandait bien pourquoi elle lui demandait son avis. Il haussa les épaules.
« Je serai sur le terrain.
-Dans ce cas, dit la jeune fille en se retournant vers Cormac avec un sourire, c'est d'accord !
-A demain alors Hermione ! »
Celle-ci lui adressa un signe d'au revoir, avant de continuer son chemin. Alors qu'ils recommençaient à marcher en silence, le prince des serpents se retourna.
« Attends-moi ici Granger, je reviens. »
Elle voulut le suivre, mais il s'était tant pressé qu'elle le perdit de vue. Elle finit par attendre malgré elle, plantée au milieu d'un couloir.
…
Une fois sûr qu'elle ne le filait pas, Drago retrouva rapidement le Serdaigle, qui ne s'était pas pressé de partir. Penché au-dessus d'une fille de quatrième ou cinquième année, il parlait d'une voix suave, un magnifique sourire aux lèvres :
« Pas cette fois Romilda, désolé, mais je suis déjà pris. Mais pourquoi pas la prochaine fois... »
Alors, d'un air provocateur, il passa son visage tout proche de celui de la jeune fille. Il fit mine de l'embrasser avant de partir, laissant dans le couloirs une jeune fille tourneboulée et plus rouge que le vermeil des Gryffondor.
Le Serpentard serra les poings. Il avait la preuve que ce McLaggen se moquait bien d'Hermione, et avait l'étrange impression de se retrouver face à ses propres manières de faire. Lorsqu'il rattrapa Cormac, Drago le tira par l'épaule pour le retourner.
« A quoi tu joues avec Granger ? demanda-t-il avec agressivité.
-Tiens, répondit l'autre garçon, amusé mais pas impressionné le moins du monde, tu t'intéresses donc vraiment aussi à cette fille ? Désolé vieux, mais celle-là elle est pour moi.
-Arrête de jouer avec elle ! »
Enervé, Malefoy avait saisi le col du garçon. Le prince des serpents était étrangement plus petit que l'ancien rouge et or, dont certains disaient qu'il était aussi grand qu'un troll. Malefoy ne put donc le plaquer contre le mur comme il l'aurait souhaité, et eut cette étrange l'impression de se retrouver face à une copie de lui-même. Mis à part que la réputation de séducteur de ce Serdaigle n'était vraisemblablement pas encore connue.
« Tu sais Malefoy, ajouta le blond cendré comme pour confirmer les pensées de l'autre garçon, la seule raison pour laquelle je te laisse tranquille avec Hermione pour le moment, c'est bien parce que c'est à force de te voir faire que j'ai réussi à comprendre comment m'y prendre avec les filles. Comme ça, en plus d'avoir la fille, je ne te serais plus redevable. Tout est parfait !
-Tu n'es qu'une ordure... siffla Drago
-Tout comme toi Malefoy. »
Il n'avait pas tort. Même s'il n'avait pas beaucoup eu recours à ce genre de chose ces derniers temps, il n'avait jamais hésité à le faire pour parvenir à ces fins. Comme le soir de nouvel an avec Lavande Brown. Considérant la discussion comme terminée, Cormac reprit son chemin.
« McLaggen ! lança le Serpentard
-Quoi encore ? demanda-t-il dans un soupir.
-Si tu touches à un cheveu de Granger, tu auras affaire à moi.
-C'est ça. »
Il disparut à un angle du couloir, laissant le Serpentard ruminer seul. Après tout, en quoi cela le concernait ? La question se posait. A laquelle il trouva vite une réponse. C'était parce qu'il devrait se taper Cormac et sa fichue drague à chaque fois qu'il le croiserait, étant condamné à rester avec Granger. Ça devait être pour ça. Pourtant… Il était réellement inquiet, pour l'ancienne Gryffondor. Pas de beaucoup, bien évidemment. Mais elle ne soupçonnait absolument rien, et sa candeur risquait de lui être fatale.
Il rejoignit celle-ci, dans le couloir juste avant celui où il l'avait laissé -preuve qu'elle avait essayé de le suivre-.
« Ah bah c'est pas trop tôt Malefoy ! Qu'est-ce que tu fichais ?
