Hello tout le monde ! Vous savez quoi ? Après étude de ma page de profil, je me suis rendu compte que cette fic était la deuxième dans le classement de mes fics avec les plus de reviews. "Deuxième chance" étant loin, loin devant. Alors je tenais à vous remercier chaleureusement ( rien à voir avec la chaleur qu'il fait dehors, non vraiment je vous jure). Enfin bref. Vous attendiez un face à face Charlie/Renée, désolé mais il va être de courte durée, je vous en ai prévu un autre à la place. Mais ne vous en faite pas le Charlie/Renée reviendra.

aussidagility: Mais non, je ne vais pas tuer Bella, j'en ai encore besoin pour lui faire des misères… Mais oui je te confirme que ça risque d'être tendu. Bisous !

Berenice: oui je sais, je suis sans cœur. Non je ne pars pas en vacances, par contre je bosse tout l'été, donc j'espère que je trouverai le temps d'écrire. Bisous !

MC: Merci, je prend cet oscar avec bonheur et je saurais m'en montrer digne. Tout se trouve dans l'élément de surprise. Bisous !

Allez bonne lecture tout le monde ! Bisous !


Le silence était tranchant. Aro savait très bien que le premier qui dirait un mot engagerait la guerre. Caïus et Marcus regardèrent la scène sans comprendre ce qu'il se passait. Encore deux qui n'allaient pas tarder à savoir le plus grand secret de Bella. Parce que là, il n'y avait aucune chance qu'il ait le temps de faire sortir ses frères avant que la première salve parte. N'y tenant plus, Renée engagea les hostilités.

- Qu'est-ce que vous avez fait de ma fille ? Siffla-t-elle les larmes aux yeux. Regardez où elle en est !

- La faute à qui ! S'énerva Charlie en se levant.

Kate tenta de l'attraper pas la manche pour l'arrêter, mais il fut plus rapide et se dégagea facilement.

- C'est ce Mike Newton qui lui a tiré dessus et à ce que je sache, c'est toi qui lui a présenté ! L'attaqua l'acteur fou de rage.

- Oh mais monsieur Stone est tellement parfait, se moqua Renée en le foudroyant des yeux. Dans ce cas où étais-tu ?

Personne n'osait les interrompre. Marcus tourna son regard vers Aro, choqué, commençant à comprendre. Il n'avait pas besoin de plus pour faire le lien entre ce que Bella avait pu lui confier et ce qu'il voyait se dérouler sous ses yeux. Caïus, lui, était toujours perdu.

- Quel père étais-tu ? Cracha-t-elle folle de rage. C'est bien gentil de se réveiller une fois quelle est majeure et vaccinée. Mais tu étais où quand elle faisait ses dents, quand j'étais appelé par l'école parce qu'elle était malade. Est-ce que c'est toi qui lui chantait des berceuses pour l'endormir ? Je crois bien que non !

- Parce que toi tu étais une mère parfaite, c'est évident ! Vociféra Charlie en la pointant du doigt. Tu n'es qu'une égoïste ! Tes parents n'arrêtaient pas de me le dire. La seule fois où tu as failli perdre sa garde, c'était à mon initiative, pas à celle de tes parents. Parce que eux ils savaient que tu mettais Bella à l'école même quand elle était malade. Que tu la traînaient sur les routes la nuit pour aller chez tes amants, parce que tu refusais de la mettre chez eux. Qu'elle restait seule à la maison pendant des heures, parce que tu avais disparu de la surface de la planète...

- Mais j'étais là ! Cria-t-elle en serrant les poings. Je n'étais pas parfaite mais j'étais là ! C'est ma fille !

- Et c'est la mienne également ! Hurla Charlie rouge de colère.

- Oh putain de merde ! Lança Caïus bouche bée.

Tout le monde se tourna vers lui. Il venait enfin de faire la connexion entre tout ce qu'il entendait.

- Oh la pauvre, oh putain la pauvre, ajouta-t-il en secouant sa main. Ah je comprend mieux Bella maintenant.

- C'est bon Caïus, intervint Marcus en lui faisant signe de se taire.

- Est-ce qu'on ne pourrait pas régler ce genre de compte un autre jour ? Demanda Aro sentant déjà poindre un mal de tête. Il est question de Bella en ce moment, pas de vos petites querelles.

- Justement, comment va Bella ? S'inquiéta Renée en regardant Aro.

