Salut tout le monde !
Et voilà le chapitre tant attendu du mariage d'Eric et d'Alan ! AAAAH ! Ils sont tellement mignons, ensemble, ces deux-là ! ^^ J'ai beaucoup aimé ce chapitre, même s'il n'est pas forcément important dans l'intrigue générale. Un peu d'amour, ça fait du bien ! ^^ J'espère qu'il vous plaira.
Bonne lecture !
Réponse review Anonyme :
Salut ! Ce n'est pas grave ! Mieux vaut tard que jamais ! ;-) Et même si tu n'avais pas mis de commentaire, c'est pas grave. ^^
En tout cas, merci beaucoup ! Je suis vraiment contente de voir que ma fic te plait, ainsi qu'à tes amies ! J'espère que ça continuera à vous plaire !
Oui, la demande d'Eric était pas mal, hein ? Très romantique... XD
Merci encore !
CHAPITRE XXX: MARIAGE
Éric et Alan avaient décidé de se marier le plus vite possible. Ne souhaitant ni l'un ni l'autre un gros mariage, ils avaient pris la date du 4 mai 2013 pour s'unir et peu de monde serait invité. En vérité, il n'y avait que les membres de l'équipe, quelques amis et, bien entendu, leurs familles respectives.
Alan avait d'ailleurs dû obligé Éric à accepter que Grell vienne avec eux. Le blond ne supportant pas la rousse, il ne voulait pas la voir à son mariage. Cependant, son fiancé lui avait remarqué que ce n'était pas correct d'inviter toute l'équipe sauf elle. Éric avait donc fini à se ranger à son avis, plus ou moins contraint et forcé.
Ainsi, ils s'occupaient des préparatifs en plus de leur travail habituel. Alan semblait plus fatigué que d'habitude, inquiétant son fiancé. Il faisait cependant attention et les épines de la mort ne lui coûtaient pour le moment pas de crise.
Ce soir-là, Alan avait croisé ses bras sur la table du salon et avait enfoui son visage dedans. Éric s'installa à ses côtés et posa sa main sur son épaule.
« Ça va ? s'inquiéta-t-il.
-Mmh ? fit le plus jeune en relevant la tête. Oui, oui... Ça va.
-Tu n'as pas l'air d'avoir le moral.
-J'ai appelé mes parents.
-Ah... Je comprends mieux... soupira Éric. Tu as vraiment pensé les inviter ?
-Ce sont mes parents ! protesta-t-il.
-Ouais, enfin... Ils refusent ton homosexualité depuis toujours et tu veux les inviter à notre mariage...
-Je sais mais... Je m'étais dit que peut-être... Ça reste quand même le mariage de leur fils, non ?
-Ils t'ont dit quoi exactement ? demanda Éric.
-J'ai eu ma mère au téléphone. Je lui ai annoncé que j'allais me marier et elle... elle a... elle m'a demandé si j'avais enfin rencontré une femme qui avait pu... »
Alan ferma les yeux et cala sa tête dans le cou d'Éric, se mordant les lèvres. Comprenant qu'il pleurait, son fiancé l'enlaça et l'embrassa sur le front, frottant son épaule et son bras pour le réconforter.
« Elle a demandé si c'était avec une femme qui avait pu me guérir de ma déviance... murmura-t-il. Alors je lui ai dit que... que c'était avec l'homme qui partageait ma vie depuis... depuis près d'un siècle et demi et...
-Shht... Allez, calme-toi... Ne te prends pas la tête avec ça, ça n'en vaut pas la peine, tu sais...
-Je voulais tellement qu'ils viennent... Les voir un peu... La dernière fois que je les ai réellement vu, autrement qu'en coup de vent quand je vais chez ma sœur, c'est quand je suis tombé malade...
-Je sais, je sais... soupira Éric. Mais tu n'y peux rien, c'est comme ça. Je te dis : ne te monte pas la tête avec ça, essaye de penser à autre chose. Il fallait quand même t'y attendre... Ils ont jamais pu accepter que tu sois homosexuel, alors ce n'est pas pour le faire aujourd'hui. De toute façon, Sayuri viendra, n'est-ce pas ?
-Oui...
-Je suis sûr qu'elle sera d'accord avec moi.
-C'est quand même pas facile pour moi de me dire que mes parents refusent de venir à mon mariage.
-J'en ai conscience, mais c'est de leur faute, pas de la tienne ! Envoie-les promener et dis-leur leur quatre vérité.
-C'est pas aussi facile. »
Éric serra un peu plus Alan contre lui pour le consoler. À ce moment, William entra dans le salon, lisant un papier :
« Slingby, Humphries... interpella-t-il, toujours plongé dans son document. Vous devrez me fournir un acte de naissance, une attestation sur l'honneur de célibat, la certification que vous êtes Traqueurs, une pièce d'identité, votre contrat de mariage si vous en voulez un et la liste des témoins qui devront être entre deux et quatre... Ah, et vous devrez me communiquer le nom que vous voudrez porter... Vous avez tout noté ? »
Il releva enfin la tête et haussa les sourcils en voyant Alan. Éric lui certifia qu'il aurait tout dans deux jours au maximum, le temps qu'ils aillent chercher leurs actes de naissance à Londres pour lui et à New York pour son fiancé.
