Oui je sais...j'avais dit tous les mardi, seulement, avant d'être une auteure j'étais une lectrice et je sais qu'un seul chapitre c'est frustrant. Donc je vous poste le deuxième en avance et mardi je posterai le 3ème. Je ne ferais plus d'entorse à la règle, à moins d'avoir fini la fic en avance.

Dans tous les cas merci pour l'accueil que vous avez fait à cette fic, ça me va droit au cœur.

Emelyne: Toujours avec moi, une Bella niaise n'est pas de mon ressort. Bisous.

Sochic88: Alors pour répondre à ta question, même si je l'éclaircie dans ce chapitre, Bella à 12 ans de différence avec Aro. Voilà. Bisous.

Guest: J'aurais peut être dû mettre l'âge d'Aro dans le premier chapitre. Il a 36 ans et il ne joue pas le père d'un ado mais l'oncle. Même si tu remarqueras très vite dans ce chapitre qu'il est réellement père. Bisous.

Guest: Merci, c'est pour ça que je met ce chapitre en avance (ça et le fait que quelqu'un m'ait supplié) Bisous.

Gwen Who: Je sais que tu les as lu j'en ai parlé avec crazybells. Sûr que dans celle ci il y aura des parties de rigolade, mais pas que. Ton intuition pourrait être bonne, mais si c'est le cas je te laisse imaginer le carnage. Bella à 24 ans et Aro 36. Bella venant juste de finir ses études supérieurs en littérature, techniquement elle aurait dû avoir 23 mais je n'aime pas ce chiffre ( c'est tout ça s'explique pas) donc elle aura 24. Voilà. Bisous !

Voilà tout le monde, je vous laisse donc profiter de ce chapitre ! Bisous !


- Coupez ! Cria Aro en sautant de sa chaise. C'est parfait, on remballe pour aujourd'hui. Isabella venez me voir s'il-vous-plaît.

- Bella bordel ! Bella ! grogna-t-elle en serrant les poings ce qui fit rire une fois de plus Edward.

- Il en fait exprès j'en suis certain, s'amusa l'acteur en secouant la tête.

Voilà quelques semaines que Bella travaillait ici en tant qu'actrice. Elle savait très bien pourquoi Aro l'appelait. Son contrat final venait sûrement d'arriver. Il lui avait fait comprendre que ce n'était pas contre elle, mais qu'il faisait des recherches approfondies sur toutes les nouvelles personnes entrant en tant qu'acteur. Bella avait juste haussé les épaules, en soit, à part un supposé père super star, elle n'avait rien à cacher.

- J'aime vous taquiner, avoua Aro en la voyant arriver en grognant. Vous êtes adorable quand vous rougissez ainsi.

- Vous trouvez ça drôle ! Demanda Bella en montrant son visage rouge écarlate.

- Absolument ! Puis-je vous inviter à dîner ce soir pour discuter de ça ? Ajouta-t-il en montrant le dossier qu'il avait fait sur elle.

- Il y a vraiment tout ça à dire sur moi ? S'inquiéta Bella en fronçant les sourcils.

- Vous seriez étonnée de savoir jusqu'où mon détective privé est prêt à aller pour obtenir des informations...

- Il a même réussi à savoir que j'avais eu des morpions au lycée et crois moi Bella, ça ne m'a pas fait plaisir qu'il l'apprenne, lança Edward en apparaissant à leur côté.

Aro se mit à rire de bon cœur, en effet, les petits secrets d'Edward avait été croustillant. Mais il y en avait un de la jeune femme qui l'intriguait énormément.

- Faut-il que j'ai une tenue habillée ou l'on dînera dans un bon vieux fast food ? Demanda-t-elle en se grattant la nuque de gêne.

C'était bien la première fois qu'elle était invitée au restaurant par son patron. Elle espérait secrètement qu'il dirait que c'était un truc simple, pas de quoi en faire une cérémonie...parce qu'elle n'avait pas de quoi s'habiller pour un grand restaurant. Aro dut le comprendre car il changea ses plans à la dernière minute.

- Avez-vous peur des enfants Isabella ?

La jeune femme retint de peu sa réplique exigeant qu'il arrête de l'appeler par son prénom en entier, ça ne ferait que renforcer son envie de le faire.

