Hello tout le monde. Aujourd'hui est un jour spécial, c'est l'anniversaire de ma petite sœur Maëva, qui m'a inspiré mon surnom. Alors Mavava, Joyeux anniversaire !

Bon revenons à nos moutons, alors dans ce chapitre on va encore avoir le droit à du Bella/Charlie, vous en demandiez tant, voilà que je vous en fourni un tartine. Puis le retour de Mike, en force, ça faisait trop longtemps...

Catbl2014: T'as faillit oublier Mike, et bien crois moi je vais savoir te le rappeler. Oui c'est ça qui est inquiétant, le fait que Mike soit loin d'être con. Sur qu'entre Bella et Charlie, c'est complexe, mais bon tu auras un peu plus d'explication dans ce chapitre. Bisous !

xiu: Merci beaucoup, la suite est là et tu vas pouvoir en apprendre plus sur Charlie. Bisous !

Berenice: Merci beaucoup, j'espère qu'elle te plaira autant par la suite, surtout que là, certaines choses vont s'accélérer. Bisous !

Sochic88: Pauvre Bella elle en prend plein la poire et effectivement on se dit qu'entre le père et la fille c'est sans issues. Mais je n'en dirais pas plus. Bisous !

MC: Mike est de retour, pour vous jouer un mauvais tour ! Je ne dis jamais tout en une fois, sinon ce n'est pas drôle. L'ex femme d'Aro... on va dire l'ex compagne d'Aro, parce qu'il n'a jamais été marié. Mais c'est une possibilité, certes. Bisous !

Bien, bien, je vous laisse profitez de ce chapitre, qui promets pas mal de vérité et quelques surprises. Bisous !


Kate Stone venait d'arriver sur le tournage. Elle était venu voir son mari qui apparemment avait de nombreuses difficultés à communiquer avec sa fille. Kate savait tout, elle avait toujours su. Cela faisait depuis toujours qu'elle travaillait pour lui, lui semblait-il, en tant qu'attaché de presse. Et le moins qu'elle pouvait dire, c'est qu'elle avait eu du boulot.

Entre les femmes, ses problèmes évident d'addiction et une fille secrète, Kate avait dû travailler d'arrache-pied. Elle l'aimait, ça avait été comme ça dès le début entre eux. Kate donnait toute son énergie pour Charlie et essayait par de petits gestes de lui montrer qu'elle l'aimait. Seulement l'acteur était aveugle à un point indéfinissable. Kate avait vu Charlie se détruire au fur et à mesure des années. Après la mort de son père, après son abandon de Bella, après la rupture totale avec les grands parents de sa fille.

Pourtant il avait une famille soudée qui aurait pu l'aider, si seulement il avait parlé au lieu de se replier sur lui même. C'était à croire que Charlie trouvait toujours un moyen de se faire plus mal qu'auparavant. Surtout vis-à-vis des femmes. Pas une pour rattraper l'autre. Ce qui avait rendu Kate complètement folle. Jusqu'au jour où il avait divorcé, une fois encore. Puis elle l'avait soutenu et redressé, une fois encore. Pour au final en avoir assez. Après tant d'années de dévouement, Kate avait prévu de partir. Ce qui avait enfin fait réagir Charlie. Dans un premier temps au niveau du travail, puis dans un deuxième temps sur ses sentiments. Il ne pouvait pas vivre sans elle, pas même une seconde. Se passer d'elle c'était impossible et pas uniquement au niveau du travail. Il l'aimait mais ne s'en était pas rendu compte.

Kate le vit au loin, révisant son scripte. Il semblait fatigué. Elle connaissait son mari mieux que quiconque. Même si ça avait pris dix huit ans pour qu'il s'en rende compte. C'est Kate qui l'avait poussé à reprendre contact avec Bella, même si elle avait devinait depuis le début que ça allait être extrêmement compliqué. Mais elle savait que son mari devait se reconstruire et que pour ça, il avait besoin de sa fille. Charlie avait toujours eu un amour tendre pour Isabella, mais jamais assez de courage pour venir lui prouver. Kate avait juste mis les points sur les i, en lui faisant comprendre que ce n'était pas à Bella de faire le premier pas, ni les cent cinquante suivant qui seraient nécessaire pour obtenir un dialogue serein entre eux.

