Hello la compagnie ! Alors comment allez vous sous ce beau soleil ? Si vous vous demandez comment je vais, je vous répondrai que j'ai reçu le message de la personne qui m'a maudite cette semaine... oui oui le chat que tu as envoyé en commando est bien arrivé, droit dans ma gueule. Je me suis fait agressé par un chat réincarné en tigre, qui m'a démoli le visage avec ses griffes et qui n'est vraiment pas passé loin de mon œil. J'ai un bleu à la place sous mon arcade prêt de l'œil, ce qui fait que tout le monde croit que je me suis fait agressé, alors que non, enfin si, mais pas comme ça. Je ressemble un peu à Scar maintenant, mais j'assume. J'aimerai dire un truc super badasse, du genre "je suis passée à travers une vitre pour sauver quelqu'un"... mais non en fait c'était juste un chat... Donc s'il vous plait, allez y doucement sur les malédictions, elles sont un peu vénèrent en ce moment.
Bon maintenant que j'ai fini de raconter ma vie, merci à vous tous pour vos 300 reviews ! Jusqu'où irons nous ?
Catbl2014: Bien sûr des questions, c'est ce qui fait tenir en haleine. Tu découvriras dans ce chapitre si Bella arrivera à rester professionnelle ou non. Et non je ne suis pas sadique, je suis juste une auteure à suspens... Je pense que la confrontation intéresse tout le monde. Bisous !
Turner: Merci beaucoup, j'espère qu'on se reverra au prochain. Bisous !
Emelyne: J'espère que la vache ce n'est pas moi? Ah c'est certain que l'on va apprendre à connaître Charlie et on va vite comprendre de qui Bella tient son caractère. Bisous !
xiu: Sûr qu'Aro essaye de faire au mieux pour elle, le problème c'est que Bella n'est pas objective sur ce sujet. Bisous !
MC: J'ai toujours eu un don pour l'artillerie lourde... Deux gilets par balle sont nécessaires. Ah bah là Aro part en guerre le pauvre. Ah mais j'ai juste une pause dans mon travail, je reprend au mois de juillet jusqu'au mois de septembre. Voilà pourquoi j'essaye d'avancer sur les chapitres, parce qu'après ça va être compliqué. Bisous !
Farwey: AH oui, j'ai encore foutu la merde, mais bon, ils étaient bien trop tranquille depuis un certain temps, il fallait bien que je vienne mettre mon grain de sel. Alors nous allons bien voir ce que va donner l'arrivée de Charlie. Bisous !
Allez je vous laisse profiter. Gros bisous à vous !
Aro se trouvait face à Bella dans la pièce adjacente où les attendait Garrett. Le brun ne savait pas comment s'y prendre. Comment pouvait-il lui demander de faire ça, alors qu'au tout départ de leur collaboration il lui avait promis que si elle ne voulait pas voir Charlie, il ferait tout ce qui était en son pouvoir pour que ça n'arrive jamais. La brune était assise sur un banc la tête entre les genoux. Aro posa une main sur ses cheveux, s'attendant à la voir pleurer, mais au contraire elle était folle de rage.
- Ça n'arrivera pas, cracha-t-elle comme si elle avait senti pourquoi il était venu.
Aro s'abaissa pour se trouver à son niveau. Il caressa son visage en la suppliant du regard de ne pas lui en vouloir.
- Tu as signé un contrat...
- Ce qui n'a pas dû échapper à ce connard de Stone qui y a vu une bonne occasion de me piéger. Sauf que je préfère encore vider mon compte en banque et perdre tout crédibilité dans le milieu plutôt que de jouer avec lui !
Il ne savait pas comment faire. La culpabilité lui écrasé le cœur et il ne savait vraiment pas quoi lui dire sans jouer sur la corde des sentiments. Or, à ses yeux, cette solution était pire que tout.
- Je ne peux pas, tu le sais toi, que je ne peux pas, commença à craquer Bella en ayant les larmes lui montant aux yeux.
- Oui je sais, avoua-t-il en lui caressant les cheveux. Ce que je sais aussi c'est que tu es une actrice fabuleuse et que tu vas gâcher ta carrière si tu t'embarques dans une course aux tribunaux pour un contrat. Tu vaux plus que ça.
