Bonjour ! Mouais, mouais, je sais… vous n'avez pas trop trop aimé mon suspens du dernier chapitre, mais avouez qu'il a mis un peu de piquant. Maintenant voyons voir ce que je vais faire de tout ce piquant pour éviter de foutre le feu.
xiu: ah bah je vois ça ! Est-ce que ça va mieux depuis la semaine dernière. Pourquoi tout le monde crois qu'en me traitant de sadique, je vais écrire les chapitres plus vite… bon peut-être que c'est une hypothèse valable. Bisous !
Berenice: et bien si je l'ai fait comme tu peux le constater… je n'ai pas de cœur. Bisous !
aussidagility: si si et tu peux même le lire au coucher, ça t'empêchera de dormir. :) Bisous !
kira: ah non ! Pleure pas voyons, la suite est là (kira est-ce que ça a un rapport avec les chevaliers d'émeraude ?)
MC: J'ai dit que je ne cèderai plus… bon la vraie raison c'est que j'ai plus qu'un chapitre d'avance, donc il faut me laisser le temps d'en écrire d'autre. Bisous !
ninidezil: C'est normal que tu le détestes, j'ai tout fait pour. Si je laissais Bella et Aro tranquille vous m'en voudriez. Bisous !
Nous y voilà, bonne lecture. Bisous !
Il y avait eu un grand moment de silence après le premier coup de feu, puis une panique sans nom avait suivit. Des fans effrayés avaient fui dans le plus grand des chaos. Mais Mike ne s'était pas contenté d'une balle, ce n'était pas assez à ses yeux. Alors il avait tiré encore espérant toucher le cœur, mais il atteignit l'épaule à la place. Perdant ses moyens, il tira une dernière fois, cette fois ci il toucha le bras. Il n'eut pas le temps de tirer plus que Demetri sauta la barrière, sorti l'arme qu'il avait sur lui et appuya sur la gâchette à son tour. A la différence du blond, le garde du corps savait très bien tirer. La balle atteignit Mike en pleine tête qui s'effondra lourdement sur le sol. Tout ça n'avait pris que quelques secondes et pourtant ça avait semblé s'éterniser. Un cri déchirant les firent tous réagir.
- BELLA ! Hurla Charlie en courant vers elle.
Il s'effondra au sol, près de sa tête. La brune avait encore les yeux ouverts. Des larmes étaient en train de couler silencieusement sur les joues de l'actrice. Charlie les essuya de ses pouces.
- Des secours ! Vociféra-t-il en ne sachant plus quoi faire. Appelez des secours !
Aro débarqua de nul part, enleva sa veste de costume et se mit à faire pression sur l'abdomen de la femme qu'il aimait. Il plongea son regard paniqué dans celui de sa belle, les lèvres tremblantes.
- Bella regarde moi, lança-t-il autoritairement.
- J'ai froid..., grogna-t-elle en laissant s'échapper encore quelques larmes.
- Tu ne me laisses pas tout seul, ordonna Aro le regard brûlant. Je te l'interdit ! Tu m'entends ! Tu es la personne la plus forte que je connaisse, ne le laisse pas gagner. Tu vas vivre je refuse de te laisser partir !
Elle eut juste le temps de lui faire un maigre sourire avant que ses yeux se révulsent et qu'elle perde connaissance. Aro s'interdit de paniquer, s'il le faisait il perdrait tous ses moyens et laisserait place à l'hystérie. Charlie posa sa tête sur celle de sa fille.
- Ne me quitte pas Bella, pas maintenant, t'as pas le droit. Je t'aime et je compte bien te la prouver alors tiens bon. ILS ARRIVENT UN JOUR CES PUTAINS DE SECOURS !
Aro tourna la tête vers Mike, pour vérifier qu'il était bien mort et c'était le cas. Ce qu'il vit aussi au loin, c'était Félix mettre un énorme crochet du droit au chef de la sécurité. Il demanderai des explications plus tard. Pour l'instant il se concentra sur Bella. Les mains d'Aro tremblaient sans qu'il puisse les en empêcher. Le sang était en train de s'éparpiller sur la robe blanche de Bella, rejoignant les teintes rouge du bas. Le cœur d'Aro se serra en sentant les larmes et la rage monter. Rien de tout ça ne pouvait être réel, il était dans un cauchemar. Partout où il regardait, le sang de Bella se déversait. Ne pas paniquer, ne pas paniquer, ne pas paniquer. C'est ce qu'Aro n'arrêtait pas de se répéter, seulement il n'y arrivait pas. Il était en train de nager dans une flaque de sang et le temps semblait s'écouler beaucoup trop vite.
