Et oui même les jours fériés je bosse pour vous. Bande de veinard. Que dire pour ce début de chapitre ? Et bien je trouve que les reviews se portent très bien et je vous en remercie. Je vois qu'au final le couple un peu surprenant de Bella/Aro ou on pourrait dire l'Arella, finit par vous plaire et conquit de nouveau adepte. Alors on va attaquer un nouveau chapitre et celui là, je ne sais pas pourquoi, mais je sens que je vais en entendre parler!
Felicia: merci beaucoup. Ne t'inquiète pas il est évident que l'on abordera la relation Bella/Charlie. C'est crucial. Pour ce qui est de Tanya, pour une fois je l'ai faite gentille et dès le départ donc tu dois confondre, ce qui n'est pas bien grave. Pas d'Alice avec moi si je peux éviter, ce qui est le cas dans cette fic. Ne t'en fais pas, nous ne sommes pas sans revoir les frères Volturi. Bisous !
Catbl2014: Mais de rien ce fut un plaisir. D'un sens d'habitude je met toujours un certain temps à mettre mes couples ensemble, dix chapitres c'est encore sage pour moi. Bisous !
lila: c'est une des raisons précises pour laquelle j'ai écrit cette fic, je voulais lire de Bella Aro et je n'en trouvait nul part, alors je me suis dit que peut être ça intéresserait des gens. Bisous !
xiu: tu le sais que la suite est le mardi, tu le sais, alors pourquoi tu me supplies, parce que j'ai cédé une fois ? Ca n'arrivera plus, non non ! Bisous !
MC: Pourquoi tout le monde me prête de mauvaises intentions dès que je suis gentille. Je le suis peut être vraiment. Tu penses que Charlie arrive ? Mum, c'est intéressant. Bisous !
Sochic88: Tout de suite ! Le coup fourré ! Mais enfin, votre confiance est vraiment trop ébranlé par mon sadisme. Bah je ne me défendrai pas sur le sujet, je te laisse lire à la place. Bisous !
Allez en ce beau jour de soleil, je vous laisse vous enfermer pour lire ce chapitre. Bonne fin de journée à vous tous !
- Alors ça fait quoi, s'amusa Emmett en la regardant avec malice.
- Bah je... je m'y attendais pas, répondit Bella en regardant sa récompense.
- Et voilà, même avec un Golden Globes, madame arrive encore à faire la modeste, se moqua gentiment Rosalie en venant la prendre dans ses bras.
Bella releva les yeux pour tomber sur le regard fier d'Aro. Il avait cru en elle, dès le départ et elle lui prouvait aujourd'hui qu'il avait eu raison. Cette récompense faisait de la pub pour la série, surtout qu'Edward aussi avait gagné la sienne. D'ailleurs son ami débarqua dans la pièce et passa son bras autour du cou de la brune.
- On est les meilleurs Bella !
- Autant pour la modestie, répliqua Rosalie en levant les yeux au ciel.
- Ne fais pas ta rabat joie, on le mérite ce prix, trancha Edward fier de lui. Il faut qu'on aille fêter ça !
- Ça aurait été avec plaisir, mais je tourne demain, l'interrompit Bella avec un petit sourire. Et en fin de semaine je dois prendre l'avion pour la Nouvelle Zélande, pour tourner les scènes en extérieur.
- Comment se passe le tournage ? Demanda Emmett curieux.
- Bien, enfin hormis l'actrice qui joue avec moi que je vais finir par étrangler, ça se passe bien. Le réalisateur est strict mais on s'entend relativement bien. Le seul compliment qu'il m'ait fait depuis le début du tournage, c'est que au moins je ne faisais pas ma diva comme les autres. Pour moi c'est un super compliment.
Ils rirent tous en l'entendant. Aro mourrait d'envie de la prendre dans ses bras et de l'embrasser pour la féliciter, mais il ne pouvait pas le faire devant tout le monde. Leur relation était restée relativement secrète. Alec, Jane, Edward et les deux gardes du corps. Personne d'autre hormis eux n'était au courant. Même si Jane s'était excusée auprès de Bella, elle avait repiqué une crise dès qu'elle avait vu son père l'embrasser. La partie n'allait pas être simple.
- Il paraît que tu fais la plupart des cascades toute seule, s'amusa Rosalie en tournant son regard vers Emmett.
Elle savait très bien que c'était une idée à lui.
- Oui enfin les petites, parce que les trucs du genre sauter d'un avion en piqué ou sauter d'une voiture en marche, je laisse ça à ma cascadeuse. Je ne tiens pas trop à me retrouver à nouveau avec un bras dans le plâtre.