- Aro ne me demande pas ça, pleura-t-elle pour de bon. Je t'en supplie, ne me demande pas de le faire.
Le cœur du manager se brisa à ce moment là et il sut que ce qu'il allait faire serait irréparable. Il ne voulait pas que la vie de Bella devienne un enfer avec les médias, les tribunaux et les réalisateurs, pour quelques mois de tournage.
- Tu as travaillé trop dur pour abandonner maintenant, commença-t-il en la regardant droit dans les yeux. Ne gâche pas tout pour cet homme qui n'a jamais rien fait pour toi. Prouve lui qu'à ce jeu tu peux être meilleure que lui. Ton rôle dans ce film, c'est celui d'une fille qui déteste son père. Fais lui passer un message.
- Ça n'a rien à voir ! Se fâcha à nouveau Bella en se levant brusquement. Et tu le sais très bien.
- J'essaye juste de t'aider...
- Non tu essayes de me convaincre de faire quelque chose que je ne veux en aucun cas faire ! Comment peux tu me demander ça en sachant ce que je ressens. Au lieu de faire ça, tu devrais trouver une solution pour me sortir de cet enfer !
- Si j'en avais une, crois bien que je ne serais pas là à essayer de te convaincre. Ce que je suis en train de faire me révulse, mais je t'aime trop pour ne pas te conseiller au mieux. Il faut que tu fasses ce film et il va falloir que tu le fasses avec Charlie Stone. Ça va te prendre trois mois et après ces trois mois, tu mettras une clause dans chacun de tes contrats qui signifiera que tu ne joueras pas avec Charlie Stone. Alors tu seras tranquille pour le restant de tes jours. Mais pour l'instant, je n'ai pas de remède miracle.
Bella lui jeta un regard qui en disait long. Elle se sentait à la fois trahie et pourtant elle savait que ce qu'il disait était juste.
- J'ai filtré tous ses appels, fait disparaître toutes ses lettres, ainsi que ses mails, lança Aro en désespoir de cause. J'ai fait tout ce que j'ai pu pour le tenir loin de toi, mais ça, je suis désolé, ça je ne pouvais pas le prévoir. Je suis vraiment désolé.
Elle fondit dans ses bras en pleurs. Aro lui frotta le dos en ne sachant plus vraiment quoi faire.
- Je ne t'en veux pas, je sais que tu fais au mieux pour moi, mais c'est toujours non, trancha-t-elle avant de le laisser là et de partir.
Aro se désespéra aussitôt. Il était assez bien placé pour connaître le caractère entêté de Bella. Il avait fait ce qu'il pouvait, maintenant c'était à Garrett de jouer. D'ailleurs celui ci la réceptionna avant qu'elle ne fuit une fois de plus.
- Bella, Bella, je t'en supplie écoute moi, cria-t-il en la rattrapant. Je ne savais pas et d'ailleurs je ne sais toujours pas quel est le problème avec Charlie Stone, mais je t'en supplie écoute moi.
La brune ferma les yeux essayant de puiser dans les dernières forces qui lui restaient. Elle tourna son regard implorant vers Garrett. Le réalisateur lui attrapa les deux mains et les serra avec force.
- J'ai dit quelque chose à Aro que je n'avais avoué à personne jusqu'ici, la retint-il avec désespoir. Tu es ma muse. Est-ce que tu sais ce que ça signifie pour nous ? Dans le monde de la mode, du théâtre ou du cinéma. C'est quelqu'un qui nous inspire et qui nous donne envie de créer de nouveau personnage. C'est exactement ce que je ressens avec toi, tu m'inspires...
- Garrett, le supplia Bella le cœur en miette.
- Tu es ma muse. Ce rôle je l'ai écrit pour toi. Ne me fais pas l'affront de le refuser par orgueil. Je ne veux pas que ce soit notre dernier film, alors s'il te plaît prend sur toi. Je t'attendrai ici demain à 8h en compagnie de Charlie Stone et nous mettrons des règles en place s'il le faut, mais je te supplie de venir.
