Salut tout le monde je suis de retour, mais je ne vais pas vous jouer un mauvais tour je tiens à la vie. Bien comment vous vous sentez avec le retour de la mère exceptionnelle qu'est Renée ?
aussidagility: Oui c'est incroyable, qui aurait pu croire que Renée servirait un jour. Mais contre toute attente ce fut le cas. Bisous !
Berenice: Renée le retour, elle est loin d'être parfaite mais elle essaye d'être moins médiocre. J'essaye de vous mettre un chapitre par semaine pour l'instant je m'y tiens, pourvu que ça dure. Bisous !
MC: j'aime les défis, mais j'en ai encore plein d'autre à accomplir, compte sur moi. Bisous !
Sochic88: Oui tu as vu j'ai été gentille, je n'ai pas tué Bella. Effectivement là, elle ne va plus avoir le choix, il va bien falloir qu'elle se repose. Bisous !
Voilà, voilà, je vous laisse donc découvrir ce nouveau chapitre, en vous faisant plein de gros bisous !
Bella se redressa en grimaçant. Elle pouvait dire qu'elle n'était pas au meilleur de sa forme. Enfin elle devrait s'estimer heureuse, elle était en vie. La brune avait bien vu qu'elle avait fait peur à Aro et très certainement aux autres.
- Alors il est mort, demanda Bella n'en croyant pas ses oreilles.
- Demetri a sauté la barrière et lui a tiré dessus, en pleine tête, avoua Aro en lui tenant la main. C'était ça où il allait continuer.
La brune resta paralysée quelques secondes avant de réaliser.
- Alors c'est fini ?
- Oui, répondit l'acteur avec un sourire tendre. Il n'a eu que ce qu'il méritait. Tu vas enfin pouvoir sortir dans la rue sans avoir peur de ton ombre.
Bella eut du mal à y croire. Elle ne savait pas si elle devait se réjouir ou non de la mort de Mike, elle était soulagée, mais tout le reste lui semblait tellement flou qu'elle avait du mal à mettre des mots dessus.
- Ne te prend pas la tête avec ça pour l'instant, comprit Aro en lui caressant la joue.
- Tu as mauvaise mine, dit Bella en posant sa main sur celle de son amant.
- C'est toi qui me balance ça, ricana-t-il en retrouvant le sourire. J'ai cru que j'allais te perdre. Imagine un peu quelle tête tu aurais si tu avais été à ma place.
Bella comprenait très bien. Mais bon, ce n'était pas comme si elle avait voulu se faire tirer dessus et venir ici.
- Maintenant tu vas avoir besoin de repos, lança Aro en retrouvant son sérieux. Tu ne vas pas avoir le choix. Et je ferais en sorte de surveiller que tu le fasses. Parce que je n'ai plus envie d'apprendre au pire moment que tu es anémique.
La brune s'effondra en soupirant sur son oreiller. Elle n'avait pas réussie à se redresser beaucoup, mais là c'était sûr, elle ne se relèverait pas de si tôt.
- Comment tu as pu me cacher ça ? Demanda l'acteur mécontent.
- Tu étais déjà mort d'inquiétude à propos de Mike et tu voulais déjà que je lève le pied, si je te l'avais dis tu m'aurais séquestré à Solaris et je n'aurais plus vu la couleur de l'extérieur. Alors je ne t'ai rien dit, j'ai pris mon traitement et je me suis reposée.
- Pas assez apparemment, puisque l'anémie était toujours là, contra-t-il en serrant les dents.
- Est-ce que tu as vraiment envie de me prendre la tête dans mon état ? S'agaça-t-elle très vite. Parce que je ne vais pas avoir ma patience légendaire, ni ma force de frappe habituelle.
Cela eut au moins le fait de faire taire Aro sur ce sujet. Même s'il y reviendrai à n'en point douter.
- Alors comme ça tu héberges ma mère, comprit-elle en grimaçant.
- Elle était toute seule et même si c'était mérité, c'est ta mère malgré tout. Puis j'étais dans un moment de faiblesse...