William fit demi-tour et retourna dans la chambre d'Emma. Il interpella cette dernière qu'il était en train d'aider à traduire l'enquête pour son mémoire, pendant que Ronald et Richard s'occupaient du dîner. Grell et Clémence étaient parties promener les chiots et Alexander prenait sa douche.
« Dis-moi, comment fais-tu pour... comment dire... réconforter les gens ? Ou plutôt pour savoir pourquoi ils pleurent ? Je ne comprends pas ce qu'à Humphries. Il devrait être heureux, non, d'épouser Slingby ?
-Euh, ça va dépendre de la raison qui l'amène à pleurer, répondit-elle, n'ayant pas suivi la discussion entre le couple de Shinigami. Il avait l'air très heureux d'épouser Éric, donc à mon avis, le mariage n'est pas en cause. Il s'est passé quoi exactement ?
-Vraiment ! Comment le saurais-je ! Je suis entré pour leur demander les papiers nécessaires à leur mariage et Humphries pleurait dans les bras de Slingby. Je voudrais simplement comprendre ce qui se passe encore dans mon équipe...
-D'accord. Bon ben, déjà, si tu veux réconforter quelqu'un, il faut savoir exactement ce qui arrive à cette personne, sinon, tu peux très facilement te retrouver dans une situation embarrassante et passer pour un idiot sans cœur, voir blesser la personne triste. Ensuite, il faut que tu arrêtes de rapporter tout au travail. Il ne faut pas limiter ta pensée à : Humphries pleure, donc ça va être mauvais pour le boulot. Il faut comprendre les gens, s'intéresser à eux. Porter de l'intérêt de façon sincère aux autres, c'est la clef pour réconforter quelqu'un. Malheureusement, en général, plus la personne t'es proche et plus c'est difficile de trouver les mots. Enfin, c'est ce qui arrive dans mon cas. Ainsi, si cela t'arrive, ne dis rien et soit juste présent. Mais pour faire simple, si tu veux réconforter Alan, parle avec lui, essaye de connaître la cause de son mal-être, intéresse toi sincèrement à sa personne et non pas au Faucheur qu'il est et surtout, fait preuve de tact, vas y en douceur et soit subtil !
-Je vous jure... Le travail est tout de même important, d'autant que nous protégeons des âmes vingt-quatre heures sur vingt-quatre désormais... Mais oui, je comprends ce que tu veux dire. En vérité, ce n'est pas si compliqué que ça. C'est même très simple... Ne pas parler du travail, demander à la personne ce qui ne va pas et finalement la laisser parler. Vraiment ! Si un Démon comme Michaelis réussissait à réconforter un Humain tel que Ciel Phantomhive lorsqu'il faisait des cauchemars, je suis tout à fait capable de faire de même avec un autre Shinigami. Merci beaucoup de tes conseils, Emma.
-Oui enfin... Mets-y du cœur quand même... Je sais pas, moi... Euh... Ne reste pas froid et stoïque comme d'habitude... Je veux dire... Sois inquiet sinon, c'est pire que tout... Ou regarde Éric pour voir comment il fait. Je crois que c'est plus simple.
-Vraiment Emma ! Je suis tout à fait capable de mettre en pratique tes conseils... Me prendrais-tu pour une de ses bêtes sauvages incapables de sentiments ?
-Certainement pas ! s'empressa-t-elle de répondre. Mais il faut bien dire que ce n'est pas ton fort.
-Hum... Peut-être as-tu raison... Mais tout de même, je suis sûr d'y parvenir avec ce que tu m'as dit. »
Et la brune le regarda retourner dans le salon d'un pas décidé qui semblait plus signifier qu'il allait soumettre un déserteur à la Question au lieu de réconforter quelqu'un.
Il entra dans la pièce et se mit face à Éric et Alan, dans les bras l'un de l'autre, le premier réconfortant le second par des mots tendres. Il se doutait bien qu'il ne devait pas appeler son jeune employé mon cœur ou mon amour, ni lui dire qu'il ne devait pas s'en faire car, lui, l'aimerait toute sa vie, quoi qu'il arrive.
Emma était bien gentille, mais lui conseiller de prendre exemple sur Éric n'était pas sa meilleure idée.
Remarquant enfin sa présence, Éric et Alan levèrent la tête, étonnés de le voir les observer en chien de faïence.
« Un... Un problème patron ? » interrogea le blond.
Bien, c'était sûrement le moment, se dit William. Se remémorant tout ce que lui avait dit l'Humaine, il se lança, tentant de faire preuve de tact, de douceur et de subtilité :
« Eh bien, à vrai dire, j'ai remarqué qu'Humphries ne semblait guère avoir le moral. Je me demandais simplement ce qui se passait.
-Oh euh... Rien monsieur... répondit Alan en essuyant ses larmes et en tentant de reprendre contenance devant son supérieur. Je... Ça va.