- Les médecins attendent de voir si ce qu'ils ont entreprit sur le foie de Bella fonctionne ou si une greffe est nécessaire. Si l'une de ses actions échoue et que le corps de Bella est plus récalcitrant, ses organes arrêteront de fonctionner les uns derrière les autres.

Renée mit une main sur sa bouche avant de se mettre à pleurer. Elle recula jusqu'à s'adosser contre le mur.

- Bella est A-, je ne suis même pas compatible, pleura Renée en se rendant compte qu'elle ne pouvait pas l'aider. C'est la seule personne qu'il me reste, je ne peux pas la perdre. C'est ma fille...

- Moi je suis peut-être compatible, avoua Charlie préférant lui dire maintenant plutôt que de la laisser se noyer dans son désespoir.

- Je ne veux pas de ton foie d'alcoolique de mes deux dans le bide de mon enfant unique ! Cria Renée méchamment.

Charlie se prit l'attaque en pleine face. Que pouvait-il répondre à ça ? Bella avait eut raison encore une fois, Renée était au courant. Renée était toujours au courant.

- Bella a bien la moitié de vos gènes et pourtant elle n'est pas aussi débile que vous, attaqua Isabella en se mettant à côté de son fils. Alors elle aura un bout du foie de Charlie si c'est ce qui peut lui sauver la vie.

- Sauf que je suis le seul membre officiel de sa famille, trancha Renée avec son air supérieur. Et donc je suis décisionnaire. Si je ne veux pas que cette greffe se fasse, elle ne se fera pas. Ils la mettront sur une liste d'attente et elle sera prioritaire. Je ne signerai aucun papier qui obligerait Bella à vivre avec un bout de ton foie atrophié en elle.

- Moi je vous y obligerai s'il le faut, balança Aro froidement. S'il y a une chance de sauver Bella, alors je n'en ai rien à foutre de vos contentieux. Je m'en tape que vous soyez des parents abominables, je m'en tamponne que vous ne sachiez pas vous mettre d'accord et je m'en contre fou de qui vient ce putain de foie. Ce que je sais c'est que si Bella vient à en avoir besoin, elle aura le premier foie qui lui sauvera la vie, y compris celui de Charlie s'il est viable. Alors oui, Renée, je vous obligerai à signer cette saloperie de papier.

- Je ne vois pas comment vous pourriez m'y contraindre, siffla-t-elle têtue.

Isabella et Rosalie durent retenir Heidi et Jane. Chacune d'entre elles avaient envie de lui en coller une, mais là, c'était le combat d'Aro et tout le monde savait à quel point il obtenait toujours ce qu'il voulait.

- J'ai plusieurs idées, il faut vraiment que je vous les expose ? Menaça-t-il voyant qu'elle ne baissait pas la garde. Comme dire à votre nouveau compagnon que vous avez une fille bien connue de plus et que vous n'êtes pas capable de passer au dessus de votre haine pour lui sauver la vie. Si vous croyez que je ne suis pas capable de le faire, je peux déjà vous dire que cet homme s'appelle Phil Dwyer, que c'est un mania des affaires, qui avant était base-balleur professionnel. Dois-je vous donner son adresse pour vous convaincre. Sinon je peux tout aussi bien sortir devant l'hôpital et vous tailler un short devant tous les paparazzis. Écrire un livre sur la vie de Bella. Dites moi, vous préférez quoi ?

- Vous êtes prêt à n'importe quoi n'est-ce pas ? S'énerva Renée dégoûtée.

- A la différence de vous, je suis capable de tout pour défendre ceux que j'aime, la tacla froidement Aro en la tuant du regard.

Ce fut une douche froide pour Renée. Se faire remettre en place par Aro n'était pas sans douleur pour son orgueil. Il avait raison, c'était là où ça faisait le plus mal. Elle finit par s'asseoir en se frottant le visage. Isabella attrapa son fils pour le faire asseoir à son tour. Ce ne fut pas une mince affaire. L'ambiance devint encore plus pesante, si c'était possible. Caïus finit par être emmené en dehors de la salle d'attente par Marcus qui n'arrivait plus à le faire taire dû au choc de la paternité de Charlie. Jane, commençant à perdre patience, parti chercher une télécommande pour la salle d'attente. Mais après être tombé sur une chaîne d'info, elle se fit la réflexion qu'elle aurait mieux fait d'éviter. Les images de l'avant première avaient été filmé et ne cessaient de tourner en boucle. Chacun resta muet devant la scène qui se rejouait sous leurs yeux. On pouvait clairement voir la peur sur le visage de Bella. Puis la journaliste reprit l'antenne parce que quelqu'un avait quelque chose à dire.