- C'est plutôt les enfants qui ont peur de moi généralement et je ne fais rien pour, vous pouvez me croire, répondit-elle sérieuse.

- Bien dans ce cas je vais demander à Carmen de nous préparer quelque chose à manger, vous aurez le privilège de visiter la résidence Solaris à partir de ce soir. Ensuite je vous raccompagnerez chez vous.

Il l'abandonna en lui soufflant qu'il l'attendrait devant l'entrée sud avec sa voiture. Bella resta plantée au même endroit en se posant plein de question.

- Qui a-t-il ? L'interrogea Edward surpris de la voir immobile.

- C'est quoi la résidence Solaris ? Demanda-t-elle perdue.

Son partenaire se mit à rire à nouveau. C'était devenu une habitude apparemment.

- Tu ne lis pas les journaux à scandale toi.

- Ma mère s'en charge très bien pour moi et elle ne garde que ce qui lui paraît essentiel c'est à dire tout ce qui concerne Charlie Stone...

Elle s'arrêta soudain se rendant compte de ce qu'elle était en train de dire. Moins de gens serait au courant de cette histoire, mieux ça serait.

- La résidence Solaris, c'est le lieu où nous habitons pratiquement tous. C'est une propriété qui a était entourée de rempart et qui fait le malheur des paparazzis. Nous avons tous une maison là-bas. Elle est surveillée constamment par des gardes et il n'est pas facile d'y entrer. Aro et mon père en ont eu marre de se faire traquer par des photographes en tout genre et avec l'aide de ma mère ils ont construit cette propriété où ne sont admis que les personnes de confiance et cherchant un peu d'intimité.

- Des acteurs je suppose, comprit Bella en souriant.

- Principalement oui, pour la plupart des amis de la famille. Il y a une vingtaine de maisons. Voilà plusieurs années que j'habite là bas et nous n'avons eu aucun soucis. Alors je vis à côté de chez mes parents, mais j'ai une maison à moi loin des regards indiscrets. Je préfère.

- Je vois, d'un sens si tout le monde s'occupait de son cul, vous n'en seriez pas là. Je dois donc me réjouir d'accéder à cette propriété ?

- Si Aro a estimé que tu pouvais venir chez lui, c'est que ton dossier doit vraiment être irréprochable, il ne laisse pas les inconnues approcher de ses enfants habituellement.

Voilà donc la réponse à la question des enfants. Aro était papa. Bella s'occupait tellement peu de ce genre de chose, qu'elle ignorait totalement que son patron était père. Edward dut comprendre la cheminement de ses pensées parce qu'il l'attrapa par l'épaule en riant à nouveau.

- Ça va être vraiment cool de bosser avec toi, tu ignores tout de nous et c'est génial. La plupart des personnes avec lesquels on bosse croient tout savoir de notre vie, mieux que nous. Toi tu nous jugeras d'après tes propres constatations.

Edward était un amour avec elle, Bella savait d'avance qu'il allait déchaîner les foules lorsque la série sortirait. Avec sa gueule d'ange, il ne pouvait en être autrement. La jeune femme se changea en vitesse, commençant déjà à angoisser pour le lendemain. Elle devait rencontrer le reste des acteurs. Même si elle n'avait pas énormément de scène en leur compagnie, Aro avait tenu à ce que le personnage de Marie puisse évoluer si le besoin s'en faisait sentir pour la prochaine saison.

Lorsque Bella sortit et vit la voiture d'Aro, elle laissa échapper un soupir de désespoir. Bon sang, ce qu'elle était belle !

- Vous allez baver encore longtemps Isabella ou vous allez monter dans cette voiture ? Se moqua Aro en rentrant la tête à l'intérieur.

- Vous n'avez pas peur que j'en mette partout sur vos superbes sièges, rétorqua-t-elle en s'installant.

Le rire de son patron se répercuta dans l'habitacle et fit sourire Bella. Se dire qu'il avait des enfants fut difficile pour elle, Aro semblait si jeune ! D'un sens Edward était bien le fils de Carlisle...

- Vous réfléchissez beaucoup n'est-ce pas ? Lui lança Aro en s'insérant sur la route.

- Est-ce un problème ? Répliqua-t-elle mal à l'aise tout à coup.