-Je vous jure ! Ne me dites pas ''rien'', je vois bien que vous pleurez.
-Tu as reçu l'appel d'un proche ? »
Les trois Shinigami se tournèrent vers Emma qui accourait au secours de William. Ayant entendu comment ce dernier s'en sortait, elle s'était dit qu'il valait mieux tout arrêter avant qu'il n'enfonce un peu plus le pauvre Alan.
Ce dernier fondit à nouveau en larme en pensant à ses parents puis acquiesça. Emma fit rouler son fauteuil jusqu'à lui et serra son épaule. Il lui expliqua alors que ses parents, très traditionalistes, avaient très mal pris son homosexualité le jour où il la leur avait avouée. C'était devenu un sujet tabou entre eux et les relations qu'ils entretenaient avec leur fils avaient été réduites au stricte minimum. Depuis qu'il était majeur, il avait très peu de relations avec eux, d'autant qu'ils vivaient au Texas et lui à Londres. La seule fois où ils s'étaient déplacés pour venir le voir, ça avait été quand il avait attrapé les épines de la mort. Ils avaient eu, enfin, des liens normaux entre parents et enfants, jusqu'à ce qu'ils surprennent le premier baiser de leur fils avec Éric.
Alan avait espéré que l'annonce de son mariage les réconcilie et qu'ils puissent partager son bonheur ensemble.
« Vois le bon côté des choses : ils t'aiment forcément, rassura Emma d'une voix douce. Tu sais, y a des gens qui refusent tout en bloc et qui renie directement leur enfant. Et définitivement. »
Elle fit une pause, pensant à Grell qui avait été carrément mise à la porte. Elle reprit aussitôt :
« Et puis, le plus important, c'est Éric et toi, c'est pas ton problème si tes parents n'assument pas, c'est le leur !
-Tu vois ! intervint le blond. C'est exactement ce que je te disais ! C'est eux qui sont en faute, pas toi ! Tu es juste homosexuel ! Tu n'as assassiné personne !
-Ni transgressé aucune autre règle ou loi, intervint William qui voulait toujours mettre en pratique ce que lui avait dit Emma. Vous avez tout à fait le droit d'être homosexuel. Chez nous, il n'y a absolument aucune restriction quant à... »
Un regard de l'Humaine lui fit comprendre qu'il avait intérêt à rester en-dehors de ça.
« Et puis franchement, le plus important, c'est que tu sois avec Éric, non ? enchaîna-t-elle. Regarde ! Il est fou de toi, toujours aux petits soins...
-Je sais pas pourquoi tu dis ça, mais je suis bien d'accord ! intervint Ronald en entrant dans le salon pour prendre quelque chose dans le frigo. Éric en fait parfois même un peu trop.
-Moi j'en fais trop avec Alan ?
-Bah oui... confirma narquoisement l'Écossais. Tu vois, Clémence et Grell auraient dû rentrer il y a un peu plus de cinq minutes, mais je ne m'inquiète pas ni ne regarde ma montre toutes les trois secondes. Toi, tu serais déjà parti à la recherche d'Alan...
-C'est vrai, ricana tout à coup Éric à l'adresse de l'autre Shinigami blond. Tu ne regardes pas ta montre, tu regardes la pendule ! Tu viens juste de le faire !
-Non mais j'ai quand même le droit de regarder l'heure !
-Mais oui, à d'autres... »
Ronald lui lança un regard meurtrier et retourna en cuisine avec les ingrédients qu'il leur manquait. La cuisine étant trop petite, un grand frigo avait été installé dans la salle à manger. Éric se tourna vers Alan, toujours dans ses bras :
« Et puis, ce n'est pas toute ta famille qui est comme ça ! Tu as toujours ta sœur ! Sayuri n'en a rien à faire que tu sois homosexuel !
-Tu as une sœur qui s'appelle Sayuri ? demanda Emma. C'est joli comme prénom.
-C'est japonais, souffla Alan. Notre mère est japonaise et notre père anglais. Mais nous, on est américain, on est né à New York et on a grandi à San Antonio, au Texas... Mon... Mon père avait été muté à New York, pour pouvoir faucher les Anglais allant au Nouveau Monde... À cause du problème de la langue... Pour comprendre les Lanternes cinématiques... Et... Et ensuite, ça a été pareil pour San Antonio... Oh, je sais pas pourquoi je raconte ça... »
Des larmes coulèrent sur son visage pâle.
« Hey ! tenta Emma. Tu vas te marier ! C'est un jour heureux, non ?
-Ouais ! affirma Éric. Pense à autre chose, à tous les préparatifs !
-Et tu auras tous tes amis avec toi ! continua la brune.
-Et si jamais tu veux d'autres parents, je te rappelle que ma mère est toujours prête à t'adopter... » plaisanta son fiancé.
Alan ne put s'empêcher d'avoir un petit rire en pensant à sa future belle-mère qui l'adorait.
.oOo.