-Rien»
Devant le manque de réparti de son homologue, elle se demanda ce qui avait bien pu se passer. Ils terminèrent le chemin en silence. Ce n'est qu'avant de se joindre à la masse d'élève qui attendait leur cours que Drago saisit la manche d'Hermione pour qu'elle s'arrêtât. Regardant le jeune homme avec surprise, elle l'interrogea du regard.
« Granger, fais attention avec McLaggen.
-Malefoy, dit-elle en levant les yeux au ciel, agacée, tu n'as pas à te mêler de mes affaires, et il ne peut pas être pire compagnie que toi ! »
Le laissant là, elle rejoignant Ginny et Blaise. Elle commençait en effet à avoir une relation à peu près amicale avec ce dernier. Elle ignora la mise en garde de son stupide homologue, qui ne voulait sans aucun doute que lui gâcher la vie.
« Justement Granger, murmura Drago à lui-même, je crois justement que là tu as trouvé pire. »
~°oOoOoOoOo°~
Les matchs de Quidditch étaient toujours autant plébiscités malgré ces temps sombres, même à Poudlard où le niveau des joueurs ne dépassait pas la normale. C'était avec un plaisir non feint que tous les élèves étaient rassemblés dans les tribunes, attendant avec impatience le début du match. Depuis l'exécution de Colin, les matchs de Quidditch étaient bien les rares fois où l'école était si joyeuse. Surtout que des rumeurs affirmaient que les sangs impurs étaient peu à peu supprimés des écoles du monde entier. Que chaque collège avait vu une première exécution, avant qu'une vague de disparition n'aient lieu. Et surtout, que l'épuration de Poudlard était pour bientôt. Evidemment, une telle chose n'étonnait personne, il était sûr que Voldemort n'allait pas laisser les né-moldus bien longtemps libres.
Comme pour ignorer la menace pesante et voilée, le terrain de Quidditch était en effervescence.
Jordan Lee, commentateur officiel depuis bien longtemps qui fut autrefois Gryffondor et se trouvait désormais à Poufsouffle, n'allait sans doute pas faire de fleurs aux Serpentards. Ses commentaires reflétaient clairement sa partialité anti-Serpentard. Mais le professeur McGonagall était à côté de lui, prête à l'empêcher de déblatérer sur la maison vert et argent, ce qu'il avait pourtant commencé à faire. Du moins jusqu'à ce qu'elle le menace de le remplacer. Elle l'empêcha par la même occasion de trop souligner la beauté des joueuses féminines.
Hermione se trouvait presque au premier rang, juste à côté d'un Cormac qui ne pouvait lui cacher sa déception de ne pas faire partie de l'équipe de Serdaigle.
« Ils n'ont pas voulu d'un autre gardien, avait-il expliqué à la jeune fille quand elle lui avait demandé pourquoi il s'était retrouvé sur la touche. Leur ancien était très doué. Le pire, avait-il ajouté avec un soupir, c'est qu'ils n'ont pas tort. Il est vraiment fait pour ça. »
En voyant l'équipe de Serdaigle entrer enfin sur le terrain, le brouhaha se mua en véritable tempête, entre les tonnerres d'applaudissements des Serdaigles et des Poufsouffle, et les sifflements des Serpentards. Comme à chaque match, les anciens Gryffondor se trouvant maintenant dans la maison des serpents ne savaient pas vraiment quelle était la bonne attitude à avoir. Soit ils soutenaient la maison qu'ils haïssaient à la base, mais qui restait désormais leur maison, soit ils soutenaient ceux que, au fond d'eux, ils souhaitaient voir vainqueurs.
Jordan énuméra, en commençant par la capitaine, tous les membres de l'équipe des Serdaigle. Il les connaissait sur le bout des doigts. Puis, vinrent les Serpentards. Les bruits de foules s'inversèrent. Beaucoup des élèves sifflèrent à leur arrivée. Bien que certains, fair-play, se contentèrent de ne pas applaudir, l'animosité contre les serpents s'étaient faite contagieuse lors de la montée définitive au pouvoir de Voldemort. Les Serpentards, quant à eux, applaudirent à tout rompre.
