Salut la compagnie ! Comment allez vous sous ce beau soleil ? Voici le nouveau chapitre, encore plein de rebondissement et avec un Aro chaud chaud cacao. Mais bon je vous laisse voir ça. Nous avons dépassé les 400 reviews merci beaucoup à vous tous.
Catbl2014: Le cas de Mike se réglera bien à un moment, tu peux me croire. Et nous apprécierons tous ce fabuleux moment. Charlie a fait ce qu'il a pu, mais au moins Mike est prévenu maintenant, si jamais Charlie est dans le coin, il vaux mieux qu'il fuit. Bisous !
aussidagility: Ca aurait pu être drôle Isabella qui frappe Mike avec son parapluie. Mais les poings de Charlie étaient bien plus appréciable. Bisous !
Berenice: Ah le cas Edward/Jane est une autre histoire, qui sera abordée ne t'en fais pas. Et ne t'en fais pas, des surprises j'en ai encore sous le chapeau. Bisous !
MC: Oui Mike n'avait pas prévu de tomber sur Mike Tyson. Au moins ça lui a fait les pattes. Quand à Yorkie, on a pas fini de le voir celui là. Pour ce qui est de mon imagination, ça a toujours été comme ça, depuis toute petite, après il faut réussir à retranscrire et ça c'est plus complexe. Il se pourrait que tu es du nez mais ne le dis à personne...chut ! Bisous !
Sochic88: On avance doucement mais surement entre les deux. Mais ça va prendre du temps. Pour Mike personne ne l'aide, à part des mafieux justement. Lui il falsifie des comptes pour les mafieux en retour ils lui filent ce dont il a besoin. Bisous !
Allez je vous laisse profiter. Bonne lecture. Bisous !
- La rouge ou la noire ? Demanda Bella en se tournant.
- Aucune des deux, tu ferais mieux de ne pas y aller, grogna Jane en boudant.
- Je comprend ton point de vue, mais essaye de comprendre le mien. Je me découvre une grand mère et une tante dont je ne connais rien et qui veulent me connaître.
- Oui, ça a du bon de faire partie d'une famille, lança Jane en croisant les bras. Sauf que tu fais déjà partie de la notre.
- C'est gentil ça, sourit la brune en venant s'asseoir à côté d'elle. Mais tu sais bien que ce n'est pas pareil.
- Tu ne vas pas lui pardonner tout de même, se scandalisa la blonde. Après toutes les larmes que tu as versé pour lui, tu ne vas pas abandonner, juste parce qu'il a cassé la gueule de Mike. Bon d'accord, c'est plutôt appréciable comme nouvelle, mais n'oublie pas que l'autre demeuré il s'est quand même fait la malle...
- Jane, l'interrompit Bella en lui attrapant le menton. Tu continues à ne pas être objective et à ne pas réfléchir. Oui Charlie m'a sauvé d'un mauvais pas, oui il m'a abandonné, est-ce que l'un contrebalance l'autre ? A mes yeux, pas vraiment, avoua-t-elle honnêtement. Pas parce que je pense que son acte est intéressé. Mais parce que je n'arrive pas à les mettre sur un pied d'égalité. Ce que j'ai appris par contre, c'est qu'il n'était pas le monstre que ma mère m'avait décrit. Je n'arrive pas à le voir en tant que père, parce que justement, je n'en ai jamais eu. Mais j'arrive à le voir comme un être humain avec qui je peux parler, voire pour la plupart du temps hurler. Alors je ne pense pas que je ferais la fiesta avec lui tous les soirs, mais je pense que je vais garder le contact.
- Qu'est-ce que tu entends pas le contact ? S'inquiéta Jane en fronçant les sourcils.
- Je ne dirais pas non à Isabella quand elle m'invitera, même s'il est là, et je lui enverrais un mail une fois par mois. Je ne peux pas faire plus. Courir dans ses bras en hurlant « papa » n'est pas dans mes cordes. Mais continuer à correspondre pour apprendre à se connaître, je peux essayer maintenant.
Jane se mit à sourire avec sadisme.
- Quoi ? Demanda Bella surprise.
- Tu es plus rancunière que je le pensais, c'est bien, tu ne lâches pas le morceau. Pourtant Charlie y a mit du sien, il a même ramené le restant de sa famille pour te faire céder.
- Il n'est pas méchant... il est juste très con, tacla Bella en souriant.
- Mets la rouge, tu as l'air d'une bombe là dedans.
- Qu'est-ce que tu ferais toi si ta mère revenait ? Demanda soudainement la brune. Avec les mêmes excuses que mon père.