Samedi 4 mai 2013. Le jour J pour Éric et Alan était enfin arrivé. Tous se levèrent un peu tôt afin de se préparer. Après avoir enfilé une robe bustier rouge au jupon de tulle noire, Grell aida Emma à enfiler la vaporeuse et longue robe blanche à dentelle qu'elle avait choisi pour l'occasion.
« Fais gaffe ! prévint la brune. Sois pas si violente, tu vas déchirer un voile de la jupe !
-Quelle idée de mettre un truc pareil aussi... grogna son amie. En parlant fringue... On a fait ce qui était prévu pour Slingby et Alan ?
-L'idée qu'a eu Ronald, tu veux dire ? rit Emma. Oui, on va bien rigoler ! Du moins, quand on verra leur tête...
-J'ai surtout hâte de voir Slingby... ricana la rousse. Ça va être drôle... Il est en train de s'habiller d'ailleurs... »
Pendant ce temps, Éric sortait de la salle de bain d'une humeur massacrante. Il ne savait pas qui était le petit malin dans l'appartement qui avait volé tous ses caleçons pour les lui remplacer par un rose pâle orné de petits cœurs rouges, mais il allait l'entendre. Il ouvrit violemment la porte de la chambre la plus proche, celle de Clémence.
« Eh ! protesta celle-ci, se cachant avec sa robe. Je suis en train de m'habiller !
-Désolé mais tu n'aurais pas vu mes caleçons ?!
-Qu'est-ce que tu veux que je fasse avec tes caleçons ? En attendant, si tu pouvais sortir, ça serait gentil... »
Éric ressortit, toujours aussi en colère, et se rendit dans celle d'Emma :
« Sutcliff, si c'est toi qui t'es cru maligne en me piquant mes sous-vêtements, je...
-Les tiens ne m'intéressent pas du tout ! répliqua-t-elle. Mais... Hu hu hu ! Si encore c'était ceux de Willou...
-Il n'y a qu'une seule personne assez timbrée ici pour me les voler et...
-Et tu as bien dû en trouver un vu que tu t'es habillé ! se défendit la rousse. Et puis franchement, c'est pas comme si j'avais le temps de piquer tes fringues ! J'aide Emma à s'habiller !
-Elle a raison, intervint cette dernière, Grell n'a pas bougé de ma chambre. Tu es allé voir Clémence ?
-Bien sûr que je suis allé la voir ! »
Quand il sortit, les deux femmes se mirent à rire, tout comme le faisait Clémence de son côté. Éric mit sans dessus dessous l'appartement pour trouver quelque chose de décent, sans parvenir à ses fins. Alan vint alors le voir et marmonna :
« Laisse, tu trouveras rien... Ils l'ont fait exprès... Ils sont tous de mèche...
-Qu'est-ce qu'ils t'ont fait, à toi ?
-Tu ne veux pas savoir, je crois...
-Ça peut pas être pire que moi, ne t'inquiète pas... Crois-moi qu'ils payeront tous...
-On... On y va en attendant ? Tes parents et ma sœur ne vont pas tarder à arriver...
-Oui. Tu as pris tes médicaments ?
-Mais oui ! Ne t'inquiète pas comme ça !
-Vous y allez ? demanda Ronald. On vous rejoint là bas alors !
-Ok ! répondit Alan. À tout à l'heure !
-Et ne crois pas t'en tirer à si bon compte, menaça Éric à l'Écossais. Je sais que tu es dans le coup... Et que ça vient peut-être de toi ! »
Son ami lui offrit un sourire éclatant et alla rejoindre Clémence dans sa chambre. Elle avait revêtu une robe rose pâle rehaussée d'une ceinture argentée.
« Tu me trouves comment ?
-Très belle... J'aime beaucoup comme elle met en valeur tes formes... commenta-t-il en l'attrapant avec douceur par les hanches et en commençant à embrasser son cou.
-Arrêteuh ! rit-elle. On a pas le temps ! Je suis ni maquillée, ni coiffée... Je...
-On a toujours le temps, non ? sourit-il en l'enlaçant un peu plus étroitement.
-VOUS NE... PASSEREZ... PAS ! » s'écria-t-elle avant d'éclater de rire.
Ronald eut un air encore plus dépité en entendant Grell dans la salle de bain qui, visiblement, riait tout autant que Clémence de la réplique.
« T'es pas drôle... grogna-t-il en la lâchant.
-Mon Gandalfounet ! » se moqua la jeune femme, pleurant de rire, avant d'embrasser tendrement celui qu'elle aimait et de rejoindre la rousse pour se maquiller.
.oOo.
Alan se fit à moitié étouffer par une femme un peu plus petite que lui à la chevelure blonde.
« Ah, mon chéri, ça fait tellement longtemps qu'on ne t'avait pas vu !
-Maman ! s'exclama Éric. Je vais finir par croire que tu aurais préféré l'avoir comme fils...
-Eh bien oui figure-toi ! répliqua Brittany Slingby. Il nous aurait sûrement causé moins d'ennui à l'Académie que toi !
-Moi ?! Je n'étais pas si horrible ! Alan, rigole pas, ce n'est pas drôle...
