Je sais que vous allez me haïr pour ce chapitre... Mais je n'ai pas pu m'en empêcher ! XD
D'autre part, si Alan est Americano-japonais et non Anglais, c'est à cause du bolo qu'il porte et que seuls les Américains ont, ainsi que de sa Faux qui un couperet japonais.
Undertaker Riddle est un manga d'Akai Higasa.
Bonne lecture !
CHAPITRE XVIII : RED ALERT
M. Sarez observait les deux nouveaux surveillants assis dans son bureau. Il n'arrivait pas à se faire une idée claire sur eux. Ils avaient quelque chose d'étrange. Déjà, c'était la première fois qu'il voyait des pions portant costume et cravate. Enfin... cravate était un mot comme un autre ! L'un l'avait à moitié détachée dans un style plutôt décontracté et l'autre possédait un bolo représentant une tête de mort.
Il repensa à la manière dont ils avaient été engagés. Le principal du collège l'avait appelé durant les vacances pour lui dire que des nouveaux surveillants allaient arriver dès la rentrée. Il n'en avait pas dit plus, si ce n'est que la décision venait d'en haut. Sarez se demanda vaguement s'ils n'étaient pas plus que de simples pions, comme des policiers en mission d'infiltration, mais préféra ne rien dire. Si c'était le cas, ils devaient avoir de bonnes raisons et il ne valait mieux pas s'en mêler au risque d'avoir de sacrés problèmes avec la justice et le rectorat.
« Alors, que je ne me trompe pas... sourit-il. Vous, vous devez être Christian Annoret. »
Il se tourna vers le plus grand, un blond aux yeux verts avec d'étranges tresses qui acquiesça. Il regarda ensuite le deuxième homme qui possédait des traits plus asiatiques, beaucoup plus petit, les cheveux châtains foncés et les yeux très sombres. Celui-ci avait une peau pâle et un teint maladif qui lui donnait l'impression de pouvoir s'écrouler d'un instant à l'autre.
« Et vous, vous êtes donc Hikaru Leroy, fit-il en prononçant le u à la française.
-On prononce ''Hikarou'', grimaça Alan.
-Ah, désolé, s'excusa le C.P.E, Hikaru, donc. Vous êtes Chinois ?
-Japonais, par ma mère. » grogna le concerné tandis qu'Éric se retenait de rire.
Ce dernier savait parfaitement qu'Alan était susceptible quant à ses origines maternelles et détestait qu'on le dise Chinois alors qu'il était Américano-japonais. Il acceptait en revanche qu'on le pense Anglais parce que son père était né à Cambridge.
« D'accord, d'accord ! Enfin, ça ne change pas grand chose pour votre travail. Alors, que je vous explique celui-ci... Vous aurez quatre heures de permanence par jour, quatre heures de ronde dans les couloirs, on a quelques problèmes avec certains élèves. Durant les récréations, vous serez dans la cours à midi, vous serez au réfectoire et vous le surveillerez pendant que vous mangerez. Voici votre emploi du temps de chaque jours, expliqua-t-il en tendant à chacun une feuille. Hikaru, vous commencez donc en permanence et vous, Christian, par une ronde. Si vous avez la moindre question, venez me voir.
-Bien monsieur.
-Ça marche !
-Et bonne chance, certains collégiens ne sont pas faciles. »
Les deux Shinigami sortirent du bureau de Sarez et se retrouvèrent seul dans le couloir. Éric se tourna vers Alan avec un petit sourire espiègle :
« Hikaru, hein ? Tu n'es pas allé chercher bien loin, c'est ton deuxième prénom...
-Je doute que Michaelis soit au courant, ça ne gêne pas et Mr Spears était d'accord.
-Je me suis toujours dit que ça t'allait bien, comme prénom, murmura Éric à l'oreille de son amant. Tu étincelles pour moi...
-Arrête, on pourrait nous voir, rougit Alan bien que flatté. On ne doit pas savoir qu'on se connaît.
-Alors à tout à l'heure, mon Chinois préféré, taquina le blond en riant.