Elle s'approcha de lui par derrière et mit ses mains sur ses yeux.

- Devine qui vient te remonter le moral, chuchota-t-elle à son oreille.

Charlie retrouva le sourire aussitôt. Il se retourna avant de la prendre dans ses bras. C'était tellement bon pour lui de la revoir. Charlie l'embrassa avec bonheur, retrouvant un peu de sérénité dans cette étreinte.

- Oh ma chérie, ça fait du bien, avoua-t-il en se rasseyant et en l'invitant à en faire de même.

- Oui, j'avais deviné avec ta petite voix au téléphone. On va commencer par les choses simples. Comment se passe le tournage ?

- Aussi bizarre que ça puisse paraître, à merveille. Je n'ai jamais eu une connexion comme ça avec ma partenaire. J'ai l'impression d'être en résonance avec elle. C'est une excellente actrice et je dois reconnaître que pour son travail, elle est capable de mettre tout le reste de côté.

- Donc au moins, tu es sûr que vous allez réussir à finir le film, demanda Kate se remettant en mode travail.

- Oui sans aucun soucis, j'ai l'impression que j'ai le droit à deux personnes différentes. La Bella actrice et la Isabella Swan qui rêve de me botter le cul à coup de batte de base-ball.

- Ce qui est probablement le cas, se marra Kate en lui ébouriffant les cheveux.

- Non ce qui va être difficile, ça va être la promo du film, ça se verra, elle ne sera pas capable de reproduire la même chose sur un plateau télé que sur un plateau de tournage. Ici, elle joue un rôle, devant un présentateur elle est Bella, je pense que ce sera au dessus de ses forces.

- Et bien il ne nous reste plus qu'à trouver une solution pour que ça s'arrange avant la promo. Chose complexe maintenant. Comment ça se passe avec elle ?

Charlie soupira fortement en jetant son scripte au sol. Il se frotta le visage en regardant au loin.

- Elle me vouvoie toujours, elle m'ignore et si j'insiste elle mord. Une vraie bourrique qui refuse d'écouter ce que j'ai à lui dire. Je comprend, je suis en tort, mais elle ne me laisse pas le temps d'en placer une pour lui expliquer pourquoi j'en suis arrivé là. Bella est têtue, rancunière et bougrement volcanique. Et pourtant je suis tellement fière d'elle.

- Elle a de qui tenir non ? Ricana sa femme en posant sa tête sur son épaule. C'est une Stone, même si elle s'appelle Swan et c'est le portrait craché de ta mère. Mère à qui tu ferais mieux de dire la vérité au sujet de ta fille avant qu'elle ne l'apprenne par quelqu'un d'autre, sinon, tu risques gros.

- J'ai déjà bien assez à faire avec une Isabella sans en rajouter une autre, grommela Charlie en boudant.

- Tu as tort, qui mieux qu'une Isabella Stone peut en comprendre une autre. Est-ce que Bella te parle de sa mère ?

- Non, je ne sais pas ce qu'elle lui a raconté pour aggraver mon cas, mais je pense que ça a fait mouche. Et je ne veux pas dire de mal de Renée de peur de me mettre encore plus Bella à dos.

- Et tu as raison. Parce que même si ce n'était pas une mère parfaite, c'est tout de même sa mère et c'est celle qui l'a élevé. Renée aura toujours une avance sur toi sur ce sujet. Elle est celle qui est restée, tu es celui qui a abandonné.

- Merci de me remonter le moral...

- Je suis là pour t'aider et trouver des moyens pour avancer. Qui est l'expert en communication ici ? Toi ou moi ?

- Toi, admit-il en haussant les épaules.

- Alors l'experte va te donner des directives. Tu vas prévenir ta mère, pendant que moi je vais essayer d'ouvrir le dialogue avec ta fille. As-tu des indices pour moi. Sujet qu'elle aime et autre que je ne dois pas aborder ?