-Ta mère te taquine, tu le sais bien, rit son père.
-Mouais...
-Allez, sourit Alan, ce n'est pas si grave ! Oh ! Sayuri est là ! Brittany, Grant, excusez-moi... »
Une jeune femme venait de passer la Porte du secteur et d'entrer dans le petit hall des bureaux aixois. Métis comme son frère, ses traits asiatiques étaient cependant plus marqués que chez lui, notamment par ses yeux bridés et sa longue chevelure noire. Elle avait revêtu pour l'occasion un tailleur blanc cassé aux bordures noires. Elle était très légèrement plus grande que son frère grâce à ses hauts escarpins du même blanc. Tous deux se serrèrent dans les bras l'un de l'autre.
« Comment vas-tu ? demanda-t-elle en Anglais avec un accent américain bien plus prononcé que celui d'Alan.
-Très bien et toi ?
-Je suis tellement heureuse de voir se marier mon cher petit frère ! OOOOH ! Alan, comme je suis contente ! »
Elle le serra à nouveau contre lui. Il sentit alors de petites pattes grimper à toute allure sur ses épaules. Une queue, douce et touffue, entoura son cou. Il se mit à rire. Il s'agissait du tamia de Sibérie de sa sœur. Ses yeux phosphorescent montrait sa condition de Kami.
« Hey... Salut Amami... Ça faisait longtemps que je ne t'avais pas vu non plus ! Toujours aussi mignonne... »
Les yeux du petit écureuil se mirent à briller de joie et elle tourna rapidement autour du cou d'Alan, le faisant rire. Sayuri tendit la main vers Amami qui monta aussitôt le long de son bras pour s'installer confortablement sur son épaule. Ils retournèrent alors vers les Slingby afin que l'Américaine leur soit présentée.
Après avoir discuté un moment, ils reçurent un message leur annonçant que le reste de l'équipe allait arriver d'un instant à l'autre. Ils migrèrent vers la porte d'entrée des locaux. En effet, le mariage allait se passer dans la salle de réception des bureaux du secteur. Quant ils arrivèrent, Emma et les Phantomhive étaient aux prises du gardien, tandis que les Shinigami étaient passés sans problème et les attendaient, Grell tenant en laisse Mortuaire et Clémence ayant Juliet.
« Comment se fait-il que trois Humains veulent entrer ici ?
-Mais puisqu'on vous dit qu'on a été invité à un mariage ! insista Richard. Éric Slingby et Alan Humphries !
-Oui, mais moi, je ne sais pas si je peux vous laisser entrer. Vous comprenez, si mon patron me voit... Vous ne le connaissez pas ! M. Spears risque de me...
-Eh bien je vous confirme qu'ils peuvent entrer ici, intervint William en arrivant. Ils sont bel et bien invités au mariage. De plus, le comte et son frère sont sous ma protection.
-Oh ! Bonjour monsieur... Bien, si vous les autorisez, il n'y a aucun problème. Par contre, il ne faut en aucun cas qu'ils passent la Porte... Si jamais ils vont jusqu'en Érèbe, je risque ma place...
-Pensez-vous sérieusement que je ne le sache pas, M. Sarrieux ? coupa sèchement le chef de secteur. Ils ne feront rien d'interdit, croyez-moi. Venez vous trois. »
William poussa le fauteuil d'Emma à l'intérieur, suivi par les deux blonds. Il s'excusa de son retard, ayant dû prendre quelques papiers en plus dans la voiture. Ils furent alors présentés à Grant, Bittany et Sayuri. L'Humaine tomba en extase devant l'esprit de l'Américaine, tout comme Clémence.
« Oh ! Il est trop mignon !
-Comme il est chou ! C'est un écureuil ?
-Oui, rit Sayuri, un tamia de Sibérie. On les trouve notamment au Japon.
-Il s'appelle comment ? demanda Emma.
-Amami, mais c'est une femelle.
-La didou !
-Elle est trooooop choupinette ! » s'extasia Clémence.
Amami semblait apprécier les compliments et se faisait toute belle sur l'épaule de sa maîtresse. Celle-ci se mit à rire tout à coup et se tourna vers les deux jeunes femmes :
« Elle me fait savoir qu'elle adore savoir que vous la trouviez belle, mais elle vous aimerait encore plus si vous aviez des noisettes ou des champignons à lui donner...
-Mais... Vous pouvez comprendre ce qu'elle dit ? s'étonna Emma.
-Bien entendu... Par le biais du desmos... Un lien reliant deux Kami, rajouta-t-elle devant l'air intrigué de la brune. On peut se comprendre par télépathie, en quelque sorte.
-Mais c'est génial ! s'écria Clémence. Et ça marche avec n'importe quel esprit animal ?
-Oui, confirma Sayuri dans un sourire. Du moment que c'est un Kami et que l'on se choisit. Je veux dire, c'est parce que nous avons décidé de nous lier, Amami et moi, que nous pouvons le faire. Sinon, c'est absolument impossible ! D'ailleurs, il faut très longtemps pour savoir maîtriser ce lien.
