Salut tout le monde ! Alors aujourd'hui je vous poste un chapitre qui servira plus de transition qu'autre chose. Attention je ne dis pas qu'il sera inutile, je dis juste que c'est un passage obligatoire, en bref je vous laisserai constater ça par vous même.

Emelyne: Exactement, à toujours s'envoyer la balle ils risquent pas de finir le match. Bisous !

aussidagility: Toi aussi tu as eu l'image en tête, celle de Bella qui regarde le match de ping pong en bouffant du pop corn ? Bisous !

MC: Bella réagit comme elle peut, il ne faut pas oublier qu'elle vient de se faire tirer dessus et qu'Aro passe son temps à prendre des décisions dans son dos. Bella n'a jamais eu personne pour s'occuper d'elle, ce n'est pas toujours facile de comprendre quand quelqu'un le fait pour son bien. Bien sûr que je vais ramener Dora pas plus tard qu'aujourd'hui. Bisous !

Nous y revoilà, comme d'habitude, bonne lecture ! Bisous !


- Parfait Bella, encore une fois et nous en aurons fini.

La brune grimaça en levant encore une fois son bras. Il la lançait tellement, elle avait l'impression qu'il pesait une tonne. Finissant son exercice, le kiné vint lui masser doucement l'endroit douloureux.

- Ne vous inquiétez pas, ce n'est qu'une question de temps, la rassura-t-il voyant son énervement.

- Je ne serais jamais capable de retourner travailler dans un mois à ce rythme, grogna-t-elle déçue.

- Ce n'est pas une question de volonté et de motivation, c'est une question de patience. Votre corps a subi un grave traumatisme, il lui faut juste un peu de temps pour se remettre. Ne soyez pas aussi dur avec vous même. De plus, les premières séances sont toujours les plus difficiles.

Il attrapa l'écharpe pour maintenir le bras de Bella et la réinstalla. Si son foie ne lui avait plus fait de misère, son bras, lui n'était pas du même avis. Lorsque le temps était changeant, il la lançait horriblement. La brune avait accepté d'aller voir le kiné qui s'occupait de Charlie depuis des années. Apparemment il était gentil mais exigeant. L'homme s'agenouilla devant elle et lui prit les mains, voyant bien le désespoir sur son visage.

- Bella vous avez beaucoup de chance d'être en vie.

- Je sais, répondit-elle laconiquement.

- Ne pensez vous pas qu'il serait temps de lever un peu le pied ? Avec ce qui vous est arrivé c'est normal que vous preniez du temps pour vous remettre. Vous avez besoin de repos, vous avez besoin de vacances.

- Je pars dans une semaine, sourit-elle enfin.

- C'est une bonne nouvelle. Je tiens à vous prévenir, vous ne pourrez pas faire autant de cascades que dans le premier Deoxys. Votre bras n'en aura pas la force, pas au début.

- Je le sais aussi, soupira-t-elle tristement. Nous nous sommes mis d'accord avec la production pour que ma cascadeuse les fasse toutes hormis les scènes de combat. Mais ça reviendra normal un jour ?

- Je suis là pour ça n'est-ce pas, lui sourit-il gentiment. Continuez bien vos exercices pendant votre voyage et nous nous reverrons après de toute façon.

La brune le remercia, se pencha pour prendre son sac avant que le kiné ne lui tende un papier.

- Qu'est-ce que c'est ? Demanda-t-elle surprise.

- La carte d'un psychologue très réputé. C'est un ami, dite lui que vous venez de ma part et il vous trouvera une petite place sans problème.

- Mais pourquoi... je n'ai pas besoin...

- Vous avez besoin d'en parler, trancha le kiné ne lui laissant pas le temps de répliquer. Votre corps est pire qu'une brique. Je n'ai jamais vu ça chez quelqu'un d'aussi jeune et d'aussi sportif. Vous êtes trop stressé et vous venez de subir un sacré traumatisme. Si j'en juge par vos cernes, vous ne dormez pas bien. Allez voir ce psy, si jamais ça nécessite des médicaments, il vous enverra vers un confrère psychiatre qui vous aidera. Faites moi confiance Bella, ça ne peut que vous faire du bien.

- J'y réfléchirai, admit-elle en rangeant la carte de visite dans son sac.