Jordan se vit obliger par le professeur McGonagall d'énumérer à nouveau tous les joueurs, à commencer par celui qu'il détestait le plus. Drago Malefoy, capitaine de l'équipe. Il le fit avec mauvaise grâce, passant les noms des joueurs le plus vite possible, et ce fut à peine si Hermione reconnut celui de Goyle au milieu du lot.
Tandis qu'elle discutait avec Cormac, elle le sentit se rapprocher de plus en plus. Les joues de la jeune fille prirent une jolie teinte rosée. C'est à ce moment qu'elle sentit une chose à la forme fine et allongée se presser contre sa jambe, la dérangeant. Alors qu'elle baissait la tête pour voir de quoi il s'agissait, McLaggen remarqua sa gêne. Il enfonça à nouveau sa baguette dans sa poche dont elle était sortie tout en articulant un « pardon » que la jeune fille ne put que deviner sur les lèvres du jeune homme, le brouhaha soudain de retour l'empêchant de l'entendre. Elle voulut demander ce qu'était cet objet, qu'elle n'avait pas eu le temps de reconnaitre, quand une voix l'en empêcha.
« Le souaffle est lancé ! »
Le match commença, à cause duquel l'ancienne Gryffondor détacha enfin les yeux de Cormac, pour tenter immédiatement de repérer Malefoy. Juste avant de se donner une claque mentale en se reprochant ce réflexe, et de se décider à suivre l'action en elle-même. Son homologue ne faisant sans doute rien d'intéressant à par chercher le vif d'or des yeux.
Elle ne se trompait qu'à moitié. En effet le garçon, perché sur son balai, avait pris de la hauteur pour avoir une vue d'ensemble du stade. Donc pour repérer le moindre éclat doré reflétant le timide soleil d'hiver qui se cachait de temps à autre derrière les nuages. Seulement, son regard ne cessait de se poser sur Hermione et McLaggen, bien que ce fût à peine s'il distinguait leurs visages dans la foule d'élèves de Serdaigle.
Frustré, il savait que tout ce qu'il pouvait faire pour abréger le match, et donc séparer ce dragueur de l'ancienne Gryffondor, c'était d'attraper le vif d'or. Aussi, il se concentra là-dessus, cherchant avec une motivation supplémentaire la petite balle d'or. Il ne saurait dire combien de temps passa, alors qu'il était dans les airs, assis sur son balai. Ses yeux ne pouvaient s'empêcher de se poser régulièrement là où se trouvaient les deux anciens rouge et or, sans vraiment savoir pourquoi il agissait comme ça, quand enfin un mouvement rapide attira son attention.
Là ! Juste en contrebas, le vif d'or s'agitait rapidement.
Accélérant en piqué pour l'attraper, il ne vit pas le sortilège l'atteindre. Pas plus qu'il ne comprit ce qu'il lui arrivait alors qu'il pensait la victoire à porter de main.
Hermione non plus ne vit rien venir. Au début, elle suivait attentivement le souaffle qui passait de mains en mains. Elle avait entendu le jeune Lee annoncer que le nouveau but offrait dix points supplémentaires à Serdaigle, qui menait le match de vingt. Cormac ne s'était pas trompé, le gardien était vraiment très efficace. Il avait sauvé son équipe d'un nombre de but phénoménal.
Au fur et à mesure, le bras du jeune homme à côté d'elle avait entouré ses épaules, l'attirant contre lui. Elle n'était pas amoureuse, elle le savait pertinemment. Aussi, elle ne comprenait pas pourquoi elle se laissait faire quand sa tête se posa sur l'épaule du blond cendré.
Mais elle ne pouvait s'empêcher de se laisser aller, profiter d'être enfin à nouveau intéressante aux yeux de quelqu'un. Elle ne devait pas, elle savait qu'elle ne devait pas, mais c'était plus fort qu'elle. Aussi, elle suivait de moins en moins ce qu'il se passait sur le terrain, perdue dans ses pensées. Cependant, elle jetait de temps à autre des regards à Drago qu'elle avait repéré peu après le début du match comme se trouvant un peu plus haut, attendant d'apercevoir le vif d'or. Elle ne réalisa même pas tout de suite que Malefoy plongeait vers le sol, mais quand elle le vit elle se redressa brutalement. Elle ne sentit donc pas le bras de Cormac qui quitta ses épaules, elle pensa simplement dans un coin de son esprit qu'elle l'avait expulsé sans le vouloir, et ne vit pas la main du jeune homme se glisser dans sa poche. Elle fixait bien trop intensément son homologue, priant pour qu'il sache ce qu'il faisait à foncer ainsi vers le sol.
