Comme je vous l'avais dis, je vous poste le chapitre le soir, parce que aujourd'hui était mon premier jour à mon nouveau boulot, donc nous voilà à cette heure.
Bien alors on a des envies de meurtre contre Mike, comme c'est étonnant.
nana: c'est certaine que Bella a prit cher. Mike va être un problème, pendant un certain temps. Bisous.
Mitub: Merci beaucoup à bientôt. Bisous !
Guest: Tout le monde pense qu'Aro va se venger mais il a une autre idée en tête. Sûr qu'un déménagement arrangerai bien leur affaire, mais ce serait trop simple. Bisous !
Sabibi: Que tu restes sur ta fin c'est normal, c'est pour que tu reviennes chercher la suite. Bisous !
Nous y voilà, je vous laisse découvrir. Gros bisous !
Bella essaya une fois encore de gratter l'intérieur de son plâtre avec une baguette en râlant.
- Saloperie de merde..., grogna-t-elle en trouvant enfin l'endroit exact où ça la grattait. Ah génial !
Le soupir de jouissance que la brune poussa fit exploser de rire Jane à ses côtés.
- Heureusement que James n'arrive que ce soir, sinon il pourrait se poser des questions, se moqua la blonde.
- Je me trimballe cette merde depuis des semaines, je suis en train de devenir folle !
- Tu l'enlèves cet après midi, encore un peu de patience, ton poignet retrouvera bientôt toute sa mobilité. Mais évite de faire ce genre de bruit devant mon père quand il t'emmènera à l'hôpital, ça pourrait lui donner des idées.
- Ah ah ! Très drôle, maugréa Bella en fusillant son poignet du regard. Moi tout ce que je me dis c'est que ton père va tomber dans les pommes quand ils vont ouvrir cette horreur.
Jane la serra dans ses bras en riant de bon cœur. La blonde était heureuse que son père soit tombé sur un pareil phénomène. La police était toujours à la recherche de Mike, mais ils n'arrivaient pas à mettre la main sur lui. Bella avait enfin réussi à expliquer la situation à James qui veillait sur elle avec soin à présent. Le reste du temps, Aro se chargeait de jouer le garde du corps. Il lui avait proposé de venir occuper la chambre d'ami de sa grande maison tant que Mike ne serait pas arrêté. Même si cela aurait beaucoup rassuré Bella, elle ne pouvait pas empiéter sur la vie d'Aro. Il avait besoin de son intimité, comme la brune avait besoin de la sienne. En attendant, elle révisait religieusement son texte, parce qu'elle avait bien plus de boulot qu'avant. La sonnerie de l'appartement se fit entendre, avant que les deux femmes voit Aro apparaître dans le couloir.
- Bonjour les filles, salua-t-il en enlevant son manteau. Alors Bella, bientôt libérée ?
- J'ai envie de pleurer tellement je suis pressée, avoua-t-elle en essuyant une larme imaginaire sur sa joue.
- Il faut vraiment que tu changes d'appartement, la poignet de la porte des escaliers m'est resté entre les mains, se plaignit-il en souriant méchamment.
- Les appartements sont hors de prix et j'essaye d'économiser un peu avant d'en changer, s'expliqua Bella sérieusement. Alors, à moins que cet appart finisse par disparaître du jour au lendemain, je ne viendrai pas habiter chez toi.
- Va chez James, proposa-t-il vraiment pas rassuré.
La brune secoua la tête devant son entêtement. Il était incorrigible.
- Bien dans ce cas tu ne me laisses pas le choix, lança Aro en sortant son portable et en tapant un message.
- Qu'est-ce que tu as encore inventé, s'inquiéta aussitôt Bella connaissant son patron.
Peu de temps après, un homme débarqua dans le couloir, habillé d'un costard noir, un air froid collé au visage, suivi d'un autre immense qui passait à peine à la porte.
- C'est qui ça ? Demanda Bella apeurée.
- Papa je crois vraiment que ça ne va pas lui plaire, prévint Jane en ayant reconnu les nouveaux venus.
- Isabella je te présente Demetri et Félix, qui travaillent pour moi depuis de nombreuses années à la résidence Solaris. Ils seront tes gardes du corps...
- Je te demande pardon ?! S'écria la brune en grinçant des dents.