Elle sortit du cabinet en soupirant. Bella devait admettra qu'elle ne dormait pas bien. Mike, même mort, arrivé encore à la hanter. Depuis qu'elle était rentré à la maison, tout le monde était au petit soin avec elle. La brune avait même rencontré le Jules de sa mère, Phil. Qui s'avérait être un homme tout à fait charmant et complètement sous le charme de Renée. Mais Bella n'avait jamais eu autant de monde pour s'occuper d'elle, d'ailleurs elle n'avait jamais eu personne pour s'occuper d'elle quand elle était malade. Et tout ça l'avait vite fait sortir de ses gonds. Si la première semaine, Bella l'avait toléré, c'était parce qu'elle était trop faible pour protester. Mais par la suite, elle avait renvoyé sa mère à Paris, ne supportant plus de l'avoir sur le dos, elle avait fait comprendre à Charlie qu'il n'allait pas s'incruster H24 sous prétexte qu'il avait voulu lui donner un bout de son foie. Certes c'était une jolie intention et tout ça, mais le passé était encré en Bella comme un tatouage. Jane et Alec avait bien dû reprendre leur cours et Aro le tournage de Secrets. Depuis ce fameux jour, Bella broyait du noir. S'imaginer la plupart de ses amis ensemble sur un plateau sans elle avait le don de la rendre dépressive.

- Ah Bella, je vous attendais, lança une femme en enlevant ses lunettes avec élégance.

La brune la reconnu assez vite. De toute façon, c'était difficile de passer à côté de Dora Capelli sans la voir.

- Bonjour Dora, ça fait un moment que nous nous sommes vu. Que faites vous ici ?

- J'ai fait travailler un peu mes connexions pour savoir où je pouvais vous rencontrer, parce que pour vous joindre lorsque vous êtes à la résidence Solaris, c'est un vrai parcourt du combattant. Volturi a exigé qu'on filtre absolument tout.

- Ça ne m'étonne pas trop, sourit Bella en levant les yeux au ciel.

- J'ai essayé de vous envoyer un mail, mais je pense que vous avez eu mieux à faire, ce qui est tout à fait compréhensible.

- Oh non, ça n'a rien à voir. Allez savoir comment, un fan a mit la main sur mon adresse mail et depuis je reçois des messages constant me souhaitant un bon rétablissement. Ce qui m'a fait en changer. Ça et aussi la centaine de cadeaux et les milliers de cartes que j'ai pu recevoir. Je pourrais repeindre ma chambre avec.

Dora se mit à rire de bon cœur en tournant ses lunettes dans sa main.

- Est-ce que ça vous tente d'aller boire un verre ? Proposa la blonde avec un grand sourire.

- Avec plaisir, avoua Bella qui n'avait aucune envie de retourner à la maison où ne se trouvait que Carmen.

La brune avait eu du mal à se débarrasser de ses gardes du corps, mais elle avait insisté. Non pas qu'elle en voulait à l'un ou l'autre pour ce qui s'était passé, mais qu'elle avait l'impression d'être à nouveau libre de ses mouvements. De toute façon, elle savait très bien que Demetri l'accompagnerait pour le tournage de Deoxys. Suivant Dora, Bella mis ses lunettes à son tour pour ne pas qu'on la reconnaisse. Les gens n'étaient pas souvent attentif à ce qui les entourait et c'était une bonne chose pour elle. Bella avait eu bien assez de pub ces derniers temps. Dora l'emmena dans un petit bistro où elles purent s'installer sans être dérangées.

- Comment allez vous Bella ? Honnêtement ?

- Fatiguée, avoua la brune en haussant les épaules. Il paraît que ça prend du temps de guérir. Mais je n'ai pas l'habitude de rester inactive ça me pèse.

- Oui je comprend très bien, sourit Dora en accord avec elle. Je n'ai jamais su lever le pied, même quand c'était nécessaire. Peu de personne peuvent comprendre ce que c'est de commencer de nul part et de vouloir faire ses preuves. C'est en ça que nous nous ressemblons.

Bella fut flattée qu'elle se compare à elle. La brune était vraiment admirative de cette femme éblouissante.

- Je me doute bien que pour mon film, ça va devenir compliqué, s'amusa Dora en buvant une gorgée de sa boisson. Mais j'ai autre chose à vous proposer.