- Ce qui s'avère être plutôt intelligent de ta part, même si j'aurais préféré que tu ne fasses aucune cascade, intervint Aro mécontent.
- Ça va c'est principalement pour les scènes de combat...
- Justement tu es rentrée avec un bleu énorme sur la cuisse samedi dernier ! Se scandalisa-t-il.
Rosalie et Emmett se tournèrent vers lui surpris. Aro les dévisagea à son tour.
- Quoi ?
- Tu regardes souvent les cuisses de Bella ? Sourit espièglement le brun.
- Ah bah quand madame s'en vante oui ! Répondit-il du tac-o-tac se sortant d'affaire assez vite. Elle ne te ressemble pas pour rien.
Bella se mit à sourire à la réponse de son amant. Il s'était bien rattrapé. D'un sens, le moment où il avait vu le bleu sur sa cuisse avait été comique. Aro pouvait se montrer surprotecteur parfois.
- Bon moi je vais rentrer, annonça la brune en se levant. Rose on se voit demain ?
- Non ma grande, je vais à une émission télé avec Edward, répondit-elle en haussant les épaules. Celle qui passe en direct.
- Oui avec le présentateur super curieux, se rappela Bella en grimaça. Comment il s'appelle déjà ?
- Eric Yorkie, ce mec est une vraie fouine. Pas désagréable en soit, mais quand il s'agit de trouver des infos que tu ne veux pas donner il est excellent, expliqua Rosalie en se levant à son tour et en prenant son bras. Allez je te raccompagne jusqu'à chez Aro, je dois récupérer ma veste...
- Oui dit plutôt que tu veux discuter entre fille et que tu ne veux pas de nos oreilles indiscrètes, lança Emmett pas si bête que ça.
Rose le foudroya du regard, lui faisant bien comprendre que s'il ajoutait quelque chose il serait privé de sexe pendant au moins une semaine, oui Rosalie ne pouvait pas tenir plus. Se faisant soudainement silencieux, Emmett leva les mains en signe de défense. Entraînant Bella à sa suite, Rosalie la raccompagna de chez elle à chez Aro.
- Maintenant qu'on est plus que toutes les deux, tu vas me dire quel est le problème avec Jane, lança Rose en entrant dans le vif du sujet.
Le soupir de son amie ne rassura pas des masses la blonde. Comment Bella pouvait-elle expliquer le comportement de Jane, sans dire à Rose qu'elle était avec Aro. D'accord, ils voulaient garder ça secret, mais c'était Rosalie, jamais elle ne les trahirait. Si elle avait su taire sa relation avec Emmett pendant des années, ce n'était pas elle qui allait les dénoncer. Aro serait peut-être mécontent qu'elle lui avoue, mais Bella était prête à parier que lui en avait parlé avec Carlisle. Or, la brune avait besoin de se confier à une femme et Edward n'était pas une femme.
- Elle a apprit... ne me juge pas, supplia Bella en se mordant les lèvres de gêne.
- Qu'est-ce que tu as fait ? S'inquiéta aussitôt Rosalie n'arrivant pas à croire que Bella puisse faire quelque chose de blessant intentionnellement.
- Jane a apprit que j'en pinçais pour son père, avoua-t-elle enfin en ayant le rouge qui lui montait aux joues.
- Oh ! Lança Rose surprise. Oh !
Le deuxième avait était dit avec un grand sourire. Après un moment de silence où Bella ne sut plus où se mettre, son amie la serra dans ses bras avec joie.
- Mais c'est une bonne chose enfin, la rassura-t-elle avec un grand sourire. Aro est un chic type et tu n'auras pas grand chose à faire pour qu'il cède, il te mange déjà dans la main.
- Oui, en effet, c'est peut être ça le problème de Jane. Elle a déjà mal pris le fait que je sois amoureuse d'Aro, elle l'a encore plus mal pris quand elle a su que c'était réciproque et maintenant elle ne nous adresse même plus la parole parce qu'elle nous a vu nous embrasser.
- Mais quel caractère de merde ce n'est pas vrai, se fâcha Rosalie n'en croyant pas ses oreilles. Au lieu de se réjouir que son père soit tombé sur quelqu'un de bien, il faut qu'elle fasse sa tête de con.
- C'est Jane, répondit Bella en haussant les épaules.
Le visage de Rosalie se fit soudainement complice et elle se rapprocha doucement de Bella pour qu'elles chuchotent.
- Et alors vous êtes passé à la phase deux ? Demanda-t-elle curieuse.
