Salut tout le monde !
Voici le nouveau chapitre ! Il est plutôt tranquille, malgré un début explosif. XD
Bonne lecture !
CHAPITRE XXXVII : TROIS ETOILES
« Un scandale a été révélé par un homme préférant rester anonyme. Nous avons tous entendu parler de cette affaire qui a ému la France et l'Angleterre, l'histoire de cette jeune ressortissante britannique, Amber Phantomhive, à la recherche de ses deux frères kidnappés, Alexander et Richard, dont le plus jeune n'avait que quatorze ans. Aidée par son majordome, Sebastian Michaelis, elle avait fini par retrouver l'adolescent dans au collège de la Révolution à Aix-en-Provence. Celui-ci fut pourtant emmené ailleurs avant qu'elle puisse le retrouver.
« Cependant, la vérité a éclaté. Un homme a prouvé que tout cela n'était qu'une farce de très mauvais goût. Les noms-mêmes sont tirés d'un manga à succès, Black Butler de Yana Toboso : Phantomhive est celui du héros, Sebastian Michaelis celui de son majordome. Les portraits robots sont d'ailleurs ceux des personnages de ce manga. Faites-vous une idée par vous-même... »
Le portrait d'Alexander apparut, accompagné d'un dessin de Ciel, suivi par ceux de Richard et de Vincent. Il y eut ensuite Sebastian, avec un commentaire comme quoi il s'agissait sûrement d'un cosplay, puis suivirent les Shinigami incriminés.
« Bien entendu, cette Amber ''Phantomhive'' et ce ''Sebastian Michaelis'' sont désormais recherchés dans les deux pays puisqu'ils avaient été jusqu'à impliquer malgré lui le consulat britannique de Marseille et le personnel du collège de la Révolution qui affirme ne plus rien comprendre à cette affaire. Une enquête a donc été ouverte pour les retrouver et découvrir la vérité. »
Un coussin percuta violemment la télévision qui oscilla dangereusement.
« COMMENT OSENT-ILS ?! »
Amber était entrée dans une rage noire en voyant le reportage et n'avait pu s'empêcher de hurler.
« Ils vont entendre parler de moi ! Je vais les écraser et les réduire à néant ! SEBASTIAAAAAAAN !
-Mademoiselle ? fit le Démon en s'avançant vers sa maîtresse après avoir lui-même tout entendu.
-Y a-t-il un moyen de savoir quel est le chien galeux qui a donné ses renseignements ?!
-Eh bien... Je peux toujours essayer, mais la liste sera longue. Nous pouvons déjà pensé à un Shinigami. Et par Shinigami, je ne parle pas seulement de l'équipe de Spears ou d'Undertaker mais de n'importe quel Shinigami du monde. Black Butler est très connu chez eux et nombreux sont ceux qui l'ont lu. Ensuite, il peut tout à fait s'agir d'un Humain connaissant le manga.
-Je ne te laisse pas le choix, Sebastian ! coupa-t-elle hargneusement. Je veux que tu découvres le bâtard qui nous a fait ça. Massacre-le, torture-le, ridiculise-le aux yeux du monde, fais le mourir de honte ou dans d'atroces souffrances, fais ce que tu veux ! Mais je veux qu'il paie ! C'est un ordre ! Est-ce clair ?!
-Yes, my lady.
-Si seulement cette fichue mangaka n'avait pas décidé de transcrire les carnets de Ciel en manga ! s'énerva un peu plus Amber. Et quelle idée a eu la famille à l'autoriser ! Tout ça, c'est la faute de ces maudits Phantomhive ! »
Sebastian espéra un instant que la rousse ne lui donne pas l'ordre en plus de s'en prendre à Yana Toboso. Black Butler était aussi célèbre chez les Démons et n'importe lequel d'entre eux savait que la mangaka était protégée sans qu'elle le sache par des Gardes du Prétoire, afin d'éviter qu'un diable s'en prenne à elle pour une raison ou une autre. C'était généralement le cas de tous les Humains révélant certaines informations sur les Démons, même si le reste des leurs étaient persuadés que c'était de la fiction.
Sebastian se savait puissant. Et il l'était. Cependant, il ne rêvait pas : une équipe complète de Prétoriens surentraînés le tiendrait en échec, voire pire. Surtout s'ils appelaient des Traqueurs pour les seconder.
Heureusement, Amber était plus décidée à maudire les Phantomhive jusqu'à la millième génération et au-delà s'il le fallait. Le majordome préférait largement cela. Il voyait une âme particulièrement délicieuse se dessiner, sûrement toute aussi savoureuse que l'avait été celle de Ciel. Mais si Amber le faisait tuer par des ordres stupides comme elle en avait l'habitude, il n'en profiterait pas.