- Ce sont tes gardes du corps, insista Aro imperturbable. Tant que Mike traîne dehors et que la police ne l'attrape pas, ils resteront prêt de toi.
- Mais c'est complètement débile ! Je ne sors pratiquement jamais d'ici. Excusez moi les garçons, ce n'est pas contre vous, vous faites de superbes bodyguard, mais ils vont se faire tellement chier les pauvres !
Même s'ils étaient censés rester professionnel, Demetri et Félix laissèrent échapper un sourire.
- Je m'en moque, c'est non négociable, répondit son patron avec le sourire. Ils sont payés pour te protéger où que tu ailles, s'il faut qu'ils restent devant ta porte toute la nuit et bien ils le feront parce que c'est leur métier.
- Au moins pour une fois on le fera au chaud, intervint Demetri en haussant les épaules.
- Je n'ai pas le droit de donner mon avis là dessus, se scandalisa-t-elle n'en croyant pas ses oreilles.
- En aucun cas, tu n'avais qu'à accepter la chambre d'ami, se moqua Aro fier de lui.
Le regard que Bella lui jeta fit rire encore plus son patron. Il était hors de question qu'il lui arrive encore quoique ce soit.
- Si tu ne veux pas voir ça comme une geste d'amitié et bien considère que je protège mon investissement, se moqua-t-il en haussant les épaules.
- Tu veux que je te le colle où au juste ton investissement ! S'énerva-t-elle enfin.
- Nous n'allons pas aborder ce genre de sujet ensemble, répondit-il avec un regard lubrique qui fit rire les gardes du corps et Jane.
- Si on m'avait dit un jour que mon père sortirait un truc pareil devant moi ! Se scandalisa faussement la blonde en riant de bon cœur.
- J'ai tendance à oublier que tu es l'amie de Bella, avoua son père en grimaçant.
Il n'eut pas le temps de continuer que quelqu'un frappa à la porte. Comme bien souvent Bella se crispa dans son canapé. Lorsqu'une visite n'était pas prévue, elle avait tendance à angoisser.
- Ne t'en fais pas, si c'est lui au moins il va être bien reçu, cracha Aro en partant ouvrir.
Demetri et Félix retrouvèrent leur sérieux aussitôt qu'ils virent le regard apeuré de Bella. Elle se montrait très fière, mais au fond, elle n'en menait pas large. Les gardes du corps s'installèrent de façon à paraître le plus discret possible et à garder un œil sur leur patron. Quelle ne fut pas la surprise de Bella lorsqu'elle vit sa mère débarquer.
- Maman ! S'écria la brune en se levant de son canapé.
- Quel comité d'accueil ! Lança Renée en fusillant tous les hommes du regard. Il fallait s'y attendre quand on traîne avec des acteurs.
Bella ferma les yeux en mordant ses lèvres. Elle priait pour qu'on lui donne le courage de supporter cette conversation. Jane dévisagea la nouvelle venu avec dédain, comme elle l'avait fait avec Bella la première fois.
- Ça fait plusieurs mois que l'on ne s'est pas vu, tu n'as pas autre chose à me dire, demanda sa fille avec son sourire de circonstance.
- Y a-t-il un moyen de discuter seul à seul au moins, exigea Renée en fusillant particulièrement Aro du regard.
- Oh maman, mon appartement n'est pas très grand, tu devrais le savoir puisque c'est toi qui m'a obligé à le prendre pour te laisser seule avec ton nouveau Jules, répliqua la brune mauvaise.
Aro fit signe à sa fille de le suivre dans la cuisine, ils savaient tous que la discussion ne pourrait pas rester privée, mais elle en aurait l'illusion malgré tout. Bella avait l'habitude de gérer sa mère depuis des années, mais depuis qu'elle avait changé de vie, elle n'avait plus la patience de faire des efforts.
- Cet homme ne cherche qu'à te mettre dans son lit, tu en as conscience au moins ? Demanda Renée en s'installant dans le canapé.
Bella savait pertinemment que la porte de sa cuisine ne fermait pas et que tout ce que pourrait dire sa mère serait entendu.
- Cet homme comme tu dis est mon patron, mon manager et avant tout le reste mon ami, alors je te prierai d'avoir un peu de respect s'il te plaît, grogna Bella ne supportant pas que l'on dise du mal d'Aro.