La brune était tout ouïe. Si elle pouvait travailler avec elle, Bella n'hésiterait pas.

- J'ai un autre film en préparation, ce coup ci, je joue le rôle principal et j'ai besoin d'une partenaire, je vous ai proposé. La production est totalement d'accord. Ce film ne se fera que l'année prochaine, ce qui vous laisse largement le temps de réfléchir.

- Je... je suis vraiment flattée, mais pourquoi moi ? Demanda Bella en fronçant les sourcils.

- S'il y a bien une chose que je dois reconnaître à Aro, c'est son flair. Il n'aurait pas cru en vous s'il n'avait pas décelé l'étincelle. Et après vous avoir vu dans votre dernier film, permettez moi de vous dire que c'est un sacré feu qui brûle en vous. Je ne serais pas étonné que vous soyez nominée aux Oscars très prochainement.

- Ne dite pas n'importe quoi..., lança Bella en prenant son verre pour cacher sa gêne.

- Oh faite moi confiance sur ce point. Votre jeu en compagnie de Charlie Stone était époustouflant, vous m'en avez fait pleurer. Vous rendez vous compte que depuis le début de votre carrière vous n'avez pratiquement pas fait de faux pas. Les critiques sont généralement bonnes quand il s'agit de l'un de vos films. Vous êtes une star montante et vous êtes talentueuse. Je ne doute pas qu'Aro Volturi y soit pour beaucoup là dedans. Il choisit bien vos films. Mais il n'en choisit pas assez à mon goût. Vous méritez d'être absolument partout.

- Il trouve déjà que je travaille trop, alors vous feriez mieux de ne jamais lui dire ça en face, se moqua Bella rougissante.

- Il vous bride, conclut Dora sérieuse à présent. Vous avez un don. A part Garrett Grant, j'ai bien l'impression que vous n'avez pas de contact, de relation, ce sont toutes celles de Volturi. Bella, il est temps que vous vous fassiez un nom par vous même et non plus par le biais de votre manager.

Le cœur de Bella se serra. Parce que Dora avait raison, mais au fond d'elle même, Bella n'était pas prête à l'admettre.

- Il fait juste ce qu'il y a de mieux pour moi...

- Il vous empêche de devenir la star de la décennie. Tout le monde veut travailler avec vous. Votre nom est dans les bouches d'absolument tous les réalisateurs, mais Volturi a crée un mur autour de vous. Et ce mur s'appelle Solaris. Quand êtes vous sorti en société, dans des soirées mondaines, seule ? Sans lui ?

La brune devait admettre que la réponse était : jamais. D'une parce qu'Aro pensait ses soirées inutiles et de mauvaise fréquentation, mais surtout parce que Bella n'avait pas particulièrement envie d'y aller.

- Un manager est censé faire fructifier vos intérêts, vos relations et votre carrière. Après ce qui vient de vous arriver, pour que les paparazzis vous laisse tranquille, il aurait mieux valu que vous leur disiez un mot. Après ils auraient lâché l'affaire. Or là, Volturi vous a cloîtré à Solaris sans donner aucune nouvelle sur votre état. Il est normal que vos fans s'inquiètent. Ce sont eux qui font votre succès, il faut les tenir au courant.

Bella ne savait plus quoi dire. Tout se bousculait dans sa tête. Pourtant son cœur, lui, n'acceptait pas que l'on dise du mal d'Aro. Même s'il y avait une part de vérité, Aro avait toujours tout fait pour elle.

- Aro est quelqu'un d'exceptionnel, il travaille peut-être d'une façon différente de la votre, mais il ne veut que mon bien.

- Je comprend, sachez le, sourit Dora en lui prenant la main. Mais je pense sincèrement qu'il vous ralenti et que vous méritez mieux. Je suis arrivée à un âge où je me dis que comme Aro, j'aimerai bien trouver quelqu'un d'aussi doué que vous et lui transmettre tout ce que je sais. Ça ne m'empêche pas de continuer ma carrière, mais j'aimerai bien trouver... je ne sais pas comment définir ça... un successeur, ou plutôt une héritière. Quelqu'un que je pourrais guider et élever au delà de ce que cette personne aurait pu imaginer.

- Je ne vois pas ou vous voulez en venir, s'exclama Bella perdue.