- Bien sûr c'est ça, se moqua-t-elle en lui frottant la joue. As-tu pensé à Jane un peu. Non parce que ma mère et Jane dans la même pièce j'ai un peu de mal à me faire à l'idée.
- Oui et bien figure toi que ce n'est pas Jane la plus hargneuse sur ce point, mais Alec. Autant te dire qu'il ne peut pas encadrer Renée et que par la même occasion il adore tacler Charlie.
- Mon dieu, Charlie et ma mère dans la même pièce, grimaça Bella en s'imaginant la scène. Si ça doit arriver dans ma chambre, je simule un malaise pour m'en sortir.
- Merci de me prévenir.
Il posa sa tête sur la hanche de Bella et lui sourit tendrement.
- Ne me fais plus jamais ça, supplia-t-il.
- Ma foi, si à l'avenir je peux éviter de me faire tirer dessus, je ne suis pas contre. Ce qui m'inquiète moi, c'est Deoxys, je ne serais jamais prête à temps.
- Alors premièrement, ta santé passe avant ta carrière, deuxièmement, ils peuvent difficilement dire que tu simules puisque les images tournent en boucle sur les chaînes d'info et troisièmement, je m'en suis déjà occupé.
Bella lui mit une claque joueuse sur la tête qui le fit rire. Il la punissait de ne pas l'avoir informé de son anémie en faisant de la rétention d'information.
- Ils vont décalés le tournage. Ils sont bien conscient qu'ils ne peuvent plus changer d'actrice. Mais du coup, tu devras tourner le Deoxys 2 et 3 à la suite. Pas de pause entre les deux.
- Mais..., commença-t-elle à comprendre en serrant les dents. Ça veux dire que je ne pourrais pas faire la prochaine saison de la série.
- C'est exact, ni celle ci, ni la suivante. Parce que j'ai avancé le tournage de la prochaine saison au vue des emplois du temps de chacun à la semaine qui vient et que tu seras en tournage de Deoxys lorsque la suivante sera en cours.
- Tu m'évinces de la série parce que je suis anémique ? S'énerva-t-elle avec les larmes aux yeux.
Aro se redressa aussitôt inquiet. Il ne voulait pas la faire pleurer. Bien au contraire.
- Je ne t'évince pas...
- Bien sûr que si, tu fais en sorte de tourner la série en avance pour que je loupe deux saisons ! Vociféra-t-elle se sentant trahie.
- Non je tourne la série en avance parce qu'Edward, Rosalie et Jasper commencent un tournage dans 3 mois, pile au moment où on devait enregistrer. De plus, tu n'es pas en état de faire Deoxys maintenant, il faut bien que tu te reposes pour pouvoir finir cette saga. Alors je l'avoue, l'idée de te faire quitter la série pour que tu prennes ton envol m'est passé par la tête, seulement je ne l'aurais pas fait. Sauf que la situation est totalement différente depuis que tu t'es fait tirer dessus.
- Depuis quelques temps j'ai l'impression d'être ta poupée savante, je fais ce que tu me dis, je signe ce que tu me dis et dans tout ça mon avis ne compte pas. Quand m'as tu demandé mon sentiment sur la question ? Quand ? Jamais. Tu savais que je tenais à la série et tu as fait en sorte que je ne puisse pas y retourner. Tu as lu des scriptes que tu as décidé de ne pas me présenter. Tu fais passer tes envies avant les miennes.
- C'est faux et tu le sais, lança-t-il blessé qu'elle le pense.
- Réfléchis-y un peu et tu verras que je ne suis pas si loin de la vérité.