« Je te jure, Sebastian... J'espère que tu ne les tueras pas de suite ! Pour Chloé, ça a été trop rapide... Je veux qu'ils meurent lentement. Trèèèès lentement ! Surtout ce petit morveux d'Alexander ! »
Tandis qu'elle commençait à passer en revue toutes les morts qu'elle voulait leur infliger, possibles ou complètement improbables (Sebastian décrocha à partir du moment où elle s'imagina les dépecer vivants avant de les plonger, toujours vivants, dans un bain d'acide pour les voir se dissoudre lentement), le Démon pensa qu'elle tenait beaucoup des Cole. Certainement plus que des Phantomhive. Il avait l'impression de revoir Maurice Cole lorsque Ciel l'avait tenu en échec. Il en était de plus en plus sûr : un bon repas se profilait...
« Je t'interdis de sourire de la sorte ! s'égosilla-t-elle un peu plus.
-Veuillez m'excuser mademoiselle, fit-il avec déférence.
-Fais plutôt ce que je t'ai dit. Et prépare notre départ ! Nous ne pouvons pas rester en France ni retourner en Angleterre...
-Où désirez-vous aller ?
-L'Italie est certainement le pays plus proche. Nous passerons en Suisse pour au moins sortir de l'Union Européenne. C'est le mieux. »
.oOo.
Début Juin arriva bientôt et les étudiants d'Histoire sortirent de leur dernier partiel avec joie. Richard se tourna alors vers Céline et, pris d'une impulsion soudaine, lui proposa de l'emmener au restaurant. Un large sourire aux lèvres, elle accepta et ils se donnèrent rendez-vous à dix-neuf heures trente.
Quand William l'apprit, il s'exaspéra, nota le caractère complètement irresponsable du comte. Comment allaient-ils faire pour le protéger ? Il monta ensuite tout un plan pour pouvoir surveiller discrètement le jeune Phantomhive. Éric et Alan en profitèrent pour demander leur soirée. Ils resteraient en amoureux à l'appartement. Les autres iraient au même restaurant, métamorphosés. Alexander porterait une perruque et Emma, si Céline la voyait, dirait qu'elle était venue avec des amis.
Ils se préparèrent donc pour sortir. Pendant ce temps, Ronald et Grell expliquaient en détail à Clémence comment utiliser la métamorphose. Étant donné qu'elle ne savait toujours pas grimper aux arbres, ils craignaient qu'elle n'y parvienne jamais.
« Surtout, concentre-toi bien, préconisa la rousse. Après, quand tu en auras l'habitude, tu feras ça très machinalement, mais au début, il faut que tu visualises bien la partie de ton corps que tu veux modifier. En même temps, il faut que tu visualises aussi la manière dont tu veux qu'il devienne. Tu saisis ?
-Jusque là, ça va...
-Ce qu'il faut que tu saches, continua Ronald, c'est que tu dois vraiment te concentrer. C'est très difficile au début et tu vas certainement mettre beaucoup de temps à y parvenir. Tu essayes ?
-Ok ! Je me métamorphose comment ?
-Commence par le plus simple, conseille l'Écossais. Comme tu le sais, tu ne peux pas modifier complètement la couleur de tes yeux, mais tu peux toujours leur enlever leur phosphorescence. Ensuite, tu enlèves le jaune. Ou le vert, ou choix, mais ça risque de faire très bizarre.
-Je ne garde pas le jaune ? s'étonna-t-elle. Si j'enlève la phosphorescence, ça passe pas ?
-Ça va te faire un vert acidulé qui n'a rien d'Humain, répliqua la rousse. Non, le mieux, c'est de ne plus en avoir la trace.
-Et pour les cheveux ?
-Tire au sort ! rit Grell en lui tendant différents papiers.
-On laisse les Dieux décider alors ?
-C'est ça ! »
Clémence en prit un au hasard et lut blonde, carré court.
« Je suis obligée pour le carré court ? grogna-t-elle en pensant à ses longs cheveux qui lui tombaient sur les fesses.
-Ça aurait pu être une coupe à la garçonne... nota Ronald.
-J'avoue que c'est dur... plaignit Grell. Mais allez, c'est juste une métamorphose. Tu ne perdras pas ta longueur quand tu reprendras ton apparence normale. Tu essayes ?
-Commence par les yeux. Ensuite la couleur des cheveux pour la coupe.
-Et n'oublie pas le teint ! Tu es trop foncé pour une blonde, conseilla Grell.
-Je ne pourrais pas me maquiller, je n'ai pas de fond de teint adapté.
-Fais-toi assez claire pour qu'on puisse t'en passer pour une fois avec Emma ! »
Clémence ferma les yeux pour plus facilement se concentrer. Elle se focalisa sur la couleur de ses pupilles pour leur rendre une couleur humaine, même si ce n'était pas celle qui était la sienne à la naissance. Elle sentit une sorte de petit picotement dans ses yeux. Cela ressemblait un peu au jour où elle était devenue Shinigami, mais en moins violent. Lorsque cela cessa, elle se concentra sur ses cheveux où elle eut la même sensation mais dans le cuir chevelu, lui donnant l'atroce envie de se gratter. Elle finit par son teint de peau. C'était certainement le plus désagréable ! Le fourmillement, bien que léger, se trouvait sur l'ensemble de sa peau. Heureusement, cela passa vite.
