Ouaip ça commence à se compliquer tout ça... Des sentiments, des secrets... Réaction?
Je suis sûre que la suite va vous plaire^^
Bonne lecture!
Traducteur : Jen-Uchi
Chapitre 8
Guys Come Better Than Girls
Assis entre ses jambes, Sasuke le regarda, les yeux à moitié clos. Le pantalon de Naruto avait été tiré jusqu'à ses chevilles, Sasuke souffla doucement sur sa hampe palpitante, et sourit quand Naruto gémit. Le corbeau tira la langue et lécha la moitié du liquide séminal qui commençait à couler sur la longueur du blond.
- Tu peux pas savoir à quel point t'es bon, Naruto, murmura Sasuke. Laissant le membre de Naruto, il rampa jusqu'au corps bronzé et plongea son regard dans les yeux bleus de ce dernier.
« Oh mon dieu... »
- Tu veux vérifier ? Lui chuchota Sasuke à l'oreille, avant de presser ses douces lèvres contre celles de Naruto, sa langue qui avait le goût de Naruto lui-même glissant sur ses lèvres, avant de l'inviter dans sa bouche. Naruto gémit et bougea ses hanches contre l'aine de Sasuke, le frottement était devenu merveilleux, et Sasuke gémit dans sa bouche, sa queue se sentant tellement, tellement bien.
Pulsations.
Palpitations.
Réveil.
Naruto se redressa brusquement du lit, la respiration haletante. Son gland était insupportablement douloureux, et son membre toujours contracté en dessous de la couverture soulevée en une petite tente.
Rien que ce frottement avait failli le faire jouir.
Ne sachant pas quoi faire, Naruto repoussa la couverture et trébucha vers la douche tout en retirant ses vêtements sur le chemin. Il ne pouvait pas penser correctement, le sentiment d'être tout simplement tiré du sommeil et le mal entre ses jambes à cause de son excitation rendait cela impossible. Une fois nu, il alluma l'eau et laissa le jet d'eau chaude couler sur lui, commençant à se masturber.
Il pouvait enfin se toucher, la sueur étant retirée de son corps, c'était merveilleux, envoyant des secousses agréables le long de son dos. Son corps se pencha sur le carrelage ciré, et son dos s'en éloigna tandis que son pouce glissa directement sur la fente du gland.
Jamais, de toute sa vie il ne s'était senti aussi bien.
Naruto pouvait voir Sasuke assis sur ses genoux comme il l'avait été dans son rêve, prenant tout le problème matinal dans sa bouche, le suçant, léchant, en fredonnant, en mordant -
Ses jambes se dérobèrent sous lui quand il vint, laissant échapper des jets épais de sperme dans l'eau encore en train de couler. Tout le corps de Naruto se secoua, et il souffla le nom de l'homme de ses rêves. Même quand son orgasme toucha sa fin, il tremblait encore et se caressa, pressant les dernières goutes hors de sa hampe, et se détendit sur le sol. Les mains bronzées tombèrent à ses côtés, et il tourna la tête pour toucher l'eau.
« Oh mon dieu... »
Lorsque Naruto, quarante minutes plus tard, termina sa routine du matin, il s'effondra sur le lit, regardant avec lassitude le réveil qui n'avait même pas encore sonné. Le rêve l'avait réveillé plus tôt qu'il n'aurait pensé, et il y avait au moins une heure et demie avant le début de sa première leçon. Aujourd'hui, il avait Médecine avec la classe de Sakura (il n'avait pas eu la chance d'avoir Médecine avec l'autre groupe de son âge, Kiba et son amie étant dans l'autre groupe), et après sa journée serait terminée. Du moins la journée d'école le serait.
Normalement, il avait Sociologie, le cours qu'il aimait le plus, mais il avait été annulé, puisque l'enseignant, un gars nommé Hatake Kakashi, avait dit à la classe qu'il serait probablement malade aujourd'hui.
Il le leur avait dit il y a une semaine.