- Je veux devenir votre manager, vous apprendre tout ce que je sais, vous faire profiter de mon cercle de contact, faire de vous la prochaine Dora Capelli.

Le cœur de Bella s'arrêta de battre. C'était... choquant comme proposition. D'une parce que Bella ne pouvait même pas imaginer faire la carrière de Dora Capelli et de deux, parce que l'idée même de ne plus travailler avec Aro lui était inconcevable.

- Je vois bien que je vous ai troublé. Je sais que vous appréciez beaucoup Aro, qu'il est votre mentor et votre ami et que vous pensez certainement le trahir en changeant de manager. Mais si vraiment il veut votre bien, il comprendra. C'est une proposition Bella, je n'exige pas de réponse immédiate de votre part, réfléchissez-y tout simplement. Même si vous ne voulez pas que je devienne votre manager, sachez que l'offre de rôle en ma compagnie tient toujours.

- Vous ne me connaissez même pas, je veux dire par là, mon caractère, ma façon d'être, je ne suis pas quelqu'un de facile, tenta de lui expliquer la brune mal à l'aise.

- Tout ceux que j'ai pu croiser vous décrivent comme quelqu'un de modeste, de juste, de travailleur et surtout avec un grand sens de l'humour. Alors je me doute bien que vous devez avoir du caractère, supporter Volturi aussi longtemps avec toutes ses attentes et ses exigences, le prouve. Certes, acteur c'est un travail, mais pourquoi ne serait-ce pas plutôt un plaisir. Apprécier ce que vous faites au point où ça en devient votre raison de vivre.

Bella admirait la passion qui se dégageait de Dora, ça se voyait qu'elle ne vivait que pour ça. Mais ce n'était pas le credo de Bella. Être actrice lui plaisait, mais pas au point d'en oublié de vivre.

- Désolé, je vous effraie avec tout ça. Mais il y a de bons côtés également. Les soirées folles, les voyages, l'amour des fans, les amis que vous allez pouvoir vous faire et surtout l'argent. Vous êtes ce genre de personne à ne pas profiter de tout l'argent que vous gagnez. Je vous vois bien prendre position dans une association. Réfléchissez aux possibilités qui s'offre à vous. Vous le méritez.

Tout cela semblait bien beau et c'était très tentant. Bella devait bien reconnaître que Dora était une excellente oratrice. Pourtant, quelque chose dérangeait la brune. Peut-être n'était ce que le choc. Dora était quelqu'un de passionné et de passionnant. Mais Bella avait connu le monde du cinéma malgré elle et elle en connaissait l'envers du décor. Charlie était son meilleur exemple. Tout ne pouvait pas être aussi beau et idyllique que Dora le lui exposait.

- Promettez moi d'y réfléchir.

- Je le ferais, jura Bella secouée.

Elles continuèrent à faire connaissance et Dora était une femme adorable. Pleine de vie et d'histoires plus rocambolesques les unes que les autres. Bella appréciait beaucoup sa compagnie, elle devait l'admettre, néanmoins, ce n'était rien comparé au coup de foudre amical qu'elle avait pu avoir avec Jane ou Rosalie. Les deux actrices finirent par se dire au revoir en promettant de se tenir au courant. Prenant un taxi, Bella se mit à réfléchir à cette proposition. La brune avait beau avoir déjà pensé à changer de manager parce qu'Aro n'en faisait qu'à sa tête sans lui demander son avis, elle n'arrivait pas à imaginer quelqu'un d'autre à sa place. Malgré qu'il soit capricieux et surprotecteur, elle avait toute confiance en lui.

En arrivant devant l'entrée principale de la résidence, la brune ne put retenir son sourire. Un homme aux longs cheveux blond était en train d'insulter les gardes à l'entrée avec son mordant habituelle.

- Puisque je vous dis que je suis le styliste de Melle Swan. Vous êtes sourd ou juste con ?

- Monsieur, si vous n'avez pas d'autorisation et puisque Melle Swan ne nous a pas prévenu de votre arrivée, alors dans ce cas vous ne passerez pas, tenta de le raisonner le vigile.

- Bah bien sûr que non, elle va pas vous prévenir de mon arrivée, moi même je ne l'ai pas prévenu. Putain, comment fait Bella pour vivre entourer de tant d'imbéciles ?