Le visage de Jane se décomposa aussitôt. Elle releva ses jambes et les serra dans ses bras.
- Bien malgré moi, j'ai toujours espéré qu'elle le ferait, avoua Jane en haussant les épaules. Je suis colérique et impétueuse, mais je pense qu'elle m'a toujours manqué. Tu es plus forte que moi, parce que tu avais perdu tout espoir et tu t'es renforcé avec ta haine. Alec est comme ça. Si ma mère passait un jour cette porte avec des remords, je serais en colère puis je l'écouterai parce qu'elle remplirait un vide que je n'ai jamais su combler ou enfouir. Alec, lui, est peut-être plus discret, mais il est plus fort. Je suis la grande gueule, mais au final je pense que c'est moi qui céderait la première et je pense qu'Alec ne céderait jamais.
- Et ton père ?
- Il ne lui laisserait pas le temps de franchir la porte, sourit Jane en s'imaginant bien la scène.
Bella vint prendre son amie dans ses bras. Elles avaient beaucoup en commun et c'est ce qui les rapprochait autant.
- Et avec Edward, comment ça se passe ? S'inquiéta Bella en posant sa tête sur celle de Jane.
- Je ne sais toujours pas s'il joue avec moi, s'il me voit comme une amie ou bien autre chose. Je suis totalement perdue.
- Tu veux que je lui parle...
- Certainement pas, intervint Jane en se redressant. Il suffit qu'il n'éprouve rien pour moi et je n'aurais plus le temps de le séduire parce qu'il sera parti à l'autre bout de la planète.
Bella lui frotta gentiment le dos, comprenant bien son dilemme. Jane la remercia avant de se diriger vers la sortie.
- Qu'est-ce que c'est que ça ? Demanda la blonde en désignant la housse qui se trouvait dans le dressing.
- Petite fouineuse, s'amusa la brune. C'est la robe de créateur que je dois porter demain pour la première du film. Il y aura plein de journalistes, il paraît donc qu'il faut que je sois sublime.
- Montre la moi, allez ! Supplia Jane en croisant les mains.
Bella explosa de rire en lui faisant signe de la suivre. Les yeux de Jane se mirent à briller lorsqu'elle vit la robe blanche sirène avec un décolleté cœur. Sur le bas de la robe partaient des nuances de rouge de plus en plus forte.
- Oh la vache ! Siffla-t-elle en admirant. Elle est belle ! Tu vas être tellement sexy là dedans ! Papa va jamais vouloir te laisser sortir.
- Le créateur m'a supplié de venir voir son travail, j'étais curieuse et quand il me l'a montré et qu'il a dit qu'il l'avait faite pour moi... j'ai cédé parce que je suis tombé amoureuse de cette robe, admit Bella sincèrement.
- Tu m'étonnes ! Et comment s'appelle ce petit génie ?
- Alistair, répondit Bella en refermant la housse.
- Juste Alistair ? Demanda Jane en grimaçant.
- Oui il ne veux pas donner son nom, il a l'air... spécial, commença la brune comprenant bien que Jane attendait plus. Renfermé sur lui même, pas très sociable, mais talentueux. Tout ce que j'ai vu chez lui était de pure chef d'œuvre. Apparemment, il voudrait que je porte ses modèles, je suis plutôt pour, parce que j'aime ce qu'il fait et surtout il comprend assez vite quelles sont mes limites en matière de fringue.
- Tu penses le prendre comme styliste, comprit Jane avec un sourire.
- Je lui ai proposé en effet.
- Sans en parler à mon père ?
- Ton père s'occupe déjà de mes films, de mon emploi du temps et de mes gardes du corps, il ne va pas venir mettre son grain de sel dans ma garde de robe tout de même.
- Tu sais qu'il n'aime pas que tu signes des contrats sans lui avoir demandé son avis au préalable...
- En l'occurrence je n'ai encore rien signé. Et j'aime bien Alistair, il n'a pas posé une seule question sur mes bleus quand il m'a fait essayer la robe. Il est discret, professionnel et talentueux. Je n'en demande pas plus.
- Au moins, tes bleus ne se verront pas avec cette robe.
- Pas si on maquille bien le coquard qui a du mal à partir sur mon visage. J'ai l'impression que ton père n'ose plus me toucher depuis qu'il a vu l'état de mes côtes...
- Si on pouvait éviter de parler des mains de mon père sur ton corps, ça m'arrangerait, l'interrompit Jane en grimaçant.