Elle rouvrit les paupières, curieuse de savoir si elle avait réussi. Devant elle, Ronald la regardait bouche bée et Grell semblait plus appréciative qu'impressionnée.
« Alors ?
-Tu... tu as réussi ! s'exclama l'Écossais. Du premier coup ! C'est incroyable !
-En effet ! félicita la rousse. Mais les femmes sont toujours plus douées à ce jeu-là que les hommes. C'est bien connu...
-Ça donne quoi ?
-Ça te change vraiment... C'est même... bizarre en fait... répondit Ronald.
-Regarde-toi dans ce miroir. »
Grell lui tendit une petite glace portative et Clémence se regarda dedans. Elle poussa un cri de surprise et déclara qu'elle avait hâte de retrouver sa longue chevelure. Elle referma cependant les yeux et se concentra à nouveau, histoire de donner à sa nouvelle coupe plus de volume. Elle n'en avait jamais eu et rêvait d'en avoir. C'était l'occasion ou jamais.
Satisfaite d'elle-même, elle décida d'aller se faire voir aux autres et de quémander du fond de teint. Grell et Ronald la suivirent. Tandis qu'elle récoltait les félicitations des autres Dieux de la Mort, impressionnés qu'elle est réussi si vite aux vues de ses performances habituelles, la rousse la détailla à nouveau avant de noter :
« C'est marrant, en vérité, tu sais à qui tu me fais penser avec ta couleur de cheveux et d'yeux ?
-Non, mais je m'attends au pire avec ton sourire...
-A Lizzy. Elizabeth Phantomhive, je veux dire. »
Emma éclata de rire et confirma, conseillant à son amie de se faire des couettes et des anglaises et de mettre une robe de bal du XIXième siècle.
« Aha, très drôle ! ironisa la concernée.
-Vous êtes parfaitement ignobles ! protesta Alexander. Je vous interdis formellement de vous moquer de notre ancêtre ! Vous souillez sa mémoire ! D'ailleurs, je t'interdis formellement de rester blonde aux yeux verts !
-Pour autant que je sache, Lizzy n'a jamais eu le monopole de la blondeur et des yeux verts, rétorqua Clémence.
-Et puis elles ne se moquaient pas d'elle, soupira le comte, elles notaient juste que Clémence lui ressemblait comme ça. Je suis comment ?
-Tu es très bien Richard ! rassura Emma.
-Je vais lui plaire ?
-Tu lui plais déjà, gloussa Grell. Pas la peine de trop en faire. »
.oOo.
Céline avait revêtu une élégante robe bustier beige dont la jupe était évasée. La taille était rehaussée par un ruban marron et elle avait choisi un sac à main ainsi que des chaussures de la même couleur. Elle avait réalisé un maquillage nude, relevé par un rouge à lèvre d'un rose pâle.
« Tu es magnifique ! s'exclama Richard en la voyant.
-Merci, rougit-elle. Le costume te va super bien aussi. Tu m'emmènes où alors ?
-Pas très loin. Tu verras, ça te plaira.
-Attends... T'es en train de m'emmener sur le cours Mirabeau, là...
-Oui et alors ?
-Je peux pas accepter, ça va te coûter trop cher, Nicolas.
-Allez, ne t'en fais pas, insista le comte. Ça me fait plaisir.
-Tu vas te ruiner !
-Mais non ! rassura-t-il. Si je ne pouvais pas t'offrir ce repas, je ne le ferais pas.
-Pourquoi t'es milliardaire peut-être ?
-Bien sûr ! »
Richard se rendit tout à compte de la bêtise qu'il venait de dire. Il se mit cependant à rire et Céline crut à une blague.
« Que tu es bête ! Quoi ? Attend, c'est ici que tu m'emmènes ?
-Oui. Et oui, c'est un resto trois étoiles et le meilleur de la région, mais je t'invite quand même. J'ai un peu d'argent de côté à la banque, je peux l'utiliser aujourd'hui. »
Il avait même une banque à lui, mais il n'allait pas réitérer son erreur. Ils entrèrent et furent accueilli par un maître d'hôtel qui leur demanda s'ils avaient réservé.
« Oui, au nom de Nicolas Vibrole. » répondit Richard.
Ils furent emmenés à leur table.
Pendant ce temps, le reste de l'équipe arriva juste après. William donna son nom, puisque c'était lui qui avait réservé. Ils s'installèrent non loin du couple qui n'avait d'yeux que l'un pour l'autre.
« Ils ont l'air de bien s'entendre, ces deux-là... sourit Emma.
