Et oui nouveau chapitre, tardif, désolé j'ai oublié qu'on était mardi (honte à moi).

Pour celui ci on va découvrir un peu plus Demetri, qui va être un perso qui va suivre Bella pendant un bon bout de temps.

Guest ( MC ): Mais je suis toujours gentille... enfin presque. Ah Charlie arrivera a un moment ou a un autre, mais je n'en dirais pas plus. Bisous !

Aurlie M: Ah mais il y en aura d'autre, quand, ça en revanche je ne vais pas le dire. Renée je l'ai faite bien gratinée, sacré personnage. Bisous !

Voilà voilà, je vous laisse bonne lecture !


Bella regarda sa table de cuisine, où elle était seule. Elle s'était préparée un bon gâteau, en sachant très bien que personne ne serait là pour le partager avec elle. C'était son anniversaire et elle avait bien gardé sous silence ce petit détail.

Aro aurait pu s'en souvenir, il avait eu son acte de naissance entre les mains, mais dernièrement il discutait beaucoup avec des réalisateurs, certainement dans le but de faire un nouveau film. Même si Bella lui souhaitait le meilleur, s'imaginer sur le plateau sans lui avait tendance à lui filer le bourdon. La saison deux était en plein tournage et Bella avait du mal à croire que cela faisait plus d'un an qu'elle connaissait Aro.

Au final, après ce fameux baiser dans la voiture, plus rien ne s'était jamais passé. Il avait gardé son humour habituel avec elle, son sérieux pendant le travail, même si Jasper avait souligné que leur patron était plus grognon lorsqu'il avait des scènes d'amour entre elle et Jacob. Heureusement ce dernier n'en avait pas profité pour la draguer encore plus, à croire qu'il avait fini par comprendre que rien ne serait possible entre eux. Depuis il lui semblait bien plus sympathique.

Pas de nouvelle de Mike, ni de sa mère... Ce soir là, Bella se sentait vide. Elle n'avait même pas parlé de sa rupture avec ses amies. Même si elle ne l'admettait pas, la brune se sentait abandonnée par sa mère. Oui elle était insupportable et égoïste, mais malgré tout Bella se sentait responsable de son départ. Elles avaient toujours fêtées son anniversaire ensemble, c'était la première année où ça n'était pas le cas.

Elle sursauta lorsqu'elle entendit frapper à la porte. Essuyant la larme traîtresse qui avait coulé de son œil, Bella partit voir lequel de ses gardes du corps ça pouvait bien être.

- Excusez moi de vous déranger Bella, mais vous venez de recevoir un colis par coursier et je préférerai que nous l'ouvrions ensemble, lança Demetri consciencieusement.

- Je t'en prie entre, proposa-t-elle en ouvrant un peu plus la porte. Et arrête de me vouvoyer !

Le petit sourire en coin de Demetri lui fit lever les yeux au ciel. Elle était certaine qu'Aro leur avait imposé cette règle pour garder une certaine distance. Bien dans ce cas elle le vouvoierez jusqu'à ce qu'il en ait assez lui aussi. Bella jeta un coup d'œil au paquet en grimaçant.

- Est-ce qu'il y a une carte ? Demanda-t-elle en fronçant les sourcils.

- Pas à l'extérieur dans tous les cas, répondit Demetri en se dirigeant vers la cuisine.

Bella vit le froncement de sourcils de son garde du corps lorsqu'il vit le gâteau avec l'unique bougie qui trônait dessus. Il eu la gentillesse de ne pas commenter. Posant le cadeau sur le plan de travail, il demanda à Bella de reculer.

- Quoi vous croyez que l'on m'a envoyé une bombe, se moqua-t-elle en obéissant.

- Vous commencez à vous faire connaître et votre quartier n'est pas très sûr, vous feriez mieux de déménager, conseilla Demetri en examinant le paquet blanc de plus prêt.

- J'ai l'impression d'entendre Aro, ajouta-t-elle avec le sourire.