- Ne surtout pas dire de mal d'Aro Volturi, grogna Charlie en grimaçant. Il m'énerve celui là.

- Pourquoi donc ? s'étonna Kate surprise.

- Il est partout ! S'énerva l'acteur en boudant. Bella pique une crise, il arrive et hop, elle va mieux. Bella pleure, il arrive et hop, elle a le sourire. Bella a un coup de mou, hop elle l'appelle et ça va à merveille. Il est son ombre !

- Il est son manager, précisa Kate avec le sourire.

- Non ! Il est plus que ça. Il surveille tout ce qu'elle fait, il est toujours collé à elle, il lui a mis des gardes du corps. C'est lui qui présélectionne ses films, c'est lui qui gère son emploi du temps, je ne serai même pas étonné qu'elle habite en réalité chez lui. Aro est bien plus qu'un manager, même si les autres ne le remarque pas. Moi je vois son regard ! Ses yeux lubriques et ses sourires de pervers !

Sa femme finit par exploser de rire n'y tenant plus. Il était rouge écarlate en tapant presque du pied comme un gamin. Charlie tourna un regard vexé vers elle. Kate s'empressa de le prendre dans ses bras en continuant à rire.

- Tu es jaloux, se marra-t-elle.

- Bien sûr que non..., se défendit-il aussitôt.

- Bien sûr que si. Alors je ne sais pas s'il se passe quelque chose entre ta fille et Aro, mais je pense que tu as déjà bien assez à faire avec Bella pour ne pas rajouter un sujet de discorde. Aro est celui qui l'a découverte, depuis il prend soin d'elle et gère sa carrière. Il ne fait rien d'autre que de faire fructifier les intérêts de sa petite protégée. Laisse le faire, bon sang ! Alors oui, il peut paraître proche d'elle, même très proche. Mais tu es apparemment le seul à t'imaginer une possible relation entre eux.

- Un père sent ce genre de truc, grogna Charlie en tapotant son nez de son doigt. Il est trop vieux pour elle.

- C'est typiquement le genre de chose à ne pas dire à ta fille si tu ne veux pas t'en manger une. D'une, tu n'es pas en droit de donner ton avis maintenant, de deux, nous avons pratiquement la même différence d'âge, donc tu es très mal placé pour parler. Aro est son mentor et tu ne pourras rien y changer.

- Ça plus la chauve-souris ça commence à faire, grogna Charlie en grimaçant.

- Je te demande pardon ? Demanda Kate complètement perdue.

- Pas plus tard qu'hier, une chauve-souris morte s'est retrouvée épinglée sur la porte de Bella avec un poignard, accompagné d'une poème de Baudelaire. Tout ce que j'ai pu comprendre de tout ça, c'est qu'il y a un certain Mike dans l'histoire. Après j'ai proposé mon aide et je me suis largement fait rembarrer.

- Aux yeux de Bella tu es un acteur talentueux, riche et un mauvais père. Tu ressembles à l'homme parfait qui aurait fait le choix de ne pas reconnaître sa fille. Tu ne peux pas lui en vouloir de ne pas te faire confiance. A sa place, je ne te ferai pas confiance. Ce n'est pas pour t'enfoncer que je te dis ça, c'est pour que tu comprennes qu'il va te falloir encore beaucoup de patience et de courage. Parce que la confiance, chez quelqu'un comme Bella, c'est dure à acquérir.

- J'ai l'impression que je n'y arriverai jamais.

- C'est ce que tu as dis pour la drogue, lança sa femme encourageante. Et pour l'alcool. Aujourd'hui regarde, tu ne prends plus rien. Et tu tiens le coup malgré le mur que représente Bella. Ce serait tentant de replonger, mais elle te donne envie de te surpasser. Garde ça à l'esprit, ça te motivera. Dis lui la vérité. Ta fille crois que tu l'as abandonné parce que tu ne l'aimais pas. Bella ne sait pas que tu étais dangereux pour elle, que les gens avec qui tu traînais, n'auraient pas hésité à se servir d'elle pour obtenir plus d'argent de toi. Comment veux tu que ta fille comprenne quoique ce soit si tu ne lui expliques pas.