- Non, au contraire. Mais chez vous, j'ai l'impression que c'est une façon de vous protéger. Il n'y a que quand vous vous lâchez que j'ai l'impression de vraiment vous voir. Voilà pourquoi je passe mon temps à vous appelez Isabella, ça a le don de vous mettre en rogne et de révéler la vraie Bella, celle que j'ai vu le jour où je vous ai engagée.

- Alors vous appréciez les sauvageonnes au caractère de cochon, vous êtes téméraire Aro, s'amusa-t-elle en regardant vers l'extérieur.

- Vraiment une sauvageonne ? Pourtant votre dossier scolaire est irréprochable, répliqua-t-il en soulevant un sourcil d'étonnement.

- Ce n'est pas parce que je me tenais à carreau en cours que mes professeurs connaissent tout de moi. Ils pensent tous que je suis un ange...

- Ce n'est pas le cas ?

- En cours, si, avoua-t-elle en haussant les épaules. Mais en dehors, je ne suis pas la personne la plus sympathique qui soit. J'ai tendance à ne pas tenir ma langue lorsque je suis excédée et c'est ce qui s'est passé avec cette actrice de malheur.

- Pourquoi la littérature Bella ? Votre professeur d'art dramatique ne tarie pas d'éloge à votre sujet...

- Vous avez été voir monsieur Banner, se scandalisa la jeune femme choquée.

- Il fallait bien que je valide votre stage ! Répondit-il avec un grand sourire. Et oui il arrive que même les big boss se déplacent pour les stagiaires. Si j'écoute cet homme vous êtes un ange tombé du ciel. Alors je réitère ma question, pourquoi la littérature ?

- Mes grands parents adoraient lire, je dois avoir ça dans les gênes, rétorqua-t-elle ne voulant pas s'attarder sur le sujet.

- Rien avoir avec le fait que votre mère exècre le métier d'acteur ? Lança Aro sûr de lui.

Bella serra les mâchoires, pourtant cette conversation avait bien commencé, alors pourquoi venait-il mettre son grain de sel ?

- C'est son métier qui l'a rendu aigri, la défendit sa fille mentant pour cela.

Le visage d'Aro se ferma aussitôt et plus aucun son ne sortit de sa bouche. Soit il avait sentit le mensonge, soit il n'avait plus rien à dire. Mais quand Aro n'avait plus rien à raconter, c'était mauvais signe. Bella soupira et préféra dire à mi-mot la vérité.

- En réalité je n'ai pas envie d'en parler, avoua-t-elle en baissant la tête.

Son patron retrouva immédiatement le sourire et tapota gentiment la jambe de sa voisine.

- Je préfère ça, admit-il de bonne humeur à nouveau.

Il lui parla de la propriété le reste de la route et même si l'imagination de Bella était très créative, elle n'avait pas été préparée à ce qui l'attendait. Des hommes armés surveillaient l'entrée de la propriété, des barrières faisaient barrages, des caméras de surveillance se trouvaient partout. Mais une fois le poste de contrôle passait, tout cela s'effaça pour faire place à de sublimes demeures qui la firent gémir de désespoir. Rien que les toilettes d'une seule de ces villas devaient coûter le triple de son appartement.

- Vous aviez promis de ne pas baver sur mon siège Isabella, se moqua une fois de plus Aro.

- Je ne vais même pas osé marcher sur la pelouse, répondit-elle ironiquement.

L'homme explosa de rire et se dirigea vers la demeure la plus éloignée. Les yeux de Bella s'agrandirent encore plus.

- Putain de merde, souffla-t-elle en grimaçant. Mais qu'est-ce que je fou ici...

La maison d'Aro était gigantesque. Bella était prête à parier qu'il y avait une piscine intérieure et même extérieure. Est-ce qu'il s'y retrouvait vraiment dans ce... « palace » ?

- C'est Esmée, la femme de Carlisle qui a fait les plans, ainsi que la décoration, elle est très douée.

- Ça c'est sûr, affirma Bella en soupirant.

Aro descendit de sa voiture et vint ouvrir la portière de la jeune femme qui était toujours scotchée par la vue. Se sentant un peu stupide de ne pas être descendu seule, Bella s'excusa pour son inattention. L'acteur lui fit un clin d'œil et l'emmena en sa compagnie dans l'entrée.

- Papa c'est toi ? Hurla une voix masculine de l'étage.