-Ouiiii ! Hu hu hu ! pouffa Grell qui était méconnaissable avec un carré long et châtain, sans frange. Ils sont mignons !
-Je vous jure... C'est d'une inconscience... râla William. Imaginez que sa sœur se trouve ici...
-De toute manière, j'ose espérer que Richard n'a pas l'intention de rester avec cette roturière de bas étage, grimaça Alexander. Elle n'est pas digne d'un comte de Phantomhive ! Personnellement, je souhaite une épouse d'une famille noble depuis au moins Richard Cœur de Lion. Il est donc clair que mon frère, qui porte le titre, devrait en avoir une d'une noblesse égale à la notre.
-Égale à la votre ? répéta Ronald d'un ton peu convaincu.
-Oui. Nous possédons pas moins de huit cents quarante-quatre billions quatre cents vingt-quatre milliards neuf cents trente million cent trente et un mille neuf cents soixante huit quartiers de noblesse.
-J'ai décroché à pas moins de... nota Grell.
-Tch... Je disais que j'avais... voulut répéter Alexander avec lenteur comme s'il s'adressait à un enfant attardé.
-Ça va, on a compris, soupira Clémence. Tu es noble et tu as beaucoup de quartiers de noblesse. Comment se fait-il que tu en es autant ?
-Notre ancêtre, Alexandre Phantasma, dont je porte le prénom puisque c'est un de nos prénoms dynastiques, fut anobli en 1047, à l'issu de la bataille de Val-ès-Dune où son suzerain, Guillaume le Conquérant, sorti vainqueur. À vrai dire, il lui a sauvé la vie... Il est devenu Chien de Garde du Roi dès que celui-ci fut couronné en 1066 et obtint en même temps les terres de Phantomhive. Tout cela pour vous dire que nous faisons partie d'une très vieille noblesse d'épée depuis la fin de la première moitié du XIième siècle. Alexandre a obtenu de la sorte un quartier de noblesse. En épousant une femme qui en possédait un, leurs enfants eurent donc deux quartiers de noblesse. En vérité, cela augmente à chaque génération. Les descendants obtiennent tant ceux de leur père et des ancêtres de celui-ci, que ceux de leur mère ainsi que, toujours, des aïeux de celle-ci. De ce fait, j'ai plus de quartiers de noblesse que le dernier roi de France. »
Il avait tout cela avec une fierté non dissimulée.
« Ta mère n'était pas noble, non ? réfléchit Emma. Donc, Richard et toi avez autant de quartiers que votre père...
-Voilà pourquoi il nous faut régler ce problème et épouser des femmes aux nombreux quartiers de noblesse, répondit-il avec suffisance.
-En tout cas, s'esclaffa Emma, j'en ai toujours un !
-Toi ?
-Oui ! Un de mes ancêtres a été anobli. Il a sauvé une ville avec un mouton... C'était un capitaine d'Empoli, en Italie. La cité était assiégée et il a eu l'idée d'attacher une bougie sur chaque moutons pour faire croire à une armée gigantesque dans les murs. Ça a marché et les ennemis sont partis sans mener le moindre combat. Mais je fais sûrement partie de la branche cadette, je n'ai pas cherché à en savoir plus.
-Tch... persifla le blondinet teint en noir. Il n'y a aucune gloire à être anobli de la sorte. Ce ne fut même pas pour un glorieux combat mais pour une ruse sournoise ! Nous, au moins, nous avons versé notre sang pour la Normandie puis pour l'Angleterre. Le premier comte s'est battu avec gloire et a servi loyalement son souverain. Et puis... Je n'épouserais pas une femme d'une branche cadette. Tu ne m'intéresses pas, Emma.
-Euh... Je n'ai jamais eu l'intention de me marier avec toi ! s'horrifia-t-elle.
-Tant mieux.
-Et puis franchement ! Tu peux parler, toi ! Tu es peut-être bon à l'escrime, mais je suis certaine que tu ferais tout pour éviter un combat à mort ! Et tu serais bien plus fourbe que mon ancêtre ! Ce qu'il a fait n'a rien de sournois, comme tu dis ! Il a sauvé des centaines, peut-être des milliers de vies ! »
Grell, Clémence et Ronald étaient pliés en deux de rire, imaginant ce que serait le mariage d'Alexander et d'Emma. William les foudroya du regard. Le serveur assigné à leur table arriva alors et leur présenta la carte. Cette dernière stoppa tous les rire et tous se plongèrent avidement dedans.
« Oh les prix ! s'exclama aussitôt Clémence en voyant que le moindre repas était à trois cent euros sans le vin.
-Je n'ai pas les moyens, soupira Grell en refermant tristement la carte. Ça a l'air bon, mais la moindre salade est hors de prix. J'ai vraiment pas l'argent pour ça.
-Moi non plus ! répondit Emma. C'est dommage.
-Ne t'inquiète pas, mo ruin, sourit Ronald. Je t'invite.
-Mais tu n'as pas le moindre salaire ! protesta-t-elle.