- Bella je t'en supplie tiens le coup..., marmonna-t-il en regardant autour de lui pour voir où étaient les secours.
Ils arrivèrent enfin, la suite fut très floue pour Aro et Charlie. L'équipe s'activait autour de Bella en prononçant des mots compliqués. Après avoir bandé au mieux la blessure du bras et de l'épaule, ils continuèrent à faire pression sur celle de l'abdomen. Ramenant une civière, ils l'embarquèrent en vitesse dans l'ambulance. Aro les suivit d'instinct, il était hors de question qu'ils partent sans lui. Un ambulancier l'empêcha de monter.
- Nous devons aller au plus vite à l'hôpital, je n'ai pas le temps de me battre avec vous, trancha l'ambulancier.
- Dans ce cas laissez moi venir avec vous parce que je vous jure que je monte sur le toit dans le cas contraire ! S'énerva Aro les foudroyant du regard.
- Ok, accepta l'ambulancier en lui faisant signe de se dépêcher.
- Je m'occupe de tes gosses Aro, on se retrouve là bas, lança Charlie en partant en trombe.
Aro les avait complètement oublié. Dès qu'il avait entendu la première détonation, il avait mis ses enfants à l'abri, puis il avait cherché d'où ça pouvait venir. Son cœur avait cessé de battre quand il avait vu Bella au sol. Puis il avait courut vers elle, laissant ses enfants avec Edward. Mu par des réflexes qu'il ne pensait pas avoir, Aro avait fait pression aussitôt sur la blessure. Maintenant qu'il était dans l'ambulance, il oublia complètement les secouristes, il s'était mis à la tête de Bella et psalmodiait presque à ses oreilles. Suppliant tous les dieux qu'il pouvait connaître de ne pas lui prendre cette femme exceptionnelle. De ne pas lui retirer la personne qui lui avait permis de retrouver le sourire. Il n'imaginait plus sa vie sans elle. Elle ne pouvait pas mourir, surtout que leur dernière discussion avait été une dispute, c'était impossible que ça finisse comme ça.
Lorsqu'ils arrivèrent à l'hôpital, ils se précipitèrent aux urgences. Aro les suivit dans les couloirs jusqu'à ce qu'une infirmière le retienne et l'installe dans une salle d'attente. Et les heures d'horreur commencèrent. Charlie, Kate, Jane, Alec et Edward débarquèrent comme un seul homme. Jane était en pleurs dans les bras de son jumeau. Kate frottait le dos de son mari, mais elle se rendait bien compte que ça ne servait à rien. Edward quand à lui faisait les cents pas en se rongeant les ongles, se retournant dès que la porte s'ouvrait.
- Est-ce que quelqu'un a appelé sa mère ? Demanda Jane en essuyant ses larmes.
Ils se regardèrent tous les uns et les autres. C'était une bonne question, seulement... personne n'avait envie de la prévenir. Charlie serra les dents puis fit non de la tête.
- Je suppose que je suis le seul à avoir le numéro, grogna Aro en se levant de sa chaise.
Alors qu'il allait prendre son téléphone, il se rendit compte de l'état de ses mains. Elles étaient couvertes de sang. Du sang de Bella. Le brun n'arriva plus à décrocher ses yeux de cette vision d'horreur. Alec fini par le prendre par le bras et l'emmena se laver les mains dans les toilettes les plus proches. Alors qu'Aro frottait et frottait encore, Alec tendit sa main.
- Donne moi ton téléphone, je me charge de la harpie, lança-t-il froidement.
- Tu n'as pas à faire ça..., commença son père en grattant ses ongles.
- Tu n'es pas en état de l'appeler et on sait bien que toi ou moi, au final on arrivera au même discourt, alors tu me files ton téléphone et tu vas rejoindre Jane.