- Je comprend mieux ce que tu fais avec Emmett, se marra la brune en levant les yeux au ciel.
- Allez ! Ne fais pas de la rétention d'information !
- On essaye de rester discret mais...
- Oh génial ! cria Rosalie en posant un gros baiser sur la joue de son amie ayant compris la fin de sa phrase. Ça ça fait plaisir. Vous en aviez besoin tous les deux. Bien sûr je ne dirais rien, ça coule de source. Et Alec, il prend ça comment ?
Le rire de Bella se répercuta dans toute l'allée.
- A l'opposé de sa jumelle. J'ai l'impression qu'il est plus heureux que nous qu'on se soit mit ensemble.
- C'est déjà ça de gagné. Et comment ça se passe avec Aro. Parce qu'avec vos caractères ça doit être quitte ou double.
- Pour l'instant tout va bien, répondit Bella avec un petit sourire. Il est adorable. Je ne suis pas utopiste au point de croire qu'on ne s'accrochera jamais, mais je pense qu'on saura faire face en cas de conflit.
- Tu es heureuse ?
L'était-elle ? Oh que oui, les yeux de Bella se mirent à briller de bonheur.
- Oui. Il me fait me sentir spéciale. Il m'aime et je l'aime aussi et c'est quelque chose que je n'ai jamais ressenti pour personne. Mike c'était plus pour faire plaisir à ma mère, James c'était parce qu'il était adorable et qu'il m'a attendri. Mais Aro, c'est différent. Je ne sais pas comment l'expliquer...
- Tu n'as pas besoin, je sais, l'interrompit Rosalie heureuse pour elle. Veux tu que je parle à Jane ?
- Oh mon dieu non ! S'écria Bella horrifiée à cette idée. Tu n'imagines même pas le dragon qu'elle peut être là. Même Alec n'en obtient rien. Aro pense qu'il faut la laisser s'habituer. Moi je serais plus d'avis de lui parler, mais il paraît que ce n'est pas l'idée du siècle.
- Jane a déjà vu sa mère, avoua Rosalie essayant d'aider son amie. Il aurait mieux valu que ça n'arrive jamais, mais c'est arrivé. Ce jour là, elle espérait que tous ses rêves de petite fille se réaliserait et elle est tombée de bien haut. Sa mère n'a toujours eu que sa carrière à l'esprit. Aro passait après et les enfants encore après. Seulement tu sais comment fonctionne Aro. Rien ne passe au dessus de sa famille. Alec n'a jamais eu l'espoir que son père retourne avec sa mère et qu'ils vivent heureux jusqu'à la fin de leurs jours, Jane c'est tout le contraire. Non pas qu'elle aime sa mère, seulement, à force de se l'imaginer, elle espérait vraiment que ce serait quelqu'un de mieux. Aujourd'hui elle se rend compte que quelqu'un s'ajoute à l'équation, toi. Une personne formidable, qui aime son père et qui s'avère ne pas être sa mère. Elle est juste perdue. Donc moi je pense que ton idée de lui parler n'est pas mauvaise. A condition que tu es les reins solides.
- Tu connaîtrais ma mère, tu saurais à quel point mes reins sont indestructibles, se moqua Bella en riant.
- Tu n'as toujours pas de nouvelles ?
- Pourquoi faire ? Répondit amèrement Bella. Peu importe. J'ai l'impression que je me porte mieux depuis qu'elle n'est plus là.
Rosalie la serra un peu plus fort dans ses bras, parce que Bella avait beau dire ça, il était évident que l'absence de sa mère la blessait.
- Tu sais que la maison d'Aro n'est même pas à trente secondes de chez toi et on vient de mettre je ne sais pas combien de temps à arriver, la taquina la brune.
Son amie n'était pas dupe, c'était un moyen comme un autre de changer de sujet. Elles entrèrent et Rosalie récupéra sa veste puis laissa Bella seule dans sa chambre. La brune attrapa son porte feuille et sortit une des rares photos qu'elle avait avec sa mère. Dessus elles souriaient comme si elles étaient complices. Or, Bella savait très bien que les apparences étaient importantes pour Renée. Il était hors de question que quelqu'un croit qu'elle n'était pas prête à tout pour sa fille. Les yeux de la brune se remplirent de larmes. Comment cette femme arrivait-elle encore à lui faire du mal sans être là ?
- Tu n'as pas l'air dans ton assiette, lança une voix dure à l'entrée de la chambre.