- Il est bien plus âgé que toi, Aro Volturi est un acteur de renom et comme tous les êtres de son acabit, une fois qu'il aura obtenu ce qu'il veut de toi, il te jettera aux oubliettes comme tant d'autre avant toi...
- Tu ne le connais même pas en quoi te permets tu de le juger ?! S'énerva Bella n'en croyant pas ses oreilles.
- Ils sont tous pareils ! Cria Renée froidement. Ne crois pas que ce Aro sera différent de ton père. Tu es en train de reproduire les mêmes erreurs que moi. Je cherche juste à te protéger.
- Aro est mon ami !
- Charlie Stone était mon ami avant de me mettre enceinte ! S'égosilla sa mère hors d'elle.
Les lèvres de Bella se mirent à trembler, elle détestait entendre ce nom. De plus, cette conversation n'avait pas dû échapper à ceux qui se trouvait dans la cuisine.
- Il m'a séduite, puis rejetée, me laissant faire face seule à ce problème...
- Ce problème ! Siffla la brune en tuant sa mère du regard. C'est tout ce que je suis pour toi, tout ce que j'ai pu être !
- Ce n'est pas ce que je voulais dire Isabella, tu sais que je laisse souvent mes paroles dépasser mes pensées. Tu es la plus belle chose que j'ai faite de ma vie, mais je n'en ai pris conscience qu'à ta naissance. Avant cela, je ne savais pas comment réagir. J'ai fait de nombreuses erreurs que j'aurais pu éviter si ton père m'avait épaulée.
- Et en quoi tout cela est de ma faute ? C'est parce que tu es tombée enceinte qu'il est parti et c'est pour ça que tu m'en veux, parce que je suis celle qui l'a fait fuir loin de toi. Je ne peux pas être la fille que tu attends de moi. J'en ai assez d'être obéissante, de t'écouter te plaindre sans cesse alors que moi aussi j'ai des raisons de geindre. Tu as fait de moi l'être que je suis aujourd'hui, ne viens pas te plaindre qu'il ne soit pas à ton goût.
- Je cherche juste à te protéger...
- Moi ou toi ? Cracha Bella méchamment. Tu étais où quand je t'ai supplié de payer ma fac, quand j'avais besoin d'un logement, quand je me suis retrouvée à l'hôpital parce que Mike m'a prit pour un punching ball. Tu étais où ?
- C'est toujours mieux que ton père qui n'a jamais été là ! Lança Renée avec arrogance.
- J'en ai ras le cul que tu me parles de ce sale con ! Je ne l'ai jamais vu et pourtant à cause de toi j'ai toujours eu l'impression qu'il furetait dans l'ombre. Chacune de tes paroles est tournée vers lui. Lui encore lui, toujours lui. Je ne te le rendrai pas, je n'en ai pas la capacité ni l'envie.
Renée baissa les yeux devant la véracité des mots de sa fille. Charlie était l'amour qu'elle n'avait jamais pu avoir.
- Ça fait des mois que l'on ne sait pas vu et pourtant la première chose que nous faisons c'est nous disputer, soupira Bella fatiguée. J'en ai assez. S'il est préférable que nous ne nous voyons plus pour bien nous entendre, je suis prête à tenter la chose.
- C'était la raison de ma venue, s'expliqua Renée en se relevant. J'ai rencontré un homme, qui habite Paris et qui souhaite que je parte vivre avec lui.
- Oh ! Fit Bella étonnée. Quand vais-je le rencontrer ?
- Jamais. Je suis heureuse avec lui et je ne lui ai pas dit que j'avais une fille. Je préfère moi aussi que nous mettions un terme à tout cela. Je pars demain, j'ai déjà vendu la maison. Tu veux faire ta vie d'actrice, avec tes nouveaux amis et bien soit. Ne compte pas sur moi pour te suivre dans cette voix. Je ne serais pas là quand tu tomberas de haut.
Bella resta figée au milieu de la pièce, celle là sa mère ne lui avait pas encore faite.
- Bien, lança la brune en prenant sur elle. Moi tout ce que je veux c'est que tu sois heureuse si tu penses que cet homme est capable de te donner tout ce que tu as toujours désiré et bien profites en. Puis au moins je ne serai plus un fardeau pour toi, parce que c'est ce que j'ai toujours été.
- Je ne voulais pas que ça se termine ainsi, mais tu es incapable d'entendre raison, tout comme Charlie. Moi aussi je veux que tu sois heureuse et je ne pense pas que ma présence t'aide énormément.