Ce n'était pas Kakashi qui rendait le cours intéressant, non. Naruto était juste intéressé en Sociologie, d'une part parce qu'il savait déjà à peu près tout à ce sujet et n'avait pas besoin d'étudier aussi dur pour réussir, et d'autre part parce qu'il voulait vraiment en savoir plus là dessus. Et c'était aussi un grand plus que Sakura ne suive pas ce cours avec lui.
Naruto trouvait également soulageant de ne pas avoir eu de cours avec les étudiants en Commerce.
Maintenant, il avait tout l'après-midi de libre. Et cet après-midi serait probablement passé à réfléchir à Sasuke et ce qu'il faut faire en ce qui le concerne.
Quelque chose que Naruto n'avait pas vraiment envie de faire.
Naruto ferma les yeux et soupira. Sasuke l'avait embrassé la nuit dernière. Naruto ne savait pas s'il devait être flatté ou en colère. Quel genre de mec se faufilait vers une jeune fille et volerait un baiser de toute façon? Non pas que Naruto n'ai jamais embrassé quelqu'un avant. Naruto avait embrassé plusieurs personnes; plusieurs filles et garçons avaient rencontré ses lèvres au cours des quatre dernières années. Son premier baiser s'était passé avec une jeune fille: le fils d'Asuma, Konohamaru, lui avait dit que la fois où il avait embrassé un chien sur sa bouche ne comptait pas vraiment. Il avait pris soin d'elle sur une scène de crime, quand il avait treize ans. Elle avait été si heureuse qu'il ait été là qu'elle l'avait récompensée d'un baiser
Peu de temps après, la puberté l'avait frappé comme un train.
Mais jamais de sa vie Naruto ne s'était senti comme lorsque Sasuke l'avait embrassé.
« J'ai même cru que le bâtard était un ange », pensa-t-il en s'allongeant sur son lit. Sasuke avait été doux, attentif et presque (Naruto s'étrangla) aimant. Mais il ne connaissait même pas Naruto ! Ce qui était assez évident, car il ne savait même pas que la belle Shizuka avait un pénis caché sous sa jupe.
Le rêve n'avait rien arrangé non plus.
Il ne restait qu'une explication.
Naruto ferma un œil et commença à compter les plaques sur le plafond.
Soit il était attiré par Sasuke, soit il tombait amoureux de lui.
Et il priait Dieu pour que ce ne soit pas la dernière option.
C'était étonnant, vraiment, le nombre d'orphelins qui avaient fini à l'Université Spéciale de la Forêt Caduque. Étant une école faite pour les jeunes hommes et femmes riches (dixit le dossier), il était surprenant de voir combien d'entre eux avaient des riches tuteurs. Peut-être que ça avait quelque chose à voir avec la société privilégiée. Un homme et une femme, souvent incapables d'avoir un enfant d'eux-mêmes, vus sur les couvertures des magazines tout le temps. Des rumeurs commençaient à circuler, et tout à coup la famille heureuse avait beaucoup de sombres secrets.
Comment faire mieux ?
Adopter un orphelin.
Prenez Sai par exemple. Il avait grandi sans parents. Il avait été laissé à la porte d'un orphelinat étant nouveau-né (tellement pas créatif) et avait été pris en charge par la gentille grande et vieille dame (Mais bien sûr. La seule raison pour laquelle elle travaillait là était le juge qui lui avait ordonné de remplir son service communautaire après avoir maltraité son pauvre mari). Sai avait vécu là-bas la majorité de sa vie.
Le changement eut lieu quand un vieil homme entra dans le bâtiment. Sai avait onze ans à ce moment là, et il était l'un des enfants les plus anciens de l'orphelinat. La femme (son service communautaire s'était avéré être considéré comme un remplacement pour la prison) avait soudainement commencé à se comporter comme elle ne l'avait jamais fait avant. Elle commença à s'incliner, marmonnant des excuses de toutes sortes sur l'endroit qui était tellement sale, n'ayant rien de comestible ou de potable à offrir, et sur les enfants laids et sales.
La liste avait été longue.