Bella redressa la tête aussitôt qu'elle reconnu Jane. Étrange que ce soit elle qui vienne. Ravalant son chagrin, la brune lui fit un petit sourire. Jane s'avança et s'installa sur le lit en sa compagnie. Elle jeta un regard à la photo et soupira.
- Pourquoi tu te fais du mal avec elle. Cette femme ne mérite pas tes larmes. Je ne sais pas pourquoi ce genre de personne s'acharne à faire des enfants si c'est pour ne pas les aimer comme il faut.
Essayait-elle de la consoler et de l'enfoncer ? En y réfléchissant bien, Bella se dit qu'elle ne parlait peut être pas que de Renée.
- Tu ne me balanceras pas pour Edward ? Demanda Jane froidement.
- C'est pour ça que tu es là ? Siffla Bella aussi froidement qu'elle. Pour savoir si ton ancienne copine ne va pas te balancer par vengeance. T'as beaucoup de chose à apprendre sur moi je crois.
Jane parut soudainement honteuse. Elle ne faisait que ça en ce moment. Osciller entre la colère et la honte.
- Je ne suis peut-être plus l'amie que tu attendais que je sois, mais ça ne m'empêche pas de savoir garder un secret.
Le silence qui suivit fut pesant. Bella devait-elle essayer d'aborder à nouveau le sujet ? Était-ce le bon moment ?
- Ma mère est une salope sans cœur et si jamais tu fais passer ta carrière avant mon père, je t'étripe, conclut Jane en se levant.
Elle ne lui laissa pas le temps de répliquer. Était-ce un message codé made in Jane pour dire qu'elle acceptait le fait qu'elle soit avec son père ? Préférant ne plus se poser de question, Bella prit sa douche et s'installa dans son lit par la suite. Prenant son scripte pour le réviser, Bella se laissa emporter dans l'histoire de Deoxys. Au moins, si sa mère avait raté son entrée dans le monde du cinéma, avec ce film, elle ne risquait pas de passer à côté. Elle finit par s'endormir sur son texte et Aro la rejoignit en souriant. Il le savait bien que ce tournage la fatiguerait. Fermant la porte pour ne pas choquer sa fille, l'acteur se déshabilla et la rejoignit dans le lit. La situation n'était peut être pas optimale pour leur relation mais il chérissait chaque seconde. Bella souffrait plus du comportement de Jane que de l'anonymat de leur situation. Une preuve encore qu'elle était différente des autres. Aucunes des femmes qu'ils avaient ramené ici n'aurait accepté d'être tenu dans l'ombre.
Lorsqu'il se réveilla le lendemain, la journée commença mal. Bella n'était plus là, elle était partie sur son tournage. Il grogna de frustration et partit se doucher. Là dessus il tomba sur Jane en sortant de la chambre, qui serra les dents mais n'ajouta rien. Puis vint le moment où Emmett débarqua chez lui pour lui annoncer la mauvaise nouvelle.
- Rosalie est malade à crever, je crois qu'il va falloir que tu trouves quelqu'un d'autre pour l'émission.
- Oh putain, mais tu veux que je trouve qui ? Alice, Tanya et Bella sont en tournage et Eric a bien fait comprendre qu'il voulait une femme avec Edward. On ne peut pas passer à côté d'une pub pareille.
- A la différence de Tanya et Alice, Bella est en ville. Tu pourrais lui demander si elle peut se libérer...
- Emmett elle est crevée, intervint Aro intransigeant. Hier soir elle s'est endormie sur son scripte !
- Comment tu sais ça ? Demanda le brun en fronçant les sourcils.
- Si tu vivais ici tu saurais que Bella à la fâcheuse tendance à laisser sa porte ouverte. Moi je suis déjà pris avec toi sur une autre émission, on est dans la merde !
Prenant son portable, Emmett pria pour qu'elle soit en pause et attendit quelques sonneries avant que la personne décroche.
- Salut ma grande, dis moi, tu fais quelque chose ce soir. Comment ça tu dors ? J'ai un service à te demander...
- Em j'ai dit non ! S'énerva Aro avec son regard de psychopathe qui fit hésiter le colosse.
- Rose est malade et on a personne pour l'émission de ce soir en compagnie d'Edward, déblatéra-t-il à toute vitesse de peur qu'Aro ne l'étrangle. Ah je savais que je pouvais compter sur toi !
- Passe la moi ! Ragea son patron en lui arrachant le portable des mains. Bella !
- Oui, répondit-elle doucement.
- Tu n'as pas à faire ça, Edward se débrouillera tout seul...