-C'est génial comme truc ! Mais du coup... William peut communiquer avec Augure alors ?
-Bien entendu ! s'offusqua ce dernier. D'ailleurs, Augure n'apprécie guère que tu aimes bien ce petit écureuil.
-Hein ?
-Il semblerait que mon Kami se soit attaché à toi.
-Bah, il restera mon pigeon préféré ! s'amusa Emma. Pas vrai Augure ? »
Cependant, l'oiseau Spears avait visiblement décidé de bouder Emma puisqu'elle appréciait un autre Kami que lui. Elle se sentit un peu dépité devant l'attitude d'Augure mais finit par faire remarquer qu'il lui restait toujours les chiots, notamment Cookie qui trottinait à ses côtés, en laisse. Voyant cela, Augure prit la mouche et descendit en piquet sur la petite chienne pour fienter sur son museau. Mortuaire se mit à aboyer de sa petite voix de chiot et, croyant à un jeu, sauta pour tenter d'attraper Augure. Mais le Kami était bien plus rapide et lui échappa.
« Non mais ça va pas ?! s'énerva Emma. AUGUUUUURE ! Tu es dégoûtant ! Ma pauvre didou ! En plus, c'est pas comme si tu étais un simple animal ! Tu sais très bien ce que tu fais !
-Je vous jure ! Je ne t'ai pas élevé ainsi ! s'emporta William à l'égare de son pigeon. Je suis tout à fait d'accord avec Emma ! Tu n'as pas à te comporter de cette manière ! Tu es la honte des Kami Spears ! Il est hors de question que tu recommences !
-Rrou ?
-Il n'y a pas de rrou qui tienne, conclut le Traqueur. Tu es en tord. Emma, je te présente mes excuses pour ta chienne. Le comportement d'Augure est tout simplement inadmissible.
-Bah pour la peine, quand j'aurais nettoyé Cookie, elle restera avec moi pour la journée ! Sur mes genoux ! »
Ce fut au pigeon de prendre un air des plus dépités. William déclara alors qu'ils feraient mieux de se rendre à la salle de réception pour célébrer le mariage.
.oOo.
Éric avait été mené devant William par sa mère et Alan par sa sœur, Amami perchée sur la tête de celle-ci avant de se remettre sur son épaule. Maintenant que la cérémonie avait commencé, Brittany et Sayuri pleuraient de bonheur.
William entama son discours de chef de secteur sur son habituel ton stoïque, sans laisser transparaître la moindre émotion :
« Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, nous sommes réunis ici à Aix-en-Provence, dans les locaux des Shinigami du secteur des Bouches-du-Rhône, du sous-secrétariat de France du ministère d'Europe, afin de marier Éric John Slingby et Alan Hikaru Humphries.
« Liés par le lien indestructible de l'amour le plus fort qu'un Shinigami puisse connaître, le desmos, vous avez décidé de l'honorer devant tous en vous unissant pour le meilleur et pour le pire. Désormais, votre amour, reconnu administrativement aura une existence, bien plus que dans vos cœurs, légale... »
William continua son discours interminable sur les droits et devoirs des époux Shinigami, sur l'importance des règles de la vie conjugale... Éric et Alan se jetaient des coups d'œil et en jetaient à William, se demandant quand est-ce que son ennuyant discours allait se terminer. Ils n'avaient qu'une envie, se marier, concrétiser enfin leur amour. Pas d'entendre une conférence...
Grell finit par s'endormir à moitié. Ronald regardait sa montre régulièrement, pressé que William en finisse et qu'il passe aux vœux. Sayuri contenait Amami qui avait visiblement très envie de partir grimper un peu partout. Clémence rêvassait à toute autre chose. Brittany avait arrêté de pleurer de joie depuis longtemps et soupirait, espérant que tout ça soit bientôt achevé. Grant, le coude sur l'accoudoir de sa chaise et soutenant sa tête, observait les nuages par la fenêtre. Richard s'amusait à multiplier la racine carrée de la vitesse de la lumière par le nombre pi, en étant le plus précis possible, ce qui entraînait un grand nombre de chiffre après la virgule. Cookie s'était endormie sur les genoux d'Emma qui tentait vainement de faire signe à William pour qu'il abrège. Juliet avait fait comme sa sœur, aux pieds de Clémence. Mortuaire s'ennuyait ferme et observait Amami du coin de l'œil, voyant dans le tamia une bonne occasion de s'amuser.
Seuls Augure et Alexander écoutaient William dignement, approuvant chacune de ses paroles. Certes, le blondinet était absolument contre le mariage homosexuel et, si on lui avait demandé son avis, ne serait pas venu, mais il ne pouvait qu'être d'accord avec la vision des devoirs conjugaux énoncés par le chef de secteur.
Alors que ce dernier allait entamer un partie des plus intéressantes sur le problème des enfants, oubliant qu'il avait à faire à des homosexuels qui, les deux étant Traqueurs et donc amenés à bouger tout le temps, ne pourraient pas adopter, Mortuaire décida que ça faisait beaucoup trop long. Juliet étant toute sage à côté de lui devint sa victime. Il lui sauta dessus pour jouer échappant ainsi à Grell qui tenait sa laisse du bout des doigts, presque endormie.