Aro se tut devant sa colère. Il savait que la nouvelle ne passerait pas bien. Bella tenait à Secrets, c'était dans cette série qu'elle avait commencé. Il ne pensait pas qu'elle le prendrait aussi mal. Des larmes silencieuses coulèrent sur les joues de la brune, ce qui arracha le cœur d'Aro. Il tendit la main pour les essuyer mais Bella l'envoya bouler d'une main rageuse en les essuyant elle même. Est-ce qu'elle avait raison ? Maintenant qu'il y réfléchissait, oui. Est-ce qu'il se sentait coupable ? Maintenant qu'il avait vu à quel point ça faisait du mal à Bella, oui. Est-ce qu'il pouvait faire marche arrière ? Non. Il n'avait pas cherché à la blesser, il pensait vraiment que c'était le mieux pour elle. Mais comme la fois avec le contrat et Charlie, il comprit bien vite que ce qui était bon pour la carrière de Bella ne l'était peut-être pas pour son moral.
- Je suis désolé, s'excusa-t-il tout penaud.
- Laisse tomber, de toute façon c'est trop tard, répondit-elle rageusement en essayant définitivement ses larmes. Puis ça fait beaucoup de chose en peu de temps là.
Aro comprit vite qu'il avait encore gaffé. Et une chose de plus à ajouter à la liste de Bella pour la persuader de changer de manager. Au final, elle avait peut-être raison, il n'était pas capable de séparer le privé du professionnel. Quelqu'un frappa à la porte et Bella fut surprise de voir Marcus passer sa tête.
- Alors ? Ça fait quoi d'être vivante ? Demanda-t-il en entrant.
Bella retrouva légèrement le sourire et lui tendit les bras. Marcus ne se fit pas prier deux fois avant de venir lui faire un câlin.
- Ça à pas l'air d'aller, est-ce que tout va bien ? S'inquiéta-t-il aussitôt.
- Oui, oui, sourit Bella en lui frottant le bras. Le médecin est passé ce matin, tout est rentré dans l'ordre, il y a juste mon bras qui va demander un peu de rééducation, parce que mon épaule n'a pas trop appréciée. Et faire quelques contrôles pour mon foie de temps en temps pendant un an. Juste par précaution.
Marcus fronça les sourcils en se rendant bien compte qu'elle ne lui disait pas tout. Il était doué pour ça. Aro remarqua bien l'expression de son frère.
- Je lui ai dit qu'elle ne pourrait plus tourner dans Secrets parce que j'ai décalé le tournage et parce qu'elle va devoir tourner les deux Deoxys à la suite.
- Et tu as trouvé intelligent de lui dire ça sur son lit d'hôpital ? Demanda Marcus froidement. T'en loupe pas une toi !
- C'est bon, j'ai compris, s'agaça Aro en croisant les bras.
- Combien de temps avant que tu puisses te remettre ?
- Un mois complet, plus un mois de rééducation. Tout ça dans le plus grand des repos, lança Bella avec hypocrisie.
- Ça tombe bien, dans un mois, je m'en vais dans ma maison de campagne en Italie pour deux semaines, je t'embarque ! S'amusa Marcus fier de lui.
- Quoi ?! S'écrièrent en même temps Aro et Bella.
Aro, parce qu'à ces yeux c'était hors de question, Bella, parce qu'elle n'en croyait pas ses oreilles.
- Il lui faut du repos et de la rééducation, je ne pense pas qu'un voyage soit conseillé..., tenta Aro avant que Marcus lève sa main pour le faire taire.
- Du repos, elle en aura dans ma maison de campagne ne t'en fais pas. Des kinés, il y en a bien assez en Italie. De plus, vous serez tous en tournage, donc incapable de lui tenir compagnie. Bella rêvait de voyager, je lui propose de le faire. Loin du boulot, loin des ennuis et surtout loin des paparazzis.
Aro se fit la réflexion que c'était surtout loin de lui ! En tournant son regard, Bella le comprit bien. Les yeux de la brune le menacèrent. S'il faisait une remarque négative, elle péterait un câble.
- C'est une bonne idée, lança-t-il en serrant les dents.
S'il disait autre chose, elle lui en voudrait encore plus. C'est donc à contre cœur qu'il accepta la proposition de son frère aîné. Ce qu'il pouvait lui taper sur les nerfs des fois cet emmerdeur.