Les mâchoires de Bella étaient serrées à l'extrême et ses yeux retenaient à nouveau des larmes de rage. Il ne savait pas ce qu'il lui demandait. Comment le pourrait-il en un sens, elle ne lui en avait pas parlé et elle ne le ferai probablement pas. Même pour se sortir de cette situation. Tout au fond d'elle, Bella savait très bien qu'elle préférait encore subir trois mois de torture avec cet homme plutôt que d'avouer à la face du monde que c'était son père. Néanmoins, pour l'instant, elle était incapable de faire la part des choses.
- Je suis désolé, lança-t-elle avant de fuir et de se mettre à courir.
Aro avait regardé la scène de loin, ayant malgré tout espéré que Garrett trouverai les mots. Il avait très certainement sous estimé la rancœur de Bella. Pouvait-il lui en vouloir ? Non ! C'était après lui qu'il en avait. Parce qu'il aurait voulu la soutenir comme il avait toujours promis de le faire, mais là il devait avouer que Charlie Stone avait mieux joué que lui.
- Une explication c'est trop demandé ? Lança Garrett en le voyant. Je ne l'ai jamais vu comme ça, jamais !
- Je ne peux rien te dire, mais sache que si vraiment elle vient demain, ce sera un miracle et surtout elle l'aura fait uniquement pour toi, trancha Aro en se frottant le visage.
Garrett compris à l'expression de l'acteur que ce n'était pas de la comédie. Que Bella avait vraiment un contentieux avec Charlie et assez grand pour qu'elle mette sa carrière en jeu.
- Elle est trop douée, elle ne peut pas tout abandonner juste pour cette histoire, se lamenta le réalisateur.
- Je suis du même avis que toi. Seulement Bella est entière, dans tous les sens du terme. Elle aime de tout son cœur, mais quand elle hait, c'est avec la même puissance.
- J'ai du mal à croire que Bella puisse haïr quelqu'un, elle est tellement gentille et aimante !
- Peut-être te fais tu une image trop idéaliste d'elle, proposa Aro avec un sourire triste. C'est ta muse, certes, mais c'est aussi un être humain. Elle est triste et la seule façon qu'elle a de surmonter cette tristesse, c'est la colère. Charlie essaye de racheter ses fautes, sauf qu'il ne se rend pas compte qu'il fait pire que mieux.
- Est-ce vraiment si grave ? S'inquiéta malgré tout Garrett.
- C'est complexe et ça les concerne eux. Mais je ne pense pas que Bella va pouvoir passer au dessus de son ressentiment. Elle n'est pas programmée pour.
Le visage de Garrett se décomposa en se rendant compte de l'ampleur du problème.
- J'espère que tu as tort, conclut-il en soupirant.
Aro se dirigea vers l'extérieur et se rendit compte que Bella ne l'avait pas attendu et avait dû prendre un taxi. Son cœur ne fit qu'un tour. Où avait-elle la tête ? Ils étaient parti sans Demetri et Félix. Bella avait osé rentrer toute seule alors que l'autre psychopathe traînait toujours dans la nature. Aro se précipita sur sa voiture et espéra la croiser sur la route. Malheureusement il ne l'a vit nulle part. Quand il arriva à la maison, Aro déboula dans le salon où Jane était en train de lire un magazine.
- Est-ce que tu as vu Bella ? Demanda-t-il aussitôt inquiet.
- Oui en effet, répondit-elle sans même le regarder. Elle est arrivée comme un boulet de canon et elle est montée à l'étage. La violence avec laquelle elle a fourré ses affaires dans son sac m'a fait comprendre qu'elle était furieuse. Après elle est descendue, elle a claqué la porte jusqu'à en faire trembler les murs avant de monter dans la voiture de Demetri. Alors dis moi, il y a de l'eau dans le gaz ?
Le petit sourire victorieux de sa fille n'aida pas Aro à rester calme. Bon, la bonne nouvelle, c'est qu'elle était avec Demetri. La mauvaise, c'était qu'elle était furieuse et qu'elle ne risquait pas de remettre un pied ici ce soir. Ayant entendu les éclats de voix, Alec était descendu. Comme aiguillé par un sixième sens, il avait dû sentir que la situation risquait de dégénérer.