La blonde préféra fuir avant que Bella n'en rajoute une couche. Le rire de son amie la poursuivit jusque dans le couloir. Bella avait été invité à venir chez sa grand mère le soir même, accompagné d'Aro et d'Edward si l'envie lui disait. Jane et Alec avaient préféré fuir cette soirée, ayant un peu trop peur des possibles dommages collatéraux. Lorsque l'heure fut bientôt venu, Aro entra dans la chambre et soupira en la voyant dans sa robe rouge. Il ferma la porte et s'adossa dessus.
- Pourquoi me tortures-tu ainsi ? Demanda-t-il en la déshabillant du regard.
- Parce que depuis l'épisode Mike, tu fais vœux d'abstinence, répliqua-t-elle du tac-o-tac.
- Je n'ai pas envie de te faire mal...
- Tu n'as pas non plus envie de me faire du bien apparemment, se moqua-t-elle gentiment en mettant son collier.
N'y tenant plus, Aro ferma la porte à clef et s'élança vers elle. Il retourna Bella vers lui pour l'embrasser. Une fois à bout de souffle, il envoya valser le peu qu'il y avait sur la coiffeuse de Bella et la souleva pour la déposer dessus.
- Aro ? Chuchota la brune le cœur battant à mille à l'heure.
- Tu joues avec le feu Bella. En ta présence j'ai beaucoup de mal à ne pas te sauter dessus, alors si tu me chauffes en plus, ne vient pas te plaindre des conséquences.
La brune lui répondit avec un sourire mutin. Elle les attendait avec impatience ces conséquences. Aro posa ses mains sur le bas de la robe et la remonta tout en caressant les jambes de son amante. Une fois arrivé à son but, il fit le chemin inverse en retirant le sous vêtement de Bella. Lui intimant de ne pas bouger, il ouvrit son pantalon de costume et abaissa son boxer. Vérifiant qu'elle était prête pour lui, Aro l'embrassa en s'insinuant entre ses jambes, jusqu'à trouver son but. Bella gémit avec force lorsqu'elle le sentit au plus profond d'elle. Le sexe avec Aro était une chose dont Bella ne se lassait pas. Elle l'invita à approfondir ses coups de reins en croissant ses jambes dans son dos et en s'accrochant à sa cravate. Aro la soutenait d'une main dans le dos et d'une sur sa hanche. Bella hurla sa jouissance dans la bouche de l'homme qu'elle aimait, qui ne tarda pas à la rejoindre.
- Voila qui est intéressant, murmura Bella à bout de souffle.
- Quoi donc ? demanda-t-il en l'embrassant dans le cou.
- Tu te montres bien plus sauvage lorsque tu es chaste depuis un petit bout de temps, lui chuchota-t-elle à l'oreille en tirant un peu plus sur sa cravate. Ce n'est pas pour me déplaire.
- Je serais plus doux la prochaine fois, promit-il en la serrant dans ses bras.
- Je viens de te dire que j'avais aimé. Un savant mélange de douceur et de sauvagerie n'est pas si mal, ça met du piquant dans notre vie sexuelle.
- Ma vie sexuelle n'a jamais été aussi épanouie que depuis que je te connais.
- Tu m'en vois ravie.
Ils s'embrassèrent encore une fois, avant de se refaire une beauté. Bella eut beaucoup de mal à se concentrer avec les mains d'Aro qui n'arrêtait pas de se balader sur elle. Mais ils durent bien s'arrêter à un moment, car Edward les attendait en bas. Bella se demandait encore pourquoi il avait accepté de venir. La curiosité était un vilain défaut et Edward était très curieux de connaître la famille Stone. Il reçu un sacré choc quand il se retrouva face aux deux femmes Stone. Isabella et Heidi étaient ce que l'on pouvait appeler des femmes fortes. Sacré caractère, mélangé à une grande propension à dire ce qu'elles pensent, tout en étant franche, directe et cassante en même temps. En gros, Bella, en dix fois pire !
- Pourquoi j'ai accepté de venir déjà, murmura Edward à l'oreille d'Aro.
- Parce que tu n'as pas pu t'en empêcher. Isabella t'a beaucoup trop intrigué à l'aéroport, répondit l'acteur honnêtement. Alors tu t'es demandé si la tante était identique.
- Bah comment dire ? Elles se ressemblent, c'est indéniable. Mais Bella est plus... enfin elle est moins... je ne trouve pas les mots !
- Bella est plus modérée et moins sociable, proposa Aro en les analysant.
Edward admit que c'était plutôt proche de la vérité. Heidi s'était approchée de sa nièce dès le début de la soirée et ne l'avait plus lâché depuis. Une belle et grande brune avec des courbes vertigineuses, qui apparemment avait son lot de conquête vu le nombre de sms d'amour qu'elle reçu pendant la soirée.