- Je ne sais pas, cria Aro tout sourire, descend pour voir !

- J'ai un truc super important à te demander, il me faut ta voiture de toute urgence parce que..., l'adolescent se stoppa net quand il vit l'invitée de son père. Bonsoir...je suppose.

Le froncement de sourcils du jeune homme entacha un peu sa beauté. Bella resta stupéfaite de sa ressemblance avec son père. Noir de cheveux, courts tous les deux, les yeux gris orage, le sourire franc, le visage doux et pourtant menaçant. Un beau jeune homme aussi prometteur que son père, du moins niveau physique.

- Bonsoir, répondit aimablement Bella en souriant.

- Isabella voici mon fils Alec, Alec Isabella, la nouvelle actrice de la série qui jouera Marie.

- La cruche ? Grimaça l'adolescent en scrutant la nouvelle venue.

Son père se mit à rire en secouant la tête.

- Non pas la cruche, sa remplaçante, rit encore Aro devant la franchise de son fils. Ou devrais-je dire notre sauveuse.

- Qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre, grogna Bella en levant les yeux au ciel.

Rien que cette réaction, ainsi que la façon d'être de la jeune femme plurent immédiatement à Alec, elle était différente. Cela ne faisait aucun doute.

- Où est ta sœur ?

- A l'étage, elle pleure un nouveau chagrin d'amour, c'est pour ça que j'ai besoin de tes clefs, ma voiture est au garage et je dois fuir cette maison avant qu'elle ne décide de se venger sur moi.

- Si tu l'abîme je te tue, prévint son père en lui tendant les clefs de son bolide. Sois revenu pour 23 heures maximum, il faut que je ramène notre invitée.

- Ok ! Enchanté de vous avoir rencontré Isabella...

- Bella pitié, supplia-t-elle fusillant Aro du regard car il avait recommencé à se foutre d'elle.

- Ah il a déjà commencé à vous taquiner, ça veux dire qu'il vous apprécie, lui souffla Alec avec un sourire en coin. D'habitude il se montre plus...flippant.

- Sans rire ! Lança Bella en posant une main sur son cœur. Il m'a menacé de me harceler si je n'acceptais pas le rôle. Dois-je m'inquiéter ?

- Pas si vous avez acceptez le rôle, s'amusa Alec en les laissant seul.

La jeune femme secoua la tête, il ressemblait en tout point à son père.

- Aro, vous m'aviez dit enfant, pas adolescent. Ce n'est pas la même chose, se moqua la brune en le rejoignant.

- J'ai tendance à ne pas les voir grandir, avoua l'acteur en haussant les épaules. Et dire qu'ils ont déjà 16 ans.

- Je dois avouer que je n'aurais jamais cru que vous ayez des enfants aussi âgés, vous faites si jeune..., lança Bella avant de se mordre la langue pour éviter de dire encore plus de choses embarrassantes.

Le regard espiègle d'Aro la fit rougir très légèrement. Qu'est-ce qu'il pouvait être intimidant par moment.

- J'apprécie le compliment, merci, répondit-il en l'invitant à le suivre. Je les ai eu très jeune. J'ai débuté ma carrière dans une série à l'âge de 10 ans, j'ai enchaîné les films par la suite. Alec et Jane sont arrivés alors que j'avais 20 ans. Tout le monde a pensé que ça ruinerait mes chances de continuer mon parcourt d'acteur. La preuve en est faite que c'était faux.

Il avait donc 36 ans, il ne les faisait absolument pas.

- Si tous les pères pouvaient être comme vous, cracha amèrement Bella en pensant au sien. Et votre femme ? Est-elle actrice également ?

Le sourire d'Aro se fana aussitôt. Sujet sensible : comprit-elle très vite.

- Ce n'est pas ma femme. Elle a estimé qu'elle n'était pas prête à élever des enfants, encore moins des jumeaux. Elle n'a pas eu le même courage que moi, sa carrière passait avant tout. C'est une des raisons qui fait que nous protégeons notre vie privée ici, personne en dehors de mes amis les plus proches, ne sait qui est la mère de mes jumeaux. Je ne tiens pas à donner aux journaux de quoi écrire. C'est un accord que nous avons passé ensemble, tant que je maintiens secret sa maternité, elle ne cherche pas à voir les enfants. Ils ne méritent pas d'avoir une mère pareille, de toute façon elle n'a jamais souhaité les voir.