-À tout à l'heure, répliqua Alan, Mr. l'Artiste de la Mort... »
Éric allait répliquer quelque chose puis referma la bouche et grommela en repensant à Druitt :
« Ok, tu marques un point, là. »
Ils se séparèrent, chacun partant d'un côté. Alan n'eut qu'à traverser un couloir pour arriver devant la salle qui lui était attribué pour ce matin-là. Avant d'entrer, il eut un instant d'arrêt. Tous ces cris venaient-ils vraiment de la permanence à garder ?! Tout n'était que hurlements et rires. Il inspira un grand coup et se jeta dans la fosse aux lions.
L'intérieur défiait toute imagination. Il resta abasourdi. C'était impossible... Les collégiens étaient debout sur les tables, recroquevillés dessous, s'égosillaient à en perdre la voix et se jetaient toutes sortes de choses à la figure : cartables, trousses, gommes, stylos, crayons, boulettes de papier... Un véritable champ de bataille. Pour une raison qui lui échappa complètement, Alan ne put s'empêcher de penser à la Bataille d'Angleterre et au bombardement de Londres, quand les Shinigami avaient eu tant de travail que même les membres de l'administration étaient descendus sur le terrain pour suppléer les Faucheurs...
Il ferma les yeux, persuadé qu'il s'agissait d'un cauchemar. Mais non. Les Humains n'avaient donc pas la moindre discipline ? Cela ne se serait jamais vu à l'Académie. Il ne lui restait plus qu'à prendre les choses en main. Il fit un pas à l'intérieur et commença à faire tomber les sanctions avec autorité.
« Deux heures de colle pour tout le monde ! Amenez-moi tous vos carnets. »
Les élèves s'arrêtèrent, surpris d'entendre une voix inconnue. Ils se tournèrent vers Alan qui les toisait d'un air sévère.
« Mais m'sieur... tenta un cinquième.
-Quatre heures de colle pour vous, coupa le Shinigami.
-C'est injuste ! protesta-t-il.
-Bien, alors passons à huit heures. Je vous préviens que je peux faire ça toute la journée, cela m'est égal et je doublerais à chaque fois. Alors si vous ne voulez pas passer à seize heures, je vous conseille vivement de vous calmer. »
Le silence se fit instantanément alors qu'Alan allait s'asseoir à son bureau. Il regarda un instant tout le monde avant de remarquer :
« Je croyais vous avoir demandé vos carnets... »
.oOo.
Éric se promenait dans les couloirs, vérifiant que des élèves ne faisaient pas l'école buissonnière. Du moins, en apparence. Ce travail était très pratique : il lui permettait de vérifier sans mal que Sebastian et Amber ne se trouvaient pas dans les parages. Il soupira : tout cela n'était guère excitant et très répétitif. Tous ces efforts pour protéger l'âme d'un gamin absolument insupportable.
Éric releva tout à coup la tête. Il avait entendu des bruits suspects de l'autre côté de l'angle d'un couloir. D'après sa perception, ce n'était pas un Démon, mais bel et bien des Humains. C'était déjà ça, même s'il n'était pas contre l'idée d'un combat. Il alla voir ce qui se passait pour apercevoir à l'autre bout du corridor trois filles de treize ou quatorze ans s'enfuir. Elles tournèrent à l'angle opposé à lui et disparurent.
Il soupira à nouveau : au lieu d'utiliser ses capacités de Shinigami contre Démon ou dissident, il les utilisait pour rattraper des jeunes adolescentes qui se cachaient pour fumer, à en juger par l'odeur du couloir.
Les trois filles étaient certaines de lui avoir échappé. Aussi, quelle ne fut pas leur surprise en le voyant surgir devant elles ! La première le percuta de plein fouet, les deux autres la percutèrent elle. Les trois élèves se retrouvèrent par terre, Éric n'ayant pas bougé d'un pouce. Il les observa un instant, se demandant comment leurs parents pouvaient les autoriser à porter des jupes aussi courtes et des décolletés aussi plongeants à leur âge. Sans parler de leur maquillage outrancier. Même Sutcliff était mieux habillée et maquillée qu'elles ! Elles se relevèrent.
« Alors mesdemoiselles ? Ne devriez-vous pas être en cours à cette heure-ci ? »
Elles se mirent à glousser d'une manière qui énerva Éric, lui rappelant Grell.
« Ben... On s'ennuie en cours, m'sieur... minauda l'une d'elle.
-Dommage pour vous, puisque vous allez y retourner immédiatement. Enfin, après m'avoir donné vos cigarettes et avoir fait un petit tour chez le C.P.E...