Ce qu'elle vit par contre, c'est l'éclair de magie rouge qui le toucha, bien qu'elle ne sût dire exactement d'où il était parti, une chose était sure, c'est que ça venait de son côté des tribunes. En touchant le prince des serpents, celui-ci tomba de son balai, fonçant sur le sol qui ne se trouvait plus qu'à quelques mètres de là. Durant sa chute, tous les élèves s'étaient levés pour voir ce qui avait effrayé les gens aux premières loges. Des exclamations angoissées fusaient un peu partout, même dans les maisons de Serdaigle et Poufsouffle. Durant une seconde un silence de mort tomba.
« Malefoy ! »
Alors que Rolanda Bibine, arbitre des matchs de Quidditch de l'école, se précipitait vers le garçon, l'ancienne Gryffondor qui n'avait pu retenir un cri de détresse se rua vers les escaliers qui permettaient de descendre et de rejoindre le terrain. Cependant, une main la retint. Elle connaissait cette scène par cœur. Cette poigne si familière, l'attrapant au poignet, cette sensation qui était devenue son quotidien avec le jeune Serpentard, et ses cheveux blond... cuivré ? En se retournant son cerveau s'imagina, ou plutôt pria pour se retrouver face au sourire moqueur de son homologue. Mais c'était Cormac qui la regardait et qui lui parla d'un ton détaché :
« Hermione, qu'est-ce que tu fais ? Reste avec moi, on s'en fiche de cet idiot s'il ne sait pas tenir sur un balai ! »
Choquée de tels propos, la jeune fille tira son bras d'un coup sec, plus fort qu'elle ne l'avait jamais fait. Elle fit face à McLaggen, les larmes soigneusement retenues, le regardant avec dégoût :
« Il a été attaqué ! C'est toi l'idiot, si tu n'es même pas capable de voir ça ! »
Puis, sans demander son reste, la jeune fille se jeta dans les escaliers, pestant contre le contretemps que lui avait fait subir le Serdaigle. Maintenant elle devait jouer des coudes au milieu d'une foule d'élèves de la maison bleu et bronze qui se dirigeait vers le même endroit qu'elle. Durant le temps que dura sa descente, elle ne cessa de se répéter que c'était impossible. Il devait être en pleine santé, Malefoy ne pouvait être mal en point à cause d'un simple sortilège, pas lui... Un sortilège déséquilibrant très simple, certes… Mais qui avait été assez puissant pour le faire tomber, et c'est cette chute qu'Hermione redoutait, Malefoy ou pas.
Une fois enfin arrivée en bas, les larmes aux yeux, elle s'interdit de pleurer. Elle était en train de jouer des coudes quand elle se retrouva face à une Alecto Carrow qui bloquait le passage. En apercevant l'ancienne rouge et or, le professeur la regarda avec haine, et la brune se demanda ce qu'elle avait pu faire pour que ce fût le cas. Cependant, n'écoutant que son courage, et surtout sa peur pour Drago, elle défia la mangemort du regard. Elle savait pertinemment que Carrow ne l'aimait pas, et qu'elle risquait des problèmes en faisant cela, mais malgré tout elle demanda avec impertinence à passer.
« Non, répondit le professeur avec inflexibilité, c'est hors de question.
-Je suis préfète-en-chef, alors laissez-moi passer.
-J'ai dit non, Granger.
-Mais...
-Alecto enfin, laisse-la passer ! »
C'était McGonagall. La directrice n'appréciait apparemment pas l'étrange animosité dont le professeur d'étude des moldus faisait preuve. De mauvaise grâce, Carrow lui libéra alors le passage.
Sans demander son reste, la jeune fille se précipita vers le corps inerte de Drago. Elle entendit vaguement madame Bibine, qui se trouvait aux côtés du blond, lui parler en se relevant.