Renée s'approcha de sa fille et la serra brièvement dans ses bras. Bella n'arrivait pas à réagir.
- Peux tu me rendre un dernier petit service avant que je ne parte ? Réclama sa mère.
La brune retint ses larmes et lui fit un oui de la tête.
- Retire te plainte contre Mike, il regrette et sa mère n'arrive pas à se remettre du passage de la police chez elle. Il a eu un moment d'égarement. Ne fais pas ton égoïste et apprend à pardonner.
Un petit rire malsain sorti de la bouche de Bella qui ferma les yeux en se demandant si elle avait bien entendu. Les mots traversèrent cette brume qui l'enveloppait depuis que sa mère lui avait annoncé son départ.
- Sors, ordonna Bella avec une voix caverneuse.
- Pardon ?
- Dégage de chez moi, sors d'ici, pars sans regret, moi je n'en aurai aucun à te voir partir. Dehors ! Hurla Bella hors d'elle.
Avec toujours cet air fier, Renée attrapa son sac à main et tourna les talons en claquant la porte derrière elle. La brune avait une envie fulgurante de casser tout ce qui se trouvait dans son appartement. Ses mains tremblaient de rage, de honte et de tristesse. Elle vit Jane et Aro passer leur tête à l'embrasure de la porte. Bella les avait presque oublié.
- Tu veux que j'aille chercher un flingue pour terminer le travail ? Lança Jane cherchant à la consoler.
- Jane ! La réprimanda Aro ne trouvant pas ça drôle.
- J'ai faillit lui exploser mon plâtre sur le coin de la gueule, cracha Bella folle de rage.
- Au moins tu aurais pu te gratter en toute liberté, tenta la blonde sous le regard furieux de son père.
- C'est ma mère bordel, c'est la femme qui m'a mise au monde. Mais qu'est-ce que j'ai fait de travers à la fin ? Pourquoi ne peut-elle pas m'aimer comme je suis ?
- Bella..., soupira Aro en s'approchant pour la prendre dans ses bras.
Mais elle l'évita avant qu'il arrive à son but.
- Non, désolé mais là c'est au dessus de mes forces. Je ne veux pas d'un câlin, je veux exploser quelque chose. J'ai besoin de décompresser.
- Ou d'une bonne nuit de sexe, proposa l'adolescente en haussant les épaules.
- Jane ! S'énerva pour de bon Aro. Demetri !
- Oui monsieur, s'exclama le garde du corps en apparaissant.
- Veillez à ramener ma fille à la maison, Félix vérifiez l'appartement, moi je me charge d'emmener Bella à l'hôpital.
Jane chercha à répliquer mais le regard de son père ne lui en laissa pas le temps. Il était préférable qu'elle s'abstienne d'une nouvelle remarque.
Lorsque Bella et Aro se retrouvèrent dans la voiture de celui-ci, le brun jeta un regard à sa protégée.
- Tu sais comment décompresser, dit-il concerné.
- Je ne pleurerai pas c'est hors de question ! s'énerva Bella en tournant son regard vers l'extérieur.
- Nous ne sommes que tous les deux, tu viens de subir l'une des pires disputes de ta vie, si ce n'est la pire. Ta mère t'a considérée comme une étrangère et t'a humiliée devant tes amis. Tu es en colère, tu es honteuse et surtout tu es triste. Elle ne veux pas t'aider, ce n'est pas mon cas. Alors arrête de faire ta forte tête et relâche la pression.
Bella se jeta aussitôt dans les bras de son ami en pleurant toutes les larmes de son corps. Elle ne le faisait presque jamais, sa mère lui avait assez répété qu'elle n'aimait pas les chouineuses.
- Nous serons là nous. Alec et sa galanterie, Jane et sa connerie et moi je serai là aussi. Je ne t'abandonnerai jamais.
La jeune femme ne trouvait pas les mots pour le remercier de sa gentillesse. Tout restait bloqué dans sa gorge lui faisant mal comme jamais. Qu'avait elle fait de mal à la fin à part dire clairement ce qu'elle pensait.
- Certaines personnes ne se rendent pas compte que leur égoïste peut blesser leur entourage, la consola-t-il en caressant ses cheveux. Tu n'as pas besoin d'elle Bella, tu es plus forte que ça. Ta famille est ici maintenant, tu es en train de te la créer.