- Elle ne me pardonnera jamais si je lui dis la vérité...

- Ça ne changera pas beaucoup de maintenant ! Tu ne risques plus rien à dire la vérité, puisque de toute façon Bella te hais déjà et ne veux pas te pardonner. Donne lui une explication. Ce sera toujours plus humain que de la laisser croire que tu ne l'as jamais aimé. Parce que je commence à bien cerner le personnage qu'est Renée. Tu n'aimais pas la mère de Bella, alors elle a dû partir du principe que tu n'avais pas le droit d'aimer sa fille non plus. Je suis persuadée que ta fille ne connaît rien de toi.

- Et je ne connais pratiquement rien d'elle et c'est ça qu'elle me reproche. Je ne peux pas lui en vouloir, elle a raison sur ce point. J'ai manqué beaucoup trop de choses que je ne pourrais jamais rattraper.

- Ça ne veux pas dire que tu doives encore en manquer, lui sourit sa femme amoureusement. Bella est une femme, une belle femme qui aura une grande carrière et qui peut être un jour aura des enfants. Est-ce que tu veux rater tout ça ?

- Non, avoua-t-il en retrouvant un peu de courage. Tu crois que ses enfants elle les aura avec Aro ?

- Ro mais quelle tête de pioche, soupira Kate en se relevant. Et il se demande de qui sa fille tient son caractère.

En se retournant elle vit le petit sourire flatté au coin des lèvres de Charlie. Il savait que sa fille lui ressemblait et c'était une chose que personne ne pourrait changer. Il en était fier.

- Appelle ta mère, ordonna Kate lui faisant perdre son petit sourire. Mieux vaux que tu le fasses pendant qu'elle est à plusieurs kilomètres de toi. Je vais allé voir Bella.

- Vas-y doucement, elle n'a vraiment pas l'air dans son assiette, la supplia Charlie inquiet.

- Tu m'étonnes, ricana Kate en levant les yeux au ciel.

L'attaché de presse parti à la conquête du dragon. Et c'est tout à fait l'effet qu'elle eut quand elle tomba sur le regard meurtrier de Bella. La brune avait en effet l'air exténuée. Kate se fit la réflexion qu'ils n'étaient pas tendre avec elle. Mais Charlie avait besoin de sa fille, autant qu'elle avait besoin de lui, même si elle se refusait à le reconnaître. Bella était assise sur une chaise devant sa loge, lisant un livre. Près d'elle se tenaient deux hommes impressionnant. Kate en reconnu un comme celui qui avait séparé Bella et Charlie après l'émission de Yorkie. Deux gardes du corps... c'était un peu beaucoup aux yeux de l'attaché de presse. Soit Aro était beaucoup trop craintif, soit Bella était réellement en danger. Ne se laissant pas décourager par le regard de sniper de la brune, Kate s'approcha avec un sourire aimable sur les lèvres. Elle remarqua bien le soupir exaspéré de Bella et la façon dont elle jeta son livre sur le rebord de la fenêtre.

- Il n'arrive pas à s'en sortir seul donc il envoie du renfort, grogna Bella sans aucune amabilité.

- C'est un peu ça, répondit Kate en souriant et en prenant une chaise pour s'asseoir à côté d'elle. Il perd espoir, je suis là pour lui rappeler que ce n'est pas un camp de vacances que de récupérer la confiance de quelqu'un.

- Quel dommage, moi qui espérait justement lui faire perdre espoir, vous venez de briser tous les miens. Et si vous voulez vraiment parler de ça, je vous prierai de baiser d'un ton, parce que les murs ont des oreilles dans le coin et je n'ai pas envie que cette histoire s'ébruite.

- Nous ferions peut-être mieux de rentrer dans votre loge dans ce cas...

- Non ! Lança un peu trop vivement Bella en regardant sa porte. Je n'arrive pas à faire partir l'odeur de... enfin peu importe.

- Vous avez l'air fatiguée et terrorisée...