- Ce garde du corps a tué mon fils, alors qu'il aurait juste eu besoin de tirer dans l'épaule ou ailleurs, pleura la femme à la télé.

- Non mais je rêve, s'énerva Renée en fusillant l'écran du regard.

- Qui est-ce ? Demanda Rosalie en fronçant les sourcils.

- C'est la mère de Mike Newton, cracha Renée dégoûtée.

- Elle est en train de monter tout le monde contre moi, à la télé, sur les réseaux sociaux, avoua Demetri en haussant les épaules. Je ne suis que l'assassin du mec désespéré qui a tiré sur son ex petite amie. Selon eux je suis un monstre.

- Mais c'est inadmissible ! Se scandalisa Kate en se levant. Avant d'être le garde du corps de Bella, tu es son ami. Il faut leur faire comprendre que tu l'as fait pour lui sauver la vie. Je vais aller leur dire ma façon de penser moi.

- Pas besoin, l'interrompit Renée le regard tueur en se levant. Cette partie là, je m'en charge.

Elle fit un signe pour que Demetri la suive. Il fronça les sourcils puis accepta enfin. Le reste de la salle d'attente se regarda, inquiet.

- Est-ce que c'est vraiment une bonne idée ? questionna Isabella sceptique.

- Oh que oui s'en est une, sourit Kate n'y ayant même pas pensé elle même. Quoi de mieux pour faire taire la mère éplorée du tueur, que la mère éplorée de la victime.

- Et puis elle sait déjà se faire plaindre quand il n'y a pas grand chose, alors là qu'elle a une raison de gueuler, croyez bien qu'elle va faire chialer l'Amérique entière, trancha Alec blasé.

- C'est à elle qu'on devrait décerner un oscar, grommela Jane en se rongeant les ongles.

Ils attendirent tous l'apparition de Renée à la télé. Ils étaient à la fois inquiet et impatient. Ils surent exactement quand elle sortit de l'hôpital parce que les journalistes se mirent à se marcher les uns sur les autres.

- Comment oses-tu ! Hurla Renée les larmes aux yeux en tuant la mère de Mike du regard. Ton psychopathe de fils a tiré sur Ma fille à trois reprises ! Tu crois qu'il fallait quoi de plus pour l'arrêter ? Une balle dans le bras n'aurait certainement pas suffit ! Cet homme, ce garde du corps, a fait ce qu'il a pu pour protéger Bella ! Et tu lui reproches ?

Un silence sans nom c'était installé devant l'hôpital, les journalistes se délectaient de ce qui se passait devant eux. N'en loupant pas une miette.

- Bella est entre la vie et la mort, enchaîna Renée pleurant pour de bon cette fois ci. Nous ne savons même pas si elle va s'en sortir et toi tu viens pleurer devant les caméras pour te faire plaindre. Pourquoi tu ne leur dis pas que ton fils était recherché par la police depuis plus de deux ans pour avoir levé la main sur ma fille. Il l'avait déjà envoyé à l'hôpital à l'époque. Que si elle avait des gardes du corps, c'était justement parce que ton fils la pourchassait et l'effrayait. Il a brûlé son appartement ! Et maintenant tu viens pleurer parce qu'il est mort ? Mais il te fallait combien d'alerte pour que tu le raisonnes ? C'était ton fils, tu m'avais promis que tu lui ferais entendre raison. Regarde aujourd'hui où nous en sommes ! Ma fille va peut-être mourir parce que ton fils était un tueur. Mike ne méritait pas de vivre et avec ce qu'il a fait, de tout façon, la peine de mort lui aurait pendu au nez. Nous sommes en Amérique ici et tiré dans une foule n'est jamais une bonne idée.

Les journalistes acquiescèrent à cette annonce et la mère de Mike se mit à pleurer encore plus. Renée ne lâcha pas le morceau pour autant, elle détestait les gens qui pleurait ainsi. Bella l'avait toujours su et avait vite compris qu'il ne fallait pas le faire.