- J'ai presque envie de fuir avant que la tante me bouffe, lança Edward ayant bien vu le regard gourmand d'Heidi.
- Elle en serait capable, s'exclama Charlie en arrivant à côté d'eux un verre à la main. Vu son expression faciale, elle n'a qu'une envie, c'est de te faire passer à la casserole.
Edward lui vola son verre de champagne, le vida d'une traite et s'éloigna du groupe prétextant un coup de fil important à passer.
- Je crois que vous avez fait peur à notre coureur de jupon, ricana Aro en voyant le jeune Cullen partir au galop.
- Oh je n'y suis pour rien, c'est ma sœur qui lui fait cette effet là. Bella à l'air de bien s'entendre avec ma mère et Heidi.
Il y avait un soupçon de jalousie dans la voix de Charlie, vite remplacé par de la résignation. Il ne pouvait s'en prendre qu'à lui même.
- Comment va-t-elle depuis l'autre jour ? Demanda Charlie inquiet.
- C'est Bella, elle fait face. Même si au fond elle est morte de trouille. Elle ne le montre pas. Mais je vois bien qu'elle n'est jamais sereine lorsqu'elle sort. Elle ne quitte jamais le collier avec le balise GPS que Demetri lui a donné.
- J'aurais dû finir ce petit merdeux quand je l'avais dans mes mains, grogna Charlie en serrant les poings. Mais ce n'est qu'une question de temps, mes contacts ont déjà trouvé son repère et il ne leur reste plus qu'à mettre la main sur lui.
- Je ne suis peut-être pas en accord avec vos méthodes, mais je dois reconnaître qu'elles sont bien plus efficaces que les miennes, admit Aro en croisant les bras.
- Un homme qui disparaît du jour au lendemain comme ça, ne peut que passer par mes contacts pour obtenir une nouvelle identité. Mais je dois admettre qu'il est malin. Ce qui ne m'arrange pas, parce que ça le rend bien plus dangereux.
- Je ne sais pas ce que je serais capable de faire si je tombais sur lui, avoua Aro en grinçant des dents. Et comme s'il le savait, il m'évite à chaque fois qu'il essaye d'approcher Bella.
Le côté papa protecteur de Charlie ne tarda pas à faire son retour. Oui Aro était le manager de sa fille et oui il prenait soin d'elle, mais personne ne lui enlèverait du crâne qu'il y avait plus que ça.
- Parce que vous êtes souvent avec Bella, n'est-ce pas, balança Charlie en le fusillant du regard. Ôtez moi d'un doute. C'est bien vous qui avez récupéré toutes les lettres que j'ai envoyé à Bella, ainsi que les mails. Est-ce que j'ai tord de penser que ma fille habite chez vous, honnêtement.
Aro se mit à sourire en coin, parce que le cinéma de Charlie l'amusait beaucoup. Encore plus quand il se dit qu'à sa place il ferait probablement la même chose.
- Oui Bella habite chez moi, avec mes enfants, répondit sincèrement l'acteur. Lorsqu'elle s'est retrouvée à la rue à cause de Mike, je ne lui ai pas laissé le choix. Elle a longtemps râlé, puis elle a fini par s'y faire.
- Et combien de temps a-t-il fallu pour qu'elle passe de la chambre d'ami à votre lit ? S'énerva à moitié le père de Bella n'y tenant plus.
- Oh un sacré bout de temps, lança Aro avec un sourire. Elle n'est pas facile à décrypter par moment alors je n'osais pas trop me lancer...
- Vous vous foutez de ma gueule ? S'énerva pour de bon Charlie.
- Pourquoi ? Je croyais qu'il fallait être honnête ! Répliqua Aro en haussant les épaules. Je l'ai vu dans vos yeux. Vous n'avez jamais cru que j'étais uniquement le manager de votre fille. Je ne vais pas vous mentir. Il y a déjà eu bien assez de secret dans cette famille. Alors oui, j'aime votre fille, oui ça fait un petit moment que nous sommes ensemble et oui, j'ai bien dix ans de plus qu'elle. Nous restons discret, pour protéger notre vie privée. Et sachez une chose avant de vous mettre à hurler. Moi j'étais là quand Bella a eu besoin de quelqu'un, ce qui n'est pas votre cas. Ne vous la mettez pas à dos à cause de moi maintenant que vous avez réussi à ouvrir le dialogue. Parce que je pense assez bien connaître Bella pour vous dire qu'elle ne prendra pas bien votre point de vue sur la question. Elle ne l'a déjà pas bien prit il y a deux ans de ça, face à sa mère et c'est la dernière fois qu'elles se sont vu. Alors qu'à l'époque nous n'étions même pas encore ensemble.