- Et surtout je ne vous demande pas votre avis ni le sien, trancha la brune froidement. Je ne veux pas être méchante avec vous, personnellement vous ne m'avez rien fait. Malheureusement pour vous, je ne suis pas du tout ouverte sur le sujet. Vous venez plaidez une cause perdue.

- Vous devriez vraiment le laisser parler. Je comprend votre point de vue, mieux je le soutient.

Bella tourna un regard soupçonneux vers Kate, n'ayant pas vraiment confiance en la parole de la femme de son père.

- Il vous a abandonné, n'a jamais donné de ses nouvelles, n'a jamais pris des vôtres. Il a continué à vivre de son côté, à avoir la belle vie. De nouvelles femmes, de nouveaux films, de nombreuses maisons et aucune dans laquelle il ne vous a invité. Et aujourd'hui que vous avez 26 ans, il se réveille. Il a comme un éclair de génie. Il revient vous voir la bouche en cœur. Mais ça ne fonctionne pas comme ça n'est-ce pas ? Un homme heureux qui a tout eu et qui s'est débarrassé de sa fille sans jamais se retourner, n'a pas le droit de faire demi-tour et d'espérer qu'on lui pardonne n'est-ce pas ?

La tête de Bella était impayable. Elle sentait le piège venir, c'était dans sa nature de prévoir le pire. Avec sa mère elle avait bien été obligé. La brune croisa les bras, n'osant plus ouvrir la bouche de peur de tomber droit dans le filet.

- Et si je vous disais que tout ça n'est qu'une façade, enchaîna Kate le visage grave.

- Oh j'aurais dû m'en douter, se fâcha Bella en se levant.

Kate lui attrapa le poignet vivement et la fit rasseoir de force. L'actrice était choquée de cette initiative.

- Je n'ai jamais été tendre avec votre père, alors même qu'il était mon patron, n'espérais même pas que je le sois avec vous. Bella, il est grand temps que vous ouvriez vos oreilles et que vous écoutiez ce qu'il a à vous dire. Derrière toute cette image de faste et de luxe, se cache un homme qui a beaucoup souffert et qui ne trouvait pas les solutions pour s'en sortir seul. Il ne voulait pas vous faire souffrir, même s'il la fait. Charlie est un homme bon qui a fait des mauvais choix et ce n'est pas à moi de vous expliquer lesquels. Laissez le parler !

Bella arracha son poignet de la main de Kate et se mit à rire avec méchanceté.

- Il a eu des soucis ? Vraiment ? Et moi vous croyez que je n'en ai pas eu. Que je n'en ai pas encore. Je n'ai peut-être pas eu la meilleure mère du monde, mais au moins elle était là. Et croyez moi sur parole, des problèmes, elle en a plusieurs, qui vont de l'égoïsme sans nom à de gros moments de fanatisme en parlant de Charlie Stone. J'ai vécu et grandi avec une femme névrosée et je trouve ne pas m'en être trop mal sorti. Alors qu'elle est son excuse à lui ? Il était schizophrène ? Trop occupé par son travail, alors il a fait un burn-out ?

- J'étais toxicomane et alcoolique à mes heures perdues, lança Charlie en débarquant derrière elle. J'ai perdu mon père, j'ai rencontré les mauvaises personnes, j'ai... mal tourné. Je n'ai pas voulu en parler à ma mère, le père de Kate qui était mon attaché de presse à l'époque se chargeait d'étouffer mes frasques et Kate a prit le relais plus tard. Et j'ai commencé à traîner avec des personnes vraiment pas recommandable. Quand je te disais que je n'étais pas quelqu'un de bien, c'est que je ne l'étais pas. J'étais potentiellement dangereux pour toi. Je ne voulais pas que tu te retrouves avec moi lors d'une de mes crises de manque. Ta mère ne m'a pas vraiment aidé à aller mieux... non, non, ne crois pas qu'elle m'est suivi là dedans, elle n'en savait rien ou elle fermait les yeux. Mais j'étais...

- Dangereux, comprit Bella en haussant les épaules. Vous n'étiez pas sain...c'est ce que vous m'avez dit la première fois où on s'est revu. C'est ça ?