Sai, étant aussi âgé, avait été utilisé pour différents types de fonctions internes. Portant un tablier rouge, il se précipita vers l'homme avec la tôle en métal chaude lorsque la propriétaire lui cria dessus. Normalement il n'aurait pas dû être dans la cuisine, à cuisiner, mais c'était un dimanche, et la femme aimait les sucreries
Bien sûr, ils avaient quelque chose de comestible à offrir.
Sai avait tenu la tôle en métal en face de l'homme, et ce dernier prit un cookie et le regarda.
Il avait la forme d'un parfait petit tigre, avec la queue, les oreilles et les rayures.
- Je vais le prendre, avait dit l'homme.
Sai n'avait aucun problème avec le fait d'être utilisé pour permettre à l'homme d'afficher une meilleure image dans la presse. Il avait de l'argent quand il en demandait, il vivait dans des conditions vraiment bonnes, il avait obtenu une éducation superbe et on s'attendait à ce qu'il soit un artiste célèbre un jour. Et être capable de créer comme Sai le pouvait, il n'y avait aucun doute que c'était son propre talent qui ferait de lui quelqu'un d'attirant dans le monde de l'art, et non pas son tuteur.
Dans la vie de Sai, il n'y avait eu que deux personnes importantes pour lui. L'une était la femme et l'autre l'homme. Il n'appelait même pas son tuteur par son nom. Il ne pensait pas que c'était juste, car il n'avait même pas été autorisé à utiliser le nom de famille de son tuteur. Mais après être arrivé dans cette école, les choses avaient été différentes. Il avait rencontré Sasuke Uchiha et Neji Hyuuga. Deux personnes qui étaient en fait assez dignes pour lui de les nommer. Les deux garçons aux cheveux sombres avaient pris soin de lui (même s'il ne l'avait pas compris, puisque les deux étaient terriblement calmes et tendus), et il était devenu leur ami.
Et Sai ne croyait même pas qu'ils étaient ses amis à cause de son père.
C'était la raison principale pour laquelle Sai se trouva être aussi intéressé par cette Shizuka Nanohara. Elle avait fait agir Sasuke, le Sasuke Uchiha, presque comme une personne normale. Et c'était très intéressant.
Et c'est pourquoi Sai allait chasser Shizuka ce même jour. Bien sûr, il n'en avait pas parlé à Sasuke, il était terriblement possessif. Bordel, il n'avait même pas dit à Neji qu'il était sur le point de se faire un nouvel ami-jouet.
Sai sourit joyeusement à une jeune fille qui marchait par là.
C'était une si belle journée.
- Si tu peux quoi?
Naruto regarda le garçon étrange qu'il avait vu avec Sasuke, la veille. Dieu, n'y avait-il pas des gens sains d'esprit dans cette école ? Naruto s'était demandé lui-même à plusieurs reprises si c'était vraiment ce qu'il voulait, parce qu'il en doutait fortement. Le garçon, qui faisait la même taille que lui (environ 1,80m) le regarda avec le plus étrange sourire qu'il ait jamais vu. En fait, la seule fois qu'il avait vu un sourire comme ça, c'était quand il se regardait quelque fois dans la glace.
Mais un sourire aussi faux que celui-là était presque insupportable.
Naruto avait presque envie de faire ce que le jeune homme voulait.
- Si je peux te faire !
Ou peut-être pas.
Naruto fronça les sourcils, manifestement irrité. Quel genre d'idiot viendrait vers les gens et leur demanderait s'il pouvait se les faire ? Cette école devenait juste de plus en plus étrange chaque seconde, et Naruto n'aimait pas cela. Le pâle garçon brun semblait remarquer que Naruto n'avait pas vraiment l'air d'accord, et son sourire s'agrandit.
- Je veux faire une peinture de toi !
Oh. Une peinture? C'était ce qu'il voulait dire. « Eh bien, ça ne fera du mal à personne », pensa Naruto et il laissa échapper un soupir de soulagement. Peut-être que cette école n'était pas si mal après tout. Les étudiants avaient juste besoin d'obtenir un dictionnaire ou quelque chose, ou quelqu'un qui saurait leur apprendre à poser une question correctement.