- Ça me fera du bien de changer d'air et ce n'est que deux semaines, le rassura Bella en voyant bien que c'était difficile pour lui. Et puis si je peux éviter d'entendre parler du tournage de Secrets alors que je n'y serai pas, je saute sur l'occasion. D'ailleurs qu'est-ce que vous allez inventer pour la suite de mon personnage ?
- Au début de la dernière saison, Marie et Jack se sont séparés parce qu'elle a compris qu'il se jouait d'elle. De là, Marie a fait une dépression et c'est là que Jack est vraiment tombé amoureux d'elle. La saison c'est terminé sur le fait que Marie cachait un secret...
- Oui merci, tu sais, celle là de saison, j'étais là pour la jouer, abrégea-t-elle de mauvais poil.
- Et bien nous avons prévu de la faire partir chez sa tante à l'autre bout du pays, laissant des portes ouvertes pour la suite du scénario et puis du coup ça relance un axe narratif sur Jake. Puisque son oncle lui en veux et qu'Anthony est prêt à tout pour se venger.
- Je vois que vous avez tout prévu, se désola-t-elle en se rallongeant dans son lit.
- Allez ne désespère pas ma belle, ils n'ont pas fait mourir ton personnage, ça veut dire que tout est encore possible, la rassura Marcus avant de tuer son frère du regard.
Ils essayèrent bien de changer de sujet, mais le moral de Bella n'était plus vraiment aussi bon qu'avant qu'Aro lui annonce la nouvelle. Marcus fini par faire signe à son frère de sortir de la chambre pour lui parler. Aro ne se fit pas prier, il allait lui dire ce qu'il pensait de son petit voyage.
Bella pendant ce temps là se mit à réfléchir. Elle devrait s'estimer heureuse d'être vivante. Néanmoins, elle avait mal partout, elle venait de perdre son premier rôle et elle se sentait en colère contre Aro. Au final, elle avait presque envie de partir maintenant en voyage. La porte de sa chambre fini par s'ouvrir sur Renée qui regardait le couloir avec des yeux exorbités, apparemment surprise.
- Bonjour maman, la salua mollement Bella. Qu'est-ce qui se passe ?
- Rien, rien, dédramatisa Renée en refermant la porte. Juste Aro et Marcus qui se prennent un peu le bec apparemment, mais rien de bien grave. Comment vas-tu ma chérie ?
- Mieux, répondit automatique la brune en faisant un maigre sourire. Et toi alors ? J'ai vu la retransmission du direct de la dernière fois, joli spectacle.
- Je n'ai fait qu'aider ton ami comme j'ai pu. Et puis je pensais ce que je disais.
- Quoi que les parents de Mike étaient coupable ou qu'il méritait de mourir ? Demanda Bella en fronçant les sourcils.
- Ça aussi, mais surtout la partie où elle aurait ma mort sur la conscience si je te perdais.
- Pas de ça entre nous maman, s'il te plaît, lança la brune en secouant la tête.
Renée comprit bien la réaction de sa fille. Prenant son courage à deux mains, la mère de Bella vint s'asseoir sur le bord de son lit et lui prit les mains.
- Je sais que je ne suis pas la mère idéale et que je ne le serais jamais. Je sais aussi que j'ai des problèmes psychologiques que j'ai souvent reporté sur toi. Je sais que j'ai fait une grave erreur de croire Mike plutôt que toi. Que c'était mal de te mentir au sujet de ton père. Mais je veux que tu saches que quoiqu'il arrive, quoique je dise de méchant ou d'insensé, je t'aime Bella. Tu es ma fille, ma fille unique. La seule personne qu'il me reste. Je sais qu'on ne s'entend pas bien. Tu ressembles beaucoup trop à Isabella Stone pour que l'on s'entende bien.
Un maigre sourire apparut sur les lèvres de la brune. L'entendre dire de la bouche de sa mère lui réchauffa le cœur, parce que ça devait brûler la langue de Renée.