La petite chienne noire eut un jappement de surprise et eut le réflexe de mordre son frère pour lui faire comprendre qu'elle voulait être tranquille. Mortuaire s'enfuit en courant, plus par jeu que par peur.
« Mortyyyy ! cria la rousse en se réveillant. Reviens ! Au pied ! Mortuaaaaiiiiire ! »
Bien entendu, il ne l'écouta pas et continua sa course folle dans la salle de réception, la laisse volant derrière lui. William s'exaspéra en voyant le chiot courir de partout, Grell derrière lui. Bien sûr, le chiot crut qu'il s'agissait d'un jeu et s'en donna à cœur joie.
Amami en profita pour sauter de l'épaule de Sayuri et grimper à un rideau de la salle. Mortuaire, avisant le tamia, voulut l'attraper et bondir à sa suite. Sa gueule se referma sur le tissu. La tenture se déchira. Le chiot se retrouva par terre, un morceau de rideau dans la gueule. Grell plongea sur la laisse et l'attrapa sans mal cette fois. Mortuaire jappa, heureux, et montra fièrement sa ''proie'' à sa maîtresse, la queue remuant de fierté. En revanche, le petit écureuil à la fourrure rayée ne semblait pas vouloir retourner auprès de Sayuri qui l'appelait. Amami préférait se dégourdir les pattes, d'autant que la situation faisait rire les fiancés. La Kami adorait faire rire les autres par ses pitreries.
« Amami ! Reviens immédiatement ! » ordonna autoritairement la sœur d'Alan en Anglais.
Le tamia décida qu'elle en avait fait assez et accepta de revenir auprès de la Shinigami, se réinstallant sur son épaule, comme si de rien n'était. Ses yeux brillaient cependant malicieusement.
« Tu n'as pas intérêt à recommencer !
-Je vous jure... Où en étais-je ?
-Bah, vous n'avez qu'a aller directement aux vœux, patron... proposa Éric avec diplomatie.
-Mais mon discours n'était pas fini Slingby ! Je n'ai dit que la moitié de ce que je devais dire !
-Ce n'est pas si grave, tenta Alan. Au pire, vous nous le donnerez par écrit...
-Ce n'est guère professionnel...
-On ne vous en voudra pas, vous savez...
-Et les chiots risquent de s'impatienter à nouveau ! prévint Emma.
-Ignoble...
-Bon, comme vous voudrez... Alors... Éric John Slingby, voulez-vous prendre pour époux Alan Hikaru Humphries, ici présent ?
-Oh oui, je le veux... répondit-il, faisant rougir celui qu'il aimait.
-Alan Hikaru Humphries, voulez-vous prendre pour époux Éric John Slingby ici présent ?
-Oui !
-Si quelqu'un s'oppose à cette union, qu'il parle ou se taise à jamais. » déclara William en toisant la salle.
La seule réponse qu'il eut fut un petit aboiement aiguë de Mortuaire.
« Sutcliff, tenez donc un peu ce chien ! ordonna le brun. Ce-ci est un moment sérieux !
-Ce n'est pas ma faute s'il s'oppose à leur mariage... ricana Grell.
-Vraiment... Bien, puisque tout le monde semble d'accord, fit-il en dardant d'un œil noir le chiot, je vous déclare unis par les liens administratifs du mariage. Voici les alliances. »
Il tendit avec dignité le coussin sur lequel reposait les alliances. Avec beaucoup d'émotion, Alan prit celle d'Éric et la lui passa au doigt. Puis le blond prit la deuxième et la mit à l'annulaire de celui qu'il aimait.
« Vous pouvez vous embrasser. » autorisa William.
Aussitôt, leurs lèvres se trouvèrent pour un baiser passionné. Tout le monde applaudit, hormis Brittany et Sayuri qui venaient à nouveau de fondre en larme.
.oOo.
La salle de réception des locaux Shinigami était désormais transformée en piste de danse. Richard avait à nouveau obligé Alexander à prendre son violon pour jouer quelques morceaux. Son archet glissait ainsi sur les cordes avec douceur, entamant un slow.
Les jeunes mariés étaient dans leur bulle de bonheur, dansant l'un contre l'autre. Rien ne semblait pouvoir ouvrir le petit écrin où ils s'étaient enfermés. Grant avait invité Sayuri pour cette danse, tandis que Brittany valsait au bras de Richard. Cette fois, le comte avait été interdit de danser avec Grell. Cette dernière avait tenté d'emmener William sur la piste, mais il avait refusé net. Elle s'était donc rabattue sur Mortuaire qu'elle tenait dans ses bras et tournoyait avec lui en riant, bien qu'une partie de son esprit soit occupé à s'imaginer dans la même situation mais dans les bras d'Undertaker. Quant à Ronald, il désespérait toujours autant des piètres capacités de danseuse de Clémence qui faisait tout ce qu'elle pouvait pour le suivre.