Bella soupira, elle avait l'impression de revoir sa propre enfance à travers les jumeaux, à la différence près que Charlie Stone n'avait jamais voulu prouver qu'il était son père.

- Vous n'avez jamais cherché à la remplacer par une femme plus appropriée...désolé si je suis trop indiscrète...

- Non, ne vous inquiétez pas, avec le dossier que j'ai sur vous, je suis également un grand curieux. Disons que j'ai eu ma dose de femme pour un bon moment. Je ne suis pas non plus un moine, mais je ne ramène plus de femme ici.

Bella fronça les sourcils en se regardant.

- J'ai dû changer de sexe pendant le voyage, ricana-t-elle pour détendre l'atmosphère.

Aro accueillit sa plaisanterie avec bonheur. Il secoua la tête en la faisant entrer dans la salle à manger où la table était mise.

- N'ayez aucune crainte, vous êtes belle et bien une femme, d'une c'est écrit sur votre acte de naissance et de deux, vous plaisez beaucoup trop à Edward pour être un homme.

Bella perdit son sourire aussitôt. Edward était juste gentil avec elle, rien d'autre. Aro semblait lire dans ses pensées et secoua la tête, amusé.

- Vous êtes très observatrice pour les autres, mais vous êtes ignorante lorsqu'il s'agit de vous. N'avez vous pas remarqué que votre beauté et votre fraîcheur avait rendu Edward tout chamallow.

- Le pauvre, j'espère que c'est faux...

- Pourquoi ? Demanda Aro surpris en la faisant asseoir. C'est un très beau jeune homme, avec une carrière impressionnante pour son âge, il a de l'humour et...

- On dirait ma mère, s'amusa Bella en le dévisageant. Je ne cherche pas à me marier avec le plus beau parti. Je veux juste trouver quelqu'un qui m'aime pour ce que je suis et qui sera capable de me supporter pendant mes règles... Ce n'est pas ce que je voulais dire.

Elle cacha son visage dans ses mains, mortifiée d'avoir encore parlé trop vite. Mais Aro semblait apprécier sa spontanéité.

- Au contraire c'est exactement ce que vous vouliez dire et je trouve admirable de l'avouer aussi franchement, s'exclama Aro en la scrutant. Vous n'êtes donc pas attirée par les jeunes acteurs prometteurs et beaux gosses.

- Je n'ai pas vraiment de type d'homme, c'est plus la personnalité qui me parle, admit-elle franche. Enfin celle de mon ex n'a pas dû me parler des masses...

Elle se mordit une fois de plus la lèvre en se rendant compte des âneries qu'elle proférait. Bella avait tendance à oublier qu'Aro était son patron et non son ami. Mais l'homme aux yeux orage lui lança son plus beau sourire. Bella se souvint d'un film où elle l'avait vu avec les cheveux longs, une barbe de trois jours et elle avait bavé devant lui à chaque fois qu'elle regardait ce DVD. C'était un très bel homme, un peu flippant par moment, mais beau ça ne faisait aucun doute.

- Bonsoir Aro, salua une vieille dame en entrant dans la pièce, souhaitez vous que je vous serve le dîner dès à présent où préférez vous un apéritif ?

- Bonsoir Carmen, je vous présente Isabella, et oui, si cette jeune femme n'y voit pas d'inconvénient, je voudrais bien un apéritif, ce sera plus pratique pour parler du dossier, de plus nous avons tout notre temps, puisque Alec a emprunté ma voiture.

- Mais monsieur..., commença Carmen en fronçant les sourcils avant de sourire, complice. Un apéritif très bien, mademoiselle que désirez vous, scotch, vodka, rhum, un cocktail peut-être ?

- Je vous fais confiance, répondit Bella intimidée par cette femme au regard malicieux. Juste pas de scotch.

- Je vous ramène ça immédiatement.

Lorsque Carmen revint avec leurs verres, Aro fit réapparaître le dossier qui devait peser une tonne.

- Merci Carmen, pouvez vous nous laissez seuls jusqu'à ce que je fasse de nouveau appelle à vous.

- Bien Aro, acquiesça la femme en fermant toutes les portes de la salle et en sortant par celle de la cuisine.

- Il y a un langage codé de séquestration chez vous ? Demanda Bella en grimaçant.