-Mais m'sieur, vous n'allez pas nous faire ça à nous ? »
L'une d'elles commença un numéro de charme qui exaspéra Éric :
« Pour votre gouverne à toutes les trois, je ne suis pas pédophile. Maintenant, suivez-moi. »
.oOo.
Le reste de la matinée se déroula sans encombre pour l'un et l'autre des Shinigami. Ils se retrouvèrent au réfectoire pour manger ensemble, tout en surveillant les élèves.
« Tu étais aussi horrible, toi, à leur âge ? demanda Alan en repensant à sa première garde de permanence.
-À leur âge, j'arrivais tout juste aux genoux de mes parents, ricana Éric.
-Tss... En âge équivalent, soupira le plus jeune. Au début de l'Académie, quoi.
-Je faisais bien quelques conneries, mais pas à ce stade. Mais faut dire que ce sont des Humains. Le mot discipline ne fait pas partie de leur vocabulaire.
-Comme tu dis... Rien de suspect de ton côté ?
-À part des fumeuses qui tentent de fuir tu veux dire ? Non, rien. Mais je doute que l'on soit découvert ici. Quoi que... Je crois qu'un petit combat contre Sebas-chan ou Undertaker me ferait le plus grand bien. Je m'ennuie à tourner en rond dans les couloirs. Tu te rends compte ? Ça ne fait pas une journée qu'on fait ça et la fauche des âmes me manque déjà.
-Je crois que... avança prudemment Alan. Je crois que je préfère tout de même être ici que d'assister à la mort d'autant de personnes à longueur de temps. C'est beaucoup plus vivant ici.
-Démissionne et engage-toi comme surveillant alors, taquina le blond.
-Dans un collège plus discipliné alors... Ne te retourne surtout pas, mais Alex s'est fait de nouveaux amis...
-Qui ? Lui ? C'est impossible. Personne ne pourrait le supporter.
-Non, non... Ah, désolé, tu avais raison... Il vient de les renvoyer de manière peu agréable je crois.
-Même si notre boulot, c'est de protéger les âmes, je me dis que perdre celle-ci ne serait pas trop grave, soupira le blond.
-Éric ! s'offusqua Alan. Quand même ! Tu te rends compte de ce que tu dis ?
-Voyons le bon côté : on le livre à sa sœur, elle est contente, le Démon fait un bon repas (à moins que son âme ne le rende malade, mais ce n'est pas trop grave), et nous, on en est débarrassé, tenta-t-il. Un bon compromis, je trouve, et tout le monde est content.
-Ce que tu dis est horrible.
-Bah, on peut toujours rêver. »
Une fois qu'ils eurent fini, ils se levèrent, Éric pour aller en permanence et Alan pour patrouiller dans les couloirs. Alors qu'ils gagnaient leurs postes respectifs, leurs Death tablets, toujours dans leur poche intérieure, se mirent à vibrer. Étonnés, ils la sortirent. L'écran s'était illuminé de rouge et le symbole de la Garde Prétorienne, à laquelle étaient rattachés les Traqueurs, deux Faux au manche stylisé en forme de squelette, au crâne couronné de lauriers d'or et qui encadraient un aigle également d'or à l'œil de rubis, était apparu. En dessous, les mots Red alert clignotaient.
« L'alerte rouge... murmura Alan.
-Ça vient de Sutcliff. Il protège Richard avec Ronald, ça ne peut qu'être le majordome. Undertaker n'aurait rien à faire là bas...
-Il faut qu'on évacue Alexander immédiatement.
-Bon sang ! Dès le premier jour ! Ça commence bien... »
.oOo.
William se leva et alla à la fenêtre de la chambre d'hôpital où se reposait Emma. Cette dernière lisait le dernier tome d'Undertaker Riddle, nom qui avait fait tiquer le Shinigami, mais la brune lui avait assuré qu'il n'y avait aucun déserteur dedans, ou alors, ceux qui s'y apparentaient étaient les méchants. Et aussi que non malgré la couverture, ce n'était pas un yaoi. Du moins, elle ne précisa pas que les deux héros avaient une relation des plus ambiguës. Le Traqueur l'avait alors laissée tranquille.
« Qu'est-ce qui se passe ? demanda cette dernière en posant son manga.
-C'est Augure qui est là.