- Mike sera à présent connu comme l'ex petit ami fou qui a tiré sur l'actrice la plus prometteuse de sa génération parce qu'elle était trop bien pour lui. Bella est un ange descendu du ciel. Il n'y a pas plus gentil ni plus adorable. C'est une fille exceptionnelle et c'est le seul enfant que j'aurai jamais. Si jamais elle ne survie pas, c'est ma mort que tu auras sur la conscience. Rentre chez toi maintenant, tu n'es pas la bienvenue ici.

Renée rentra en s'effondrant dans les bras de Demetri. A peine eurent-ils passer les portes, qu'elle se redressa et essuya ses larmes. Demetri fut choqué.

- Tout ça c'était de la comédie, se scandalisa-t-il sidéré.

- Non. J'aime réellement ma fille et je suis sincèrement furieuse contre cette femme. J'ai dit ce que je pensais, seulement, en général, je n'aurais pas pleuré comme ça. Mais il fallait que j'en mette une grosse couche pour qu'elle ne revienne plus jamais chouiner. Je ne peux pas faire grand chose pour ma fille, mais je peux au moins vous protéger comme je le peux. Bella vous apprécie beaucoup, c'est une des choses que j'ai pu comprendre lors de nos rares conversations téléphoniques. Ils ont raison, je ne suis pas une bonne mère, mais personne n'est parfait. Je vous suis reconnaissante de ce que vous avez fait pour Bella. Si elle s'en sort se sera grâce à vous. Ne vous en veuillez pas pour Mike, vous avez agis en héros, pas en monstre.

Demetri la remercia en lui serrant la main. Lui ne se sentait pas l'âme d'un héros. Au contraire, il avait l'impression d'avoir échoué.

Dans la salle d'attente ils étaient tous muet, scotché par la prestation de Renée.

- Elle est douée, s'exclama Kate n'en croyant pas ses yeux. Elle a réussi en quelques phrases à recentrer la haine sur Mike et non plus sur Demetri. A exacerber cette haine en disant que ça faisait longtemps que Mike en avait après Bella, que les coupables sont probablement ses parents qui n'ont pas su le remettre dans le droit chemin quand ils savaient qu'il déviait. Tout ça en dépeignant un portrait angélique de Bella et se faire passer pour une mère en plein désespoir. Brillant !

- Ouais, cracha Charlie en serrant les dents. Elle a des années de pratique quand il s'agit de faire haïr quelqu'un et de se faire bien voir. Renée est une grande manipulatrice et elle excelle dans l'art.

- C'est un point sur lequel je ne peux qu'être d'accord. Malgré tout, tu n'es pas irréprochable, le prévint sa mère intransigeante. Si tu l'avais été à la base, elle n'aurait jamais eu la matière nécessaire pour faire en sorte que ta fille te déteste. Il n'y a pas plus vengeresse qu'une femme bafouée et crois moi, celle là, elle en a en réserve. Ne te fatigue pas avec Renée, tu n'as rien à y gagner, concentre toi sur ta fille. C'est la seule qui importe.

Charlie essaya bien de se convaincre de garder son calme. Mais lui devait se taire. Lui n'avait pas le droit de dire à la face du monde à quel point il haïssait Mike pour ce qu'il avait fait à sa fille. C'était une des choses que Charlie s'était promis de ne pas faire. Bella ne lui pardonnerai jamais s'il disait à tout le monde qu'il était son père.

- Et moi je peux me fatiguer avec elle ? Intervint Heidi en regardant ses ongles. Parce que je n'ai rien à me reprocher et j'ai bien envie de lui en coller une.

- Où va le monde si la plus sage d'entre nous s'avère être moi, se moqua Isabella en secouant la tête.

Aro fermait les yeux en s'intimant la patience. Lui, il n'avait qu'une envie, qu'ils se taisent tous autant qu'ils étaient. Il avait besoin de nouvelle de Bella ou il allait finir par péter un câble. Renée ne tarda pas à revenir et devant les regards de l'assemblée, elle préféra se taire. Mais au fond, elle avait fait l'effort de se montrer aux caméras en sachant bien que son nouveau compagnon pouvait tomber sur les images. A l'heure du déjeuner, Rosalie et Emmett ramenèrent une fois de plus de quoi manger, à la différence que cette fois ci, elle insista pour que tout le monde mange un bout.

- Je n'en veux pas je t'ai dis ! S'énerva Aro le regard tueur.

- Bella n'aimerait pas..., commença Rosalie têtue.