- Ça n'a rien de drôle ! S'énerva Aro rejetant sa frustration sur sa fille.
- Qui a-t-il ? Mademoiselle a fait un caprice et tu l'as envoyé sur les roses ? De là elle s'est rendu compte que vous n'étiez pas fait l'un pour l'autre et que...
- Jane ça suffit, intervint son frère sachant comment elle était.
- Qu'est-ce qu'elle a fait, vas-y dis nous ? Continua la blonde pas prête à lâcher le morceau.
- Mais ce n'est pas elle putain ! C'est moi qui ait fait une connerie ! Cria Aro perdant patience.
Jane en perdit la voix aussitôt. Une fois encore elle avait laissé son caractère prendre le pas sur tout le reste. En ce moment, elle ne savait plus sur quel pied dansait. La blonde était tiraillé entre son besoin de protection vis à vis de son père et son amitié pour Bella qui lui manquait au plus haut point. Mais elle n'arrivait toujours pas à les voir ensemble sans se sentir trahit. Pourtant, malgré tout, elle senti son côté protecteur refaire surface et cette fois ci, il n'était pas là pour son père.
- Tu ne l'as pas trompé au moins ? S'inquiéta-t-elle aussitôt.
- Mais bien sûr que non ! S'agaça Aro en fronçant les sourcils. Enfin ce que j'ai fait mérite toute sa colère.
- Au lieu de nous noyer dans le suspens abrège qu'on puisse t'aider, trancha Alec sentant un mal de crâne arriver à grande allure.
- Bella fait un film de Garrett Grant en ce moment. Arthur étant mort, il a dû trouver un autre acteur. Et il y en a un qui s'est présenté et qui n'a même pas renégocié le contrat...
- Oh non ! Cria Jane ayant peur d'avoir compris. Ne me dis pas que le père de Bella a signé ce contrat !
- Que...quoi ?! Hurla Alec perdu. Le père de Bella est un acteur ?
Aro et Jane se regardèrent en se rendant compte de leur boulette. Jamais encore ils n'avaient fait allusion à Charlie devant Alec.
- Un connu ? Se scandalisa le plus jeune Volturi. C'est bon au point où on en est vous pouvez bien me le dire. Je suis loin d'être une balance.
Le père et la fille se jaugèrent pour savoir si oui ou non ils éventaient le secret. D'un commun accord, Aro avoua la vérité.
- C'est Charlie Stone.
- Rien que ça ! Lança-t-il choqué. Et ça n'est venu à l'esprit de personne de me mettre au courant. Oh la vache ! Bella déteste son père, Bella déteste Charlie Stone, oh la vache !
- Elle ne peut pas jouer avec lui, elle ne pourra jamais, intervint Jane réaliste en se redressant.
- Il le faudra, elle a signé un contrat..., soupira Aro défaitiste.
- Ne me dis pas que c'est ce que tu lui as dit ! Cria Jane en se levant furieuse.
- Je n'avais pas le choix, elle joue sa carrière et je devais la conseiller au mieux. Passer des mois en justice pour la rupture d'un contrat aurait ruiné son compte en banque et ses chances de retravailler avec quelqu'un d'autre. Et...
- Et tu t'étonnes qu'elle soit en colère et qu'elle vienne chercher ses affaires ! Siffla Jane tapant du pied. Mais bon sang ! Bella ne peut pas jouer avec son père, c'est comme si tu nous demandais de passer trois mois de vacances avec notre dégénérée de mère ! Là elle va devoir bosser avec !
- Charlie Stone, le père de Bella, ne s'en remit pas Alec.
- Je me sens déjà bien assez coupable comme ça, pas besoin d'en rajouter une couche ! S'énerva Aro furieux. Et puis ne vient pas te porter en défenseur alors que ça fait des semaines que tu lui pourris la vie.
- Ça n'a rien à voir ! Papa, tu lui fais exactement ce que je ne voulais pas qu'elle te fasse. Tu fais passer sa carrière avant elle !
Aro en resta muet devant la véracité de ses propos. Il se prit une baffe de plus en comprenant à quel point il avait eu tort.