Aro essuya ses mains et lui tendit son portable. Il se mordit les lèvres quand il vit que Renée était notée comme : Médusa. Ça lui ressemblait tellement à ses yeux. Alors qu'il tenait encore son téléphone, les larmes d'Aro montèrent.
- Qu'est-ce que j'ai fait de travers, je veux dire, qu'est-ce que j'aurais dû faire de plus pour la protéger, j'ai beau chercher, il y a bien un truc que j'ai dû oublier...
- Papa, s'écria Alec en posant une main sur son épaule. Tu ne pouvais pas prévoir et oui, tu as fait tout ce que tu pouvais pour la mettre à l'abri. Mais parfois on ne peut pas aller contre le destin.
- C'est le destin qui a fait qu'elle tombe sur ce type ! S'énerva l'acteur en s'arrachant les cheveux. Je ne peux pas vivre sans elle, tu comprends, j'y arriverai pas.
- Elle va s'en sortir. C'est Bella ! Il faut qu'elle s'en sorte. Elle est arrivée en vie à l'hôpital, c'est déjà bien plus que la plupart des gens qui se font tirer dessus. Ne perd pas espoir tout de suite, attend que les médecins viennent nous en dire plus.
Aro avait envie de frapper dans quelque chose. Son fils comprenait très bien. Il essayait de se montrer sage, mais Alec savait que si les médecins arrivaient avec de mauvaises nouvelles, il ne pourrait plus être sage. Sortant des toilettes, le jeune homme appela Renée. Elle répondit après quelques sonneries, avec une voix dure et sèche.
- Madame Swan, demanda Alec en s'asseyant sur un banc dehors.
- Elle même, qui êtes vous ? L'interrogea Renée surprise.
- Je suis Alec Volturi, le fils d'Aro. Je vous appelle parce que Bella...
- Bella a décidé de rester avec son père et bien qu'elle profite ! S'énerva Renée. Après tout ce que j'ai fait pour elle, ma fille préfère choisir cet homme...
- Oh fermez là ! Siffla Alec froidement. Je n'ai pas le temps pour vos conneries. Votre fille est à l'hôpital, elle vient de se faire tirer dessus, à trois reprises, en pleine avant première, par le sale connard que vous avez défendu il y a plus de deux ans de ça. Donc, si vous êtes vraiment sa mère, vous allez fermer votre gueule, ramenez votre cul, parce que pour l'instant nous avons aucune idée de si elle va s'en sortir ou non !
Un long silence suivi le monologue d'Alec, qui perdait très facilement patience.
- Votre blague n'est vraiment pas de bon goût, commença à dire Renée la voix tremblante.
- Vous savez très bien que ce n'est pas une blague, même de là où vous êtes je suis sûr que vous pouvez trouver ça sur le net. J'ai autre chose à faire que de tourmenter une mère, enfin une mère, c'est vite dit. Arrêtez un peu de vous prendre pour le centre du monde, parce que je peux vous dire qu'ici, actuellement, tout tourne autour de Bella et de si oui ou non elle va vivre. Que vous soyez là, pour nous n'a pas grande importance, ça fait longtemps que nous nous sommes fait une opinion à votre sujet, mais si Bella s'en sort, ça aura de l'importance à ses yeux. Donc ramenez votre cul et vite, prouver pour une fois que vous pouvez être quelqu'un de bien.
Alec raccrocha sans chercher à avoir une réponse, de toute façon cette bonne femme ne lui en donnerait pas. C'était dans sa nature de se faire désirer. Mais Alec espérait sincèrement qu'elle aimait assez sa fille pour faire un effort. Quand il retourna dans la salle d'attente, il jeta presque le téléphone de son père sur la table basse à côté de lui. Aro le regarda inquiet.
- Elle va venir ? Demanda-t-il en récupérant son téléphone.
- Je n'en sais rien, mais cinq minutes de discussion avec elle, ça revient à traverser un bout des enfers, cracha Alec en s'effondrant sur une chaise et en croisant les bras. Je ne sais pas comment Bella a pu devenir aussi gentille avec des parents aussi cons !
- Je suis là tu sais, lança Charlie en fronçant les sourcils.
- Oui et alors ? Rétorqua Alec en le fusillant du regard.