Après plusieurs minutes, Bella se redressa en essuyant ses larmes.
- Au moins maintenant ils savent tous qui est mon père, grogna-t-elle en cherchant un mouchoir dans son sac.
- Ils tiendront leur langue. Demetri et Félix y sont tenus pas contrat et Jane comprend mieux que personne les enjeux. Je pense qu'elle se voit plus en toi que je ne l'aurais jamais crut. Ça ne l'empêche pas de dire les pires âneries quand la situation semble catastrophique.
Bella laissa échapper un petit rire. Sur le coup elle n'avait pas trouvé ça drôle, mais après réflexion, c'était une façon comme une autre de détendre l'atmosphère.
- Elle ne savait pas comment me réconforter, la défendit son amie avec tendresse.
- Jane tient à toi, c'est assez rare venant de ma fille, alors profites en.
La brune se tourna vers son patron et le remercia de son aide.
- Ne me remercie pas, si tu dois avoir une nuit de sexe ce n'est pas moi qui te dépannerai quoiqu'en dise ta mère, se moqua Aro en démarrant la voiture.
Le rire de Bella se propagea dans l'habitacle. Que ferait-elle sans eux ?
- James se portera volontaire j'en suis sûr, ajouta-t-il avec une pointe d'amertume.
Le soupir de la brune ne passa pas inaperçu et Aro tourna un regard intéressé vers elle.
- J'ai essayé de toutes mes forces, mais je n'arrive pas à être avec James. Jane dit que c'est à cause de Mike, mais je crois juste que... je ne l'aime pas. Pas comme je devrais.
Aro ne lui avoua pas qu'il était ravi de l'entendre, ce n'était pas la bonne chose à dire. Lui qui avait espionné pas mal des discussions de sa fille de sa protégée avait déjà soupçonné ce fait.
- Dis lui, proposa Aro en haussant les épaules. C'est un type bien, il t'adore et au fond, il le sait peut-être déjà.
- De toute façon je suis trop honnête pour continuer à profiter de sa gentillesse sans rien lui donner en retour. Pouvons nous enfin aller enlever cette horreur.
- Bien sûr, au fait regarde dans la boite à gant, ton scripte s'y trouve.
Bella se jeta avidement dessus, elle avait hâte de reprendre le travail. La brune avait déjà tournait des scènes de la seconde saison, ils avaient fait en sorte de cacher au mieux son bras. Malgré tout, elle avait perdu pas mal de temps, puisque que le plâtre pouvait être occulté à l'écran, mais ses hématomes c'était une autre histoire. De plus, elle avait dû se reposer deux bonnes semaines avant qu'Aro n'accepte de la voir revenir sur le plateau. Beaucoup des acteurs se posaient des questions, Rosalie et Emmett avaient tenu leur langue par respect pour leur amie. Le seul à qui Bella s'était confié, c'était Edward. Il était son ami depuis le départ et sa façon de s'inquiéter avait attendri la brune. Elle pouvait lui faire confiance, elle en était certaine.
Lorsque Bella fut amenée dans une salle d'observation pour pouvoir enlever cette horreur, elle fit rire Aro devant son impatience. Le médecin, lui aussi semblait amusé. Le petit sourire charmeur qu'il lança à la brune ne plus pas des masses à Aro par contre.
- Vous êtes Bella Swan, vous jouez dans la nouvelle série qui passe le soir ? Demanda le médecin en préparant ce dont il avait besoin.
- Mmhhh..., grogna la brune méfiante.
- Votre personnage est mon préféré. Généralement c'est toujours ceux là qui prennent le plus d'ampleur par la suite. J'ai hâte de voir ce que ça va pouvoir donner. De plus vous êtes déjà séduisante à l'écran mais vous êtes impressionnante en vrai si je peux me permettre.
- Vous ne pouvez pas vous permettre, répondit Bella de mauvais poil. Enlevez moi cette merde s'il vous plaît.
Aro sourit de bon cœur. Il connaissait assez bien sa protégée pour savoir que la drague de bas étage avait tendance à lui taper sur les nerfs. Aussi flatteur que ce soit, Bella ne savait pas accepter les compliments comme ils venaient. Ayant compris que sa patiente n'avait rien à voir avec le personnage qu'il voyait tous les soirs à l'écran, le médecin se tut et enleva le plâtre de Bella. Après avoir fait toutes les vérifications d'usage, le médecin laissa sa patiente courir vers l'évier pour se nettoyer le bras. Son soupir de soulagement quand elle se gratta fit sourire les deux hommes.