- Et je crois que c'est aujourd'hui que je viens de comprendre quelque chose d'important, se calma quelque peu Jane. Bella n'est pas maman, elle t'aime vraiment. Si elle accepte de faire ce film, alors ça voudra dire qu'elle t'aime plus que tout, plus qu'elle ne s'aime elle même. Parce qu'elle ne le fera pas pour sa carrière ou pour son argent, elle le fera parce que tu lui as demandé de le faire.
Jetant son magazine sur la table, Jane se précipita dans le hall pour mettre ses chaussures.
- Où vas-tu comme ça ? Demanda son père perdu.
- Je crois qu'il est plus que temps que je m'excuse, parce que Bella a besoin d'une amie et je suis la seule amie fille qui connaisse l'identité de son père.
- Et bien sûr tu sais où elle est ? L'interrogea son frère surpris.
- Ce n'est pas bien compliqué à deviner. Elle ira là où elle pourra parler librement, c'est à dire soit chez Edward, soit chez Demetri. Et vu que c'est Dem qui est venu la chercher, je pense qu'elle est chez lui.
- Il faut que je lui parle..., commença Aro avant que sa fille le fusille du regard.
- Tu en as assez fait pour aujourd'hui, trancha-t-elle impitoyable. Laisse moi essayer. De toute façon il faut qu'on parle toutes les deux.
- Elle m'a dit qu'elle ne m'en voulait pas...
- Elle t'a dit ce que tu avais besoin d'entendre pour que tu ne te sentes pas coupable et ça uniquement parce qu'elle t'aime, comprit sa fille. Je me suis trompée sur toute la ligne. J'aurais dû rester sur ma première impression. C'est une chic fille et tu as plutôt intérêt à la garder, parce que celle là, elle tient vraiment à toi.
Les paroles de sa fille eurent au moins l'effet de ramener un semblant de sourire sur les lèvres d'Aro. Alec, lui, ne semblait pas se remettre de la nouvelle. Il fallait dire que Charlie Stone était un peu son idole. Alors se l'imaginer en mauvais père cassait un peu l'image qu'il s'en était fait. Finissant de se préparer, Jane attrapa les clefs de voiture et se précipita vers l'extérieur. Son jumeau resta avec son père, comprenant bien qu'il n'avait pas voulu faire de mal à Bella. Bien au contraire. Seulement il ne s'y était pas bien prit.
- Elle va revenir ne t'en fais pas, le rassura Alec. Mais si j'étais à sa place, je pense que se serait le bordel dans ma tête. Laisse lui un peu de temps pour y mettre de l'ordre.
- Je m'en suis voulu au moment même où les mots ont traversé ma bouche, avoua Aro les épaules basses. Je savais très bien ce qu'elle ressentait et je l'ai tout de même poussé à accepter. Je l'ai fait en me disant que de tout façon elle dirait non, ce qu'elle a fait.
- Sauf que si elle accepte au final, tu vas continuer à t'en vouloir en sachant que c'est toi qui l'a poussé à le faire. Et bien si c'est le cas, tu as intérêt à être présent pour elle, parce qu'elle va passer de très longues journées et ses nerfs vont en pâtir.
Aro resta le reste de la soirée avec son fils, envoyant constamment des textos à Jane pour savoir comment ça se passait. Enfin ça se fut jusqu'au moment où elle l'appela en le suppliant d'arrêter parce qu'il la dérangeait toutes les cinq minutes. Au final, elle rentra tard. Alec était déjà parti se coucher, mais Aro n'avait pas l'intention de fermer l'œil.
- Elle ne va pas bien, commença Jane en s'affalant dans le fauteuil en face du sien. Je l'ai laissé avec Dem et sa femme, il essaye de la calmer un peu, parce que là c'est une vraie boule de nerf.
- J'ai été un sacré imbécile dans cette histoire, remarqua Aro en se frottant les yeux.
- Bah tout n'est pas perdu, le rassura sa fille en lui tapotant la main. Elle n'est pas en colère après toi, c'est un bon point. Par contre je serais Charlie, je fuirais vers un autre pays très vite, parce qu'elle est en train de réfléchir à la meilleure façon de le tuer sans se faire chopper.