- Tu sais aussi bien que moi que Eric Yorkie est un emmerdeur, s'il n'a pas ce qu'il demande on ne repassera jamais dans son émission et tu sais que ce n'est pas une option. Edward en a besoin pour la promotion de son prochain film et moi je retournerai certainement là bas lors de la sortie de Deoxys.
- Tu as tournage demain, tenta-t-il de la convaincre têtu.
- Je sais, mais ce n'est que pour quelques heures...
- Ce n'est pas le présentateur de la dernière fois, Yorkie va vouloir parler de ta vie privée, de ton enfance, ce genre de chose.
- Et bien je le recadrerai, t'en fais pas. Donne moi juste une heure, que je sache quand je dois quitter le tournage.
- Ce n'est pas très professionnel...
- J'ai bien travaillé pour aujourd'hui donc arrête d'essayer de trouver des excuses. Je vais y aller, prévient juste Yorkie du changement, je n'ai pas tellement envie d'être refoulée à l'entrée. Essaye aussi de mettre la main sur la styliste de Rose, qu'elle me trouve quelque chose à mettre. Demetri me déposera là bas quand j'aurai fini.
- Ok, abdiqua Aro en serrant la mâchoire.
- Ne fais pas la tête s'il te plaît, tu sais aussi bien que moi que c'est la seule solution et qu'Emmett a eu une bonne idée. Tu me remercieras en nature, se moqua-t-elle.
Un petit sourire en coin naquit sur les lèvres d'Aro, elle savait exactement comment lui parler. Après lui avoir dit de prendre soin d'elle, le brun rendit son portable à Emmett.
- Pourquoi tu te plains, je t'ai trouvé une solution, grogna le colosse en boudant.
- Je n'aime pas Yorkie, à chaque fois que je vais là bas il y a une allusion infime mais présente de la mère des jumeaux. Bella a plus d'une faille et je n'ai pas envie qu'il s'engouffre dedans. C'est pour ça que j'avais prévu Rose à l'origine. Elle connaît bien le personnage et sait rebondir à chaque attaque masquée.
- Bella est plutôt douée dans l'art de ne pas répondre à une question qui la dérange, le rassura Emmett sûr de lui.
- Oui, mais ce n'est pas parce qu'elle n'y répondra pas, que la question en elle même ne l'affectera pas.
- Des fois tu es d'un mélodramatique, ça va il ne va pas te la bouffer. En plus qu'est-ce que tu veux qu'il prépare en quelques heures.
Peut-être avait-il raison, mais Aro en doutait fortement. Il en douta encore plus quand Yorkie se réjouit à l'idée d'avoir Bella à la place de Rose. Il fallait dire que Rosalie avait déjà bien fait savoir à ce présentateur qu'il n'avait aucune chance de lui soutirer des infos. C'est inquiet qu'Aro rejoignit le plateau de l'émission qu'il devait faire avec Emmett.
Quant à Bella elle retrouva Edward dans les coulisses de la sienne. Il la serra dans ses bras, heureux de la voir.
- Alors tout compte fait tu te libères dans ton emploi du temps chargé, la taquina-t-il.
- Pas sans mal, répondit-elle en piochant dans les pâtisseries qui se trouvait dans sa loge. La styliste de Rose est là ?
- Oui elle t'attend en face. T'inquiète je suis là.
- Je ne suis pas inquiète moi, c'est Aro qui en fait tout un plat.
Et Bella compris beaucoup mieux quand elle reçu les premières questions d'Eric Yorkie. Il se montrait indiscret tout en faisant passer ça pour une question anodine. Le caractère enflammé de Bella la titillait à chaque question.
- Il y a beaucoup de photo de vous deux dans les magazines, lança Eric avec un sourire innocent. Vous êtes très amis n'est-ce pas ?
Comment demander aimablement s'ils étaient plus que des amis.
- Oui en effet, répondit Edward en faisant son sourire charmeur. Bella est un drôle de personnage et on ne s'ennuie jamais avec elle. C'est pour ça que c'est toujours intéressant de l'avoir quand on sort.
- Il y a une photo de vous deux qui a tourné sur internet, une où vous êtes enlacés devant un restaurant de sushis. Nous ne savons toujours pas si c'est une vraie photo ou un montage. Beaucoup de fan aimerait vous voir devenir plus que des amis.
- Oui mais si j'écoutais les fans je serais polygame depuis longtemps, répondit Edward avec amabilité.
- Et vous Bella, qu'est devenu votre relation avec ce journaliste sportif ?