- Ne me dis ce que Bella aimerait ou non, cracha l'acteur froidement. Elle n'a besoin de personne pour parler à sa place.

- Je sais que tu es à cran, mais ça ne sert à rien de t'affamer.

- Je n'ai pas faim ! Lança Aro en appuyant bien le dernier mot. Je ne t'ai rien demandé alors laisse moi tranquille.

- Oh Seigneur, je ne sais pas comment fais Bella pour te supporter ! T'es infernal !

- Rosalie laisse le, conseilla Emmett en venant la chercher.

Le colosse préféra éloigner sa compagne de la bombe à retardement que représentait Aro. Même Alec et Jane grignotèrent quelque chose. Mais Aro préféra continuer à ruminer dans son coin, s'éloignant des autres pour trouver un peu de tranquillité. Il l'eut pendant une heure, avant que Renée ne vienne s'asseoir à côté de lui. Soupirant, Aro espéra fortement avoir la patience de la supporter.

- Votre fils a la langue bien pendue, s'exclama-t-elle doucement.

- Votre fille également, rétorqua Aro sur le même ton.

- Je ne voulais pas de tout ça pour Bella. Je voulais qu'elle aie une vie paisible, avec un métier normal.

- Dans un appart pourri avec un gentil petit ami ayant la main leste, ne put s'empêcher de répondre Aro.

- Peut-être que quand elle ira mieux, elle se rendra compte que tout ça n'est que folie.

- La seule folie là dedans c'est de constater que Bella est saine d'esprit avec la famille qu'elle se tape.

- Vous avez un avis bien arrêté sur la question. Je suppose que vous avez déjà choisi le camp de Charlie...

- Il n'y a pas de camp Madame Swan, hormis peut-être celui de Bella. Les gens qui sont ici, en dehors de la famille de Bella, n'en ont rien à faire de vos petites querelles. Ils sont ici parce qu'ils aiment votre fille. Parce qu'elle est exceptionnelle et que nous réveiller demain dans un monde où elle ne serait plus là, nous serait intolérable.

Renée grimaça en secouant la tête.

- Vous êtes son Charlie, se désola-t-elle affectée. Vous l'avez endoctriné, ensorcelé, entraîné avec vous dans votre monde en lui promettant monts et merveilles. Et le jour où vous aurez obtenu ce que vous voulez d'elle, vous l'abandonnerez, la laissant le cœur en miette. Alors épargnez lui ça, par pitié, je suis assez bien placé pour savoir à quel point ça fait mal et ça nous change.

- A la différence que je ne suis pas Charlie, que Bella n'est pas vous et que personnellement, votre avis, j'en ai rien à foutre. A mes yeux, il n'y a que Bella, elle et elle seule. Pas son père, pas sa mère, rien qu'elle. Et ce qui vous emmerde vraiment dans tout ça, c'est que votre fille réussisse là où vous avez échoué. Charlie l'aime, je l'aime et les gens en général l'aiment. Elle deviendra une grande actrice, non pas parce qu'elle est la fille de son père mais parce qu'elle est douée. Et un jour je l'épouserai et un jour je lui ferai des enfants. Alors ce jour là nous serons heureux, ce que vous n'avez jamais su être.

- Vous êtes extrêmement blessant, l'accusa-t-elle la gorge serrée.

- Je le suis tout particulièrement avec ceux qui font du mal à la femme que j'aime. Si vous saviez le nombre de fois où j'ai trouvé des larmes dans les yeux de votre fille à cause de vous. Vous l'avez abandonné pour aller vivre la belle vie, comme son père. Après tout, vous ne valait pas mieux que lui.

N'en supportant pas plus, Renée se leva et disparut de la salle d'attente en retenant ses larmes. Marcus vint se mettre à côté de lui en croisant les bras.

- Toi tu as été méchant, comprit l'aîné désapprobateur.

- Elle n'avait qu'à pas venir m'emmerder alors qu'il est évident que je veux être seul, grogna Aro mauvais.

- C'est une mère malgré tout, qui attend de savoir si sa fille va s'en sortir...

- Elle s'en fout de sa fille, la première chose qu'elle a fait en arrivant ici c'est se prendre la tête avec Charlie, ce n'est pas de demander des nouvelles de Bella. Elle d'abord, sa fille ensuite, ça a toujours été ainsi et j'en ai plein le cul. Il y en a marre qu'elle blesse Bella.