Lorsqu'il estima que le paquet était en mesure d'être ouvert, il laissa Bella s'en charger. Elle ne recula même pas lorsqu'elle vit les asticots dévorant les roses rouges qui se trouvaient à l'intérieur. Un mot était posé au dessus « Je ne t'oublie pas ».

- Reculez Bella, ordonna Demetri en refermant la boite.

- Il ne me l'avait pas encore faite cette là, rit-elle de bon cœur.

- Ça n'a rien de drôle !

- L'imaginer ramasser les vers un par un dans l'espoir de m'apeurer me fait mourir de rire pourtant, lança-t-elle en secouant la tête sachant très bien de qui venait ce « cadeau ».

- Ça commence ainsi et ça finit par une voiture qui vous renverse au coin d'une rue, vous ne devriez pas prendre cela à la légère. Aro à raison de vous faire protéger.

- Merci pour le plombage de morale, se plaignit-elle en grimaçant.

- Désolé, mais je cherche juste à prendre soin de vous...

- Et me rendre parano par la même occasion. Ne vous en veuillez pas, vous faites juste votre travail.

- Savez-vous pourquoi après des mois de silence vous recevez ça ?

- C'est mon anniversaire, marmonna-t-elle en haussant les épaules.

Demetri tourna son regard vers la table où se trouvait le gâteau. Il se sentit mal pour elle tout à coup.

- Joyeux anniversaire, tenta-t-il avec un petit sourire.

- Merci, répondit-elle en lui rendant son sourire. Ne vous en faite pas pour moi, je ne le fête jamais.

- Alors pourquoi avoir fait un gâteau ?

- Parce que je suis gourmande ! Répliqua Bella comme si c'était une évidence. Vous en voulez une part. Il est au chocolat.

- Si vous soufflez la bougie, ce sera avec plaisir, accepta-t-il avec gentillesse.

Bella sortit donc une autre assiette et une cuillère. Demetri en profita pour allumer la bougie et il exigea que la brune la souffle. Le sourire revint peu à peu sur les lèvres de la jeune femme.

- Pourquoi n'avez vous prévenu personne, c'est le genre de chose qui se fête, demanda-t-il cherchant à comprendre.

- J'ai toujours été seule avec ma mère le jour de mon anniversaire. Elle ne voulait même pas que mes grands parents soient là. C'était juste nous deux. Je ne l'ai jamais célébré avec des amis ou autre. Alors maintenant qu'elle est parti, je suppose que je dois perpétuer la tradition sans elle.

- Votre mère est partie sans vous et sans se retourner, ne vous sentez pas coupable de continuer à vivre sans elle. Ça fait plusieurs mois que je travaille pour vous et vous ne méritez pas d'être seule en ce jour.

- Je n'ai plus de famille, soupira Bella se sentant seule.

- Créez en une autre. Aro n'a jamais fait protéger personne par ses propres gardes du corps, ça doit vouloir dire quelque chose. Jane et Alec semblent être vos amis, Rosalie et Tanya aussi. Vous donnez l'impression d'être très ouverte, mais il serait peut-être temps de l'être vraiment. Je parie que vous ne leur avait même pas dit que vous n'étiez plus avec James.

- Pourquoi vous ne l'avez pas fait ? demanda-t-elle en haussant les épaules.

- Je suis garde du corps, pas espion. Vous avez peur des hommes Bella et des hommes bien, encore plus, parce que vous n'en avez jamais connu. Aro est un homme bien.

- Je croyais que vous étiez garde du corps pas psy, répliqua Bella surprise qu'il l'analyse si bien.

- J'ai eu une vie mouvementée, j'ai fait de la prison pour des conneries de jeunesse. Quand je suis sorti, il ne me restait que mon frère, Félix. Personne ne voulait m'embaucher à cause de mon casier. Félix a parlé de moi à Aro, lui promettant que j'étais fiable. Ça fait dix ans que je bosse pour lui et il n'a jamais eu à se plaindre de moi. J'ai une femme, deux enfants et tout ça c'est parce qu'il a eu confiance en moi. J'ai une dette envers lui. Je le connais depuis toutes ces années, je suis son ombre. Alors je pense le connaître un minimum. Il tient à vous, j'ai vu comment il vous regarde. Il n'a jamais fait protéger une de ses actrices, pas même Rosalie qui aurait du l'être, il n'en a jamais emmené à l'hôpital, aucune d'entre elle n'a passé plusieurs nuits chez lui, du moins pas dans la chambre d'amis.