-Mais... Un pigeon ne peut pas entrer dans un hôpital...
-Augure n'est pas un pigeon, défendit le brun en ouvrant la vitre. C'est un Kami. Mon Kami. N'est-ce pas ?
-Rrrou ! approuva l'oiseau qui tendit fièrement la patte vers son maître.
-Salut Augure ! » sourit Emma.
Le volatil tourna son regard vert-jaune vers l'Humaine et lança un joyeux roucoulement. Alors que William allait prendre son courrier, Augure s'envola et vint se poser sur le coussin d'Emma pour frotter son bec sur sa joue, faisant rire la jeune femme.
« Je vous jure... » grommela le brun.
Augure ébouriffa ses plumes et le rejoignit. William prit enfin les lettres qui lui était adressées et les ouvrit.
« Pourquoi tu n'utilises pas plutôt ton téléphone ou ta Death tablet ? demanda avec curiosité Emma. Ça serait plus rapide.
- Vraiment !Tu n'y penses pas ! répliqua-t-il d'un ton à geler un iceberg. Augure est bien plus sûr que la technologie. Imagine que l'on soit piraté par les Démons... Au moins, mon Kami se battra jusqu'à la mort pour que les informations ne tombent entre les griffes de ces bêtes sauvages. N'oublie pas qu'il possède une Faux de la Mort à la place de ses griffes.
-Ou-rrrrou ! » acheva le pigeon d'un ton déterminé.
William lut rapidement son courrier avant de soupirer d'un ton exaspéré qu'il devait rentrer au Domaine des Milles.
« Un problème ?
-Mr Schreiber, mon supérieur, a besoin d'une de vos quittances de loyer à chacune d'entre vous. Étant donné que nous allons vivre chez vous et vous causer quelques désagréments, il est normal que nous vous payons le loyer. Miss Curiel est à l'appartement, n'est-ce pas ?
-Oui, elle rédige son mémoire de master, confirma Emma. À moins qu'elle ne soit allée à la BU, mais je ne pense pas. Si tu cherches une de mes quittances, elles sont dans une serviette verte, à côté de mon lit. J'ai tous mes papiers dedans.
-Merci. À ce soir Emma.
-À plus tard ! »
La brune reprit son manga, tout en repensant sans trop savoir pourquoi au rêve étrange qu'elle faisait en ce moment où elle embrassait tout le monde, tandis que William quittait la pièce, Augure voletant à ses côtés. Étrangement, aucun Humain n'aperçut le discret Kami animal.
Une fois sur le parking, le chef de secteur attendit un instant, le temps qu'un subordonné vienne le chercher avec la voiture de fonction. Celui-ci, un jeune Shinigami fraîchement diplômé de l'Académie, fut plutôt impressionné en voyant son tout nouveau patron et sa froideur légendaire.
« Bonjour, monsieur, salua-t-il. Je suis Lucien Verdiet, Faucheur et... et chauffeur.
-Enchanté, Mr Verdiet. William T. Spears. Pouvons-nous aller maintenant au Domaine des Milles s'il vous plaît ?
-Oui monsieur, montez. »
William s'installa dans la voiture et Lucien démarra. Ils arrivèrent bientôt à destination. N'ayant pas le passe ouvrant la barrière d'entrée, le patron demanda à son chauffeur de l'attendre à l'entrée du domaine, tandis qu'il irait à pied jusqu'à l'immeuble Daguerre. Alors qu'il sortait de la voiture, William eut un temps d'arrêt. Il regarda frénétiquement autour de lui, comme s'il cherchait quelqu'un.
« Monsieur ? Ça va ?
-Augure, you know what you must do... [Augure, tu sais ce que tu dois faire...] murmura William en faisant s'envoler son pigeon.
-Mon... Monsieur ?
-Vous aussi, vous avez senti cette présence, n'est-ce pas ?
-Je... Je ne sais pas utiliser la perception, s'excusa Lucien.
-Ce n'est pas grave, restez ici. »
William se concentra. Il était sûr et certain d'avoir ressenti la présence d'un puissant Shinigami dans les environs. Il était absolument incapable de localiser la personne avec précision, il savait juste qu'elle était à moins de deux cent cinquante mètres de lui. Mais il savait en revanche qu'il ne devait pas y avoir le moindre Shinigami sur le Domaine des Milles de tout le mois car aucun mort n'était prévu à cet endroit, les seuls qui pouvaient donc s'y trouver, c'étaient les Traqueurs. Or, aucun membre de l'équipe ne pouvait être ici à cette heure. Le seul qui pouvait donc être présent, sûrement pour les Phantomhive, et avec une telle puissance...