- Mais rien n'empêchera le fait que je suis ta mère et que tu es ma fille. Tu me connais assez pour savoir mes travers. Alors à partir d'aujourd'hui je vais faire des efforts. Je te dirais toute la vérité sur Charlie, tout du moins, celle que je connais. J'ai déjà appelé Phil pour le prévenir que je lui avais menti et que j'avais une fille extraordinaire. Il a compris et il souhaiterait de rencontrer.
- Tu sais que j'ai le droit d'être en colère contre toi, lança Bella sérieusement.
- Oui je le sais. Tu tiens tout de même la moitié de ton caractère de moi, se moqua Renée gentiment. Je sais que j'ai foiré et depuis longtemps. Mais il n'y a pas de mode d'emploi pour être une bonne mère. La seule chose dont tu peux être sûr, c'est que je t'ai toujours aimé.
- Bien en gros tu as fait des erreurs, qui peuvent paraître impardonnables, mais comme tu m'aimes et moi aussi, alors je devrais pouvoir trouver quelque part un soupçon de pardon pour toi. C'est bien ça ?
- Oui, du moins je l'espère.
- Si je suis bien ta logique dans ce cas, je suis censé pardonner à Charlie également.
Le visage de Renée se décomposa et ses dents se serrèrent. Bella pouvait voir à la tête de sa mère que c'était une chose inenvisageable à ses yeux. Partager sa fille, d'accord, mais pas avec Charlie.
- Parce que vous m'aimez, je devrais pardonner à chacun son abandon, ses travers et sa lâcheté ? Vous m'avez pris pour mère Teresa ? Je n'ai pas aussi bon cœur que tu le crois.
- Oh si tu l'as, répondit Renée sûr d'elle. C'est juste que tu es en colère et plein de rancœur. C'est quelque chose que je connais bien et crois moi, ce ne sont pas des bonnes amies pour ton mental.
- En gros tu me demandes de faire un effort ? Et si je te dis que j'en ferai un, si à ton tour, tu en fais un.
- J'écouterai ce que tu as à dire.
- Vraiment ? S'étonna Bella en se redressant. Bien dans ce cas. Charlie ne va pas tarder à passer cette porte. Je n'arrive pas à le voir comme mon père et je n'y arriverai probablement jamais. Mais par contre, je ne veux plus qu'il sorte de ma vie. J'apprécie l'homme à défaut d'aimer le père. Donc je te préviens tout de suite. Je continuerai à le voir et je continuerai à apprendre à le connaître. Si tu n'es pas capable d'accepter ça, alors ce n'est même pas la peine de rester.
Bella vit bien que cette nouvelle fit mal à sa mère. Il n'y avait personne au monde que sa mère détestait plus que Charlie. Si vraiment elle acceptait, sa fille était prête à lui laisser le bénéfice du doute.
- Je ne t'en empêcherais pas, jura Renée à contre cœur. De toute façon je m'imagine bien qu'avec ton caractère je n'ai pas le choix. Mais ne m'oblige pas à le supporter plus que nécessaire, je t'en pris.
- Ce qu'il y a eu entre vous, vous le réglerez entre vous, promit sa fille en lui serrant la main. Mais je ne veux plus servir de balle dans votre partie de ping-pong. Démerdez vous l'un avec l'autre et laissez moi en dehors.
- Très bien, dans ce cas, je ferai mieux de m'éclipser, s'il compte vraiment venir, je pense qu'il serait préférable que nous ne réglions pas nos comptes dans ta chambre.
- Effectivement ça pourrait s'avérer être une bonne idée, mais tu viens juste d'arriver. Reste encore un peu avec moi.
Renée lui fit un sourire et accepta. Elle se mit à lui caresser les cheveux en se disant qu'elle avait vraiment faillit perdre sa fille.
- J'aime bien Aro, s'exclama Renée complice tout à coup. Il est différent des autres acteurs et il prend soin de toi.