Bella et Demetri échangèrent un rire, De toute manière si Bella mettait un jour un pied dans la chambre d'Aro, Jane l'en ferait sortir à coup de pied dans le derrière.

- C'est mon patron, depuis le départ je lui ai bien fait comprendre qu'il ne se passerait rien entre nous...

- C'est aussi et avant tout votre ami, il devrait être là, l'interrompit Demetri en croquant dans le gâteau. Vous êtes une femme simple, sans artifices et charmante. Votre problème c'est cet énorme manque de confiance en vous.

- Essayez vous de me caser Demetri ? L'interrogea Bella en fronçant les sourcils.

- Oui avant que mon frère ne cède à ses pulsions et ne vous saute dessus.

Bella s'en étouffa avec son bout de gâteau. En voilà encore une nouvelle.

- Ne me regardez pas ainsi, c'est la vérité. Félix a un balai dans le derrière, il chérit son travail comme personne et se torture l'esprit parce que pour lui, vous êtes un travail. Or il n'arrive pas très bien à se concentrer quand vous êtes dans les parages. S'il me voyait ainsi avec vous, j'aurais le droit à une heure de monologue sur comment rester professionnel en toute circonstance.

- Votre frère est séduisant mais ce n'est pas vraiment mon genre d'homme, lui expliqua calmement Bella ne souhaitant pas le vexer.

- Oh ne vous inquiétez pas, il le sait et moi aussi, la rassura Demetri en secouant la main comme pour jeter le problème derrière lui. C'est juste qu'il a été déstabilisé. Il n'a pas l'habitude de voir une actrice aussi... naturelle, ça a dû attendrir son cœur de pierre, un peu comme Aro.

- Un asticot pour accompagner votre gâteau et vous empêcher par la même occasion de raconter des âneries ?

- Classe ! S'écria-t-il en grimaçant. Quel dommage que je doive vous protéger, sinon nous serions devenu de grand amis je pense.

- L'un n'empêche pas l'autre, répondit-elle avec sincérité.

- Ce n'est pas très éthique et je pourrais faire des erreurs par manque de concentration...

- Vous avez l'air de connaître votre métier, alors je ne pense pas qu'une amitié entre nous change votre professionnalisme, de plus, si vous m'appréciez réellement, vous serez d'autant plus vigilant.

Demetri lui serra gentiment la main en lui faisant un clin d'œil. Après avoir fini sa part de gâteau, il se décida à reprendre sa place devant la porte d'entrée en emportant le fameux colis. Bella partit prendre sa douche et se cala devant un film en attente de sommeil. Demetri avait été un amour avec elle, il lui avait fait oublier cette sale journée et elle ne savait pas comment l'en remercier.

Bella manqua de faire une crise cardiaque lorsqu'elle entendit frapper à la porte avec énergie, puis qu'elle vit débarquer Aro qui semblait furieux. La tête de la jeune femme devait être impayable, les cheveux encore mouillés, en pyjama avec de grosses chaussettes et un plaide.

- Mais qu'est-ce que tu fais ici ? S'étonna-t-elle en cherchant l'heure du regard.

- Pourquoi c'est Demetri qui est obligé de me prévenir que c'est ton anniversaire et que tu es seule ? S'énerva Aro en tapotant du pied et en croisant les bras.

- Parce que ce n'est pas important, répondit-elle en fronçant les sourcils.

- Pas import... pas important ! Cria-t-il n'en croyant pas ses oreilles. Bordel Bella, tu as des amis ! Tu n'as pas à être seule le jour de ton anniversaire...

- Ce n'est pas la fin du monde Aro, je ne l'ai jamais fêté, ce n'est qu'une année de plus, voilà tout.

- Le seul cadeau que tu as reçu aujourd'hui, est celui d'un psychopathe qui t'a tabassé, alors si, pour moi c'est la fin du monde. Va t'habiller !