- Il y avait un rat mort là dedans, c'est pas possible autrement, grogna-t-elle en frottant le savon contre sa peau.
- Allez dépêche toi un peu, tu as James qui vient ce soir, la taquina Aro en levant les yeux au ciel.
- Laisse moi encore cinq minutes pour savourer ce moment de pur bonheur.
Le médecin se rendit compte qu'elle n'était pas méchante ou hautaine comme il avait pu le penser lorsqu'elle l'avait recadré. Bella était juste méfiante et elle avait des droits de l'être.
Aro se moqua d'elle tout le long du chemin de retour. La jeune femme l'ignora en lisant son scripte, dans le but certain de faire enrager son voisin, ce qui ne fonctionna absolument pas. Lorsqu'il s'arrêta devant l'immeuble de la brune, Aro remarqua aussitôt que quelque chose la chagrinait.
- Que se passe-t-il ?
- Rien..., répondit-elle aussitôt en rougissant légèrement.
- La vérité Isabella s'il te plaît, appuya Aro pas dupe.
- Je suis censée m'y prendre comment pour rouler une galoche à Jake sans que Jacob ne m'en roule une vraie ?
Le rire d'Aro fit sursauter la jeune femme. Elle était tellement attendrissante à ses yeux.
- C'est ça marre toi, se vexa-t-elle en se renfrognant. Mais si je ne mets pas de barrière à Jacob il va en profiter. Je demanderai à Edward c'est pas grave...
Aro perdit son sourire aussitôt. Tout à coup, il ne trouvait plus ça drôle.
- Je suis ton manager et je suis acteur en plus, donc tu as raison de me demander. Excuses moi pour ma réaction mais j'aurais pensé que tu aurais vu ça avec ton prof d'art dramatique.
- Il se peut que j'ai toujours esquivé ce genre de leçon..., avoua-t-elle en grimaçant.
- Et bien il faut que tu prenne soit la lèvre du dessus ou celle du dessous, il faut que tu vois avec Jacob...
- Enfin ça va se voir ou se ressentir non ? L'interrogea Bella en fronçant les sourcils. Il y a forcément une différence.
- Regardes.
Aro défie sa ceinture de sécurité et s'approcha d'elle. Bella se figea sur place. Il n'allait tout de même pas...
- Je vais juste te montrer, rien de méchant, tu as juste à suivre ce que je fais, c'est mécanique rien de plus, lui expliqua-t-il gentiment.
Bella retira donc sa ceinture à son tour, mieux valait que ce soit lui qui lui montre plutôt que Jacob. Aro passa sa main sur la nuque de la jeune femme et s'approcha. Il posa délicatement ses lèvres sur celle supérieure de Bella. La brune comprit enfin le principe, c'était du jeu, comme tout le reste. Aro se recula légèrement et lui souffla :
- Mécanique tu vois.
Puis il appuya un peu plus sur la nuque de la brune et l'embrassa à pleine bouche. Le cœur de Bella tressauta dans sa poitrine et un gémissement lui échappa lorsqu'elle sentit la langue d'Aro chatouiller la sienne. Ça n'avait plus rien d'une comédie. C'était enivrant, passionnelle et délicieux. Trop vite à son goût, Aro se recula et se remit à sa place.
- Est-ce que tu as senti la différence là ? Demanda-t-il la voix rauque.
Bella se contenta de faire oui avec sa tête. Les mots lui manquaient.
- Alors ne t'inquiète pas pour Jacob, si tu vois qu'il tente le deuxième baiser tu lui exploses les parties à coup de genoux.
Elle lui sourit, le remerciant de l'avoir aidé. Mais au fond c'était une toute autre histoire. Ce second baiser ne l'avait pas laissé indifférente. Pas comme tout ceux qu'elle pouvait échanger avec James. Il fallait qu'elle sorte de cette voiture et vite. Bella avait eu trop d'émotion pour une seule journée. Après avoir dit un au revoir pressé à son patron, la jeune femme se réfugia dans l'entrée de son immeuble, où Félix l'attendait déjà. Avait-il vu ce qui venait de se passer dans la voiture, parce que si c'était le cas, il avait de quoi extrapoler. Aro s'occupait d'elle jusqu'à lui mettre des gardes du corps à son service, il l'emmenait à l'hôpital et lui offrait le plus beau baiser de son existence.