Aro s'amusa de sa remarque pour ne pas changer et ouvrit le dossier en grand.

- Carmen comprend très vite lorsque je veux aborder un sujet sérieux qui ne nécessite pas les oreilles de ma fille Jane, qui traînent très souvent partout. Mais j'ai la chance d'avoir des portes costaudes qui lui posent soucis lorsqu'elle essaye d'espionner.

- Ai-je tué quelqu'un ? C'est étrange je ne m'en rappelle pas..., lança Bella en se penchant sur le dossier en fronçant les sourcils.

- J'adore votre humour, quoiqu'il arrive, promettez moi de le garder, s'amusa Aro les yeux pétillants. Rassurez vous ce dossier est pratiquement irréprochable.

- « Pratiquement », s'inquiéta aussitôt le jeune femme en regardant son verre.

- Du haut de vos 24 ans, vos études sont impeccables, pas de casier judiciaire, pas même une heure de colle. Votre mère était maquilleuse professionnelle, vos grands parents étaient très renommés dû à leur recherche en archéologie. J'ai juste vu un recourt en justice pour qu'ils récupèrent votre garde. Enfin tout cela ne me regarde pas vraiment. Le seul point noir de cette histoire à mes yeux, c'est l'absence de père...

Bella soupira en attrapant son verre, pourquoi fallait-il toujours en revenir à lui ?

- Je vois à votre tête que vous ne voulez pas en parler, comprit Aro sérieux à présent. Mais j'y suis obligé, surtout si ce que mon détective a trouvé est exact.

- Il a chopé quoi ? Que c'était un tueur à gage ? S'énerva à moitié Bella ne voulant pas aborder le sujet.

- Dans un de ses films peut-être bien, rétorqua le brun pas prêt à lâcher le morceau. Selon une amie de votre mère qui délie sa langue un peu trop vite à mon goût, vous êtes la fille cachée de Charlie Stone.

- Ce ne sont que des rumeurs, cracha la jeune femme en vidant son verre cul sec.

- Votre mère est devenu aigrie à cause d'un acteur qui l'a mise enceinte et qui a prétendu ne pas être le père, continua-t-il imperturbable. Voici la version que l'on m'a donné. Charlie Stone est-il votre père Bella ?

- Je n'en sais rien, ça n'a jamais été prouvé, répliqua-t-elle butée en haussant les épaules.

- Je n'ai pas besoin de preuve moi, siffla-t-il en balançant une photo de Charlie Stone et une de Bella, les mettant cote à cote. Vous lui ressemblez autant qu'Alec me ressemble. Les mêmes yeux, la même couleur, les mêmes cheveux, le même nez, le visage rond, vous êtes son portrait craché. Si cet homme n'est pas capable de s'en rendre compte, vous vous le savez. Sinon vous ne le haïriez pas autant.

- Quelle importance ? Je ne compte pas rencontrer cet homme un jour...

- La vie est faite de beaucoup de hasard, faite attention Isabella. Vous êtes douée, tout comme lui. Si la série fonctionne et que votre personnage plaît, nous nous verrons dans l'obligation de le développer, de là vous deviendrait aussi connu que les autres acteurs, tel qu'Edward ou Rosalie. Ils ont pratiquement tous commencés dans une série, ensuite ils sont passés au cinéma. Il pourrait très bien vous arriver la même chose.

- Je ferais peut-être mieux d'abandonner maintenant dans ce cas...

- Ça je vous l'interdit ! Claqua la voix d'Aro. Si vous ne voulez pas voir cet homme, je ferais en sorte que vous ne le croisiez jamais. Mais pour cela il va falloir me faire confiance. Voilà pourquoi je vous propose mon aide, en tant que manager, si le besoin s'en fait sentir.

Bella se mit à rire nerveusement en fermant les yeux.

- Vous croyez beaucoup trop en moi Aro, je vais vous décevoir.

- Vous ne croyez pas assez en vous parce que personne n'a jamais crut en vos capacités et ne vous a félicité. Moi je le ferais jusqu'à ce que vous compreniez que vous avez un talent qu'il est de mon devoir de cultiver si j'en ai les moyens. Quelqu'un a crut en moi et c'est grâce à lui que j'en suis là à présent, je veux croire en vous.