- Pardon ? Bafouilla-t-elle perdue.

- Tu m'as très bien entendue ne me fait pas répéter. Grouille toi !

- Aro...

- Je te jure sur la tête de mes enfants que si dans cinq minutes tu n'es pas dans ta chambre à choisir une belle robe, je te déshabille moi même !

Le choc se peint aussitôt sur le visage de la brune. Il semblait être vraiment sérieux. C'est lorsqu'il s'approcha avec détermination, qu'elle s'envola comme par magie et disparut dans sa chambre. Est-ce que tout allait bien chez cet homme ? L'idée de se faire déshabiller par Aro était tentante mais à la fois gênante. Bella se retrouva donc devant son armoire cherchant à savoir ce qu'elle allait bien pouvoir mettre.

- Une belle robe comment ? Cria-t-elle perdue.

- Comme la noire que Jane t'a offerte, ça ira très bien et en plus tu es divine dedans...

Bella leva les yeux au ciel en entendant le compliment.

- Et je t'interdis de faire ce truc avec tes yeux ! Lança-t-il de derrière la porte.

La jeune femme se retourna en vitesse pour savoir comment il avait fait pour voir ça. Mais après tout, avait-il vraiment besoin de le voir, il la connaissait par cœur. Bella enfila donc la robe que Jane lui avait cédée, prétendant qu'elle était trop grande, or son amie n'était pas une imbécile. Bella savait très bien qu'elle lui avait acheté et qu'elle avait inventé ce bobard dans l'espoir que ça passerait mieux. Après avoir chaussé des escarpins, s'être coiffée et maquillée, la jeune femme rejoignit Aro dans le salon. Il la dévora du regard, avec un sourire fier avant de se reprendre.

- Je n'ai jamais vu une femme se préparer aussi vite et être toujours aussi parfaite, la complimenta-t-il sincère.

- Aro je sais que c'est mon anniversaire, mais il n'est pas nécessaire de me flatter, lança-t-elle en rougissant.

- Bien au contraire. Moi je me pose une question. Où est James ? Il devrait être avec toi !

Bella baissa la tête en se mordant la lèvre.

- Nous ne sommes plus ensemble, avoua-t-elle devant le regard choqué d'Aro.

- Mais... depuis quand ?

- Le jour où ma mère est venu ici faire son scandale. Le soir, avec James, d'un commun accord, avons décidé que c'était bien mieux ainsi. Je préfère avoir un bon ami qu'un petit ami avec qui je ne suis pas sincère.

- Mais pourquoi n'avoir rien dit ?! Ça fait plusieurs mois et tu n'en parles à personne ! Se scandalisa-t-il.

- C'était plus simple ainsi, j'aurais pu en parler à Jane, mais elle adore James. Au moins ça a tenu Jacob et Edward à l'écart.

- Jane t'adore plus que James voyons ! Puis moi je suis là. Il est hors de question que tu vives à nouveau ça seule, est-ce que c'est bien clair. Pourquoi te sens tu obligée de tout supporter seule ?

- Parce que ça a toujours été ainsi, répondit-elle en haussant les épaules.

- Et bien c'est fini ce temps là Miss Swan. Suis moi, nous allons célébrer ton anniversaire même si ça ne sera jamais aussi bien que ce que j'aurai prévu si j'avais été au courant.

- Mon anniversaire est dans un an, est-ce que tu crois que tu es prévenu assez à l'avance ? Se moqua-t-elle ouvertement.

Aro la fusilla du regard et la menaça de son doigt levé. Puis il abandonna, Bella était beaucoup trop têtue. Quand elle ouvrit sa porte d'entrée, la jeune femme se dirigea vers Demetri et lui lança une claque sur l'épaule qu'il ne dut absolument pas sentir.

- Je croyais que vous n'étiez pas espion !

- Je voulais vous envoyez un message avec mon téléphone et j'ai mis le mauvais destinataire, répondit-il faussement désolé. Vous m'en voyez navré.

- Traître ! Je finirai mon gâteau toute seule pour la peine.

- Oh quel dommage, il était tellement bon...