- Il y met un peu trop d'énergie à mon goût par moment, intervint froidement Bella en se rappelant ses dernières larmes.
- Il n'y a rien de mal à ça ma chérie, bien au contraire. Il a fait signer un contrat de confidentialité à toutes les personnes de l'hôpital qui aurait pu divulguer la paternité de Charlie. Il n'a pas quitté la salle d'attente avant d'avoir pu te voir, il n'a rien mangé tant qu'il ne savait pas si tu irais bien. Il t'aime. Et ce faire aimer de quelqu'un qu'on aime en retour est quelque chose de magnifique, alors, peu importe ce qu'il a fait qui te dérange tant, je suis certaine qu'il ne l'a pas fait dans le but de te faire du mal.
- Qu'est-ce qu'il a dit au juste pour te convertir aussi vite ? Demanda sa fille suspicieuse.
- Il m'a engueulé en me disant très clairement ce que j'avais besoin d'entendre. Je le pense intelligent et intransigeant. Est-ce que je me trompe ?
- Non, répondit honnêtement Bella avec un petit sourire en coin. C'est un homme passionné et passionnant.
Renée lui fit un clin d'œil, comprenant bien ce que Bella voulait dire par là. Alors qu'elles continuèrent à discuter, la porte s'ouvrit à nouveau et sur Charlie cette fois ci. Le cœur de Bella eut un petit sursaut de panique. « Oh mon Dieu ! » se dit-elle en cherchant déjà du soutien qui ne viendrait pas.
- Bonjour Bella, salua-t-il avec un sourire avant que celui ci s'efface aussitôt. Renée.
Le dégoût et la froideur de Charlie surprirent sa fille. Elle ne l'avait jamais vu comme ça. Enfin si, une fois, quand il avait cogné sur Mike.
- Je vais y aller, je reviendrai un peu plus tard, prévint Renée en se levant.
- Ce n'est pas la peine de partir parce que j'arrive, on peut être assez intelligent pour se tenir dans la même pièce pendant une demi-heure sans se taper dessus, intervint Charlie en prenant une chaise.
- Vraiment..., marmonna Bella pas du tout certaine sur ce point.
- C'est évident, cracha Renée en se remettant à sa place.
La tension dans la chambre était palpable. Bella se demanda ce qu'elle devait faire pour détendre tout ça. De l'humour, peut-être.
- Wow ! Je devrais m'estimer chanceuse, c'est la première fois de ma vie que j'ai ma mère et mon père réunis dans la même pièce, en dehors de ma conception bien sûr !
Sa blague fit sourire légèrement Charlie qui lui fit un clin d'œil. Renée quant à elle, n'ouvrit plus la bouche.
- J'ai croisé ton médecin, si tu veux je connais de très bons kinés, lui conseilla Charlie avant que Renée ne lève les yeux au ciel.
- Ainsi qu'un très bon addictologue si jamais ça s'avérait utile, sourit hypocritement la mère de Bella.
- Quel dommage que ta mère n'ait jamais mis la main sur une psychologue compétent, rétorqua Charlie pas prêt à se faire humilier.
Bella se mordit la lèvre en fermant les yeux. Ce moment était inévitable et elle l'avait toujours su. Malheureusement, elle ne voulait pas faire l'arbitre.
- Je n'avais pas besoin d'un psychologue avant de te rencontrer, relança-t-elle en le foudroyant du regard.
- Vraiment ? Ça c'est ton point de vue, pas le mien. Tu as toujours été obsessive et égocentrique.
- Et toi drogué et alcoolique, que valait-il mieux avoir pour éduquer un enfant ?
- Aucun des deux, voilà pourquoi j'aurais préféré que tu ne me fasses pas un enfant dans le dos ! S'énerva-t-il en serrant les poings avant de se tourner vers sa fille. Pas que je ne sois pas content que tu sois là Bella, je suis très fier de toi et de la personne que tu es devenu, mais ce n'est pas la vie que j'aurais voulu te donner si j'avais eu les moyens de t'en donner une autre.