- D'accord, donc tu n'as pas du tout passé ta frustration sur elle, se moqua Marcus en retenant son sourire.

Aro ferma les yeux en serrant les dents. Honnêtement, il devait admettre que si. Mais à ses yeux Renée le méritait.

- Je n'irai pas m'excuser, marmonna Aro têtu.

- Je ne te le demande pas, répondit son frère en levant les mains devant lui. Mais si Bella se sent blessée par sa mère, c'est peut-être parce que malgré tout, elle l'aime.

- Dégage, j'ai horreur quand tu as raison.

Marcus lui mit une grande tape dans le dos. Une heure de plus passa avant qu'un médecin revienne. A peine eut-il mis un pied dans la pièce que tout le monde se leva attendant de savoir. Aro lui fit comprendre qu'il pouvait parler devant l'assemblée, de tout façon à ce stade, ils n'avaient plus rien à cacher.

- La greffe ne se fera pas, annonça le chirurgien avec un sourire.

- Je ne suis pas compatible ? S'inquiéta aussitôt Charlie paniqué.

- Si vous l'êtes, mais la greffe ne se fera pas, parce qu'elle ne sera pas nécessaire. Le foie de Mademoiselle Swan se porte pour le mieux. Il a repris sa fonction. Elle a passé l'étape la plus critique.

Des cris de joie explosèrent dans toute la salle d'attente, Aro, lui, se mit à pleurer dans ses mains sans pouvoir s'en empêcher. Jane et Alec ne tardèrent pas à lui sauter dans les bras.

- Nous la gardons en réanimation pour l'instant, si son état reste stable, elle sera transférée aux soins intensifs dans la soirée.

- Pouvons nous la voir ? Demanda Charlie avec un grand sourire.

- Pas pour l'instant non, ce soir peut-être, répondit le chirurgien. Profitez-en pour rentrez chez vous. Nous vous appelons au moindre changement.

Ils le remercièrent chaleureusement. Soulagé, mais pas encore tout à fait, Aro serra ses enfants contre lui en les embrassant.

- Rentrez à la maison avec Demetri et Félix, moi je vais rester là jusqu'à ce soir, leur dit-il ému.

- Papa, viens avec nous, ça ne servira à rien de plus de rester..., tenta Jane doucement.

- Non, tant que je ne l'aurais pas vu, je ne bouge pas d'ici, s'entêta-t-il.

Aro finit par tourner son regard vers l'assemblée. Charlie serrait sa mère dans ses bras. Heidi avait la tête posé sur celle de Kate. Edward, Emmett et Rosalie étaient ensemble. La seule à être seule, c'était Renée, qui pleurait silencieusement de soulagement. Aro s'approcha d'elle et lui tendit la main.

- Prenez votre valise, ordonna-t-il sous son regard surpris. Je suis peut-être un connard, mais je ne laisserais pas la mère de la femme que j'aime dehors. Vous allez loger chez moi le temps qu'on en sache plus.

Renée attrapa sa main avec reconnaissance. Demandant gentiment à Félix de prendre le relais, Aro se réinstalla dans son siège. Marcus et Caïus se sourirent en se mettant chacun d'un côté de leur frère. Ils ne le laisseraient pas seul. Les uns derrière les autres, ils disparurent tous, laissant les frères Volturi entre eux.

- Enfin quand même, la fille de Charlie Stone, soupira Caïus. T'imagine un peu la génération suivante. Enfant de Aro Volturi et Bella Swan, petit enfant de Charlie Stone, sacré palmarès.

Aro et Marcus se regardèrent en soupirant. Caïus avait exactement la même réaction qu'Alec.

- Et puis sa sœur c'est une putain de bombe, gémit-il en fermant les yeux. Je sens que nous aurions très bien fini la soirée si tout ça n'était pas arrivé.

Aro se mit à sourire. Il n'aurait jamais pensé trouver le modèle féminin de Caïus.

- Au moins on sait que si Bella a besoin d'un foie ou d'un rein un jour, on peut toujours demander à son père, balança Marcus préférant changer de sujet.

- Je suis heureux de constater que malgré le fait que ce soit des parents médiocres, ils ont tous les deux pensaient à lui donner un bout de leur foie. Comme quoi, il ne faut pas perdre espoir, conclut Aro en rejetant sa tête en arrière.

Ils restèrent à discuter jusqu'à ce que le chirurgien ne revienne dans l'après midi.