Aro s'amusa à les regarder. Bella avait cet effet sur les plus discrets d'entre les hommes. Jamais il n'avait échangé plus de quelques mots avec Demetri en dix ans et pourtant, Bella, elle, arrivait à lui faire la conversation et à lui remonter les bretelles par la même occasion.

- Ma vengeance sera terrible, gardez bien ça à l'esprit, menaça-t-elle en tournant les talons.

- Merci, souffla Aro à Demetri avec un magnifique sourire.

- Ne me remerciez pas, elle ne méritait pas d'être seule même si elle prétend le contraire.

Bella lui aurait bien tiré la langue si ça n'avait pas été aussi puérile. Aro lui attrapa le bras dans l'espoir de la faire lâcher sa proie. Remettant à plus tard sa vengeance, la brune se laissa entraîner vers la voiture de son patron. Ils roulèrent jusqu'à un restaurant hors de prix du centre ville. Le regard de Bella se fit tueur, ce qui amusa plus qu'autre chose Aro.

- Si tu m'avais prévenu, je me serais contenté d'une soirée en petit comité à la maison, mais puisque tu as fait ton antisociale, nous voici ici, se moqua-t-il gentiment en descendant.

Un employé vint lui ouvrir la porte côté passager et l'aida à descendre. Bella ne se sentait absolument pas à l'aise. Aro la rejoignit et la dirigea vers l'entrée. Le lieu fit pâlir la brune, jamais encore elle n'était rentrée dans un restaurant aussi luxueux. Elle ne se sentait pas du tout à sa place. L'acteur le remarqua aussitôt et sourit. N'importe quelle femme qu'il aurait emmené ici se serait réjouie, mais pas Bella.

- Détends toi, lui conseilla-t-il une fois qu'ils furent assis. Je t'invite juste au restaurant.

- C'est un restaurant où il n'y a pas de prix sur ma carte, ça part déjà mal, grimaça-t-elle à moitié.

- Ça me fait plaisir de t'inviter, alors ne m'oblige à me fâcher !

- Ok ! Abdiqua-t-elle enfin agacée.

Aro ne se vexa pas de son ton. Il commençait à bien la connaître, toute cette mauvaise humeur était plus dû au fait qu'il ait su qu'elle était seule le jour de son anniversaire, plutôt que le fait de venir manger dans un palace.

- Je vais peut-être avoir besoin d'aide, rougit-elle en se mordant la lèvre. J'y comprend rien.

L'acteur était resté bloqué sur sa lèvre qu'elle venait de mordiller. Bizarrement, ça l'avait troublé. Elle était sublime et Aro avait beaucoup de mal à décrocher son regard d'elle.

- Te connaissant un minimum je te conseille l'entrée deux avec le plat quatre. Tu m'en diras des nouvelles, conseilla-t-il au bout d'un moment.

- Je te fais confiance, répondit-elle perdue.

Ils commandèrent et prirent du vin en accompagnement. Préférant entrer directement dans le vif du sujet, Aro ne passa pas par quatre chemins.

- Tu aurais dû me prévenir, l'accusa-t-il mécontent qu'elle ne se soit pas confier à lui.

- Pourquoi faire ? Je n'ai jamais fêté mon anniversaire, pas une fois. Ma mère voulait que ce soit nous deux et personne d'autre.

- C'était égoïste de sa part, reprocha Aro en secouant la tête.

- Peut-être, mais une fois dans l'année, j'avais l'impression d'être sa seule et unique priorité. Sauf que cette année...tout a changé.

- Oui tout a changé, effectivement et pour le mieux. Tu as trouvé du travail, tu as trouvé des amis et moi je te vois t'épanouir chaque jour. Tu n'as plus besoin de ta mère, pas que je sois sans cœur et que je veuille que tu souffres de son absence, mais regarde toi ! Tu es beaucoup mieux sans elle.

Bella lui fit un maigre sourire. Il essayait de lui remonter le moral et il réussissait plutôt bien. Elle lui attrapa la main au dessus de la table et le remercia.