Charlie était devenu rouge écarlate et n'osait pas ouvrir la bouche de peur de dire une connerie. Enfin, il trouvait tout de même qu'Aro avait un sacré culot. Au moment où il allait finir par dire un truc de fâcheux, Kate arriva et lui tendit un autre verre de champagne.
- Tais toi, ordonna-t-elle aussitôt.
- Mais enfin..., commença Charlie scandalisé.
- Tais toi je te dis ! L'interrompit-elle. Regarde ta fille. Elle vient de se faire massacrer par son ex, elle est au milieu d'une famille dont elle ignore tout et pourtant, elle a le sourire. Excuse moi de te le dire chéri, mais ce n'est pas à toi qu'on le doit. De plus, je t'ai déjà dit que tes arguments étaient nuls.
- Attend que j'en parle à ma mère, elle a déjà fait une crise quand on s'est mis ensemble...
- Oui parce qu'elle estimait que j'étais trop bien pour toi, intervint Kate en secouant la tête. Arrête de te comportait comme un gosse de cinq ans. De toute façon ta mère n'est pas débile, elle est déjà au courant depuis longtemps.
Aro tourna aussitôt son regard vers Isabella. Elle le regardait avec un petit sourire appréciateur. Oh que oui, elle était déjà au courant. Il connaissait ce regard, c'était le même que Bella et Aro savait très bien décrypter les regards de sa brune. Bien, il allait devoir apprendre à vivre avec le fait que la grand mère de son amante sache tout avant tout le monde.
- Si vous la faite souffrir..., tenta Charlie avant qu'Aro lui explose de rire au nez.
- Elle est bien bonne celle là. N'oubliez pas votre place, lui conseilla Aro sûr de lui. Pour Bella, vous n'êtes rien d'autre qu'un collègue avec qui elle vient de tourner un film. Vous n'êtes pas son père et vous ne le serez probablement jamais. Estimez vous déjà heureux qu'elle vous adresse la parole, je l'ai encouragé pour qu'elle le fasse. Mais elle n'oublie pas. Ni le fait que vous n'étiez pas là, ni le fait que vous lui ayez forcé la main avec un contrat. Je pense que si Bella ressemble tellement à votre mère, vous devriez être capable de deviner ses prochaines réactions. Je prend soin de votre fille, depuis que je la connais, je n'ai pas l'intention d'arrêter maintenant.
Aro le laissa là pour aller rejoindre sa belle qui écoutait sa tante avec un grand sourire. Charlie se tourna vers sa femme, qui elle, se retenait de rire.
- Est-ce que je viens de me faire tailler un costard par mon futur gendre ? Demanda le père de Bella choqué.
- Je l'aime bien moi, avoua Kate espièglement.
- Oui j'ai bien l'impression que c'est le cas de toute la famille, grogna-t-il en grimaçant.
- Et oh Charlie ! Hurla Heidi de l'autre bout de la pièce. Au lieu de faire du boudin, ramène ton cul ici. Faut qu'on parle.
- Oh non ! Soupira-t-il en s'imaginant déjà le carnage.
Il s'avança, tel un condamné vers le bûcher. Sa sœur lui fit un sourire hypocrite, attrapa un glaçon et lui balança en pleine tête.
- Je vais te niquer, tu t'en doutes n'est-ce pas ! S'énerva-t-elle en lui envoyant un autre glaçon.
- Oh ! Tu niques déjà bien assez de monde comme ça, rétorqua son frère avant de se prendre l'intérieur du seau à glaçon en pleine tête.
- Tu es très mal placé pour venir me faire la morale, siffla Heidi en le menaçant de son index. Parce que cette fille là, tu es au courant, mais vu comment tu as trempé ta nouille, tu pourrais très bien en avoir d'autre.
- Non, après ça il a compris que certaines femmes pouvaient être intéressées et il a appris à mettre un préservatif, est-ce que je me trompe ? Demanda Isabella froidement.
- Heureusement c'est une fille, parce que si ça avait été un mec aussi débile que toi, je n'aurais pas survécu ! Cria Heidi furieuse.
- C'est ce que tu as déjà dit à ta dernière rupture, la tacla son frère avec un sourire taquin.
Heidi grinça des dents et lui envoya le seau à glaçon vide en pleine tête. Bella remarqua que c'était la marque de fabrique de la famille. Est-ce qu'elle même était légèrement violente ? Après réflexion, Bella avait tendance à mettre des coups de poings dans l'épaule des gens.