« Le professeur Slughorn est partit chercher madame Pomfresh, elle ne devrait pas tarder. »
Hermione se laissa tomber auprès de Malefoy, effrayée par sa respiration difficile –sans doute avait-il eut le souffle coupé par l'impact- et ses yeux clos. Une grimace de douleur déformait ses traits. Ne prêtant guère attention à ce que cela parût étrange devant la foule d'élèves rassemblés en cercle autour du blessé, elle attrapa de ses deux mains le bras du garçon, qui bougea la tête tout en émettant un gémissement de douleur. Ayant eu peur de lui avoir fait mal, l'ancienne rouge et or les retira vivement avant de remarquer que la douleur avait été causé par le mouvement qu'avait fait le garçon pour ouvrir sa main droite.
Hermione vit deux ailes remuer faiblement entre les doigts du jeune homme qui serrait une jolie petite balle dorée.
Réussissant à sourire légèrement devant l'air victorieux qu'affichait tant bien que mal le prince des serpents, elle prit l'objet, et le montra au professeur Bibine qui se dépêcha de faire passer l'info. La rumeur de la victoire des Serpentard passa quelques temps dans les rangs des élèves angoissés. Finalement la voix étrangement réticente et dénuée de l'habitude enjouement qui caractérisait Jordan Lee annonça :
« Malefoy a attrapé le vif d'or... Serpentard remporte le match ! »
Bien que personne ne réagit, qu'il n'y eut ni cri de joie ni sifflement haineux, tout le monde savait que la victoire serait fêtée en temps voulut chez les Serpentard. Mais ce n'était pas encore le moment. Hermione regardait la jambe de Drago, qui avait un angle étrange, quand elle eut une soudaine impression de déjà-vu. Avec une ébauche de sourire en coin, toujours effrayée de l'état du blond, elle lui dit :
« Malefoy, tu nous as fait quoi là ? Tu tenais tellement que ça à faire comme Harry ?
-Par pitié Granger, souffla-t-il en grimaçant un sourire, ne me compare pas à Potter. Je suis beaucoup plus classe que lui !
-Mais bien sûr ! »
Un véritable sourire naquit sur le visage de la jeune fille, persuadée désormais qu'il n'aurait pas de trop gros soucis. Il avait échappé au pire s'il arrivait ainsi à lui sourire de façon ironique et faussement choquée.
En relevant la tête, elle aperçut Ginny et Blaise qui se tenait fermement la main, un air horrifié et inquiet sur leurs visages. Zabini semblait vraiment préoccupé par l'état de son ami, et si la rouquine ne portait pas Drago dans son cœur, la situation de celui-ci l'effrayait.
Se relevant, l'ancienne Gryffondor les rejoignit afin de les rassurer.
« Il va s'en sortir. Il arrive encore à vanter ses incroyables mérites, donc je pense que ça ira.
-Ah ça, dit le garçon à la peau chocolat, il continuera même à l'article de la mort ! C'est sa façon de respirer.
-Oui, s'amusa la jeune fille, je pense bien. Mais là, je crois que ce n'est pas à ce point. Il n'a sans doute que des os cassés... Ça ne pourrait pas être pire qu'une égratignure d'hippogriffe hein ? »
Rassuré, Blaise sourit à la plaisanterie ironique d'Hermione. Elle se souvenait très bien du drame qu'avait joué le blond de ce jour en troisième année lors du cours d'Hagrid. Il avait prétendu mourir après avoir reçu un coup de griffe de la part de la bête ailée pour l'avoir présomptueusement provoqué.
A cet instant, l'ancienne Gryffondor se rendit compte qu'il avait muri depuis. Il n'était plus le garçon immature qui pleurnichait chez son père pour le moindre problème, il n'était plus celui qu'elle avait frappé cette même année. Non, il avait changé. Et son regard sur lui se modifia un peu plus. Certes, il restait Drago Malefoy. Mais elle eut moins de scrupule à éprouver de l'affection pour lui maintenant qu'elle s'en rendait vraiment compte.
« Où est l'autre préfet-en-chef ? »
Hermione se retourna en entendant la voix de l'infirmière. Elle était en train d'inspecter la foule d'élèves des yeux. Levant la main pour attirer son attention, l'ancienne rouge et or se signala.