- Et toi alors comment ça se passe avec les réalisateurs ? Pour quand est ton prochain film ? Demanda-t-elle curieusement.

Aro se mit à rire en secouant la tête. Il attrapa son verre de vin et en but une gorgée en la dévorant du regard.

- Pas de film pour moi en prévision.

- Mais enfin ? Pourquoi tous ses rendez-vous alors ? L'interrogea-t-elle perdue.

- Ce n'est pas pour moi qu'ils m'ont contacté, ils ont pris rendez-vous avec le manager de mademoiselle Swan vois tu.

Le sourire de Bella se fana aussitôt. Est-ce qu'elle venait bien d'entendre ce qu'il venait de dire ? Elle fronça les sourcils aussitôt en se tassant dans sa chaise.

- C'est incroyable, se moqua-t-il gentiment. Tu ne te rends vraiment pas compte de ton talent. Figure toi que ce n'est pas le cas de tout le monde. J'ai eu beaucoup de proposition de rôle pour toi. J'en ai sélectionné quelques uns qui je pense te conviendrais parfaitement, mais je n'ai rien confirmé pour l'instant, parce que c'est à toi de décider.

- Pour le cinéma ? Demanda-t-elle pour être tout à fait sûre.

- En effet. J'ai gardé trois dossiers sous le coude. Deux sont des personnages secondaires et le troisième est un peu plus important. Mais mon conseil d'expert est qu'il faudrait vraiment que tu acceptes la proposition de Garrett Grant, c'est un petit rôle, mais il a flashé sur ton jeu d'actrice et je suis certain qu'il te rappellera après si tout se passe bien entre vous.

- Le...le Garrett Grant ? S'étouffa presque Bella.

- Oui, il te veut toi et je te conseillerai d'accepter. Sache que c'est tout à fait compatible avec le tournage de la série.

- Mais je ne fais pas de cinéma...

- Ah non que fais-tu chaque jour alors ? Ce n'est pas parce que ça ne concerne pas le même écran que tu ne peux pas jouer de la même façon. Tu es excellente et tu as attiré le regard de Garrett Grant, ainsi que d'autre qui serait ravi de travailler avec toi.

- Mais je ne serai jamais à la hauteur...

- Bien sûr que si, moi j'y crois, je sais que tu peux le faire et aussi bien que n'importe lequel des acteurs de la série. Depuis la première fois où je t'ai vu jouer, j'ai su que tu avais ça en toi et que tu deviendrais quelqu'un.

Bella baissa les yeux indécise. On voulait d'elle dans un film. Dans plusieurs films, dont un de Garrett Grant, qui était un réalisateur de grande renommé que Bella adorait. Ses films l'avaient à la fois fait mourir de rire mais aussi pleurer toutes les larmes de son corps.

- Je sais que tu détestes en parler, surtout le jour de ton anniversaire, mais ton père est un acteur de talent. Il a été oscarisé, récompensé de tous les côtés. Ce n'est pas un bon père, mais c'est l'un des meilleurs acteurs de sa génération. Tu as hérité de ce don.

- Et tu crois quoi, ricana-t-elle en fuyant son regard. Que je vais faire la même carrière.

- Si tu suis son parcourt, pourquoi pas, répondit franchement Aro sûr de lui. Il ne s'est jamais enfermé dans une case. Il ne fait pas uniquement des films d'actions ou des tragédies. Il touche à tout, tout ce qui lui donne envie. Il crève l'écran dès qu'il y apparaît. C'est l'effet que tu fais à tout le monde. Garrett n'a cessé de me répéter que tes yeux l'avaient envoûté. Pas dans le sens... dragueur du terme, juste, il n'a pas pu décrocher de ton regard. C'est une chose chez toi qui capte l'attention, tes yeux. Tu joues avec tellement d'intensité que ça ressort dans tout ce regard chocolat. J'ai les contrat et les scriptes, je te laisserai jeter un coup d'œil, ça sera à toi de choisir. Mais sache une chose, c'est très rare que ce soit les réalisateurs qui viennent demander quelqu'un de spécifique pour de petit rôle. C'est que tu fais donc bonne impression.