- Oh, et bien…
Naruto regarda l'horloge accrochée au mur du couloir. Il n'avait pas encore faim, mais peut-être que s'il acceptait, il pourrait convaincre ce garçon d'aller lui chercher à manger plus tard.
- Pourquoi pas ?
Et comme Naruto commençait à suivre le garçon, il lui sourit en voyant que ce sourire affreux et faux se transformait en un vrai.
Sai prit la main de Shizuka dans la sienne et traîna la jeune fille hors de la cour d'école jusqu'aux bâtiments d'Art et Musique. Vu qu'il y avait moins d'étudiants qui prenaient ces cours (la majorité des étudiants avaient pris des cours de commerce, sous l'influence de leurs parents), ils avaient mélangé un peu les deux. Et ça ne dérangeait pas Sai, non. Il ne s'en souciait pas du tout. Tout ce qu'il voulait faire, c'était devenir un grand artiste et se libérer de l'homme, afin qu'il puisse gagner sa propre vie un jour. Avoir à faire avec certains étudiants en musique n'était pas si important que cela après tout.
Quand ils entrèrent dans le bâtiment, l'étrange gars emmena d'abord Naruto dans une salle d'art. Là, il ramassa une grande toile blanche, qu'il pourrait peindre, et il eut l'air assez surpris quand Naruto attrapa aussi facilement le chevalet le plus proche que si c'avait été une petite brosse. Le gars, à la place, porta les choses légères, brosses, peinture, une palette, et la toile.
Sai regarda la forte fille, et se demanda quels autres superpouvoirs elle cachait sous ses vêtements, mais il laissa tomber et ouvrit une autre porte. Celle-ci s'ouvrit sur l'une des salles de musique, une très belle salle.
D'immenses fenêtres s'étendaient du plafond vers le plancher, couvrant le mur le plus éloigné de la salle, et de longs rideaux verts clairs les drapaient. Le plancher était fait de bois clair, et était recouvert d'un vieux tapis, mais toujours avec un beau vert foncé. En face de l'une des fenêtres, un piano à queue était placé, et comme c'était la fin de l'automne, les feuilles sur les arbres dehors allaient vraiment bien avec le blanc et le vert. Le mur qui n'était pas occupé avec des fenêtres était peint d'une couleur blanc crème.
Mais bien évidemment, c'était juste la façon dont Sai le voyait. Naruto regarda la salle avec ennui. Bien sûr, elle avait l'air classe, mais il n'y avait pas assez de couleurs. Mais si le corbeau bizarre voulait le peindre ici, Naruto ne refuserait pas.
- Je suppose que tu me veux au piano, dit Naruto en allant s'asseoir.
Il n'avait jamais vu un véritable piano à queue. Dans l'un des endroits où il avait vécu quand il était petit, il y avait un homme qui avait un piano, mais il était ordinaire (le piano, et non pas l'homme). Quand l'homme était de bonne humeur, il enseignait à Naruto la seule chanson qu'il pourrait jouer sur n'importe quel instrument.
Il pourrait jouer «Twinkle Twinkle Little Star », avec un seul doigt.
– Tu peux t'asseoir à califourchon sur le banc du piano, et me faire face, marmonna Sai, et après que la jeune fille eut regardé le piano de plus près, elle fit comme il lui avait dit.
Maintenant que le soleil était près de son plus haut point dans le beau ciel, la lumière dans la pièce n'aurait pas pu être plus parfaite. Shizuka, dans sa gloire jaune et orange, s'adaptait merveilleusement aux feuilles à l'extérieur. Et soudain, Sai réalisa qu'il n'avait jamais vu des yeux si bleus de sa vie. Des yeux qui semblaient cacher beaucoup de douleur, d'amour et de secrets. Même si Sai était un artiste débutant, il pouvait encore comprendre que cette fille, cette Shizuka, avait vu beaucoup de choses avec ses yeux, et savait ce que contenait la vie.
La mort.
Puis soudain, elle sourit bêtement avant de lever un doigt vers son oreille et se gratter là, faisant retomber Sai sur Terre.
Sasuke avait raison.
Elle avait quelque chose d'excentrique.
Mettant la brosse dans le support, puis dans la peinture, Sai marqua le premier trait de sa peinture.