- Pas maintenant Alec, s'il te plaît, le supplia Jane les lèvres tremblantes. Pas maintenant.
Voyant sa détresse, Edward vint s'asseoir et la pris dans ses bras, lui murmurant des paroles rassurantes à l'oreille. Ne sachant pas depuis combien de temps ils étaient là, Alec préféra se lever et aller prendre l'air. Il proposa à son père et sa sœur de le suivre, mais aucun ne voulu bouger de la salle d'attente. Quand il arriva dehors, ses yeux sortirent de leurs orbites et ses poings se serrèrent. Les charognards étaient déjà arrivés. Des paparazzis tentaient de passer la sécurité pour savoir comment aller Bella. Il vit bien deux hommes dans la foule se faire interroger de tous les côtés, alors qu'ils essayaient juste de rejoindre les portes de l'hôpital. C'était Demetri et Félix. Alec sortit son portable et les appela leur signifiant qu'ils feraient mieux de passer par la sortie de secourt qu'il s'empressa de leur ouvrir.
- Putain les mecs vous étiez où ! S'énerva Alec en refermant la porte.
- Avec la police, répondit Demetri en se frottant la nuque. J'ai tué un homme d'une balle dans la tête, j'avais quelques comptes à rendre. Ils m'ont laissé libre, mais je suis convoqué.
- C'est une blague ? Siffla Alec furieux. Ce type tire dans le tas et on trouve encore à redire parce que tu l'as empêcher de nuire !
- Non ils lui reprochent de ne pas avoir tiré dans un endroit moins fatal, répondit Félix en mettant une main sur l'épaule de son frère.
- Parce que lui tu crois qu'il a réfléchi à un endroit moins fatal quand il a tiré sur Bella !
Le peu de couleur que les frères avaient disparurent aussitôt.
- Bella n'est pas..., commença Demetri les lèvres tremblantes.
- On ne nous a rien dit pour l'instant, elle est toujours avec l'équipe médicale, avoua Alec en les menant à la salle d'attente. Mais tu n'as rien à te reprocher vis à vis de ce mec. Il n'a eu que ce qu'il méritait depuis deux ans.
- Oui, mais mon métier c'est de protéger Bella et ça j'ai échoué ! S'énerva Demetri en mettant un coup de poing dans le mur.
- Comment pouvait-on prévoir que ce mec se ferait engager dans l'équipe de sécurité, intervint Félix pour le réconforter. Si ce sale con de chef de la sécu nous avait laissé passé, nous en serions pas là.
Ils continuèrent à avancer jusqu'à arriver dans la salle d'attente. Aussitôt qu'il les vit, Aro se précipita sur le premier qui lui tomba sous la main, ce fut Félix, et il l'attrapa par le col et le secoua.
- Qu'est-ce que vous avez foutu bordel de merde ! Hurla-t-il avant que Edward et Alec n'interviennent pour les séparer. Vous étiez censé la protéger !
- Le chef de la sécurité n'a jamais voulu nous laisser passer, se justifia Félix. Bella a bien essayé de la convaincre, mais ce connard ne voulait rien entendre. Nous avons été obligé de nous séparer. Moi dans les coulisses à attendre, pendant que Dem la suivait le long des barricades, on ne pouvait pas prévoir que Mike serait présent dans le service de sécurité.
Aro fit quelques pas en arrière, se laissa tomber sur une chaise et enfouit son visage dans ses mains. Tout ça n'était qu'un cauchemar. Il senti des mains sur ses épaules et ne chercha même pas à savoir qui c'était. Il n'en avait plus rien à faire.
- On a un autre problème, les vautours sont là, annonça Alec préférant enfoncer le clou immédiatement.
- Ça je m'en charge, intervint Kate en se levant.
- Vous n'avez pas à faire ça, dit mollement Aro désespéré.
- Vous avez une autre attaché de presse sous la main ? Non ! Donc laissez moi faire. Je vais leur donner une carotte, une fois qu'ils auront fini de courir après, ils viendront en chercher une autre, d'ici là, j'espère que nous aurons des nouvelles.