Les plats arrivèrent, laissant le loisir à Bella de réfléchir encore un peu avant de répondre. Elle ne savait pas quoi dire. Elle en avait envie, oh ça oui ! La peur de rencontrer son père lui tenaillait le ventre. Mais devait elle s'arrêter à ça juste par frayeur ?

- Je vais venir jeter un œil au scénario, répondit-elle enfin décidant que c'était à elle de prendre ses propres décisions.

Le sourire d'Aro se fit complice. Il savait à quel point cette décision n'était pas simple à prendre pour elle. Mais il était fier qu'elle ait fait ce choix.

- J'espère que tu jetteras un œil aux autres aussi. Je comprend que l'idée de travailler avec Garrett Grant soit tentante mais il ne faut pas négliger les autres propositions.

- Je ne le ferai pas. Si tu m'assures que je peux combiner la série plus ces rôles, j'y réfléchirait, c'est promis.

Il la regardait avec adoration. Elle était capable d'aller loin, il fallait juste qu'elle en prenne conscience et qu'elle se fasse confiance. Prenant une bouchée de son entrée, Bella laissa échapper un gémissement qui fit frissonner Aro des pieds à la tête.

- Oh bon dieu ce que c'est bon, constata-t-elle en fermant les yeux.

L'acteur mourait d'envie de l'embrasser. Il n'avait rien dit jusqu'ici, n'avait rien laissé transparaître, sauf peut-être quelque fois où les yeux avisés de Jasper et Alec l'avaient remarqué. De toute façon il ne pouvait rien cacher à son fils et Jasper était une espèce de détecteur à émotion. Bella lui avait retourné le cœur et la tête à la seconde même où il l'avait vu remettre cette actrice de merde en place. Si elle n'avait pas voulu du rôle, il aurait trouvé autre chose pour la garder sur le tournage. Mais en plus de ça, c'était une actrice remarquable. Et quand il avait appris à la connaître il s'était rendu compte d'à quel point elle était rafraîchissante et spontanée. Pas de faux semblant avec Bella. Juste une personne entière. Même Jane s'était laissé prendre dans ses filets.

- Est-ce que tout va bien, s'inquiéta Bella en voyant son silence.

- Parfaitement oui.

Il lui dirait un jour. Il lui dirait qu'il se noyait chaque jour dans son regard, qu'il adorait l'entendre rire, que ses lèvres étaient un appel à la tentation et qu'il tuerait quiconque chercherait à lui faire du mal. Aro se foutait royalement de leur différence d'âge, du fait qu'elle était amie avec sa fille et qu'il était son patron. Non lui, ce dont il avait peur c'était des journalistes qui pouvaient détruire une relation avec leur merde et un certain Mike Newton qui courait toujours. Il n'avait pas pu empêcher son cœur de s'emballer quand elle lui avait dit qu'elle n'était plus avec James.

Ils passèrent le reste du repas à rire et à discuter. Ça aussi c'était simple avec Bella, il n'avait pas besoin d'être Aro Volturi, l'acteur célèbre, elle le voyait à travers tout ça. Après l'avoir vu dévoré son dessert, l'acteur envoya un message à Emmett pour savoir si tout été prêt. La réponse ne tarda pas. Après de nombreuses protestations dû au fait qu'elle n'aimait pas les surprises, Bella accepta enfin de le suivre jusqu'à la résidence Solaris. Elle eut les larmes aux yeux quand elle vit tous ses nouveaux amis réunis chez Rosalie, un verre à la main, lui souhaitant un joyeux anniversaire. Edward, Jacob, Emmett, Jasper... ils étaient tous là. Même Esmée qu'elle ne connaissait pas personnellement.

- Tu as une famille maintenant, tu n'as plus à être seule, lui murmura Aro à l'oreille.

- Merci, merci pour tout, répondit-elle émue.

Il déposa un baiser sur son front en allant prendre un verre qu'Emmett lui tendait. Non loin, Bella remarqua le clin d'œil de Demetri. Discrètement, elle se dirigea vers lui et lui mit un coup de coude.