- Sauf qu'elle était là et que tu aurais pu t'y prendre autrement...
- Oui, j'aurais pu te l'enlever et la faire élever pas tes parents ou ma mère ! Mais Bella avait besoin de sa mère. C'est ça que tes parents me répondaient quand je voulais changer les choses à ma façon. Seulement je n'en ai jamais eu le courage parce que je savais au fond de moi que je ne serais pas le père qu'il lui fallait.
- Du courage ? Tu me parles de courage Charlie ? Tu t'es barré en gueulant quand je t'ai appris que j'étais enceinte. Tu n'es pas son père, tu es son géniteur, il y a une nuance là dedans.
- Oh mon dieu qu'elle est subtile, se moqua-t-il ouvertement. Sauf que Bella, tu ne l'as pas fait seule. Plusieurs fois j'ai voulu revenir dans votre vie et à chaque fois je me rendais compte que Bella me détestait de plus en plus. Alors oui je suis un lâche, j'ai tout fait en douce. J'ai donné de l'argent à tes parents pour les études de Bella et sa vie quotidienne. Puis chaque semaine j'attendais leur lettre avec impatience pour savoir comment elle allait. Je n'étais pas là et c'est un point sur lequel je ne peux pas me défendre, mais je m'intéressait à elle, je l'aimais. Et depuis que je la connais un peu mieux, je l'aime encore plus.
- Ça ne marche pas comme ça Charlie, siffla Renée furieuse. Tu ne peux pas revenir la bouche en cœur, les bras chargés de bons sentiments, juste parce que tu veux rattraper le temps perdu.
- Je voulais de ma fille mais pas de toi ! Cria-t-il perdant patience.
- Et tu crois que je ne le savais pas ?
Bella regardait la scène en soupirant. Heureusement que ce qui devait rester entre eux, se passait entre eux... La brune se demanda si elle n'allait pas appeler les infirmières pour qu'elles lui ramènent du pop-corn.
- Tu m'as éjecté de ta vie comme une malpropre, alors que j'étais enceinte...
- Ça c'est ta vision des choses, à mes yeux, j'ai juste rompu avec toi en te proposant de subvenir au besoin de Bella. Or tu as préféré disparaître que de la partager avec moi ! Heureusement que tes parents étaient là !
Bella continua à les regarder s'envoyer des fleurs, en se demandant s'ils se rappelaient au moins qu'elle était là, dans un lit d'hôpital. Ils avaient toujours une critique de plus sur l'autre, toujours quelques chose à rajouter et ils ne s'épuisaient pas. Quand est-ce qu'Aro revenait au juste ?
- Puis Mike Newton ? Où est-ce que tu nous l'as trouvé celui là ? Demanda Charlie hors de lui.
- Il était très bien au départ. Un garçon sérieux, avec un bon job...
- Il était surtout complètement barjo. Mais entre barjo vous deviez bien vous entendre ! Il a frappé ta fille et pas qu'une fois. Et toi ta seule réaction ça a été de le défendre.
- Mais je ne savais pas que l'histoire avait pris une telle ampleur, je pensais juste que c'était une querelle d'amoureux qui ne nécessitait pas la police...
- Mais qui nécessitait un hôpital ! T'es conne ou tu en fais exprès ?
- J'ai fait une erreur, une grosse erreur, d'accord ! Cria à son tour Renée. Mais comparé à toutes celles que toi tu as faite, j'ai de la marge.
- Ce n'est pas un putain de concourt de celui qui merde le plus, vois tu ! Bella aurait pu mourir à cause de ce connard et toi tu étais à Paris en train de faire la gueule. Alors moi j'ai peut-être un peu forcé la main de Bella pour qu'elle apprenne à me connaître...
- C'est peu de le dire..., marmonna Bella en sachant très bien qu'aucun des deux ne l'écouteraient.
- …mais du moment que j'ai su qu'elle était en danger, j'ai remué ciel et terre pour lui venir en aide.
- Tu m'en diras tant, chuchota Bella tout ouïe à présent.