- Elle qui se faisait une telle joie de faire ce film. Il a tout gâché. Je comprend qu'il essaye de renouer le contact avec elle, seulement il ne s'y prend pas de la bonne façon.
- Il n'y a pas de contact à renouer, il n'y en a jamais eu, trancha Jane prenant partie sur ce sujet. Cet homme n'est rien d'autre pour Bella que le fantôme qui hantait les souvenirs de sa mère.
- Oui mais nous avons vu la mère de Bella et moi je pense qu'elle ne nous a pas tout dit. Quelque part, c'est peut-être idiot, mais j'espère qu'il n'est pas l'homme que Renée a décrit. Je voudrais qu'il soit quelqu'un d'autre, avec une bonne excuse, pour que Bella puisse faire la paix avec tout ça.
- Papa c'est beau ce que tu dis, mais c'est utopique. On ne remplace pas des années d'absence comme ça. Bella est en droit de lui en vouloir et lui n'a plus qu'une chose à faire. Accepter les reproches qu'elle pourra lui dire et se faire à l'idée que rien ne rattrapera ses 26 dernières années.
Un silence s'installa. Jane avait raison et Aro ne pouvait rien dire de plus sur le sujet.
- Est-ce que tu crois qu'elle sera là à 8h, demanda-t-il avec incertitude.
- Je n'en sais rien, tout ce que je sais c'est que c'est mal engagé. Elle est en colère, très en colère. Et Bella en colère c'est effrayant.
- Est-ce que vous avez pu mettre les choses au point toutes les deux ?
- Je me suis excusée et Bella n'avait même pas l'air fâchée contre moi. Après je l'ai écouté déverser sa colère et sa rancœur à propos de son père. Je pense que ça lui a fait du bien.
- Elle ne va pas dormir de la nuit, se désola Aro en regardant l'heure.
- Ce ne sera pas la seule, sourit gentiment Jane en venant le serrer dans ses bras.
- Tu es une vraie girouette en ce moment, ce n'est pas facile de comprendre tes humeurs.
- Le portrait craché de mon père il paraît, s'amusa-t-elle en le faisant sourire.
- Oui pas faux, avoua-t-il en la serrant dans ses bras.
- Je suis désolé papa, pour tout ce que j'ai dit, j'avais tort. Je suis une connasse et il va falloir que je bosse là dessus.
Aro pris sa fille dans ses bras, heureux qu'elle se soit enfin rendu compte que sa crise n'avait aucune raison d'être. Comme prévu, la nuit ne fut pas bonne. L'acteur n'arrêta pas de ressasser toute cette histoire et le fait de ne pas avoir Bella avec lui dans le lit avait perturbé Aro. Il s'était habitué à sa présence. Quand elle partait en tournage à l'étranger il se sentait affreusement seul. Lui qui n'avait plus eu de relation sérieuse depuis longtemps, se rendait compte qu'il n'arrivait plus à se passer de celle là.
Lorsqu'il se leva quelques heures plus tard, Aro essaya aussitôt d'appeler Bella. Il ne fut pas tellement surpris de tomber directement sur sa messagerie. Il enchaîna donc avec Demetri qui ne tarda pas à répondre.
- Bonjour Demetri, le salua Aro en regardant son café. Comment va-t-elle ?
- Bonjour. Je ne sais pas encore, elle n'est pas sortie de la chambre depuis ce matin, répondit honnêtement le garde du corps. Je dois vous avouer que je ne sais même pas si elle va en sortir aujourd'hui. Je n'ai pas de solution miracle malheureusement.
- C'est déjà très gentil à vous d'avoir pris soin d'elle cette nuit. Je vais aller parler à Charlie Stone et Garrett, voir si l'on peut trouver un arrangement.
De toute façon c'était la dernière chose qu'il pouvait tenter. Voilà comment Aro se retrouva devant le père de Bella en ne sachant pas trop s'il devait lui en coller une ou non. Charlie semblait stressé mais aussi enjoué. Sa réaction était à l'opposé de celle de sa fille, ce qui eut le don d'énerver Aro. Il s'approcha donc du père de Bella avec l'intention d'avoir une bonne discussion avec lui.
- Aro Volturi, si je m'étais attendu à vous trouver ici, la salua Charlie avec un grand sourire.