- Effectivement, soupira Charlie se demandant ce qu'il allait découler de cet aveu.

- Et vous croyez quoi ? Que je n'ai pas de cœur ? Que je ne suis pas humaine ? Que je n'étais pas capable de comprendre.

- Je ne te connaissais pas..., commença Charlie désespéré.

- C'est bien ce que je vous reproche. J'aurai compris, si j'avais su que j'avais ne serait-ce qu'un peu d'importance à vous yeux, ça aurait tout changé. Peu importe vos problèmes. J'aurais peut-être même pu vous aider qui sait. Mais justement on ne le saura jamais. Alors je comprend, sachez le, je comprend, ce n'est pas pour autant que j'accepte. C'est courageux de votre part de me l'avouer et vous pouvez compter sur moi pour garder les choses sous silence. Mais vous ne pouvez pas me demander de vous pardonner en un claquement de doigt. Je le répète, je ne suis pas programmée pour ça.

C'était la première fois qu'elle n'était pas agressive vis à vis de lui. Au contraire, Bella avait les larmes aux yeux. Elle comprenait. Seulement elle comprenait encore mieux que les mauvais choix de Charlie l'avait privé d'un père qui l'aimait et qu'elle aurait pu aimer également.

- Je suis tellement désolé Isabella, s'excusa Charlie à nouveau.

- Je le suis aussi, avoua-t-elle en haussant les épaules. Je ne peux pas vous donner ce que vous attendez de moi. C'est comme si on m'avait coupé un bras et que 26 ans après on me dise « oh regarde, en fait il était juste à côté, on aurait pu le raccrocher ». C'est trop tard, c'est tout.

La brune récupéra son livre et se prépara à rentrer dans sa loge. Kate fit un sourire encourageant à son mari, qu'elle vint prendre dans ses bras.

- Laisse faire le temps, elle en a besoin, chuchota-t-elle à l'oreille de l'acteur.

Alors que Bella était en train de franchir le seuil de sa loge elle fit demi-tour en fusillant ses gardes du corps du regard.

- Félix ! Tu téléphones à qui ? S'énerva-t-elle en sentant la moutarde monter.

Le garde du corps raccrocha aussitôt, pris en faute. Il se fit tout penaud, alors que son frère cherchait déjà un moyen de fuir la tempête. Bella se mit à grogner en levant les mains au ciel.

- Quand je dis « n'appelez pas Aro pour si peu » ça veut dire ne l'appelez pas ! Il est en tournage bordel !

- Bella tu as reçu une menace de plus et ils nous payent pour qu'on le prévienne..., tenta Demetri en levant les mains en signe de défense.

- J'avais dis non ! Hurla-t-elle en accourant vers eux. Il est à des kilomètres d'ici, qu'est-ce que vous vous voulez qu'il fasse de plus ? A part lâcher son tournage et d'accourir ici. Vous faites chier...

- Bella. Ce n'est pas rien, intervint Félix. Ce type est cinglé, ça fait deux ans que ça dure. Il t'a déjà menacé trop de fois, envoyé à l'hôpital, cramé ton appart ! Alors je peux comprendre qu'Aro veuille qu'on le prévienne au moindre changement.

- Tais toi ! Ordonna Bella en tournant son regard vers les intrus.

En effet, Charlie et Kate n'en perdaient pas une miette. L'attaché de presse posa une main sur l'épaule de son mari, elle le connaissait par cœur. Il y avait une chose qui lui avait fait perdre Bella, son envie de la protéger de tout, même de lui. Alors là qu'il savait qu'elle était en danger, ça allait mal tourner. Et ce qui devait arriver, arriva. Charlie repoussa la main de sa femme et s'élança vers sa fille.

- C'est quoi cette histoire ? C'est qui ce mec ? S'énerva Charlie en tremblant de colère. Qu'est-ce qu'il a fait ?

- Ça ne vous regarde pas, cracha Bella en essayant de l'ignorer.

- Non, non, cette fois si tu ne vas pas t'en sortir aussi facilement qu'en me rejetant. Je veux des réponses et je les veux maintenant !