- J'ai harcelé Aro jusqu'à ce qu'il lâche le nom de cet abruti et après j'ai fait en sorte de retrouver sa trace. Avant qu'il ne tire sur Bella, nous étions sur le point de l'attraper. Toi, où étais tu ?
C'était donc Aro qui avait lâché le morceau, Bella avait toujours soupçonné Demetri. D'ailleurs son garde du corps n'avait eu qu'une convocation à la police, avant qu'ils lâchent l'affaire, se rendant compte que si ça n'avait pas été Demetri, ça aurait été un des membres de la sécurité. Au moins son garde du corps n'avait plus rien à craindre.
- Tu imagines un peu le choc que ça m'a fait quand j'ai su que Bella tournait un film avec toi ? Je pensais qu'elle allait...
- Me cracher à la gueule, refusait de tourner avec moi, m'insulter, me frapper ? Continua Charlie en faisant la moue. Mais figure toi qu'elle l'a fait !
- Bah c'est ma fille après tout, rétorqua Renée avec fierté.
- C'est le pantin que tu endoctrinais, intervint Charlie ne lâchant pas le morceau. Sans toi, rien de tout ça ne serait arrivé.
- Et sans toi, on s'en est toujours bien sorti, alors je ne vois pas pourquoi tu reviens maintenant.
Bella appuya discrètement sur le bouton rouge pour appeler l'infirmière. Trop, c'était trop. Elle n'était pas prête à subir ça, ni ce jour là, ni jamais. Ils lui donnaient mal à la tête. La brune fut surprise de voir Aro débarquer en courant, blanc comme un mort. Il se précipita vers elle avec inquiétude, il avait du voir la lanterne à l'extérieur de la chambre.
- Est-ce que ça va ? Tout va bien ? Tu as mal où ? L'interrogea-t-il en panique.
- Ça va calme toi, le rassura-t-elle. Juste, s'il te plaît, je t'en supplie, peux tu mettre les deux pitbulls à la porte, parce que moi je n'ai pas la force de hurler et ils me fatiguent.
Aro se retourna, le regard vengeur. Il n'eut même pas à prononcer une phrase que Renée et Charlie s'excusèrent avant de sortir. L'infirmière vint vérifier ce qu'il se passait et Bella la supplia d'interdire les visites pendants une petite demi-heure, le temps qu'elle récupère de ce désastre.
- Heureusement qu'ils étaient assez intelligent pour ne pas se taper dessus, grommela-t-elle en secouant la tête.
- Tu devrais te reposer, ça fait beaucoup pour une journée, conseilla-t-il en lui remettant bien ses oreillers.
Bella l'attrapa par la nuque et l'embrassa tendrement. Aro en profita avec bonheur, surtout qu'il estimait ne pas le mériter.
- Que me vaut l'honneur, murmura-t-il avec un sourire tendre. Pourtant aujourd'hui je n'ai pas été un modèle d'excellence.
- Tu te rattrapes les autres jours, répondit-elle en lui caressant la joue. Merci d'être toujours là pour moi, quoiqu'il arrive. En les écoutant se hurler dessus, je me suis rendu compte qu'aucun des deux n'étaient là pour moi avant. Et que le seul à m'être venu en aide quand j'en ai eu besoin, c'était toi. Tu as peut-être fait une erreur avec Secrets, mais tu ne l'as pas fait pour me faire du mal. Personne n'est parfait et je ne veux pas que tu le sois. Seulement la prochaine fois, demande moi mon avis.
Il l'embrassa à nouveau avec le sourire. Pour sûr qu'il le ferait. Entre Bella et Marcus, il venait de comprendre que tout contrôler parfois, ça pouvait se retourner contre nous. A l'avenir, Aro essayerait de mieux s'y prendre. Parce que Bella était tout à ses yeux et il n'était pas prêt à la perdre.
Bah quoi ? Vous m'aviez demandé une confrontation Charlie/Renée vous l'avez eu. Bisous !