Elle embrassa Charlie avant d'aller s'occuper des journalistes. Pendant ce temps, Jane et Edward étaient en train de répondre à tous les appels paniqués des amis de Bella. Rosalie et Emmett voulaient venir, mais les journalistes les empêchaient de rentrer. Félix se proposa d'aller leur ouvrir la porte de secourt. Au bout de plusieurs heures, Charlie ne tenait plus en place, Kate avait beau essayer de le calmer, rien n'y faisait. Aro quand à lui n'arrêtait pas de tapoter du pied, les mains jointes, les yeux fermés.
- Franchement il y a pas un médecin capable de sortir de sa putain de salle d'opération pour venir nous tenir au courant ! S'énerva Alec n'y tenant plus.
- Moi je me dis que si ça prend autant de temps, ça veux dire qu'elle est toujours en vie, relativisa Jane la tête posée sur l'épaule d'Edward.
- Ça peut aussi vouloir dire qu'il y a des complications et qu'ils n'arrivent pas à les endiguer, rétorqua son frère froidement.
- S'il te plaît ne vois pas tout en noir, la supplia-t-elle les larmes aux yeux.
Alors qu'Alec allait ajouter quelque chose, un médecin arriva le visage grave. Ils se levèrent tous à l'unisson et se rapprochèrent de lui.
- Vous êtes la famille d'Isabella Swan, demanda-t-il en les regardant tous.
- En quelque sorte, répondit Aro en faisant un signe de la main comme si ça n'avait pas d'importance.
- Désolé mais, il faut que je parle à un membre de sa famille, lança le médecin intraitable.
- Bella est ma compagne et si jamais cette info sort d'ici je vous fais un procès, en dehors de ce fait là, vous avez plutôt intérêt à me dire comment elle va, sinon je vais devenir ingérable très vite, trancha Aro ne lâchant pas le morceau. Le seul membre de sa famille disponible est à Paris, c'est sa mère, nous ne savons pas si elle va venir, donc abrégez nos souffrances par pitié.
Charlie fusilla Aro du regard. Il était de sa famille bon sang ! Officieusement mais bon, quand même. Le médecin accepta donc de prendre Aro à part, qui lui même fit un signe à Charlie pour qu'il le suive. Bon, apparemment il n'avait pas oublié qu'il était le père de Bella, même si c'était à mi-temps.
- Mademoiselle Swan est dans un état critique, je ne tiens pas à vous mentir.
Le cœur des hommes s'arrêta de battre aussitôt. Ils se regardèrent avant d'attendre la suite du médecin.
- Nous avons réussi à extraire les deux balles qui étaient restées logées dans son corps, la troisième étant ressortie. Son bras et son épaule ne présentes plus de danger, mais l'une des balles a endommagé son foie. De plus, son anémie ne nous a pas aidé.
- Son quoi ? Demanda Aro en fronçant les sourcils.
- Son anémie, répondit le chirurgien. Nous avons eu accès à son dossier médicale et c'était inscrit dedans depuis quelques mois et nous avons pu constater pendant l'opération que cette anémie était toujours présente. Ce qui ne nous a pas facilité la tâche.
Bella était anémique depuis des mois et personne n'était au courant. Aro se mordit les lèvres pour se taire et attendre la suite.
- Donc le problème à présent, c'est son foie. Nous avons fait une opération dessus, dont je vous épargnerais les détails. Tout ce que je peux vous dire c'est qu'il nous reste très peu d'options. Soit ce que nous avons fait fonctionne, d'ici quelques heures nous en verrons les effets et Isabella sera mise sous surveillance pour voir la suite. Soit ça ne fonctionne pas et nous devrons trouver un foie ou un bout de foie pour remplacer celui endommagé. Soit le foie va entraîner tous les autres organes vers l'arrêt de leur fonctionnement et nous ne pourrons plus rien faire.
Le choc s'inscrivit aussitôt sur le visage de Charlie et Aro. Ils tenaient à peine debout l'un et l'autre.
- Donc pour l'instant il faut attendre. Mais il serait préférable de voir si un membre de la famille de Bella est compatible pour une greffe de foie. Ainsi si son état se détériore, nous aurons un coup d'avance. Mais si vous me dite qu'il ne reste que sa mère, d'après son dossier médical, elles ne sont pas du même groupe sanguin, donc c'est impossible.
- De quel groupe sanguin est Bella, demanda Charlie le cœur battant.