- Nous sommes amis maintenant et j'ai apprit que si je veux avoir une relation sérieuse avec quelqu'un, il fallait d'abord que je regarde derrière moi si un objectif ne me suivait pas.
- Les gens sont juste curieux d'apprendre à vous connaître, se défendit Eric.
- Ou avide de potin pour égayer leur samedi soir, répliqua-t-elle sous le regard prudent d'Edward lui intimant la prudence.
- Peut-être bien, rit le présentateur en saisissant sa chance. Avez vous d'autre potin pour moi. Je suis un grand curieux. Par exemple il paraît que votre appartement a prit feu il y a peu de temps. Ça a dû être une sacrée épreuve.
Bella se retint de dire quelque chose de fâcheux, elle était en direct, il fallait qu'elle se maîtrise. Comment faisait-elle habituellement ? Avec de l'humour, il était nécessaire qu'elle reprenne la main.
- Oui en effet, mais j'ai pu faire un sacré barbecue ce soir là, ironisa-t-elle déstabilisant le présentateur.
Il se mit à rire pour la forme et surtout parce que le public, lui, avait apprécié la blague.
- Voilà pourquoi vous habitez dans la résidence Solaris maintenant.
- Oui c'est exact. J'ai la chance d'avoir de bons amis et Rosalie s'est montrée adorable en me prêtant sa maison.
Il s'attendait à quoi au juste ? Qu'elle lui avoue qu'elle habitait chez un homme. Même pas en rêve.
- Votre carrière commence à prendre son envol, vous venez juste d'être récompensée d'un Golden Globes... vos parents doivent être très fier de vous.
Le sang de la brune ne fit qu'un tour. Elle allait finir par étrangler ce mec s'il continuait à poser les mauvaises questions.
- Je n'ai pas encore réussi à joindre ma mère pour la prévenir, mais je pense que la nouvelle arrivera bien un jour à Paris, répondit Bella en essayant de faire passer ça le plus facilement du monde.
Comme s'il avait senti qu'il avait franchi une limite, Eric Yorkie abandonna les questions pour Bella et se tourna vers Edward. La brune n'avait aucune idée de pourquoi il avait cessé en si bon chemin, mais elle n'allait pas se plaindre. Au final elle comprit bien vite, il y avait un invité qui devait arriver. Tant mieux ça leur ferait des vacances. Lors d'une pause pub, Bella s'éclipsa dans les coulisses en grognant. Sans le faire exprès elle fonça dans une femme d'une trentaine d'année.
- Désolé, s'excusa-t-elle aussitôt.
- Ne le soyez pas, moi aussi j'aurais la haine si ce con m'avait posé autant de questions indiscrètes, sourit la femme en lui présentant sa main. Kate, enchantée !
- Bella, répondit-elle en lui serrant la main.
- Je sais, j'adore ce que vous faites. Je vous laisse vous n'avez pas beaucoup de temps avant de rejoindre le plateau. Peut-être qu'après nous aurons l'occasion de nous revoir.
Bella lui fit un sourire aimable avant de tourner les talons. Après avoir fait un tour au petit coin, la brune rejoignit son ami sur le plateau. Eric s'approcha d'elle avec un air contrit.
- Ne m'en veuillez pas, je fais juste mon travail, tenta-t-il de lui expliquer.
- Non vous tentez de créer du scandale, ce n'est pas la même chose, répondit la brune intraitable. Ma vie privée ne concerne que moi et si un jour j'ai envie d'en parler, alors je le ferais savoir au reste du monde. Mais en attendant, je continuerai à vivre dans la protection des murs de la résidence Solaris. Au moins là bas j'ai la paix.
- Je suis navré que vous le preniez comme ça.
Pauvre con, pensa Bella en prenant sur elle pour ne pas lui en coller une. Edward vint déposer une main rassurante sur son épaule pour la calmer. Se réinstallant, ils commencèrent à parler ensemble jusqu'à ce que la coupure pub cesse.
- Bonsoir, je suis toujours en compagnie du charmant Edward Cullen et de la magnifique Bella Swan. Et j'espère que vous êtes bien accroché à vos sièges, parce que nous allons recevoir du lourd. Mesdames et messieurs, acceptant à la dernière minute de nous rejoindre, je vous demande un tonnerre d'applaudissement pour... CHARLIE STONE !