- Tu n'as plus le choix maintenant, tu vas être obligé de me tutoyer, lança-t-elle en croisant les bras.

- Ah oui vraiment ? Pourquoi ? S'amusa-t-il.

- Parce que ce que tu viens de faire, c'est exactement ce qu'aurait fait un ami. Donc, c'est trop tard pour toi maintenant.

Elle s'éloigna en le faisant rire. Félix ne tarda pas à foudroyer son frère du regard, lui intimant de rester professionnel. Rejoignant les autres, Bella profita de la soirée en son honneur, qu'Emmett s'était donné du mal à organiser en seulement quelques heures. Elle le remercia en le serrant dans ses bras. Le reste de la soirée se passa à merveille, même si Jane avait faillit l'assassiner pour lui avoir caché quelque chose d'aussi essentiel que son anniversaire. Félix et Demetri montèrent en voiture pour ramener Bella chez elle, mais Aro tenait absolument à venir avec eux. Il ne cessait de parler et la brune ne l'avait jamais vu comme ça. Il avait certainement un petit coup dans le nez, mais ça le rendait encore plus adorable que d'habitude. Il lui racontait une histoire abracadabrantesque sur un tournage, lorsque le rire de Bella mourut dans sa gorge quand ils tournèrent dans sa rue. Ses yeux s'agrandirent quand elle constata l'horreur de la situation. Elle descendit de la voiture à peine fut-elle stoppée.

- Bella attend, hurla Aro en la voyant courir vers son immeuble.

Elle se fit vite rattraper par Demetri qui était bien plus rapide qu'elle. Les larmes de la brune coulèrent sur ses joues lorsqu'elle prit conscience de la situation. Des flammes étaient en train de dévorer son immeuble. Les autres locataires étaient devant en compagnie de pompier et de la police.

- Putain, mais j'avais toute ma vie là dedans, pleura-t-elle de plus belle alors qu'Aro la prenait dans ses bras.

Félix et Demetri se dirigèrent vers la police pour en savoir plus. Aro lui ne savait plus quoi faire pour consoler la brune. Quand ils revinrent le visage des frères étaient fermés au possible.

- J'avais parlé d'une voiture qui te renverse au coin d'un rue, bah je n'étais pas si loin, lança Demetri en regardant Bella droit dans les yeux.

- C'est Mike qui a fait ça ! Hurla-t-elle furieuse.

- La petite dame du rez de chaussé l'a vu passé dans la soirée. Je ne sais pas s'il savait que tu n'étais pas là, dans tous les cas, ce mec est un barge ! S'énerva Félix se rendant compte de l'ampleur du problème.

Aro resserra ses bras autour de Bella, regardant les flammes avec horreur. Elle aurait pu être à l'intérieur.

- Heureusement tout le monde est sain et sauf, remarqua Demetri en se frottant le visage.

- Mais qu'est-ce que je vais faire maintenant, lança la brune au bout du rouleau. J'ai plus d'appart, je n'ai plus de fringues, plus de pc, plus rien !

- Tu vas venir chez moi..., commença Aro avant que Bella lui fasse non de la tête. C'est non négociable cette fois ci. Je me souviens très bien que tu m'as dit : « à moins que cet appart finisse par disparaître du jour au lendemain, je ne viendrai pas habiter chez toi ». C'est exactement ce qui vient d'arriver. De plus je serais certain que tu seras en sécurité à la résidence Solaris.

- Aro...

- J'ai dit c'est non négociable ! S'énerva-t-il lui faisant baisser les yeux. Ce type est un cinglé et tu m'es bien trop précieuse pour que j'accepte de te laisser à la rue. Une famille Bella ! Tu es de ma famille, alors arrête de me prendre la tête.

Jamais encore la brune ne l'avait vu se mettre en colère contre elle. Comprenant que c'était plus pour la protéger qu'autre chose, elle lui fit oui de la tête et fondit dans ses bras en pleurant. De toute façon, elle n'avait plus rien, si ce n'est cette nouvelle famille qu'il lui proposait.


Quoi ? Vous vouliez tellement un déménagement... je n'ai fait qu'exaucer votre vœux. Bisous !