Le soir venu, Bella se promit de mettre les choses au point avec James. Le problème c'était qu'il n'avait pas l'air d'être dans son assiette. Lui si expansif habituellement semblait muet tout à coup. Ils étaient à table, la brune en avait profité pour faire un bon repas comme pour s'excuser. Mais James n'y touchait pas vraiment.
- Quelque chose ne va pas ? Demanda Bella en reposant son verre de vin.
La séparation pouvait attendre, si James n'allait pas bien, il fallait qu'elle prenne sur elle pour l'aider avant tout.
- Non, ça va, c'était juste une rude journée, répondit-il avec un maigre sourire. Tu as enfin enlevé ton plâtre.
- Oui enfin est le mot, ricana Bella heureuse de pouvoir bouger librement.
- Et ta journée ça a été ? L'interrogea-t-il pour faire la conversation.
- A part Aro qui m'a collé des gardes du corps, ma mère qui m'a avoué partir habiter à Paris en prenant bien soin de me dire que ce n'était pas la peine que je lui donne des nouvelles et un médecin un peu collant, non rien de bien passionnant.
James lui lâcha son premier vrai sourire de la soirée. Bella n'allait certainement pas lui dire que son patron l'avait embrassé comme un dieu dans sa voiture. James attrapa la main de sa petite amie et lui fit un sourire tendre.
- Bella il faut que je te parle, avoua-t-il enfin mal à l'aise.
- Je t'écoute, répondit-elle en fronçant les sourcils.
- Nous nous entendons bien et j'adore ta compagnie mais... je me dois d'être honnête avec toi. J'ai rencontré quelqu'un. Et bien que tu sois belle à crever, intelligente et drôle, je ressens quelque chose de plus avec elle. Ne m'en veux pas je t'en supplie, ça m'est tombé dessus sans que je comprenne...
Il se stoppa quand il vit le sourire attendri de Bella. Lui en vouloir ? Comment pouvait-elle ? La brune posa sa tête dans sa main en lui affichant un visage serein.
- Comment s'appelle-t-elle ? Demanda gentiment la jeune femme.
- Victoria, répondit James en se grattant la nuque. Je te jure qu'il ne s'est rien passé entre nous pour l'instant parce que je te respecte trop mais je...
- Et bien tu vas te dépêcher de rattraper le temps perdu avant que quelqu'un ne te la pique, trancha Belle en lui attrapant la main. Je ne t'en veux pas bien au contraire. Je trouvais que notre relation devenait un peu trop platonique. Je pense sincèrement que nous sommes fait pour être amis et rien de plus. Qu'est-ce que tu en dis toi ?
- Que j'aurais jamais eu une rupture aussi facile, admit-il choqué. Quel genre d'alien es-tu Isabella Swan ?
- Je suis juste quelqu'un qui sait voir la vérité en face. Nous ne sommes pas fait l'un pour l'autre même si nous nous entendons extrêmement bien. Peut-on savourer ce repas maintenant, parce que j'ai mis plusieurs heures à le préparer.
- Avec joie, répondit-il retrouvait le sourire.
Au final cette journée ne finissait pas si mal, même si elle s'était fait larguée, Bella s'estimait heureuse. Il n'y avait pas eu d'esclandre, pas de disputes, juste une discussion calme et posée. De quoi la réconcilier avec les heures du début d'après midi. Elle vit nettement le froncement de sourcils de Félix quand il vit James partir. Bella le rassura juste en lui disant que tout allait bien. Et pour une fois c'était le cas. C'est sereine qu'elle se coucha, elle en avait presque oublié sa mère. Non ce qui n'arrêtait pas de lui trotter dans la tête c'était le baiser d'Aro. L'avait-il vraiment fait pour lui montrer la différence ? C'était probablement le cas, mais cette réponse ne satisfit pas Bella, bien au contraire. Elle qui s'était jurée de ne jamais se laisser séduire par un acteur, se rendait compte que son patron prenait de plus en plus de place dans son cœur.
Alors, j'ai été gentille sur la fin non ? Bisous !