Sasuke pianota avec ses doigts sur le bureau là où il était assis, à la fois irrité et frustré. Il ne pouvait toujours pas effacer le baiser de sa tête. Et il ne pouvait certainement pas croire qu'il ait osé embrasser Shizuka comme ça, dehors, à la vue de tous. Mais pas une âme n'avait dit quoique ce soit à ce sujet, alors il devina qu'il était en sécurité. Du moins pour l'instant. Mais si quelqu'un avait vu le grand Sasuke Uchiha embrasser une fille sous un arbre, les rumeurs se propageraient plus vite que ce chien Lassie pourrait aller chercher du secours. Ce qui était sacrément rapide.
Et croire que Shizuka aurait une meilleure opinion de lui qu'avant était quelque chose qu'il ne pouvait se résoudre à faire.
Ce cours n'en finissait pas et il voulait vraiment parler à l'abrutie de blonde. Maintenant, ils devaient vraiment parler. Parce qu'elle ne le fuirait pas, n'est-ce pas ?
Il ne la connaissait pas très bien, mais elle n'était rien d'autre qu'imprévisible. Sasuke ne serait jamais en mesure de prévoir ce qu'elle ferait ensuite.
Les affaires. Merde que c'était ennuyant.
Il regarda par la fenêtre. Il y avait beaucoup d'étudiants dehors, marchant vers ou rentrant de leur cours. Il ne vit personne qu'il connaissait bien. C'était le cas jusqu'à ce qu'il vit Sai se presser dans la cour avec une jeune fille blonde à sa suite. Shizuka.
La tête de Sasuke se haussa.
Pourquoi la main de Sai tenait celle de Shizuka ? Et où diable la conduisait-il ? Sasuke les suivit des yeux et les vit disparaître dans le département d'Art et Musique. Qu'avaient-ils en tête ? Sasuke sentit son sang commencer à bouillir tandis qu'il regardait la porte se refermer derrière eux.
L'Uchiha tourna rapidement la tête vers son ordinateur portable, regardant l'heure.
Super.
Il restait deux heures.
Mais quand celles-ci seraient passées, Sai et Shizuka devront s'attendre à recevoir de la visite.
- Tu as mangé la grenouille ?
Naruto se mit à rire et secoua la tête.
- Haha, non ! Je l'ai mise dans ma bouche jusqu'à ce qu'ils s'en aillent! Et après, ils ont commencé à m'appeler « mangeur de grenouille » !
Naruto et le corbeau commencèrent à rire au souvenir de Naruto. Sai laissa tomber son pinceau et se mit à genoux sur le sol, se tenant le ventre. Dieu, il n'avait pas ri aussi fortement depuis que Neji avait reniflé une seule fois quand il était malade, forçant à la fois Sai et Sasuke à prendre soin de lui. Il avait tous ses cheveux sur son visage, et quand Neji avait reniflé, une longue mèche de ses cheveux se retrouva dans son nez.
Naruto se mit à rire, essayant de reprendre son souffle entre ses éclats de rire. Ils s'amusaient vraiment ensemble, et Naruto ne pouvait pas comprendre pourquoi une personne aussi drôle et détendue voulait traîner avec Sasuke. Bien que, ce gars-là semblait cacher plus que ce qui était bon pour lui, et Naruto devina qu'il avait aussi un côté vraiment sérieux.
Et la vérité était que, Naruto aussi aimait être avec Sasuke, lorsque le corbeau était détendu.
Comme quand ils avaient eu l'heure de colle ensemble.
Alors peut-être que les opposés s'attiraient, finalement ?
Naruto cessa de rire en y pensant. Il devait arrêter de penser à Sasuke de cette manière. Il devait se forcer à penser que Sasuke était un bâtard (quelque chose qui ne serait pas si difficile que ça), qu'il n'était pas fréquentable et qu'il était capable d'assassiner Naruto. Naruto devrait commencer à penser à Sasuke comme quelqu'un avec qui il travaillait, alors il ne pourrait plus approcher de trop près le beau gosse. Et s'il gardait ses distances, Sasuke, il espérait, se désintéresserait de Naruto et le laisserait tranquille.