« Je suis là !
-Ah miss Granger ! dit la femme en la reconnaissant. Bien, vous venez avec moi. Les autres, du balai ! »
Elle utilisa un sort pour faire léviter le garçon aux cheveux platine, avant de se diriger vers la sortie du stade. Les élèves s'écartaient à son passage malgré leur curiosité ils savaient qu'il ne fallait pas se frotter à l'infirmière lorsqu'elle s'occupait d'un blessé. McGonagall se chargea de leur ordonner de se regrouper par maison. Les préfets menèrent les élèves à leurs salles communes, et le professeur Slughorn dut s'occuper des Serpentards.
Alors qu'Hermione se dirigeait vers l'école avec celle autrefois surnommée Pompom par le professeur Dumbledore, elle entendit une remarque fuser. Elle provenait sans doute d'un Serpentard incapable de se retenir.
« Il y a eu tricherie ! »
Les surenchères ne tardèrent pas.
« Les Serdaigle devraient être disqualifiés !
-Sales tricheurs ! »
Elle ne put entendre la suite des propos indignés de ceux de sa maison, se trouvant trop loin pour distinguer quoi que ce soit du brouhaha engendrés par ces élèves. Elle se contenta donc de suivre le rythme rapide de marche de la femme devant elle jusqu'à l'infirmerie. En chemin, elle ne put s'empêcher de demander s'il irait bien.
« Voyons, ma p'tite, il n'a qu'une jambe cassée et le poignet droit foulé, rien qu'y ne soit hors de ma portée ! »
C'est sur cette phrase qu'elles arrivèrent à l'infirmerie, au premier étage. De nombreux lits étaient alignés en deux rangées face à face contre les deux murs Alors que la maitresse des lieux installait son homologue sur un des deux lits du fond, Hermione vit qu'un autre élève se trouvait là, sur le lit en face, parfaitement réveillé et qui les fixait avec intérêt. En voyant sa cravate, la jeune fille en déduisit qu'il appartenait à Serdaigle.
L'infirmière partit dans une salle réservée à elle -et à elle seule-. On prétendait que même les elfes de maison n'avaient pas le droit d'y aller. Elle revint avec un breuvage brunâtre à la main, qu'elle tendit à Drago.
« Tenez mon garçon, buvez ça, et demain vous pourrez de nouveau vous tenir sur vos deux jambes. Et prenez ça aussi, dit-elle en lui donnant un comprimé dans le verre, buvez vite avant qu'il ne soit totalement dissous. Les douleurs dues au choc devraient passer rapidement. »
Il prit le verre en main, regardant le liquide à la couleur repoussante avec une grimace de dégoût. Le jeune homme se fit presque prier, mais il avala finalement rapidement. Le rictus qu'il affichait en disait long sur le gout infect du médicament magique. Cela fit rire Hermione, qui reçut en réponse un regard noir.
« Bien, je vous laisse. Je laisserai venir les élèves dans quelques dizaines de minutes. Une fois leur curiosité satisfaite, ils vous laisseront vous reposez. »
Elle partit alors de la pièce. L'ancienne Gryffondor hésita à la suivre. Maintenant que son homologue était hors de danger, elle n'avait plus de raison de rester après tout.
« Granger, j'ai un truc à te dire. Mais on va éviter que tout le monde soit au courant... »
Evidemment, il parlait du garçon qui les observait avec attention. Hermione s'approcha pour être sûre d'être la seule à pouvoir entendre le blond, étant donné qu'elle n'avait pas sa baguette pour lancer un sort les protégeant des oreilles indiscrètes.
« Quand j'étais un peu dans les vapes, les professeurs sont arrivés les premiers avant que tout le monde ne se ramène sur le terrain. J'ai entendu Carrow parler à quelqu'un, je ne sais pas vraiment qui, et elle a affirmé avoir vu partir le sort des tribunes des Serdaigle. »
Donc Hermione avait vu juste, le sortilège était parti de près de là où elle se trouvait. Seulement, le prince des serpents n'avait pas fini. Aussi, elle se décida à réfléchir qu'une fois qu'il aura parlé. Autant avoir toutes les cartes en main pour tenter de comprendre.