La jeune femme ne savait plus quoi dire. Elle ne se sentait pas à la hauteur de la tâche qu'il lui proposait. Malgré tout, Bella en était flattée. En effet, à part ses grand-parents, la brune n'avait jamais senti qu'elle faisait quelque chose de bien en présence de sa mère.

- Charlie Stone n'est qu'un imbécile qui ne sait pas ce qu'il a raté, lança Aro concerné. Et loin de moi l'envie de dénigrer votre mère, mais il est temps de penser à vous, ce n'est pas à elle de choisir si vous pouvez devenir une actrice, c'est à vous.

Sans vraiment savoir pourquoi, les larmes lui montèrent aux yeux. Bella n'aimait pas parler de son père...elle n'aimait pas parler de sa vie en général. Ses mâchoires se serrèrent.

- Allons nous continuer sur ce sujet encore longtemps, parce que sinon il me faut un autre verre, maugréa Bella en ravalant ses sanglots.

- Très bien, consentit Aro en fermant le dossier. Le dernier point que je vais aborder avec vous c'est un certain Mike Newton...

- Oh non pas lui, soupira Bella en regardant son verre avec tristesse.

- Êtes vous toujours avec lui ? Questionna son patron amusé par sa réaction.

- Seigneur non, mais j'ai tout le mal du monde à lui faire comprendre. Pourtant ma mère me jure qu'il est intelligent !

- Alors comment se fait-il qu'il ait encore les clefs de chez vous ? L'interrogea Aro surpris.

- C'est quoi votre détective ? Un putain de psychopathe ? Il est venu jusque chez moi ?

- En réalité il venait voir vos voisins, mais il s'avère qu'en dehors du concierge et de la petite mamie du rez-de-chaussée, cet immeuble est vide et personne ne vous connaît vraiment. Par contre le détective a bien vu ce Mike entrer chez vous avec les clefs.

- Génial ! Ce connard a encore fait un double..., grogna Bella en se désespérant de s'en débarrasser un jour. Il n'a que ça à faire, ça coûte cher de faire des clefs !

- Il serait peut-être temps de changer la serrure, proposa Aro en se levant et en lui resservant un verre.

- Si seulement j'avais les moyens..., lança-t-elle instinctivement avant de fermer les yeux en grimaçant.

Elle ne voulait pas qu'Aro se rende compte de sa situation financière. Mais après réflexion, son détective avait dû lui dire. Quelle merde !

- Ce sera fait d'ici à demain soir, affirma l'acteur en se rasseyant.

- C'est hors de question...

- Isabella n'essayez pas de me contredire, j'obtiendrais raison de toute manière. Si ça peut vous faire plaisir je retirerai le prix de l'opération sur votre prochain salaire. Je suis quelqu'un d'extrêmement têtu et je...

- D'accord ! D'accord ! Céda-t-elle en le voyant si enthousiaste. Vérifiez juste que Mike n'est pas à l'intérieur avant de changer la serrure.

- Cela signifie-t-il que vous acceptiez que je devienne votre manager ?

- Aro est-ce vraiment nécessaire ?

- Absolument ! Rit-il aux anges.

- Bien dans ce cas, si ça peut vous faire plaisir, je vous en prie. Mais je doute de devenir la star que vous attendez de moi.

- Si vous le devenez, j'aurais au moins le privilège de dire que vous êtes ma star.

Il semblait tellement sûr de lui en disant ça. Quelle certitude pouvait-il avoir. Bella se trouvait tellement banale, alors comment lui pouvait voir une future star en elle. Cet homme était fou, il n'y avait pas d'autre explication. La jeune femme se plongea dans son regard cherchant les réponses à ses questions, mais tout ce qu'elle réussit à faire, ce fut de se troubler face aux yeux gris d'Aro. Il en imposait tout de même.

La soirée passa tranquillement, ils discutèrent plus en profondeur de leur vie respective, de la série, des espoirs qu'Aro avait en ses acteurs et ses scénaristes. Mais également de sa longue amitié avec Carlisle et Esmée qu'il considérait comme de sa famille. C'est ainsi que Bella apprit que son patron avait deux frères, un plus vieux : Marcus un écrivain qui voyageait énormément et Caïus, plus jeune, un producteur apparemment très friand de jolies femmes.