Si Edward n'avait pas attrapé son bras avec force, Bella aurait certainement tourné de l'œil. Alors que tout le monde applaudissait, la brune, elle, était paralysée sur son fauteuil. Edward applaudit avec un sourire, essayant de préserver les apparences. Quand Bella le vit arriver, avec son grand sourire, sa barbe et ses yeux totalement identique aux siens, son cœur se gela aussitôt. Elle avait envie de hurler, de pleurer et de détruire tout sur son passage. Seulement elle ne le pouvait pas, parce qu'elle était en direct et qui si vraiment elle voulait que sa vie privée, reste privée, il fallait qu'elle enfouisse tout ça en elle. Elle senti une fois encore la main d'Edward qui lui frottait le dos, espérant l'aider du mieux qu'il pouvait.
- C'est un honneur de vous recevoir, vraiment, le salua Eric aux anges.
- Je suis heureux d'être là ce soir. Ça faisait un moment que je n'étais pas venu, répondit Charlie tous sourires.
- J'ai comme qui dirait l'impression qu'une certaine personne est intimidée par votre présence, s'amusa le présentateur en se tournant vers Bella.
« Oh toi je vais t'arracher les yeux pour en faire de la marmelade » pensa-t-elle en son for intérieur.
- Moi même je le suis, la sauva Edward en haussant les épaules. C'est un grand acteur que nous avons là.
- Vous tournez tous les jours avec Aro Volturi ce n'est pas n'importe qui, lança Charlie aimablement.
Les poings de Bella se serrèrent de plus en plus. Elle ne pouvait pas le faire, c'était plus fort qu'elle...
- En effet, vous même vous regardez la série Secrets ? Demanda Eric oubliant le trouble de la brune.
- Oui c'est exact. J'adore cette série, je n'en loupe pas un seul épisode. Il n'y a que de bons acteurs et le scénario est haletant. Un petit bijou. Même si personnellement je dois avouer, ce qui a le plus retenu mon attention, c'est le jeu d'actrice d'Isabella.
Le souffle de la brune se coupa aussitôt. Il savait. Charlie Stone savait pertinemment qui se trouvait en face de lui. Le regard de Bella se fit tueur. Cet homme était au courant qu'il était son père, il ne l'aurait jamais appelé Isabella dans le cas contraire. C'était pire que tout aux yeux de l'actrice. Parce qu'au fond d'elle même, elle avait toujours espéré que sa mère ait pu mentir et qu'il n'en sache rien.
- Vous voulez dire Bella ? L'interrogea le présentateur perdu.
- Oui en effet, sourit Charlie fuyant le regard assassin de sa voisine. Mais je ne crois pas me tromper en disant qu'elle s'appelle Isabella.
- Je préfère Bella, il paraît qu'Isabella est le prénom de ma grand mère paternel, sans vouloir lui manquer de respect, je préfère largement mon diminutif.
- Et vous avez raison il vous va à ravir, lança Eric en se tournant à nouveau vers Charlie.
- Comme ça vous aimez son jeu d'actrice. Si on vous le proposez, vous seriez prêt à faire un film en sa compagnie ?
- Avec la plus grande joie, répondit honnêtement Charlie.
- Et vous Bella ?
« Plutôt mourir » voilà ce qu'elle avait envie de dire, seulement elle savait très bien que si elle faisait ça, tout partirait en cacahuète.
- C'est un acteur fabuleux, je ne serais jamais à la hauteur de son succès, trancha-t-elle enfin.
C'était le mieux qu'elle puisse faire. Eric sembla adorer cette réponse.
- Au contraire, je pense qu'avec cette simple réponse vous venez de donner de nombreuses idées à pas mal de monde.
Bella se ferma au reste de l'émission après ça. Elle ne pouvait pas faire plus. Edward lui faisait comprendre par ses petits gestes qu'elle s'en sortait bien. Ce qui la sauva, c'est que Charlie était très charismatique et qu'Eric se faisait un plaisir d'en faire sa vedette, il la laissa donc tranquille jusqu'à la fin. Quand il fut certain que l'émission était terminée, Bella lâcha un « merci au revoir » au présentateur, se leva précipitamment et fuit vers les coulisses. A peine fut-elle seule dans un couloir que les larmes montèrent à nouveau à ses yeux. S'adossant au mur elle essaya de prendre de grande respiration pour ne pas craquer. Elle avait apprit avec sa mère comment faire pour ravaler ses pleurs.
- Isabella ! Cria quelqu'un à l'autre bout du couloir en se précipitant pour la rattraper.
- Non, non, non, grogna-t-elle en reprenant sa marche de la fuite.
Rien que d'entendre son prénom dans sa bouche lui donnait envie de vomir. Il la rattrapa aisément et attrapa son bras pour la stopper. Bella s'empressa de l'arracher de son étreinte et bouscula Charlie au passage.