-Ça va, ne t'inquiète pas ! J'ai de l'argent de côté. Je peux payer nos deux repas.
-Ne vous l'ai-je pas dit ? s'étonna tout à coup William. Étant donné que nous sommes en mission, cela rentre dans les notes de frais. Ce sera la Garde qui paiera pour nous.
-C'est vrai ? s'enthousiasma aussitôt la rousse désormais châtain. Je prendrais des primeurs du jardin à la truffe noire, puis du homard bleu à la cardinale gratiné, accompagné d'un sabayon de truffes noires d'hiver et ensuite...
-Sutcliff, prévint William, vous n'êtes pas obligée de prendre les plats les plus chers de la carte... Si vous prenez ça, vous en aurez pour près de mille euros à vous toute seule...
-Mais manger du homard bleu, c'est comme défoncer Druitt sans qu'Undertaker soit là pour m'en empêcher ! Et légalement en plus ! Tu peux pas me refuser ça !
-Alors vous expliquerez à Mr Schreiber pourquoi je lui présente une note aussi élevée. Juste pour information, quel dessert aviez-vous l'intention de prendre ?
-De la madeline de truffe !
-A cent quatre-vingt-dix euros le chocolat ?
-Oui, et j'aime la truffe. J'ai le droit, non ?
-Vous avez le droit d'aimer ça, mais je doute que Schreiber soit d'accord avec vos goûts de luxe.
-Je lui demande pas de m'acheter des diamants ! Allez ! Mon Willou !
-Oh et puis faites ce que vous voulez, s'il dit quoi que se soit, vous vous expliquerez, soupira le brun redevenu blond pour l'occasion. Je n'ai pas envie de me prendre la tête avec vous ce soir.
-Merciiii ! Vous avez noté ce que je vous ai dit ? demanda Grell au serveur.
-Oui madame. »
Elle gloussa, comme toujours lorsque un inconnu l'appelait madame ou mademoiselle. Elle adorait ça, être reconnu aux yeux de tous en tant que femme. Elle reprit cependant :
« Mademoiselle, seulement ! Hu hu hu ! Will ne m'a pas encore passé la bague au doigt. N'est-ce pas darling ?
-Vraiment... Quant à moi, je prendrais du foie gras de canard ''maison'' avec une poire pochée et aux fruits toastés. En plat principal... Mmh... Du baron d'agneau de Sisteron au serpolet, au jus embaumé d'huile d'argan. Avec cela, je prendrais des aubergine de Sicile avec leur marmelade de tomates et d'oignons blanc. Pour le dessert, ce sera des fraises des bois de l'arrière-pays dans du jus tiède.
-Avec le sorbet de mascarpone ? demanda le serveur en notant tout.
-S'il vous plaît.
-Mmh... Puisqu'on peut prendre ce qu'on veut... réfléchit Clémence.
-Ah non, il va de sois que la Garde ne paiera que nos repas. Mr Flavet, Emma et vous-même devraient payer. Le Prétoire ne finance que les Traqueurs.
-Bon ben... Je prends une salade, soupira la brune.
-Pff... Maintenant, y a pleins de trucs qui me font envie, mais je vais prendre une salade aussi, grogna la nouvelle blonde.
-Prends ce que tu veux ! insista Ronald. Je t'ai dit que je t'invitais !
-Sûr ?
-Bien entendu !
-Je peux prendre du foie gras ? Alors pour moi, ce sera des ravioles de foie gras en entrée avec leur rappé de truffes. En plat principal de l'agneau de lait des Pyrénées à la cheminée, et au pistou d'herbes du terroir, avec des légumes au sautoir. En dessert, du gâteau mollet de chocolat, s'il vous plaît.
-Pour moi, ce sera simplement le plus cher que vous ayez, commanda Alexander de son air suffisant. Du moment que ce n'est pas du sucré-salé, ce sera bien : je ne supporte pas cela.
-Bien monsieur.
-Quant à moi, commanda Ronald, ce sera légumes et fruits d'hiver aux condiments pilé au mortier pour l'entrée, puis du dos de chevreuil frotté au poivre.
-Quelle sauce monsieur ?
-Vous me conseillez quoi ?
-La sauce poivrade monsieur.
-Alors mettez-moi celle-là s'il vous plaît. Oh ! Et en dessert, un Louis XV au croustillant de pralin...
-Bien monsieur. Et vous mademoiselle ? »
Emma regarda une dernière fois la carte en soupirant puis arrêta son choix sur une entrée au nom plein de promesses : Belle langoustines bretonnes légèrement colorées carottes en viennoise d'algue, marmelade d'oignon confit, coulis d'algues.
« Ce sera tout ? s'étonna le serveur.
-Eh bien... oui. »
Elle était loin d'avoir les moyens de commander autre chose qu'une entrée. Au moins, Clémence et Grell se faisaient payer leur repas, ce qui n'était pas le cas pour elle.