Sai remarqua que Shizuka avait soudainement cessé de rire, et ramassa le pinceau à nouveau, continuant la peinture. Il n'en avait plus pour longtemps maintenant (il était fier d'avouer qu'il était un peintre rapide), et il n'y avait aucun doute que cela devait être l'un des meilleurs morceaux qu'il avait jamais fait. Tout cela grâce à Shizuka.
Elle était drôle, et en même temps sérieuse. Sai n'avait jamais rencontré quelqu'un comme elle, et il comprit pourquoi Sasuke l'aimait autant que lui. Elle était particulière, et faisait en sorte que vous vous sentiez bien. Sai se demanda comment sa vie aurait été s'il l'avait rencontrée plus tôt. Aurait-elle eu pitié et aurait pris soin de lui? Aurait-il vécu avec elle et sa famille? Sai croyait définitivement que Shizuka était le genre de fille qui prenait soin des autres, avec ou sans leur autorisation.
Choisissant un plus petit pinceau, il commença à travailler son visage. Il serait certainement capable de l'approuver pour qu'elle soit la petite amie de Sasuke.
Soudain, la porte s'ouvrit en claquant derrière eux, et Sai se retourna en cachant la peinture derrière son dos. Il ne voulait laisser personne la voir maintenant. Et certainement pas la personne qui se tenait dans l'embrasure.
Les mèches de Sasuke tombèrent devant ses yeux tandis qu'il balayait son regard de Shizuka à Sai. Que faisaient-ils, bon sang? Shizuka était assise au piano à queue, et Sai cachait une peinture derrière son dos.
- Qu'est-ce que tu fais, Sai? demanda-t-il aussi calmement que possible, en regardant dans les yeux de Sai comme s'il pouvait deviner ce qu'il faisait. A la place, ce fut Shizuka qui répondit à sa question.
- Je ne vois vraiment pas en quoi ça te concerne, Uchiha, dit-elle avec autant de calme que lui.
- Oh, nous en revenons à ça encore une fois ? grogna Sasuke.
Sai regarda entre les deux et se demanda ce qu'il avait bien pu se passer entre eux durant un temps si court. Les éclairs qu'ils se lançaient ne lui donnaient pas du tout envie d'interférer. À la place, il sourit et continua à cacher la peinture.
Naruto regarda Sasuke et se rappela soudainement le baiser. Sasuke sembla faire la même chose, il baissa son regard vers le sol, couvrant sa gêne. « Merde, pensa-t-il, les Uchiha ne doivent pas rougir ! »
- Nous devons parler, Shizuka, marmonna Sasuke.
Il voulait vraiment lui parler. Dieu, il voulait même lui demander de sortir avec lui. Bientôt le Bal de Noël aura lieu, et Sasuke... Sasuke était encore lui-même. Mais en dépit de ce fait, il voulait que ce soit lui, et non pas un gars au hasard, qui l'emmènerait. Mais il avait un grand doute qu'elle voudrait de lui. Même s'il ne savait toujours pas pourquoi elle avait commencé à l'éviter en premier lieu.
- Eh bien, dit Naruto, se sentant comme une vieille dame quand il fixa sa jupe, toujours à cheval sur le banc du piano, on pourra faire ça plus tard. Maintenant Sai – pas vrai ? – Sai est en train de terminer sa merveilleuse peinture de la si belle moi, et tu peux très bien bouger ton cul d'ici. Si tu ne prévois pas de me voler un autre baiser, parce que sinon je vais te botter le cul hors de cette salle avant que tu n'aies le temps de faire un pas de plus.
Il termina son discours, pointant la porte du doigt, et Sasuke plissa les yeux en le regardant.
Seigneur, bon seigneur, ne pouvait-il pas arrêter les battements si rapides de son cœur ?
Sasuke jeta un regard noir à Shizuka avant de retourner vers Sai.
- Tu viendras dans ma chambre plus tard.
Ce n'était pas une question - c'était bel et bien un ordre. Sai hocha la tête en silence, et Sasuke marcha vers la porte, la queue entre les jambes. Fermant la porte derrière lui, il s'appuya contre elle et laissa sa tête aller contre le battant.