- J'ai dit non ! Hurla-t-elle furieuse en se reculant.
- Je ne te veux pas de mal, je veux juste discuter, nous avons beaucoup de chose à nous dire, je pense que tu ignores peut être qui je suis pour toi et je voudrais...
- La ferme, trancha-t-elle blanche comme une morte.
Son ton plus son regard le firent en effet se taire. Tant de haine transpirait d'elle que Charlie s'en sentit étouffé.
- Vous croyez que j'ignore quoique ce soit ? Vous le savez et je sais aussi bien que vous qui vous êtes. J'ai vécu 26 ans sans vous, j'ai pas besoin d'un admirateur de plus maintenant. Retournez à votre vie, je vis très bien dans la mienne.
- Isabella je sais que je ne suis pas le père que tu aurais voulu...
- Je n'ai pas de père, je n'en ai jamais eu ! Cracha-t-elle en rage. Ne venez pas ramper maintenant, c'est inutile.
Charlie fut blessé par ses paroles, mais il ne lui en fit pas part, elle avait raison.
- Je n'étais pas le père qu'il te fallait. Je n'ai pas su faire face à tout ça.
- Encore aurait-il fallu que vous le prouviez que vous étiez mon père !
- Je n'avais pas besoin de preuve, répondit-il désolé. Ta mère était névrosée mais fidèle. Mais je n'étais pas prêt, je n'étais pas ce qu'il te fallait.
- Et bien continuez à ne pas l'être, ça vous va si bien, l'attaqua Bella dégoûtée. C'est plus à mon âge qu'on a besoin d'un père. C'est à celui où on vit avec une femme névrosée ampli de rancœur qui renvoie toute sa haine du père sur l'enfant. Mais qu'est-ce que ça peut bien vous foutre, puisque pendant ce temps, vous, vous dormiez sur votre deux oreilles, tranquillement installé contre votre nouvelle femme. Je crois que là, on a bien fait le tour de ce qui pouvait être dit. Vaux mieux qu'on s'arrête là.
Charlie essaya à nouveau d'attraper son bras pour la retenir, mais il n'en eu pas l'occasion. Demetri se mit entre eux deux et cacha Bella derrière sa carrure.
- Je suis désolé monsieur, mais la dame a dit non, intervint-il en se retournant et en emmenant Bella avec lui.
Une femme sortit de sa cachette et vint rejoindre Charlie pour le soutenir. Bella la reconnu, c'était Kate. Après réflexion c'était certainement la Kate Stone, sa nouvelle femme. Laissant échapper un ricanement, la brune s'accrocha au bras de Demetri le suppliant de la ramener à la maison. Ce qu'il fit en ne sachant quoi lui dire. Sur la route, le téléphone de Bella n'arrêta pas de sonner et la brune savait très bien que c'était Edward puisqu'au final il avait appelé Demetri en panique. A peine furent-ils arrivé devant la maison que Bella ouvrit sa porte avec violence et se précipita à l'intérieur. Demetri ne pouvait pas la laisser comme ça. Détachant sa ceinture, il la suivit et monta à l'étage. Bella était effondrée au sol, en pleurs. Le garde du corps se fit bousculer soudainement.
- Appelle mon père, ordonna Jane en se jetant sur Bella.
Elle avait vu le direct, chaque expression du visage de son amie avait arraché le cœur de Jane, parce qu'elle savait exactement ce qui lui était passé par la tête. Au diable sa colère, Bella avait besoin d'elle. La prenant dans ses bras elle la serra de toutes ses forces.
- Envoie le se faire foutre, t'as pas besoin de lui, t'es plus forte que ça ! Tenta de la consoler la blonde en la berçant.
- Je ne veux plus jamais le revoir, pleura encore plus Bella.
- Je sais.
Jane resta à terre avec elle, jusqu'à ce que son père rentre. D'ailleurs l'arrivée d'Aro ne se fit pas dans la délicatesse, il avait presque défoncé sa porte d'entrée pour arriver plus vite. Son cœur se brisa quand il vit la femme qu'il aimait dans un tel état. Sa fille lui fit un signe de tête pour qu'il prenne le relais. Bella pleura une bonne partie de la nuit dans les bras d'Aro puis parti travailler comme si de rien était le lendemain. Pourtant ils savaient, Jane comme Aro, que Bella finirait par exploser la tête de son père si jamais elle avait le malheur de retomber sur lui.
Vous l'attendiez tous ! Le voilà ! Et maintenant qu'il est dans la place autant vous dire que... nan en fait je ne dirai rien. Bisous !