- Et moi donc ! Rétorqua Aro avant de retrouver son calme. Je suis le manager de Bella, il est de mon devoir d'être là pour la soutenir quand elle en a besoin.
Le sourire de Charlie disparu aussitôt.
- Pouvons nous en parler dans un coin plus tranquille, proposa Aro n'aimant pas les oreilles indiscrètes qui traînaient.
- Je vous suis, accepta l'acteur se rendant compte qu'ils n'étaient pas seul.
Aro l'entraîna dans une pièce adjacente et ferma la porte en croisant les doigts pour ne pas être dérangé.
- Vous vous attendiez à quoi au juste en faisant ça, commença Aro n'y tenant plus.
- Je ne vois pas...
- Arrêtons ce petit jeu s'il vous plaît. Je parle de votre fille, Bella ! Vous savez très bien ce qu'elle pense de vous, vous le savez depuis l'émission chez Yorkie. Pourquoi vous vous acharnez sur elle ?
- Ce n'est pas de l'acharnement ! S'emballa Charlie en serrant les poings. Je veux apprendre à la connaître, je veux savoir qui elle est, ce qu'elle aime, ses centres d'intérêt. Et de toute façon, comment savez vous ça ?
- Bella ne me cache rien parce qu'elle a confiance en moi. Elle m'a dit ce qu'elle pensait de vous, j'ai vu sa mère et la haine qu'elle vous porte et j'ai aussi remarqué les conséquences sur le caractère de Bella. Il serait temps que vous vous rendiez compte que c'est trop tard pour apprendre à la connaître. Pourquoi maintenant ? Parce qu'elle perce au cinéma et que ce serait un plus pour votre carrière ?
- Mon dieu non ! Se scandalisa Charlie n'en croyant pas ses oreilles. J'ai toujours suivi Isabella de loin, mais je ne pouvais pas intervenir directement. Pas avec sa mère, pas avec mon métier et mes antécédents. Je voulais qu'elle soit heureuse et en sécurité, seulement ma vie ne permettait pas que je lui offre ça.
- Bella est une femme maintenant, une femme qui n'aime pas se faire dicter sa conduite et encore moins se faire piéger par un contrat qu'elle ne peut pas rompre parce qu'elle est au début de sa carrière. Seulement, elle est tellement furieuse contre vous qu'elle pense sincèrement à tout foutre en l'air pour vous échapper. Alors laissez moi vous dire que vous vous y prenez très mal pour renouer le lien et lui expliquer le pourquoi du comment.
Charlie se frotta le visage, se rendant compte que le chemin allait être long et périlleux.
- Je ne suis pas un monstre, si j'avais pu, j'aurais récupérer la garde d'Isabella depuis longtemps, avoua Charlie en haussant les épaules. Seulement je n'étais pas quelqu'un de sain à l'époque et j'étais assez conscient de ça pour ne pas vouloir punir ma fille de mes fautes. Je suis resté dans l'ombre, avec l'aide de ses grands parents. Ils n'ont jamais eu d'héritage ou de compte en banque bien remplis. C'était mon argent. C'est moi qui ai payé les études d'Isabella. Seulement à leur mort, le lien a été rompu et je n'avais plus aucun moyen de veiller sur ma fille. Ils me donnaient des nouvelles, ils prenaient soin d'elle, parce qu'ils avaient compris pourquoi moi je ne pouvais pas le faire. Je les ai supplié de prendre Isabella avec eux, ils ont commencé la procédure de garde et puis ils ont abandonné en voyant que Renée faisait des efforts. Je faisais ce que je pouvais même si aujourd'hui je me rends bien compte que ce n'était pas suffisant.
- Mais l'argent ne fait pas tout ! Se fâcha Aro. Elle avait besoin d'un père. D'une présence masculine qui aurait pu lui dire quand sa mère dépassait les bornes. Renée l'a élevé en lui faisant comprendre qu'elle n'avait pas son mot à dire, en quoique ce soit. Et surtout elle lui a bien appris à vous haïr. Vous ne savez même pas par quoi elle est passée ces deux dernières années. Alors je vous souhaite bon courage pour percer ses défenses, parce que vu les murs qu'elle a forgé, vous allez devoir avoir beaucoup de patience et de courage.