- Doucement ! Cria Charlie en se protégeant. Je te rappelle que j'ai une avant première demain.
- A laquelle tu ne m'as même pas invité, connard ! Lança Heidi en croisant les bras. Ce n'est pas grave je demanderai à Edward de faire de moi sa cavalière.
Elle envoya un petit coucou et un sourire enjôleur à l'acteur qui perdit aussitôt toutes ses couleurs.
- Euh... bah... non, ça ne va pas être possible, j'y vais déjà avec...Jane ! Se défendit tant bien que mal Edward paniqué.
Aro se tourna vers Edward en levant un seul sourcil. Il savait pertinemment que c'était faux. Jane était censé y aller avec Alec et lui. Bella les avait invité ainsi que la plupart du cast de Secrets. En dehors du fait qu'elle avait vraiment envie qu'ils soient tous là, ça noyé un peu le poisson vis à vis de leur relation.
- Tant pis, j'irai avec Aro, rétorqua Heidi en haussant les épaules.
- Pas touche, contra Isabella intraitable. Celui là, il est déjà pris. Va planter tes griffes ailleurs.
La grand mère de Bella lui fit un clin d'œil complice. Heidi se mit à bouder en cherchant une solution.
- J'en ai peut-être une moi, lança Aro en souriant en coin.
Bella la scruta en cherchant à savoir ce qu'il avait en tête. Puis elle finit par comprendre et ses yeux s'agrandirent.
- Tu n'y penses pas ! S'écria-t-elle en riant. Les deux ensemble c'est du suicide.
- Oh allez, ce sera marrant. Tu n'avais qu'à pas inviter mes frères, se moqua Aro en haussant les épaules. Heidi, je pense que j'ai l'homme qu'il vous faut. Mon frère Caïus.
Edward mit une main sur son cœur, soulagé qu'Aro ait trouvé une solution. Puis après il s'imagina Heidi et Caïus ensemble et là il se mit à rire. Cette avant première allait être une catastrophe, ou alors un baisodrome. Le reste de la soirée se passa relativement bien. Bella s'amusa beaucoup à voir Edward éviter sa tante. Charlie s'en prit pour son grade et sa fille se demanda même comment il arrivait encore à tenir debout. Bella avait l'impression qu'Isabella et Heidi cherchaient à lui faire regretter amèrement ses erreurs. C'est avec un sourire aux lèvres que Bella se coucha ce soir là, et ça lui fit le plus grand bien.
Le lendemain, elle se leva bien avant Aro et en profita pour checker ses mails. C'est là qu'elle vit le scénario de Dora Capelli. Comme promis elle le lut et se plongea dedans avec bonheur. Ce scénario était bien, vraiment bien. Le personnage principal était travaillé et intéressant. C'est en fronçant les sourcils que Bella se demanda pourquoi Aro ne lui avait pas proposé. Qu'est-ce qu'il avait encore inventé ? Est-ce qu'au final Demetri avait fini par savoir pour son anémie et l'avait balancé ? Bella allait avoir une petite discussion avec son manager, parce qu'elle sentait que c'était un rôle important et il ne lui avait même pas mis dans sa liste de scripte à lire. La brune passa pratiquement la journée dessus.
- Ah bah tu es là ! S'écria Aro en entrant dans le bureau, ça fait un bon bout de temps que l'on te cherche. Le repas est prêt.
La brune ferma son ordinateur avec énervement. Se relevant, elle se tourna et s'adossa sur le bureau en croisant les bras.
- Oh là ! Qu'est-ce qu'il se passe ? S'inquiéta-t-il aussitôt en refermant la porte.
- Je viens de recevoir un scripte de Dora Capelli, qu'elle t'a fait parvenir il y a un bon bout de temps apparemment, mais que tu n'as pas jugé bon de me faire voir.
Le visage d'Aro se ferma aussitôt. Il prit appuis sur la porte avant de hausser les épaules.
- Et alors. Tu sais très bien que tu ne peux pas tourner tous les films que l'on te propose, contra-t-il la mâchoire serré.
- Ôte moi d'un doute, tu n'es pas en train de me cacher des scriptes parce que tu veux que je ralentisse mon taux de travail, parce que si c'est le cas, je vais très mal le prendre et tu le sais très bien !
Aro soupira fortement en se frottant la nuque, gêné. Les yeux de Bella s'agrandirent sous le choc.
- Tu plaisantes ! S'énerva-t-elle pour de bon.
- Tu as Deoxys 2 qui commence bientôt et tu ne veux pas arrêter la série, alors dis moi quand comptes tu faire un autre film ? Demanda-t-il sérieusement.