« Seulement, Carrow a affirmé savoir qui m'a attaqué, et je pense bien que...
-Monsieur Malefoy ! lança une voix qui stoppa net ledit garçon, qui se crispa de surcroit. Et miss Granger ! Vous venez réussir ce à quoi vous avez échoué au stade ? »
La jeune fille regarda la femme, qui l'observait avec mépris et haine comme un peu plus tôt tandis qu'elle lui bloquait le passage. La jeune fille ne comprenait pas ce qu'elle voulait dire par là. Réussir quoi ?
Mais elle n'eut pas le loisir de plus réfléchir à cela. Une main ferme lui attrapa la nuque et elle se fit tirer par cette poigne solide. Elle écarquilla les yeux en sentant les lèvres de Malefoy sur les siennes, qui lui rappela avec aigreur la scène s'étant passée des mois plus tôt. Se débattant faiblement, son manque de conviction permit à Drago de ne pas avoir à resserrer son emprise pour l'empêcher de bouger.
Elle ne comprenait pas. Pourquoi l'embrassait-il, ici, devant seulement une personne ? La dernière fois, c'était pour un pari, et devant les Serpentard. Là, il n'avait aucune gloire à récolter. Pourquoi ?
Mais surtout, pourquoi ne se débattait-elle pas ? Elle savait à quoi s'attendre cette fois, grâce à l'expérience du premier baiser hypnotique. Elle aurait été capable de s'arracher à ce magnétisme si elle avait eu la volonté qu'elle aurait dû avoir. Elle voulait partir. Elle devait partir. Elle devait le gifler, réagir, faire quelque chose. Mais elle en était incapable, appréciant le baiser même si elle se détestait de penser ça. Ses questions se bousculaient, les unes après les autres, mais trop nombreuses et violentes pour qu'elle les comprenne réellement. Mais une interrogation était tellement présente qu'elle parvenait à la saisir. Pourquoi le garçon lui déclenchait-il des frissons et des papillons dans le ventre, chose qu'elle ressentait à peine quand Ron l'embrassait ?
Quand il rompit le baiser, elle ne put s'empêcher de le regarder dans ses yeux argentés, cherchant à trouver des moqueries dans son regard. Mais non, il avait ce sourire en coin, ni méchant ni haineux, juste cette expression qu'il abordait quand il la taquinait. Seulement, il tourna la tête, observant le professeur d'étude des moldus qui regardait la scène avec dégoût. Carrow récupéra rapidement son expression haineuse quand elle croisa le regard acier de Drago, avant de se retourner pour sortir de la pièce. Dans son idée de restée droite et fière, elle cassa un de ses deux talons aiguilles, obligée à sortir d'une démarche étrange qui amusa le Serpentard.
Regardant à nouveau Hermione, il croisa son regard empli d'incompréhension. Elle voulait détourner les yeux, mais elle en était incapable.
« Granger, je sais bien que c'est difficile de regarder ailleurs quand je suis dans une pièce, mais là t'as vraiment raté un truc. »
Se mordant violemment une joue, elle se redressa vivement. Elle se dépêcha à se diriger vers la sortie de la pièce pour cacher ses larmes naissantes –et cette fois elle ne saurait dire si c'était de tristesse ou de rage- et mettre le plus distance entre elle et ce serpent.
« Granger ! »
Elle l'ignora, rejoignant le quatrième étage. Une fois dans la salle commune, elle laissa la première larme couler. Des pensées furieuses et amères traversant son esprit alors qu'elle allait dans sa chambre. Pourquoi lui avait-il fait encore ça ? Il n'avait finalement absolument pas mûri, quelle idée idiote ! Elle le détestait de lui avoir fait ça.
Mais alors qu'elle se jetait sur son lit, elle comprit que si elle était en colère, c'était contre elle-même. Elle s'en voulait à elle-même. Enfonçant sa tête dans le coussin, elle tentait de rejeter la pensée qui l'assaillait. Cette idée qu'elle avait comprise depuis longtemps, mais qu'elle n'avait jamais accepté, et dont elle avait réussi à se débarrasser. C'était pour cette pensée qu'elle s'en voulait à elle-même.
Elle s'en voulait d'être amoureuse de Drago Malefoy.