- A- , répondit Aro en se tournant vers lui plein d'espoir.
- Faites moi faire les tests de compatibilité, s'exclama Charlie déterminé.
- Monsieur, aussi gentille que soit votre action, il faut que ce soit un membre de la famille et le plus proche sera le mieux. Mère, frère, sœur, au pire tante ou oncle, mais nous ne prélevons pas sur les membres extérieur à la famille.
- Vous êtes tenu au secret professionnel ? Demanda Charlie perdant patience.
- Oui monsieur Stone, répondit le médecin perdu.
- Bien, dans ce cas vous allez me faire cette recherche de compatibilité parce que je suis le père de Bella. Et que s'il y a un moyen que je sauve ma fille croyez bien que je vais le faire.
Le médecin fut choqué par cette nouvelle. Ce n'était pas tous les jours qu'on lui balancé une nouvelle pareille. Se reprenant, le médecin lui proposa de le suivre.
- Juste, si les résultats son positif, il faudra que nous parlions des conséquences pour vous et de la convalescence..., commença le médecin.
- Je m'en fou de ça ! S'énerva Charlie en se mettant à crier. Moi ce que je veux c'est sauver ma fille !
Son cri s'était répercuté dans toute la salle d'attente. Heureusement ils étaient dans une salle à part, mais Rosalie et Emmett avaient les yeux grands ouverts. Eux n'étaient pas au courant.
- Emmenez moi faire ce putain de test, cracha Charlie à bout de patience.
Le médecin abdiqua et Aro rejoignit le reste de l'assemblée, à attendre encore et toujours.
- Vous le saviez ! Siffla Rosalie en les fusillant du regard. Vous saviez que Bella était la fille de Charlie Stone !
Ils baissèrent tous la tête, ne répondant même pas à la question.
- Toi aussi ! Se fâcha-t-elle en regardant Edward. Pourquoi elle l'a dit à tout le monde sauf à moi ?
- Elle a été obligé, je croyais qu'ils avaient fricoté ensemble, se justifia Edward en haussant les épaules.
- Sa mère l'a balancé alors que j'étais chez elle avec Demetri et Félix, avoua Jane tristement.
- Mon père et Jane l'ont laissé filtré au court d'une discussion, admit Alec en levant les yeux au ciel.
- Bella ne m'a rien dit, j'ai fouiné, lança Aro dépité. C'est son plus gros secret et il s'ébruite de plus en plus.
- Mais je ne suis pas une balance, se fâcha à nouveau Rosalie. Et Emmett non plus.
- Ce n'est pas contre vous, intervint Kate gentiment. Bella en veut beaucoup à son père et elle a raison. Ce n'est pas par cachotterie qu'elle ne vous a rien dit, c'est par honte.
- Bella doit bien être la seule personne au monde à ne pas vouloir être la fille de Charlie Stone, lança Emmett atterré.
- Enfin si ça se sait, la carrière de Bella est foutu, analysa Edward. Personne ne la verra plus comme une actrice douée, tout le monde la verra comme la digne fille de son père.
- Encore faut-il qu'elle survive pour ça, parce que là ce n'est pas la joie, s'agaça Aro en donnant un coup de pied dans une chaise.
Il leur annonça le diagnostic du médecin. Qui n'était pas vraiment brillant. Ils restèrent tous silencieux, jusqu'à ce qu'Alec se lève et pique une crise.
- C'est injuste putain ! S'énerva-t-il en claquant la porte de la salle d'attente derrière lui.
Jane s'élança à sa suite et Aro en fit de même. Edward se leva pour les rejoindre mais Rosalie l'en empêcha.
- Laisse les entre eux, conseilla-t-elle sagement.
Edward s'avoua vaincu sur ce point. Aro rejoignit ses jumeaux dans un couloir où Alec était en train de jeter tout ce qu'il trouvait au sol.
- Arrête bon sang ! Cria Jane en pleurant. Ça n'aide en rien.
- Pour une fois qu'on était heureux, pour une fois qu'on était une vraie famille ! Il a fallu que cet enfoiré nous l'enlève. C'est dégueulasse ! Hurla Alec fou furieux.