La brune ne l'avait jamais vu parler autant à un inconnu. Alistair était vraiment quelqu'un de renfermé. Il l'avait beaucoup appelé lorsqu'elle était à l'hôpital. Pour une fois qu'il s'entendait bien avec une actrice il n'avait pas envie de la perdre. Bella avait appris qu'il était très convoité par d'autres personnalités, mais qu'il n'avait jamais voulu travailler plus d'une robe ou d'une costume avec eux.

- Ces imbéciles protègent ma vie privée ainsi que celle des gens qui se trouvent à l'intérieur, ne soit pas trop sévère avec eux, ils ne font que leur travail et ils le font bien, intervint Bella avec gentillesse.

Les vigiles bombèrent le torse avec fierté. Il n'y avait pas grand monde à Solaris pour les féliciter de leur travail. La brune s'approcha de son visiteur timidement. Elle ne savait pas trop si elle devait lui serrer la main, le prendre dans ses bras, lui faire la bise, ou juste rester là à se regarder dans le blanc des yeux. Alistair décida pour elle en lui faisant une petite accolade, mais vraiment petite. Il ne fallait pas abuser non plus.

- Est-ce que tu vas me faire entrer un jour, ou est-ce que je vais devoir passer au dessus des murs d'enceinte, grogna le styliste en fusillant les gardes du regard.

- Je ne te le conseille pas si tu tiens à tes fesses, je crois me souvenir que les chiens courent plus vite que les hommes, se marra Bella imaginant bien la scène. Je t'emmène si tu promets de garder pour toi tout ce que tu pourrais voir à l'intérieur.

Alistair lui fit un regard qui voulait en dire long. Oui, s'il avait voulu parler à la presse, il avait de quoi le faire depuis longtemps. Bella lui fit donc signe de la suivre. Remerciant les vigiles, elle l'emmena en sa compagnie de l'autre côté de la résidence.

- Tu n'as pas un chauffeur pour ça, grogna Alistair en regardant le chemin qu'il leur restait à parcourir.

- J'en avais un et je lui ai donné des vacances, j'en avais marre de le voir tourner comme un lion en cage, répondit honnêtement Bella en haussant une de ses épaules, l'autre étant trop douloureuse pour l'instant.

- Tu pourras me rajouter sur la liste de tes gorilles en tant que ton styliste, parce que sinon la prochaine fois je vais encore me cogner le nez sur la porte, se plaignit-il mécontent.

- Pourquoi tu es mon styliste ? Je ne crois pas que nous ayons signé de contrat, le taquina-t-elle attendant avec impatience sa réaction.

- Tu as plutôt intérêt de le faire ce contrat, sinon c'est moi qui te tue !

Alistair grimaça en se rendant compte de ce qu'il venait de dire. C'était un peu trop abrupte vu la situation.

- Ah oui, avec une aiguille à coudre peut-être, se moqua ouvertement Bella n'ayant même pas relevé la phrase précédente.

- La prochaine fois je te pique le cul, ça t'apprendra à sous estimer mes aiguilles, marmonna-t-il avec dédain.

La brune explosa de rire. Alistair n'était pas quelqu'un de facile à cerner, mais comme la plupart des gens renfermé sur eux même, Bella se sentait plutôt à l'aise avec lui.

- Et puis ma prochaine création, essaye de ne pas faire de trou dedans, s'il te plaît ! Ajouta-t-il en se rendant bien compte qu'elle n'allait pas se vexer.

- Tu parles, à ce que j'ai entendu, des grands malades veulent l'acheter à je ne sais pas combien maintenant qu'elle a un trou et qu'elle est recouverte de mon sang.

- Chacun sa façon de marquer son territoire. Et c'est tout à fait exact et elle est déjà vendu à un collectionneur.

Bella frissonna d'horreur à l'idée d'avoir cette robe sous vitrine dans sa maison. En parlant de maison, elle fit entrer Alistair dans celle d'Aro. Aussitôt qu'ils rentrèrent dans le salon, le styliste fronça les sourcils. Des photos d'Aro et des jumeaux traînaient un peu partout.

- Tu n'habites pas chez Rosalie normalement ? Demanda-t-il perdu.