« Si tu n'as pas les moyens, proposa tout à coup William, je t'invite.
-Tu... Tu m'invites ?!
-Bien entendu. Tu ne vas pas manger que cela. Prends ce que tu veux, je te l'offre.
-Mais...
-Cela me fait plaisir Emma. »
La brune se demanda un instant, voyant son expression habituelle et insondable, parfaitement stoïque, s'il était vraiment heureux, mais sûrement que c'était le cas et que cela ne le gênait pas. Il ne lui aurait pas proposé sans cela. Elle accepta donc, touchée par son geste, même si elle ne laissa rien paraître, se replongeant dans la carte pour voir ce qu'elle allait prendre. Elle repéra vite un de ces plats préférés, les noix de Saint-Jacques, mais, quand elle vit le prix, y renonça aussitôt. William était déjà très gentil de lui offrir un repas, elle n'allait pas en plus le ruiner. Elle allait se décider pour prendre également de l'agneau, quand Clémence regarda elle aussi la carte.
« Hey ! Tu as vu les noix de Saint-Jacques ? Tu adores ça ! Faut que tu en prennes, tu n'en mangeras sûrement jamais d'aussi bonnes...
-Euh oui mais... c'est cher... répliqua la brune, gênée.
-Ah... J'avais pas vu le prix, désolée...
-Mettez les Saint-Jacques, ordonna William au serveur avec son air sérieux de chef de secteur. Ce sont celles avec les poireaux je suppose ?
-Oui mais...
-Très bon choix, Emma, félicita-t-il. Vous lui servirez ce-ci, s'il vous plaît.
-D'accord monsieur. Vous désirez du vin ? Un apéritif ?
-Du champagne s'il vous plaît, pria le brun. Quant aux vins, je fais confiance à votre sommelier.
-Pour moi, intervint Emma sur un ton d'excuse, ce sera du jus d'orange en apéritif et simplement de l'eau, s'il vous plaît. Par contre, pour les noix Saint-Jacques, je ne peux pas accepter.
-Bien sûr que si, insista William. Ce n'est pas comme si c'était la Garde qui payait. Je te l'ai dit, c'est moi qui t'invite. J'insiste.
-Eh bien, merci beaucoup. »
Le serveur repartit avec sa commande et Grell se mit à râler : William demandait du champagne et du vin alors qu'il refusait qu'elle prenne du homard et des truffes. Cependant, comme il le lui fit remarquer, c'était le minimum à faire dans un tel endroit s'ils ne voulaient pas paraître étranges.
.oOo.
Céline et Richard discutaient tout en mangeant leur repas. La brune apprit au comte que ses parents avaient hâte de le rencontrer.
« Là, c'est de suite plus stressant... plaisanta le blond.
-Ne t'inquiète pas, ils ne mordent pas. Et si tu me parlais un peu de toi ? sourit-elle. Depuis tout à l'heure, on ne parle que de moi... »
Richard eut un profond soupir. Voilà le sujet qu'il tentait d'éviter à tout prix afin de ne pas trop mentir à sa petite-amie.
« Ça va Nicolas ? s'inquiéta-t-elle.
-Oui... C'est juste que... Je n'aime pas forcément parler de moi.
-Ça, je l'avais remarqué, rit-elle. Mais en même temps, j'aimerais en savoir un peu plus sur ne...
-Mes parents sont morts Céline, coupa-t-il d'un air sombre. Ça ne fait pas tout à fait un an pour ma mère et ça fait plus de deux ans pour mon père. Voilà pourquoi j'ai la garde de mon frère.
-Oh ! Oh, je... Je suis sincèrement désolée, je ne voulais pas, je...
-Ne t'en fais pas, tu ne pouvais pas savoir, fit-il dans une tentative de sourire. Excuse-moi, j'ai plombé l'ambiance, là...
-Ce n'est pas grave. Tu... Tu veux en parler ? » demanda-t-elle en lui prenant la main.
Richard aurait aimé pouvoir lui dire oui, arrêter de lui mentir, lui avouer toute la vérité. Mais il savait que ce n'était ni rationnel ni responsable. Céline serait automatiquement en danger si jamais elle le croyait.
« Non, c'est bon, merci. Je préfère penser à autre chose ce soir.
-Comme tu veux. Mais si tu as besoin, je suis là.
-Je sais. » sourit-il.
Il changea alors de sujet de conversation, prenant le premier sujet qui lui vint à l'esprit, les partiels enfin finis.
.oOo.
Emma s'était régalée avec les coquilles Saint-Jacques. En effet, elle n'en avait jamais mangé d'aussi bonnes. William, qui discutait de ce repas avec Alexander, se tourna soudainement vers elle :
« Ton plat était-il bon alors ?
-Euh... oui... très.
-Vous voyez Phantomhive, je vous l'avais dit que le poisson était sûrement excellent.