Alec rentra une demi-heure avant son couvre feu, ce qui sembla chagriner légèrement son père. Bella se demanda bien pourquoi ? Cet homme était vraiment étrange ! Après avoir dit bonsoir à Carmen et Alec, la jeune femme suivit Aro jusqu'à sa voiture en continuant à plaisanter. C'était impressionnant avec quelle facilité son patron avait réussit à la mettre à l'aise, alors que Bella avait été programmée toute petite à détester n'importe quel acteur. Mais il semblait différent. Lorsque Aro s'approcha de chez elle, Bella le fit ralentir en lui disant qu'elle finirait à pied. L'acteur tourna un regard entendu vers elle, lui signifiant clairement que c'était hors de question. Bella ne souhaitait pas vraiment qu'il voit l'endroit où elle habitait. D'ailleurs elle ne sut plus où se mettre lorsqu'il grimaça à la vue de son immeuble.

- Je me demande si je ne vais pas vous augmenter Bella, soupira Aro en scrutant le taudis du regard.

- C'est tout à fait hors de question, intervint-elle en secouant la tête. Lorsque j'aurais eu mes premiers salaires, j'aurais amplement les moyens d'aller ailleurs, de toute façon je ne craint rien tant que la série n'est pas sortie.

- Vraiment, grogna Aro inquiet. Faites attention à vous Bella, tenez voici mon numéro de téléphone, en cas de besoin et puis de toute façon je suis votre manager maintenant, il vous le faut.

- Merci pour le repas, c'était délicieux, avoua-t-elle lui tendant la main pour lui dire bonsoir.

Aro l'attrapa, le regard malicieux, avant de tirer dessus et de lui faire la bise.

- Pas de ça entre nous Bella, murmura-t-il tous sourires. Je suis votre patron, c'est vrai, mais il hors de question que je passe pour un vieux chnoque incapable de dire bonsoir convenablement à une jeune femme. Ne soyez pas gêner, vous remarquerez très vite demain que je fais la même chose avec toutes les actrices.

- Ah les chanceuses, se moqua-t-elle en descendant de la voiture. Bonne nuit Aro et à demain.

- Avec grand plaisir Isabella...

La jeune femme entendit encore son rire après lui avoir claqué la portière au nez. Il en faisait exprès ! La brune monta les marches, le sourire aux lèvres. Peut-être que toute cette histoire allait lui être bénéfique au final. Quand elle referma la porte de chez elle, Bella faillit faire une crise cardiaque. Mike venait de débarquer en trombe de la cuisine.

- C'était qui lui ? S'énerva-t-il les yeux rouges et le visage blanc de colère.

- Qu'est-ce que tu fous encore chez moi ! Hurla-t-elle furieuse.

- Je t'ai posé une question !

- Moi aussi ! Répondit-elle en le fusillant du regard. Tu es chez moi ici...

Elle n'eut pas le temps de finir sa phrase qu'il l'attrapa par les cheveux et la bouscula contre le mur. Il choppa la nuque de la brune avec tellement de force que Bella gémit de douleur.

- C'est qui ce gars qui te ramène dans sa putain de bagnole hors de prix ?

- C'est mon patron Aro, avoua-t-elle apeurée à présent.

- Et ça lui arrive souvent de ramener ses employés chez eux à cette heure là ! Ricana-t-il comme un fou. Tu te fous de ma gueule Bella !

Il l'attrapa par la gorge, resserrant son emprise sur elle.

- Je te jure que c'est vrai, nous avons juste travaillé tard parce que je suis en retard sur les autres. Lâches moi maintenant.

Mike leva le poing et frappa avec force dans le mur, avant de partir en claquant la porte. Bella s'effondra au sol en pleurs. Il lui avait fait une peur bleue. Prenant soudain conscience qu'il était parti, la jeune femme ferma tous les verrous de sa porte d'entrée et mis même la commode devant au cas où. Pourquoi n'avait-elle pas réagis ? Il n'était pas très grand, ni très baraqué, elle aurait très bien put se défendre, mais il l'avait tellement surprise, que Bella n'avait pas bougé d'un cil. La prochaine fois que sa mère lui présentait quelqu'un, la brune promettait de ne jamais faire sa connaissance.


Alors alors ? Qu'est-ce que ça vous inspire ? On se retrouva mardi ! Bisous tout le monde.