- Mais qu'est-ce que vous voulez savoir au juste ! s'énerva à son tour Bella. Qu'est-ce que ça peut bien vous foutre ! Ma propre mère n'a pas pris ma défense sur ce sujet en quoi vous seriez différent.

- Bella calme toi, tenta Demetri avant de se faire fusiller du regard.

- Non ! Je ne veux pas être calme. J'en ai marre d'être calme ! J'en ai raz le bol de subir en étant toujours gentille et en gardant le sourire. Putain de merde ! Je ne suis pas une machine ! Il faut que je travaille avec un homme que je déteste, tout en rassurant Aro qui va péter un câble parce que mon ex n'a rien trouvé de mieux que de me pourrir la vie jusqu'à ce que... je meurs ou quelque chose dans le genre. Alors non, je ne suis pas calme et je n'ai pas envie de l'être !

Le regard de Charlie se fit tueur au discourt de Bella. Comment ça son ex voulait qu'elle meurt ? Les poings de l'acteur se serrèrent jusqu'à lui faire mal.

- Son nom ! Lança-t-il froidement en se promettant de mettre la main dessus.

Bella jeta sa tête dans ses mains en hurlant. Quand elle l'en sorti elle était rouge écarlate.

- Je vous ai rien demandé ! Hurla-t-elle folle de rage. Occupez vous de votre cul une bonne fois pour toute ! La police, les détectives et même mes gardes du corps n'arrivent pas à mettre la main dessus. Alors j'aimerai bien savoir en quoi vous vous croyez plus malin qu'eux.

- Nous n'avons certainement pas les mêmes contacts, siffla Charlie froidement.

- Oh c'est censé me rassurer ! Je ne suis peut-être pas la fille que vous espériez, mais le peu de conscience que j'ai à votre égard m'interdit de vous renvoyer dans les bras de ses gens qui ont fait en sorte que je ne connaisse jamais mon père.

Le cœur de Kate s'allégea. Elle l'avait vu, enfin, cette étincelle d'espoir qu'elle cherchait depuis qu'elle avait rencontré Bella. La fille de Charlie était une personne intelligente et juste en plus de ça. Elle était déjà en train de reporter la faute sur les bonnes personnes. Le chemin allait être long, mais il était réalisable. Kate avait eu raison de dire à son mari d'avouer la vérité, ça ne pouvait qu'être bénéfique pour Bella de comprendre que c'était plus complexe qu'il n'y paraissait.

- Ça c'est mon problème...

- Non justement ! L'interrompit Bella en s'approchant de lui. C'est mon ex qui me menace, ça n'a rien à voir avec vous. C'est mon corps, mon appart. C'est ma vie !

- Je suis ton père ! Cria Charlie furieux.

Un silence sans nom tomba lorsque la gifle de Bella résonna entre les loges et les bois. Kate ferma les yeux en se disant que son mari était un idiot impatient. Bella n'était pas prête pour ça.

- Je n'ai pas de père, je vous l'ai déjà dit, siffla Bella tendue au possible.

Quand elle se retourna pour fuir vers la forêt, son cœur cessa de battre. Juste derrière ses gardes du corps se tenait Garrett qui la regardait la bouche grande ouverte. Le pire cauchemar de Bella était en train de se réaliser. Son secret était en train de fuiter et il n'y avait rien de pire à ses yeux. Elle vit le regard de Garrett voyager entre elle et Charlie et la lumière se faire. Il avait compris, d'un sens ça n'aurait pas pu être plus explicite. Prenant le chemin le plus court au final, Bella se réfugia dans sa loge en claquant la porte. Ce tournage était une catastrophe pour elle. Sans pouvoir se retenir, elle explosa en pleurs en envoyant voler le peu qu'il y avait dans sa loge. La brune s'effondra au sol en s'arrachant les cheveux. Elle entendit quelqu'un rentrer et ne trouva même pas le courage de le foutre à la porte. Des bras vinrent l'encercler en l'embrassant dans les cheveux.

- Je suis tellement désolé Bella, si j'avais su, jamais je n'aurais accepté qu'il signe le contrat. Je suis tellement navré, lança Garrett en la berçant.