-Certes, mais cela ne vaut pas mon propre repas, railla-t-il. C'est toujours de cette manière qu'il faut commander : quand vous prenez le plus cher, vous prenez forcément le meilleur. »
Emma continua à regarder William. Tout à coup gênée, elle détourna les yeux. Elle avait été prise de cours par sa question, certes, mais elle ne comprenait pas pourquoi elle avait le cœur aussi battant.
Particulièrement embarrassée et se sentant rougir sans trop savoir pourquoi, elle s'excusa, déclarant qu'elle avait besoin d'aller aux toilettes. Après avoir assuré qu'elle pouvait se débrouiller seule avec son fauteuil roulant, elle les quitta et se dirigea vers les W.C. Bien entendu, les toilettes handicapées étaient prises contrairement aux autres, faisant pester la brune.
En attendant de pouvoir y aller, elle se mit à rêvasser de la soirée. William avait été absolument adorable de lui offrir le repas, d'insister pour qu'elle prenne ce qu'elle aime le plus... Il pouvait être attentionné avec les autres quand il voulait. C'était comme le jour du mariage d'Éric et d'Alan où il avait tenu à rester avec elle pour qu'elle ne se retrouve pas seule. Elle savait parfaitement que c'était par politesse, mais elle appréciait vraiment le geste.
Elle soupira. William avait beau être froid et stoïque, il n'en cherchait pas moins à comprendre les autres. Même s'il avait parfois une drôle de manière de s'y prendre... Elle sourit en repensant à toutes ses maladresses. Il n'était clairement pas à l'aise dans les relations aux autres...
Elle repensa à sa vie, quelques mois plus tôt, quand elle pensait que Black Butler n'était alors qu'un manga comme un autre, même si c'était son préféré. William avait toujours était son personnage favori. Son professionnalisme, son incapacité à s'intégrer, sa manie de tout ramener aux heures supplémentaires... Tout cela l'avait toujours fait rire. Aujourd'hui, elle trouvait cela touchant. Elle se souvenait encore de la première fois où elle avait lu le tome trois, là où il arrêtait la Faux de Grell avec deux doigts. Impressionnant. Très classe aussi. Depuis ce jour, elle était persuadée qu'il était très puissant, ce qui n'avait pas été démenti quand elle l'avait vu réellement combattre.
Avec lui à ses côtés, elle se sentait en sécurité. Elle se sentait bien. Et puis elle s'entendait bien avec lui. Très bien même. Du moins, il lui paraissait légèrement moins froid qu'avec les autres. La preuve : il passait des heures à l'aider pour son mémoire malgré tout son travail. Certes, il était complètement passionné par ce sujet (beaucoup plus qu'elle d'ailleurs), mais c'était très gentil de sa part.
Elle avait un peu l'impression de s'être rapproché de lui. Après tout, elle passait beaucoup de temps avec lui puisque c'était souvent lui qui l'aidait pour son fauteuil. Il avait décidé que c'était à lui de prendre ses responsabilités en tant que chef d'équipe, mais c'était tout de même adorable.
Maintenant qu'elle le connaissait un peu mieux, et sûrement mieux que le reste de l'équipe, elle savait qu'il était surtout très maladroit avec les autres et elle trouvait cela attachant.
Elle repensa alors à ce qui s'était passé à table. Elle s'était sentie tellement troublée... Se mordillant les lèvres, elle se demanda tout à coup ce qu'elle ressentait pour William. Une sorte de douce chaleur sembla émaner de son cœur et de ses joues. C'était bien la première fois qu'elle ressentait ce genre de chose. Un léger sourire s'afficha sur ses lèvres. C'était donc cela, être amoureuse...
Elle espéra cependant que ça ne serait pas aussi flagrant que Clémence avant qu'elle ne soit avec Ronald et qu'elle ne deviendrait pas aussi stupide et ridicule quand William serait à ses côtés. D'autant que si son amie avait toutes ses chances avec un séducteur patenté qui était incapable de résister à une femme, Emma était réaliste : elle n'aurait pas autant de chance. Il n'y avait qu'à voir comment William avait repoussé les avances de Grell. Elle soupira. La rousse et elle n'avaient désormais plus qu'à se lamenter ensemble d'être tombées amoureuses du même homme qui ne les regarderait jamais autrement qu'en employée ou en hôte.
Elle prit cependant la décision de n'en parler à personne, même pas à ses amies. C'était inutile, cette relation était vouée à l'échec et ne se concrétiserait jamais. Il s'agissait tout de même de William T. Spears...
« Vous... Vous ne voulez pas aller aux toilettes mademoiselle ? »
Une voix la sortie de sa rêverie. Elle se tourna vers une femme d'une cinquantaine d'année.
« La jeune femme qui occupait la place handicapée vient de sortir...
-Oh ! Merci, j'étais perdue dans mes pensées. C'est pas trop tôt...