Emma regardait tout ça depuis son fauteuil roulant, à côté du buffet, un verre de jus d'orange à la main. William s'était installé sur une chaise à côté d'elle, Augure sur son épaule qui semblait vouloir regagner les faveurs de la brune. Tous les deux discutaient tranquillement.
« Au fait... Je voulais te demander... Comment ça se fait qu'Éric et Alan, des Shinigami soumis à vos lois, aient dû attendre que la mariage gay soit autorisé par les Humains ?
-Article 1805 ter du Code Shinigami, répondit William. Il spécifie que ce qui n'est pas mentionné dans nos lois, qui relève de la vie privée et très généralement de la culture propre à chaque pays doit être calqué sur les lois humaines du sous-secrétariat auquel on est rattaché, tant que ce n'est pas en contradiction avec nos lois. Le mariage en fait parti. Nos lois et nos règles, auxquels chaque Shinigami doit se conformer, se rapportent plutôt au travail et à nos devoirs.
-Euh... Donc si dans un pays les homosexuels sont condamnés à mort...
-Non, contredit le brun. Comme je te l'ai dit, les lois humaines peuvent être suivies si elles ne sont pas en contradiction avec les nôtres. Il n'y a qu'un seul crime qui peut être puni de mort : la désertion et l'aide apportée à un déserteur. Mais c'est sûrement mieux que ce qui est réservé aux meurtriers d'autres Shinigami qui ne désertent pas...
-Et c'est quoi ? interrogea-t-elle.
-La prison à vie. Mais étant immortel, la perpétuité peut se révéler extrêmement longue...
-Et tu connais toutes vos lois par cœur ? admira Emma.
-Bien sûr ! Un chef de secteur, un chef d'équipe des Traqueurs ou un professeur d'Éthique se doit de toutes les connaître. Étant les trois à la fois, le contraire serait une honte !
-Avant d'aller en licence d'Histoire, j'ai tenté un semestre en licence de Droit... expliqua Emma. J'ai vite abandonné. L'ambiance était horrible et les profs et les élèves, exécrables. Je ne me voyais pas du tout évoluer dans un tel milieu.
-Avec un minimum de sérieux, on y arrive très facilement. Il suffit de s'accrocher. Honestly ! Augure, can you stop your leitmotif, please ? s'énerva tout à coup William en Anglais à l'adresse de son pigeon.
-Hein ?! s'exclama Emma qui n'avait pas compris un traître mot de ce que le brun avait dit. Qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce que tu as dit ?
-Je demandais à Augure d'arrêter son leitmotiv ! Il ne fait que me demander par télépathie si tu lui en veux encore pour tout à l'heure avec Cookie... Alors réponds-lui s'il te plaît et qu'on en finisse...
-Que c'est mignon ! Bah non, je ne lui en veux pas, ça va. Je ne suis pas rancunière ! Mais qu'il évite quand même de recommencer, c'est limite quoi... »
Augure eut un roucoulement de bonheur et passa sur l'épaule d'Emma pour frotter son bec contre sa joue, la faisant rire. William regarda un instant Alexander égrainer des notes sur son instrument favoris puis se tourna vers la brune :
« Cela me fait penser... Tu as très bien jouer le rôle de la mère au collège de Phantomhive.
-Merci ! En même temps, je ne suis pas allée chercher bien loin. Ces mères me tapaient sur les nerfs. J'étais absolument contre ce qu'a fait Alex, mais il ne faut pas non plus exagérer !
-Je suis tout à fait d'accord avec toi, approuva William en remontant ses lunettes. Mais je tenais à te dire que tu avais été très bien, très professionnelle, alors que tu n'étais pas obligée de le faire. Après tout, toute cette histoire ne te concerne pas...
-Maintenant que vous vous êtes installés à l'appartement et que Clém' est devenue Shinigami du jour au lendemain, je pense que ça me concerne, soupira-t-elle. On est tous dans le même bateau après tout !
-Je crains que tu n'es raison. »
Il y eut un long silence pensif entre eux. Alors qu'Alexander achevait son morceau et se faisait applaudir avant d'en entamer un autre, Emma demanda à William :
« Tu ne veux pas aller danser ?
-Et avec qui ?
-Eh bien je sais pas... Je pense que tu n'as aucune envie de danser avec Grell, Clémence est pire que moi, ce qui n'est pas peu dire, mais il y a toujours Sayuri ou Brittany. Après tout, c'est toi qui a marié Éric et Alan ! Tu peux profiter de la fête, non ?
-Je préfère te tenir compagnie, répondit William. Je n'aime pas forcément danser et tu ne vas pas rester toute seule.
-Comme tu veux, ça ne me dérange pas sinon.
-Il est plus agréable de discuter avec toi, je pense. »
Et voilà nos tourtereaux mariés ! ^^
Prochain chapitre : "Clarence Forester".
Un chapitre extrêmement important pour la suite. Clémence qui régresse dans ses études avec un exposé dont elle n'aime pas le sujet, l'éducation sexuelle vue par Alex et... l'Histoire des Shinigami dévoilée par William...
A la prochaine !