- Ne le dis à personne je t'en supplie, pleura-t-elle de plus belle.

- Bien sûr que non. Oh je suis mortifié. Ça va aller, je serai là. Tu peux compter sur moi. Je comprend pourquoi tu ne veux pas que ça se sache. Quel scandale si ça éclate un jour.

- Je ne te le fais pas dire, répondit la brune en essuyant ses larmes. Ma carrière sera foutue, parce qu'aux yeux du monde, je serai la fille de Charlie Stone et non Bella Swan.

- Ça n'arrivera pas, parce que je ferai de toi une star bien avant que le secret s'évente, jura Garrett en l'embrassant sur le front. Tu es la personne la plus courageuse que je connaisse et je suis flatté que tu sois passé au dessus de tout ça pour tourner ce film. Sache que je ne l'oublierai jamais.

Bella le serra fort dans ses bras. Elle en avait besoin et Aro n'était pas là. D'ailleurs, elle allait devoir l'appeler pour éviter qu'il arrive en fanfare. Garrett la consola autant qu'il le put. D'accord il était son réalisateur et il se devait d'être professionnel, mais avec Bella, ça allait au delà. C'était sa muse, il devait en prendre soin.

Dehors, l'ambiance était glaciale. Charlie était resté paralysé sous le regard inquiet des gardes du corps et furieux de sa femme.

- Bordel Charlie ! S'énerva Kate. Et c'est toi qui me dit d'y aller doucement ! J'y crois pas ! C'est sûr que si tu t'y prends comme ça, tu ne risques pas d'y arriver. Est-ce que ça va au moins ?

- On s'en fout de ça, cracha-t-il en pointant Demetri du doigt. Son nom, je veux le nom de ce futur amas de viande.

- Je ne peux pas vous le dire..., commença le garde du corps.

- Alors appeler la personne qui sera capable de me le dire. Appelez donc Aro qu'on ait une petite discussion tous les deux.

- Si je fais ça, Bella va me massacrer, lança Dem réaliste.

- Elle n'a pas besoin de le savoir. Ça ne sera pas la première fois que je fais quelque chose pour elle sans qu'elle le sache. Deux ans que ça dure. Deux ans que ce mec coure en la terrorisant. Soit vous n'êtes vraiment pas doué, soit ce type est un putain de génie !

- Charlie ils n'y sont pour rien, alors détend toi, conseilla Kate en posant ses mains sur ses épaules.

- Je veux son nom et si possible sa description, voire même l'adresse de ses parents.

- Charlie, prévint Kate sentant son côté sombre refaire surface.

- Non ! Il n'y a pas de Charlie qui compte ! On ne touche pas à ma fille. Point ! C'est la seule chose qui m'est fait tenir loin d'elle. Le besoin de la protéger. Je ne laisserai personne lever la main sur elle. S'il y a un moyen pour que je trouve ce connard, je vais me faire un plaisir de le faire. Appelez Aro !

Demetri pesa le pour et le contre. Félix semblait totalement contre. Il ne travaillait pas pour Charlie et n'avait aucun ordre à recevoir de lui. Seulement Demetri pensait à Bella. Au fait que c'était exact qu'ils avaient épuisé toutes leurs options et qu'il ne serait pas bête d'en trouver de nouvelles. Prenant son téléphone, il appela Aro et tendit le portable vers Charlie.

- Oui Demetri, qu'est-ce qui se passe encore, Bella va bien ? S'inquiéta aussitôt Aro.

- Je vais la faire courte, vous allez me donner le nom de ce « Mike » que je lui apprenne les bonnes manières et ce qu'il en coûte de toucher à ma fille. Et je n'accepterai pas un refus de votre part.

Charlie entendit bien le soupir d'Aro. Mais il ne s'en préoccupa pas. Il avait autre chose à penser, autre chose en tête. Comme l'image d'un certain Mike avec son poing dans la gueule et si possible une corde autour du cou. Aro la jouait peut-être loyal, ce n'était pas le cas de Charlie.


Alors on en pense quoi de Charlie maintenant ? Bisous !