-Comme vous dites... Surtout que les autres W.C. n'étaient pas occupés. »
Lorsque Emma ressortit, elle se sentit particulièrement bête. Où étaient ses amis ? Elle avait beau les chercher des yeux, elle n'arrivait pas à les retrouver. Fichue métamorphose... Il était bien plus facile de retrouver un groupe aussi hétérogène que le leur quand il était composé d'un très grand brun, d'une rousse habillée en rouge et d'un homme à la chevelure bicolore. Et puis... Elle savait reconnaître Clémence de loin, depuis le temps qu'elles se connaissaient...
Mais là, tous se fondaient dans la masse et elle n'avait pas assez l'habitude de les voir métamorphoser pour les retrouver facilement. Comment étaient-ils, déjà ? William était châtain clair... Clémence blonde, Ronald brun... Grell avait repris la couleur des cheveux qu'elle utilisait en tant que majordome... Alexander avait mis une perruque noire, de vrais cheveux bien sûr...
« Cherchez-vous quelque chose mademoiselle ? Puis-je vous aider ? »
Elle sursauta, concentrée sur la salle, et se tourna vers une serveuse en uniforme.
« Oh euh... Je cherche la table de M. Spears, s'excusa-t-elle. Avec tout ce monde, je ne la retrouve pas...
-Il n'y a aucun soucis, je vous y emmène, mademoiselle. »
.oOo.
Richard et Céline avaient fini depuis un moment mais continuaient à discuter de tout et de rien. La jeune femme n'avait pas remis le sujet de la famille du bouclé sur le tapis, comprenant que c'était douloureux pour lui. Il, lui en parlerait quand il s'en sentirait capable.
« Et si on y allait ? proposa-t-elle. Je vois qu'il est déjà tard...
-Oui, en effet, je n'avais pas vu. Le temps passe vite avec toi. »
Céline sourit, légèrement rougissante. Ils se levèrent et Richard sortit sa carte bleue pour payer, faisant bien attention à la cacher à sa petite-amie. Non seulement son véritable nom était inscrit, mais en plus la brune aurait vu qu'elle n'était pas française et appartenait à une grande banque suisse. Celle que possédait désormais les Phantomhive. Inutile que Céline se pose des questions.
Cependant, le maître d'hôtel qui encaissa le paiement reconnut clairement cette carte et estima immédiatement l'étendue de la fortune que devait posséder Richard pour qu'il puisse ne serait-ce qu'avoir un compte dans cette banque. Il eut ainsi un grand sourire :
« J'espère que le service a été à votre goût monsieur.
-C'était parfait, merci.
-Revenez quand vous voulez, ce sera un plaisir.
-Pour nous aussi. Au revoir !
-Au revoir monsieur ! »
Ils sortirent du restaurant, laissant Céline dubitative :
« Il t'a pris pour un millionnaire ou quoi ?
-Bah, c'est leur métier, répondit Richard en haussant les épaules. Ils doivent assurer un service impeccable. Tu... Tu veux qu'on fasse quoi maintenant ?
-Ça... Ça te dit de venir chez moi ? rougit-elle.
-Oh ! Oui... sourit-il, surpris. Oui, bien sûr... »
Le regard froid de William qui venait de sortir et qui était dans le dos de Céline ramena vite Richard à la réalité.
« J'adorerais, mais... Je ne sais pas si je peux... Avec mon frère... Tu comprends...
-Oui, je comprends, répondit-elle un peu déçue. Pas de soucis.
-Mais si tu veux, tu peux venir toi, chez moi... tenta-t-il, plein d'espoir.
-C'est vrai ? Je veux dire... Ça ne te gêne pas ?
-Non, au contraire ! »
Tous deux s'embrassèrent tendrement. William, qui avait suivi de loin la conversation, soupira un discret Je vous jure... et prit son téléphone. Il devait prévenir Éric et Alan qui avaient pris leur soirée et étaient restés à l'appartement que Richard arrivait avec Céline. Ils n'aurait qu'à se faire passer pour des colocataires au pire. Et ils allaient aussi devoir enlever tout le maquillage et les vernis qui se trouvaient dans la chambre d'Emma et dans la salle de bain. Les cacher dans celle de Clémence paraissait être une bonne option... Ah ! Et ils ne devraient surtout pas oublier tous les produits pour cheveux que les trois femmes avaient amassé sur le rebord de la baignoire.
Comme si elles avaient besoin d'autant de shampoings ou de masques différents...
Tout ça avant que Richard et sa petite-amie arrivent, c'est-à-dire dans moins d'un quart d'heure avec le bus.
William maudit le comte : ne pouvait-il pas réfléchir un peu plus avant de proposer quelque chose comme ça ? Il n'était pourtant pas stupide !
J'espère que ça vous aura plu !
Prochain chapitre : "Travail estival"
Au programme : Un problème de métamorphose, le grand retour d'un personnage et un job d'été pas comme les autres !
A la prochaine !