- Mais comme celui que je viens de faire, après Deoxys et la série. J'ai prouvé cette année que c'était possible, alors arrête de me prendre pour une enfant ou une incapable.
- Ce n'est pas le cas et tu le sais très bien. Mais tu as besoin de repos. Tu n'as qu'un mois pour récupérer là, crois tu vraiment que ce sera suffisant en sachant qu'il faut que tu te remettes à l'entraînement avec Emmett.
- Alors pourquoi tu me laisses lire d'autres scriptes si tu estimes que je suis surchargée ? Cria-t-elle furieuse.
- Parce que celui de Capelli se passe à l'autre bout du monde, dans un pays chaud et humide qui te fatiguera encore plus. Qu'il nécessite des semaines de tournage en plus et puis...
- Et puis je serais loin de toi, trancha Bella en serrant les dents. Si tu ne sais pas faire la différence entre professionnel et personnel, il va peut-être falloir que je change de manager.
- Tu n'y penses pas ? Demanda Aro choqué.
- Moi tout ce que je sais, c'est que je préfère largement un Aro qui me dit la vérité plutôt que celui que j'ai en face de moi qui préfère jouer les castrateurs. Fut un temps c'est toi qui me poussait vers les grands rôles, ce n'était pas à moi de te supplier. La seule chose qui a changé entre temps, c'est notre relation. Alors s'il faut séparer les deux pour qu'on évite ce genre de discussion, dites toi bien que je n'hésiterais pas une seule seconde.
La brune passa devant lui, le poussa pour ouvrir la porte et la claqua avec force. Aro se mordit les lèvres. C'était le seul scripte qu'il lui avait caché, mais ça il ne pouvait pas lui dire. Prenant sur lui, il rejoignit tout le monde à table. L'ambiance y était tendu. Les jumeaux n'osèrent pas poser de question. Ils avaient bien vu à la façon dont Bella se servait qu'elle était en colère. C'était extrêmement rare que leur père et Bella se prennent la tête. La brune ne décrocha plus un mot jusqu'à ce qu'elle rejoigne sa chambre pour prendre sa robe et dire qu'elle partait à l'institut pour se préparer. Jane se hâta de la rejoindre avant qu'elle ne s'en aille sans elle.
- Qu'est-ce qu'il se passe ? Demanda Alec surpris.
- Il se passe qu'aujourd'hui je comprend un peu mieux Charlie Stone. Ce n'est pas facile de protéger Bella sans se la mettre à dos, répondit Aro en soupirant.
- Est-ce que tu as eu tort ? L'interrogea son fils.
- En quelque sorte. Mais rien d'irrécupérable. Elle va passer ses nerfs sur son père et ça ira mieux après.
- Fais quand même gaffe papa. Ça serait dommage de tout gâcher maintenant que Jane est d'accord pour vous voir ensemble.
Aro lui fit un signe de tête, lui faisant comprendre que le message était bien passé. Il retrouverait Bella le soir même et il s'excuserait. Le père et le fils s'habillèrent pour la soirée et rejoignirent les autres au lieu de rassemblement. Jane leur avait envoyé un message disant que la colère de Bella n'était toujours pas apaisée et qu'il serait préférable d'éviter le sujet. Aro la dévora du regard à peine l'eut-il en ligne de mire. Elle était sublime dans cette robe. Ses longs cheveux retombant en boucle dans son dos. Quand ils arrivèrent sur le lieu de l'avant première, Bella remarqua tout de suite un problème. Les vigiles du lieu ne voulait pas laisser les gardes du corps de la brune passer. Se mettant près du chef, Bella tenta le tout pour le tout.
- Monsieur, lança la brune avec son plus beau sourire. Ils me suivent partout où je vais...
- Vous pourriez être la reine d'Angleterre que ça ne changerait rien, répondit l'homme sans aucune amabilité. Nos services de sécurité sont plus que compétent, ils sont là depuis des jours à sécuriser la zone. Donc vos gardes du corps font comme tous les autres gardes du corps, ils attendent dans la zone rouge là bas, avec les journalistes. La traversée du tapis rouge se fait sans garde du corps Mademoiselle.
- Je vais lui en coller une..., siffla Bella en serrant les poings.
Son humeur déjà désastreuse ne fit que s'empirer face à cet homme borné et froid. Alors qu'elle allait faire part du fond de sa pensée, Félix l'attrapa par le bras.
- Je vais attendre là bas et Demetri va te suivre le long des barrières, ne t'en fais pas, nous sommes là, quoi qu'en dise ce connard.