Aro s'approcha et le pris dans ses bras. Il savait très bien pourquoi son fils réagissait aussi mal. Alec voulait que son père soit heureux et tout se passait bien avec Bella. De plus il adorait sa colocataire. Ils pouvaient parler pendant des heures de théâtre. Jane était peut-être la meilleure amie de Bella, mais Bella, elle était la meilleure amie d'Alec, parce qu'Alec n'avait pas grand nombre d'amis.
- Elle n'est pas morte fils, lui chuchota Aro ému. Elle est encore là, à se battre. Il ne faut pas que l'on perde espoir tout de suite. Bella n'aimerait pas ça. Je veux la revoir et toi aussi. Alors ne l'enterre pas tout de suite. Si ça se trouve, tout se passera bien, sinon Charlie est encore un espoir. S'il est compatible, il pourra lui donner un bout de son foie.
- Il est alcoolique depuis des années, quel genre de foie il va lui donner, se fâcha son fils.
- Oui c'est pas faux ça, ajouta Jane en venant s'ajouter à leur câlin.
- Les médecins vont vérifier tout ça et Charlie ne prendra pas le risque de donner un foie en mauvaise santé à sa fille. Moi aussi j'ai envie de pleurer et de tout casser. Seulement ça ne nous aidera pas. Rester les uns avec les autres, ça on sait faire et on va continuer ainsi. J'ai juste une question. Est-ce que l'un d'entre vous était au courant que Bella était anémique ?
Ils secouèrent négativement la tête à l'unisson.
- Sale petite cachottière, elle a bien tenu sa langue sur ce sujet, grogna Aro dépité. Qu'est-ce que j'ai fait pour qu'elle ne m'avoue pas ça ?
- Parfois tu fais passer le petit ami avant le manager et parfois tu fais le contraire, lui expliqua gentiment Jane. Bella ne doit plus trop savoir à quel moment elle peut te dire ce genre de chose sans que tu passes en mode surprotecteur.
- Et c'est mal de vouloir la protéger, même d'elle même ? Demanda son père déçu.
- Non, bien au contraire. Mais tu connais Bella, c'est une solitaire de base. A trop vouloir la protéger, tu vas l'étouffer, lui conseilla Jane sagement.
- Elle va s'en sortir hein ? Marmonna Alec n'osant plus redresser la tête.
- Elle a plutôt intérêt si elle veut pas que j'aille lui botter le cul au paradis, trancha Jane en posant sa tête sur celle de son jumeau.
- Elle va s'en sortir, les rassura Aro en leur frottant le dos. Bella a encore trop de choses à faire. Elle n'a pas encore été au mariage de James, elle n'a pas encore obtenu d'oscar, elle n'a pas encore eu assez de temps pour en faire voir de toutes les couleurs à Charlie.
- Elle ne t'a pas encore épousé et vous n'avez pas encore fait de bébé, alors oui, je suis d'accord, ça ne peux pas finir comme ça, ricana Jane essayant de ramener un peu de gaîté dans tout ce drame.
Ça eut au moins l'effet de faire sourire son père et son frère.
- C'est toi qui dit ça. Tu te rends compte du temps que tu as mis à t'y faire, se moqua Alec en lui ébouriffant les cheveux.
- Oui et bien il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis.
- Enfin là, l'idée mariage bébé est un peu prématurée, les calma Aro avec un maigre sourire.
- C'est la femme de ta vie, lança Alec sûr de lui.
- Je sais, répondit juste son père en les serrant fort dans ses bras.