- C'est une des choses que tu devras garder pour toi, prévint Bella en lui faisant signe de s'asseoir. J'habite ici depuis que mon appart a brûlé, mais je te laisse imaginer le scandale si quelqu'un apprenait que je vis chez Aro Volturi.

- Vous sortez ensemble ? L'interrogea-t-il toujours aussi cash.

- Même si c'était le cas, ça ne te regarde pas, répondit Bella tout aussi franche.

- Non je dis ça, parce que j'ai longtemps pensé que tu étais avec Edward Cullen, admit-il en venant s'installer en face d'elle. Et personne ne m'horripile plus qu'Edward Cullen.

- Ah bon ? Pourquoi ? Demanda Bella surprise. C'est un amour, quand il veut.

- C'est une princesse qui choppe des princesses et qui a des plus beaux cheveux que moi. Néanmoins, j'ai plus de classe que lui, alors je me console.

Bella pouffa de bon cœur. Si elle avait crut tombé un jour sur deux hommes aussi inquiet de leur image...

- Ta séance de kiné s'est bien passé ? S'inquiéta-t-il en montrant son écharpe du doigt.

- Moins bien que je l'aurais espéré mais il paraît que je suis trop exigeante.

- J'ai été voir le film, il est très bon. Mais je n'ai pas pu m'empêcher de trouver que vous aviez la même tronche avec Charlie Stone, c'était ultra troublant.

- Ah oui, vraiment ? Lança Bella avec le plus de conviction possible.

Si lui était capable de faire un rapprochement, il ne devait pas être le seul. Carmen arriva sur le coup, lui sauvant la mise.

- Bonjour Bella, désirez vous un rafraîchissement ?

- Avec plaisir Carmen, voici Alistair, mon styliste. Qu'est-ce que tu veux boire ?

Le blond c'était refermé sur lui même en deux secondes top chrono. Il répondit avec une voix cassante et Bella leva les yeux au ciel. Par la suite, ils se mirent à parler de son voyage et de ce qu'elle allait porter bien sûr ! Alistair en profita pour venir s'asseoir à côté d'elle pour lui montrer ses derniers croquis. Il lui fit voir également des photos de ce qu'il avait déjà crée à son atelier. Ils étaient en pleine conversation sur la couleur d'un rouge à lèvres lorsque Aro débarqua dans le salon. Son regard devint aussitôt tueur, lorsqu'il vit cet homme aussi proche de la femme qu'il aimait.

- Oh bah tu sais quoi Bella, chuchota Alistair à son oreille, ça ne me regarde peut-être pas, mais ce regard là je le connais et je vais prendre mes distances avant que ton chéri ne décide de m'empailler.

- Froussard, se moqua-t-elle en le frappant avec son calepin.

- Je suis trop jeune pour mourir, répliqua-t-il en se levant.

Sans s'expliquer pourquoi, la brune n'avait même pas peur qu'il ouvre sa bouche. Alistair n'était pas le genre de personne à vouloir attirer l'attention. Peut être faisait elle trop vite confiance à certaine personne, mais son instinct l'avait rarement trompé.

- Bonjour, cracha presque Aro mécontent de voir cette belle gueule traînait dans son salon.

- Aro, Alistair, Alistair, Aro. C'est mon styliste si tu te poses la question.

- Je ne savais pas que tu avais un styliste, lança l'acteur en essayant de maîtriser sa jalousie.

- Ma robe de l'avant première ne s'est pas faite toute seule, répondit Bella en haussant les épaules.

- Elle est devenue plus célèbre après sa destruction qu'avant, grogna Alistair en rangeant son matériel dans son sac.

- Eh ce n'est pas tous les jours qu'une star se fait tirer dessus et qu'elle survie, répliqua Bella avec humour. Il faut garder un souvenir, la robe par exemple.

- Je croyais que tu pensais que ceux qui faisaient ça étaient des grands malades.

- Ils le sont, mais je dois être un peu siphonnée, voilà pourquoi j'arrive à les comprendre.

Plus Aro les regardait interagir, plus sa jalousie bouillonnait. Alistair était jeune et beau. Il avait l'air de bien s'entendre avec Bella et en plus il arrivait à la faire sourire, ce qui n'était pas une mince affaire dernièrement.