Bella se retourna et avec son sourire le plus hypocrite elle fit un doigt d'honneur au chef de la sécurité. L'homme parut scandalisé, mais il l'avait cherché. La brune rejoignit Charlie sur le tapis rouge, qui l'attendait avec un grand sourire. Vivement que cette soirée se finisse, la brune en avait déjà raz le bol. S'accrochant au bras de son père, Bella fit bonne figure et avança sur le tapis rouge avec son plus beau sourire.
- Est-ce que tout va bien ? Demanda Charlie en sentant la pression que la brune pouvait mettre sur son bras.
- J'ai l'impression que tout le monde cherche à m'énerver aujourd'hui, avoua-t-elle en haussant les épaules. Ce n'est rien, c'est juste une mauvaise soirée.
- Allez garde le sourire, elle n'est pas encore terminée. Si ça se trouve tu auras de quoi retrouver ta bonne humeur d'ici à ce soir.
La brune le remercia d'essayer de lui remonter le moral. Continuant leur avancée, ils se firent prendre en photo de tous les côtés. Garrett les rejoignit même à un moment avant de partir dans la zone où les attendait les journalistes. Sans s'expliquer pourquoi, Bella sentit un grand frisson dans son dos et elle perdit son sourire aussitôt.
- Quoi ? Demanda Charlie ayant bien remarqué le changement.
- Je ne sais pas... un mauvais pré-sentiment, répondit-elle en regardant autour.
Pourtant il n'y avait rien, si ce n'était les fans qui hurlaient à la mort et tous les vigiles et les journalistes qui les attendaient au bout du tapis rouge. Mais Bella ne pouvait pas s'en empêcher, ce frisson dans le dos, ça avait toujours été la même chose chez elle. Mike. Heureusement, elle ne le voyait pas, même si elle regardait bien. Demetri qui était de l'autre côté de la barrière, lui fit signe pour savoir si tout allait bien. L'énervement avait peut-être rendu la brune parano.
- Tu as passé une mauvaise journée et avec ce qui s'est passé à ta dernière sortie officielle, il est normal que tu ne te sentes pas en sécurité, tenta de la rassurer Charlie. Tu sais quoi, ils ont déjà pris assez de photos de nous deux, avance jusqu'à la zone rouge, tu t'y sentiras mieux. Je vois déjà Félix qui t'attend en tapotant du pied. Va je les occupe ici le temps que tu arrives là bas.
Bella secoua la tête, il était tellement bienveillant avec elle dernièrement. Mais il la connaissait si mal. La brune n'était pas du genre à devenir gentille avec lui s'il devenait un vrai chamallow. Néanmoins elle lui fit un signe de tête avec un sourire avant de prendre le jupon de sa robe pour se retourner. Elle vit un homme de la sécurité approcher, avec sa casquette et son gros blouson. Qu'il vienne lui faire une réflexion sur le fait qu'elle ne restait pas assez longtemps sur ce putain de tapis et elle lui en décollait une devant tout le monde. Commençant à avancer avec son plus beau sourire forcé, elle s'apprêtait à dire le fond de sa pensée à cet homme de la sécurité qu'elle n'allait pas tarder à croiser. Puis, lorsqu'il fut assez prêt, les pieds de Bella refusèrent de bouger plus. L'homme releva la tête et sous la casquette apparut le visage de Mike. La brune ne croyait pas qu'elle venait de se faire avoir pour la deuxième fois par cette technique. Son nez semblait encore bien amoché de sa rencontre avec Charlie, mais il avait bien maquillé le reste. Comment était-il arrivé ici ? Faisant un pas en arrière, le regard paniqué et le cœur battant la chamade, Bella tenta de se rassurer en se disant qu'il ne ferait rien devant autant de monde. Puis le côté rationnel d'elle même lui fit remarquer qu'il n'avait pas fait tout ça juste pour lui faire peur.
- Il n'y a plus d'issues. Tu avais raison Bella, cria-t-il en sortant un revolver. L'un de nous tuera l'autre.
La brune eut juste le temps d'écarquiller les yeux avant d'entendre la première détonation et sentir une douleur dans son abdomen. Puis suivirent deux autres qu'elle reçu sans pouvoir rien faire, l'une dans l'épaule et l'autre qui effleura son bras. Bella s'effondra au sol en tenant sa première blessure de ses deux mains. Le froid l'envahit aussitôt. Tout ce qu'elle distingua après ça se fut une dernière détonation mais qui ne l'atteignit jamais. Son regard était fixé sur le ciel, il était tellement beau pourtant. Pourquoi avait-il fallu que cette journée se finisse aussi mal ?
Bah euh… c'est que… laissez moi le temps de me justifier ! ( fuis en courant )… Bisous !