- Ah, je vois qu'il y a eu du vide, constata-t-il en voyant la salle d'attente. Nous venons de la transférer en soins intensifs, si vous voulez la voir, suivez moi.

Aro ne se le fit pas dire deux fois. Laissant ses frères dans la salle d'attente, il parcourut les couloirs jusqu'à ce qu'il arrive dans la chambre de Bella. Elle dormait, des tuyaux semblaient partir d'elle dans tous les sens. Puis cette machine à côté qui sonnait les battements de son cœur firent battre un peu plus celui d'Aro, elle était vivante. S'élançant vers elle, Aro prit la main libre de Bella et l'embrassa avant de se mettre à pleurer.

- Ses dernières analyses sont encourageantes. Elle s'est bien battue.

- Merci, merci d'avoir tout fait pour la sauver, lança Aro sincère.

- C'est mon travail. Si elle se réveille, ne la fatiguez pas de trop. Elle va avoir besoin de repos.

Aro la regarda de plus près en lui caressant les cheveux.

- Elle est tellement blanche, marmonna-t-il inquiet.

- Elle a perdu beaucoup de sang, avoua le docteur. Comme je vous l'ai dit, elle a passé l'étape la plus critique. Si tout ce passe bien, elle va reprendre des couleurs très vite. Nous la surveillons de près.

Le remerciant encore une fois, Aro se concentra sur Bella. Le chirurgien s'en alla, les laissant seule. L'acteur était tellement heureux de la voir vivante. Même si elle était blanche, même si elle était branchée de partout. Tant qu'elle était en vie c'était le principal. Elle ne se réveilla pas ce soir là. Lorsque l'équipe médicale le mit dehors, Aro se décida enfin à aller prendre une douche et à manger un peu. Puis il finit par s'effondrer dans son canapé sous les yeux attendris de ses enfants et de Renée.

- Avez vous une couverture, demanda cette dernière sous les regards peu avenants des jumeaux.

Alec fit l'effort de lui en ramener une. Renée la prit et la déposa sur Aro. Toute la journée elle l'avait vu s'inquiéter pour Bella, sans jamais lâcher le morceau.

- Ma fille a bien choisi et votre père avait raison. Il n'est pas Charlie.

Ce fut la dernière phrase qu'elle dit avant d'aller se coucher. Les jumeaux se regardèrent en haussant les épaules. Ils espérèrent néanmoins qu'elle ne resterait pas longtemps parmi eux.

Le lendemain, Aro, Renée et les jumeaux furent les premiers au chevet de Bella. L'équipe médicale leur demanda le plus grand silence possible. Comme s'ils avaient été bruyant dans la salle d'attente... Alors qu'ils discutaient le plus discrètement possible, Bella se mit à grogner. S'approchant tous d'elle, la brune finit par ouvrir les yeux.

- Aro, gémit-elle en ayant un mal de chien à ouvrir les yeux.

- Je suis là amour, je suis là, lança-t-il en lui attrapant la main. Oh Bella !

- Aro, je suis vivante ? Demanda-t-elle perdue.

- Tu as plutôt intérêt, se mit-il à rire le plus discrètement possible.

Renée s'élança pour se mettre dans le champ de vision de sa fille.

- Maman, s'étonna Bella se demandant si c'était vraiment réel.

- Bonjour ma chérie. Tu m'as fait une de ses peurs. Comment te sens tu ?

- Mal, répondit honnêtement la brune. Si je recroise Mike, je le bute.

Ils se regardèrent tous les uns les autres, mais gardèrent le silence sur ce point pour le moment. Il y avait un temps pour chaque chose.

- Je suis tellement fatiguée, avoua-t-elle en fermant les yeux.

- Alors dors ma puce, dors, conseilla Renée en l'embrassant sur le front.

Aro déposa un chaste baiser sur ses lèvres et lui souffla un je t'aime. Elle avait besoin de repos et après confirmation du docteur, Bella était tiré d'affaire. Maintenant, Aro allait devoir reprendre les choses en main. Il ne laisserait plus Bella lui cacher des informations aussi importantes que son anémie et il ferait en sorte que Demetri n'ait pas de soucis avec la justice. La vie allait pouvoir reprendre son cours, jusqu'à la prochaine péripétie.


Voilà, donc pas de gros gros fight entre Renée et Charlie, mais je vous promet qu'on les reverra ensemble, parce que c'est incontournable. Bisous !