- Bon je vais y aller moi, tiens moi au courant Bella. Si tu veux passer prendre des habits avant de partir pour l'Italie n'hésite pas. Monsieur Volturi.

Alistair fit un signe de tête sec à l'acteur et disparu de leur champ de vision. Cet homme semblait... bizarre selon Aro.

- Merci, tu l'as fait fuir, lança Bella mécontente.

- Qu'est-ce qu'il faisait ici déjà ? On avait dit personne d'extérieur à Solaris ici ! Et puis d'abord d'où il sort ce beau gosse de mes deux...

- Oh la vache ! Hurla Jane en débarquant comme une furie dans le salon. C'est qui cet Apollon qui vient de sortir ?

- C'est le nouveau styliste de Bella, dont elle a oublié de me parler, répondit Aro en serrant les dents.

- C'est donc Alistair, comprit Jane sous les yeux surpris de son père. Il dégage quelque chose de fort cet homme.

- Ouais sa beaugossitude vient d'envahir mon salon, grommela Aro en serrant les poings. Et depuis quand tu le connais toi ?

- C'est lui qui a fait la robe de Bella, il est talentueux. Tu me le présenteras la prochaine fois, j'ai hâte de faire sa connaissance.

La brune secoua la tête de gauche à droite. Pas un pour rattraper l'autre. Jane remarquant enfin qu'elle était peut-être arrivée au mauvais moment, préféra s'éclipser pendant qu'il était encore temps. Bella s'approcha d'Aro et l'enlaça de son bras valide.

- Qu'est-ce que je t'ai déjà dis sur la jalousie ? Demanda-t-elle avec un petit sourire en coin.

Aro grogna des mots incompréhensibles avant de l'entourer de ses bras et de l'embrasser.

- Tu nous as grillé, il ne savait rien avant que tu le fusilles du regard, se plaignit-elle en posant sa tête sur son torse.

- Il tiendra sa langue ? S'inquiéta aussitôt Aro.

- Je lui ferais signer un papier si ça peut te rassurer, mais je suis persuadée qu'il ne dira rien, il n'a pas d'intérêt à le faire.

- Et ton kiné ?

- Difficile, mais je m'en remettrait. Il m'a conseillé d'aller voir un psy.

- C'est plutôt une bonne idée.

- Il paraît que je suis une planche de bois.

- Je suis assez bien placé pour savoir que c'est faux, s'amusa Aro en laissant traîner ses mains sur les fesses de la brune.

- Tu es tellement lunatique parfois, ricana-t-elle en lui mettant une claque sur l'épaule. Il y a deux secondes tu étais prêt à arracher la tête de mon styliste et maintenant tu as des idées salaces.

- Eh ! Ce n'est pas de ma faute si j'ai du mal à imaginer ce beau gosse entrain de prendre tes mensurations et poser les mains sur toi.

- Par contre ça ne te dérange pas quand Jacob le fait, se moqua-t-elle ouvertement.

- Ça n'a rien à voir, il est acteur, c'est son métier.

- Exactement ! Conclut Bella lui prouvant que ce qu'il disait était complètement débile. Il est styliste, c'est son métier. Et tu comptes faire une crise de jalousie à mon gynéco aussi ?

Aro grimaça à l'image. Il préférait ne pas y penser. Beaucoup trop troublant comme image. Bella n'osa pas lui demander comment c'était passé sa journée, parce qu'inexorablement il serait obligé de lui parler de Secrets et ça elle ne voulait pas. Quand il lui demanda ce qu'elle avait fait de sa journée, la brune n'osa pas lui avouer sa rencontre avec Dora. L'idée même de lui avouer que quelqu'un chercher à prendre sa place de manager la rendait malade. A ce moment précis elle comprit qu'elle ne pourrait jamais lui faire ça. Que ce soit pour lui, après tous les efforts qu'il avait donné pour elle, mais aussi parce que Bella ne voulait pas changer de manager. Il faisait des erreurs, oui, mais elle savait très bien comment les corriger. La brune ne connaissait pas assez Dora Capelli, aussi gentille était-elle, Bella ne lui faisait tout simplement pas confiance. Et comme avec Alistair, le brune préférait écouter son instinct et continuer sa vie telle qu'elle était depuis des années.


Avouez, vous le savez, vous le savez que je ne vais pas être sage longtemps… Bisous !