Comment pouvait-elle avoir un tel impact sur lui?
Il jeta à la porte un regard meurtrier avant de quitter le bâtiment. Il voulait l'étrangler et en même temps il voulait l'embrasser. Il voulait lui dégommer la tête et en même temps lui effacer tous ces souvenirs douloureux d'un baiser. Il ne savait pas quoi penser, mais Sasuke avait peur d'être en train de tomber amoureux.
Sasuke arrangea ses cheveux avant d'aller à la bibliothèque. Il voulait s'enfuir, ce qu'il faisait toujours mieux quand il avait quelque chose à lire. Quand il lisait, c'était comme s'il était absorbé dans le livre et l'histoire, et qu'il pouvait oublier tout le reste. C'était de cette façon qu'il avait échappé aux souvenirs de la vue des cadavres de ses parents gisant sur le sol de la maison qui était la sienne autrefois. Lire faisait battre son cœur plus lentement, disparaître ses maux de tête. Ça l'aidait à mieux dormir, et le sommeil était quelque chose qu'il accueillerait à bras ouverts quand l'obscurité était tombée.
Le reste de la journée, il était resté assis dans la bibliothèque, lisant livre après livre. Il ne se souciait pas de manger ou de prendre une pause, boire quelque chose ou fermer les yeux, même pour une seconde. S'il le faisait, il ne penserait qu'à Shizuka, et il ne voulait pas le faire. Parce qu'il ne savait pas où ses pensées le mèneraient.
Tournant page après page, lisant chapitre après chapitre, le monde en dehors du bâtiment devint sombre. La bibliothécaire viendrait bientôt le faire partir, mais il ne voulait pas partir avant qu'elle ne l'ait fait. Et quand elle arriva finalement, il loua tout un tas de livres. Elle lui demanda, fronçant le nez entre chaque mot qu'elle disait, s'il n'avait pas de devoirs, mais il lui jeta un regard noir, et elle ne dit plus aucun mot. Saisissant un sac en plastique qui lui aurait normalement coûté de l'argent si elle ne regardait pas, il partit vers le dortoir des milliardaires. II faisait plus sombre à l'extérieur qu'il ne l'eut pensé, et il sentit ses paupières devenir lourdes chaque seconde qui passait. Jouant avec sa clé avant de l'enfoncer dans la serrure, il poussa la porte-
Seulement pour se rendre compte qu'il venait de la verrouiller.
Le front de Sasuke se rida tandis qu'il fronçait les sourcils. Il était sûr d'avoir fermé la porte avant de partir ce matin. Il n'oubliait jamais, alors pourquoi l'aurait-il fait maintenant?
Collant de nouveau lentement la clé dans la serrure et déverrouillant la porte, il la poussa avec son pied, de peur que quelqu'un lui saute dessus s'il faisait un pas de plus. Ensuite, il vit qu'il n'y avait probablement personne qui allait l'attaquer.
Sasuke ne savait pas comment Sai avait obtenu un double de sa clé, ou comment il avait été capable d'ouvrir la porte. Il avait très probablement pu rentrer de la même façon que Shizuka, et Sasuke ne se souvenait même pas s'il avait fermé la fenêtre ou non.
Il faudrait en faire une habitude.
En parlant de fermer et verrouiller la fenêtre.
Toutefois, au milieu de la salle, un chevalet se tenait, avec une peinture placée dessus.
Les yeux bleus de Shizuka rencontrèrent les siens, ses cheveux blonds brillant au soleil venant des fenêtres.
Et Sasuke sut que c'était le meilleur travail qu'il eut jamais vu de Sai, et probablement le meilleur qu'il ferait. C'était magnifique.
Entrant dans la chambre, et fermant la porte derrière lui, Sasuke n'entendit pas son prénom étant gémit trois portes plus loin pour la deuxième fois ce jour-là.
A suivre...
Cette fois, c'est votre réaction que j'attends ;)
Encore merci à Jen-Uchi et aux bêtas pour ce chapitre!