- Maintenant j'ai une vie saine, une femme adorable qui me soutient, je suis prêt à tout pour récupérer Isabella. Ça prendra le temps qu'il faut et je suis prêt à subir toutes ses reproches, mais je ne lâcherai pas l'affaire.
- Accrochez vous bien alors, prévint Aro sachant très bien ce qui allait arriver. Parce que la tempête ne fait que commencer. J'espère vraiment que Bella acceptera de venir aujourd'hui, mais j'en doute au plus haut point.
Et ses craintes furent confirmés lorsqu'à huit heures, Bella ne se présenta pas. Garrett semblait déçu au plus haut point et aussi interrogatif face à toute cette histoire. Charlie, lui, commença à s'en vouloir, il ne souhaitait pas que Bella foute sa carrière en l'air à cause de lui. Charlie avait juste vu une occasion de pouvoir se rapprocher de sa fille. Seulement il devait se rendre à l'évidence, Bella ne lui laisserait aucune chance. Mais il n'était pas prêt à abandonner pour autant.
Alors qu'Aro discutait avec Garrett pour trouver une solution, Bella apparut avec Demetri. Ses yeux étaient recouvert de lunettes de soleil et sa mâchoire était crispée à son maximum. Tout dans sa posture montrait qu'elle faisait un énorme effort pour se tenir là. Le cœur de Charlie se remit à battre aussitôt qu'il la vit. Garrett s'élança vers sa muse et la serra dans ses bras, au comble du bonheur.
- Je suis vraiment heureux que tu sois venu, lui avoua-t-il avec un grand sourire.
- Je le fais pour toi et pour Aro, avoua-t-elle froidement. Je jouerai comme je l'ai fait avec Arthur. Mais n'attendais pas plus de moi. Le temps que je vais passer ici avec lui me sera déjà bien assez dur alors pas la peine de penser aux soirées au restaurant par la suite pour moi.
Garrett lui promis qu'il ferait tout ce qu'elle voulait. Aro s'approcha d'elle pour tâter la température. Les lunettes de soleil n'étaient certainement pas là pour faire joli.
- Qu'est-ce qui t'a fais changer d'avis ? Jane, Demetri, Garrett... ? Demanda-t-il penaud.
- Toi, répondit-elle honnêtement. Tu as travaillé dur pour que j'arrive au top. J'y suis, je ne vais pas me casser la gueule pour ce connard. Par contre je vais lui faire regretter d'avoir eu cette idée. On me paye pour que je joue avec lui, pas pour que je sois aimable.
Lui serrant brièvement la main, Bella se dirigea vers la loge maquillage. Charlie qui se trouvait sur le chemin tenta une approche, mais la brune leva la main lui intimant le silence.
- Je suis là pour travailler pas pour babiller, trancha-t-elle froidement. En dehors des séances de tournage, je ne veux même pas entendre le son de votre voix.
Garrett grimaça en voyant l'ambiance entre les deux. Au regard de Charlie, le réalisateur comprit vite qu'il était réellement en faute. Il ne connaissait pas l'histoire entre ces deux là, mais par contre il constatait aisément que Charlie avait dû faire quelque chose de grave. Bella abandonna donc son père au milieu de la salle, en laissant une aire glaciale derrière elle.
- Va y avoir de l'ambiance sur ce plateau dans les jours à venir, prévint Aro en mettant une main amicale sur l'épaule de Garrett. Bella est une femme superbe et adorable, sauf quand on chatouille le diable en elle. Ne t'attend pas à des miracles au niveau de l'entente entre ces deux là, c'est peine perdue.
- J'ai cru voir ça en effet, se désola Garrett en soupirant.
Le réalisateur se rendit compte qu'il pouvait bien avoir deux des meilleurs acteurs du moment, rien ne garantissait que son film allait marcher au vue de l'inimité entre les deux. Peut-être que ce projet était destiné au massacre avant même de démarrer.
Nous y voilà ! Au prochain chapitre, tournage, je vous laisse imaginer... par contre s'il vous plait. PLUS DE CHAT ! J'ai compris, je serai sage ! Bisous :)