Effectivement il le savait. Ce qu'Aro ressentait à ce moment là était indescriptible. Parce qu'il pouvait la perdre à n'importe quel moment. Il savait à quel point il l'aimait. Aro était tombé amoureux d'elle au moment même où il l'avait vu la première fois. Quand elle l'avait défié en jouant le texte de Marie. Puis ça s'était amplifié à chaque nouvelle découverte. Son humour, son caractère, son répondant, son être entier. Aro aimé tout chez elle. Alors il ne pouvait pas la perdre. Ils attendirent encore, rejoignant les autres dans la salle d'attente. Charlie finit par revenir, le visage fermé, attendant les résultats de ses analyses. Il avoua à Aro qu'à cause de ses antécédents, l'équipe médicale avait fait des tests en plus pour être sûr que tout se passerait bien. Rosalie eut la bonne idée de leur faire livrer à manger, enfin bonne idée si quelqu'un avait pu manger quelque chose. Ils passèrent la nuit affalé sur les fauteuils à somnoler pour certain, à dormir pour d'autre. Les médecins leur avaient bien conseillé de rentrer chez eux, qu'ils appelleraient en cas de changement, mais personne n'avait voulu bouger de là où ils étaient. D'autres ne cessaient d'appeler pour avoir des nouvelles : Carlisle, Jasper, Garrett et même un certain Alistair qu'Aro ne connaissait absolument pas. Aro regarda autour de lui dans la matinée, ils étaient encore tous en tenue de soirée. Cette avant première était vraiment réussie niveau spectacle et impact médiatique, malheureusement ce n'était pas pour les bonnes raisons. Alors que tout le monde dormait hormis Aro et Alec, Caïus, Marcus, Isabella et Heidi débarquèrent en envoyant bouler une infirmière qui les empêcher de passer. Ça eut au moins l'effet de réveiller tout le monde.
- Je vous dis qu'il y a déjà trop de monde dans cette salle d'attente, tenta encore une fois de les arrêter l'infirmière.
- Si elle se met encore sur mon chemin celle là, je lui fourre mon poing dans la gueule ! S'énerva Heidi le regard tueur.
- Ce n'est pas nécessaire, n'est-ce pas Mademoiselle, demanda Caïus en faisant son plus beau sourire enjôleur à l'infirmière.
- Bon d'accord mais pas trop de bruit, c'est un hôpital ici, pas un vestiaire.
- Oh retenez moi, vociféra Heidi en se mordant le poing.
Sa mère l'emmena à sa suite, la poussant presque pour qu'elle arrête de tuer la pauvre infirmière du regard. Une fois qu'Heidi eut lâcher la femme des yeux elle se jeta dans les bras de son frère.
- On sait quand tu arrives toi, ricana-t-il en la serrant fort contre lui.
Caïus et Marcus en firent de même avec leur frère, se rendant bien compte qu'il n'était pas au meilleur de sa forme. Rien qu'à voir les visages d'Alec et Jane, les oncles comprirent vite que plus les heures passées, plus leur moral en prenait un coup.
- Vous devriez aller prendre une douche et vous changer, conseilla Marcus sagement.
- Non je ne bouge pas d'ici tant que je n'en sais pas plus, trancha Aro intraitable.
- Pareil, lancèrent à l'unisson les jumeaux.
- Bella n'aimerait pas vous voir comme ça, intervint Isabella en s'approchant d'eux. Je le sais parce qu'elle est pareille que moi. Et moi je détesterai savoir que je vous ai obligé à dormir sur une chaise avec cette robe pour certaines et ces costumes pour d'autres, surtout lorsqu'ils sont couvert de sang.
- Vous pouvez dire ce que vous voulez, je resterai ici jusqu'à ce que j'ai des nouvelles, répondit Aro intransigeant.
Isabella posa sa main sur la joue d'Aro et lui fit un sourire tendre. Elle lui caressa la joue et le laissa tranquille. Retournant voir Charlie, Isabella se mit à lui caresser les cheveux comme un gosse. L'acteur se laissa aller dans les bras de sa mère. La porte de la salle d'attente fini par s'ouvrir à nouveau avec fracas.
- Je vous ai rien demandé, alors allez voir ailleurs si je m'y trouve ! Ragea la femme en arrivant en tuant l'infirmière du regard.
Commençant à en avoir marre de se faire recevoir, la fameuse infirmière préféra partir avant de se prendre encore pour son grade. Une fois la salle d'attente refermée, un silence sans nom tomba.
- Merveilleux ! cracha Isabella en serrant les dents. Il ne manquait plus qu'elle.
Renée les fusilla tous du regard, plus particulièrement Charlie. Elle serra les poings et jeta sa valise sur la chaise la plus proche. Aro ferma les yeux en soupirant, autant se suicider tout de suite, parce qu'il ne survivrait pas à ce qui allait suivre.
Mouah...mouah ah ah… Je sais que c'est mal de finir comme ça, mais j'aime bien moi ! Bisous !