Undertaker n'était pas loin. Et il utilisait l'un ou l'autre de ses dons ou sa présence n'aurait pas été si facilement perceptible.
William n'hésita pas et empoigna fermement sa Death Scythe, près à l'affrontement. Cependant, avant de déclencher l'alerte rouge pour ramener son équipe ici, il devait vérifier. Il se précipita vers le bâtiment le plus proche, celui où quelques commerces, la laverie et le gardien s'étaient installés. Ce fut vers ce dernier que le brun se dirigea, le voyant dehors.
« Veuillez m'excuser, interpella-t-il avec un apparent stoïcisme malgré la fébrilité qui l'animait, mais auriez-vous vu quelqu'un passer ?
-Quelqu'un ? Quelqu'un comment ?
-Eh bien... Inhabituel. Peut-être avec de longs cheveux argentés, une tresse sur le côté, des yeux verts, habillé de noir, de longs ongles noirs...
-Euh... Non, pas vraiment ! Les seuls qui sont venus me voir, ce sont trois personnes qui cherchaient un appartement et qui voulaient savoir si j'en avais un. Deux bruns et un Noir. Mais j'avoue qu'ils étaient assez bizarres. Y en avait un qui voulait s'assurer du confort et au luxe des appartements, il ne pensait qu'à ça et au fait qu'il ne trouvait pas l'endroit assez classe pour lui... Un autre riait tout le temps, ce qui semblait exaspérer le Noir... Mais bon, on voit toujours des gens un peu étranges alors... Pourquoi ? »
Un qui riait tout le temps ! répéta mentalement William. Ce ne pouvait être qu'Undertaker ! Mais qui était donc les deux personnes l'accompagnant ? En tout cas, le dissident avait sûrement utilisé une métamorphose, raison pour laquelle William avait senti sa présence. Maintenant, il ne sentait plus rien du tout. Sûrement Undertaker avait-il levé sa transformation. Mais il n'était sûrement pas bien loin. Avec un peu de chance, Augure le repérerait facilement du ciel.
Le dieu de la Mort n'écouta pas plus le gardien et s'empara de sa Death tablet. Au moment où il allait appuyer sur le bouton de l'alerte rouge, celle-ci se déclencha toute seule. Elle venait de Sutcliff.
Sebastian Michaelis avait retrouvé Richard Phantomhive. Et William se retrouva face à un dilemme. Retrouver le déserteur qui était juste à côté de lui et laisser son équipe se débrouiller face au Démon ou aller la rejoindre et délaisser le dissident ?
Un souvenir du temps de l'Académie effleura son esprit. Quelque chose que son professeur d'Éthique avait dit dès le premier cours et qu'il disait désormais lui-même à ses propres élèves. La voix de son ancien enseignant murmura alors dans son esprit. La première de toutes les règles des Shinigami a été instaurée par celui que vous connaissez tous, l'actuel Préfet du Prétoire, Lucius Cinereus Praeses. C'est celle que vous observerez en toutes circonstances, quelle que soit la situation. Si vous devez n'en retenir qu'une, n'en suivre qu'une, c'est celle-ci : protéger les âmes quoi qu'il arrive !Ne l'oubliez jamais et choisissez toujours cette voie.
Oui, William le savait parfaitement. Il ne pouvait pas s'occuper d'Undertaker. L'âme de Richard Phantomhive était en danger. Qu'importait le déserteur, la protection du comte passait avant tout.
William fit volte-face, rejoignit sa voiture et ordonna à Lucien de ne pas perdre de temps pour aller à l'université. Ils quittèrent le Domaine des Milles et reprirent la route. Ce fut à ce moment qu'un autre message parvint à la Death tablet du Traqueur. Il provenait cette fois-ci de Ronald.
Prochain chapitre : "La Garde Prétorienne".
Promis, je reviens à Grell, Ronald et Richard. On rencontrera également des Prétoriens, les supérieurs de William en ce qui concerne la traque d'Undertaker.
A la prochaine !
