Heya !

Me revoilà donc avec la deuxième partie de cet OS, même si maintenant il est difficile de le considérer comme tel... Passons ce détail inutile !

Cette partie aurait dû être différente, mais finalement les autres éléments que j'avais en tête viendront dans la partie 3. Après réflexion, et ce changement de dernière minute, il devrait y avoir quatre parties, à la rigueur cinq. Comme il s'agissait initialement d'un OS, cela reste court.

Je dédicace dans tous les cas cette partie à ma bien-aimée Illheart puisque cette histoire lui est dédiée. Cœur sur toi petit poisson !

Et toujours une dédicace à L.S., sans qui cette histoire n'existerait pas.

Merci à Aurore Heart et Illheart pour leurs reviews !

Sur ce, bonne lecture.


Ici, le monde est paisible.

Partie II


Tu avais raison à son propos.

Il a réussi ?

Immédiatement. Tu as toujours eu l'œil pour ce genre d'affaires.

J'ai pourtant eu un moment de doute.

Un doute ? Il connaissait même Jacquelyn Scieszka !

Certes. Il a du potentiel.

Reste à voir s'il acceptera.

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oOo

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Où en est-on avec la Véritable Dentelle Certifiée ?

Le Petit Pointilleux a mordu à l'hameçon.

Bien. Parfait.

Madame Lulu… Vous pensez vraiment que cela suffira ?

Ah ! Tu n'imagines même pas à quel ce bel acteur peut être stupide quand il s'agit d'argent.

Vous en êtes certaine ?

Tu ne l'as jamais rencontré, tu ne peux pas savoir. Fais-moi confiance. Nos meilleurs volontaires sont sur l'affaire. Concentre-toi plutôt sur notre nouvelle recrue.

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oOo

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Tu ouvres péniblement la tête. Un mal de crâne t'empêche de trop bouger. Tes souvenirs sont flous. Où es-tu ?

Ta main tâte à côté de toi. Des draps. Tes pensées se figent. Des draps. Tu es enveloppé dans des draps. Dans un lit.

Tu es dans un lit.

Il ne t'en faut pas plus pour te redresser vivement, ignorant complètement la douleur qui te vrille la tête. La situation t'échappe complètement. Tu ne sais absolument pas où tu es. Tu ne reconnais pas les lieux qui t'apparaissent bien trop luxueux pour le paria que tu es.

Tu es assis dans un lit double aux draps brodés, dans une chambre plutôt grande avec une fenêtre qui donne sur l'extérieur. Tu oses jeter un œil tu aperçois de vastes forêts verdoyantes.

Des forêts ?

Où est passé Villeneuve-des-Corbeaux ? L'arrière-pays ?

Un léger toussotement interrompt tes multiples interrogations. Encore une fois, tu as oublié de vérifier si quelqu'un d'autre se trouvait au même endroit que toi. Crétin.

Assis sur une chaise se tient un jeune homme dont la casquette t'empêche de voir entièrement le visage. Cependant, ni ses cheveux roux ni son long nez ne t'interpellent. Ton regard est plutôt captivé par sa cheville que dévoile son pantalon un peu trop court. Un œil, tatoué. Ce même œil que sur la trappe ou sur la toile de la tente de Madame Lulu. Cette fois-ci, tu en es sûr et certain, cet œil cache une signification dont tu n'es pas certain de vouloir découvrir.

Être un paria te suffit déjà amplement. Tu n'as aucune envie de te retrouver impliqué dans des histoires d'organisation secrète qui te dépassent largement. Qu'as-tu donc fait pour te retrouver là ? Cette Madame Lulu prétendait t'attendre. À moins que cela ne soit qu'un vulgaire attrape-nigaud qu'elle utilise face aux touristes, cela ne peut signifier qu'une chose. Elle te surveillait. Tu réfutes aussitôt l'hypothèse du surnaturel. Ton paternel t'a trop souvent martelé dans ton enfance que la magie n'existe pas.

— Ai-je ton attention ?

Tu fixes à nouveau cet inconnu. Tu n'as pas confiance. Tu te tiens prêt à sauter sur tes jambes à tout instant pour déguerpir aussi vite que possible. Il ne se montre pas menaçant, mais personne ne s'approche d'un paria sans raison. Tu es loin d'être naïf. Ce type peut très bien vouloir ta mort, ou des choses encore plus sordides de toi.

Dans ta tête, tu énumères les différentes questions auxquelles tu cherches des réponses, puis tu les tries. Tu cherches celle à poser en premier, la plus importante d'entre toutes. Mais finalement, tu optes pour l'affirmative.

— Je veux partir.

Tu veux retourner à ta vie sans embrouilles, certes difficile. C'est toujours mieux que d'être embarqué dans des affaires dont tu ignores tout. Alors tu ne demandes rien, pas même de l'aide. Tu sais te débrouiller seul. Tu continueras à le faire.

Le rouquin arque un sourcil. Tu devines sa surprise. Il s'est sûrement attendu à ce que tu le noies sous tes interrogations. Qui est-il ? Où es-tu ? Qu'est-ce qu'il te veut ? Pourquoi toi ? Quel est cet œil ? Quelle est cette histoire de volontaire ?

Mais non. Tu gardes le silence. Tu ne demandes rien. La seule chose qui t'importe, c'est partir au plus vite.

— Tu ne veux rien savoir ?

Il cherche à tirer de toi ce qu'il attend de toi depuis le début, mais tu refuses de céder. Si tu entres dans son jeu, tu t'enliseras dans des affaires dont tu ne pourras plus en réchapper. Tu repousses avec force ce destin qui semble te tendre les bras.

— Savoir m'aidera-t-il à manger ? Non. Je veux partir.

Il reste un moment sans rien dire, se contentant de t'observer. Son visage reste neutre, calme. Tu ignores à quoi il pense, mais cela ne t'inspire rien. Tu désires seulement qu'il accède à ta requête, rien d'autre.

— Comment connais-tu Jacquelyn Scieszka ?

Il a changé d'approche. Il essaie de piquer ta curiosité pour que tu renonces à partir. Cependant, tu vois clair en lui. Il ne t'aura pas.

— Je veux partir.

— Tu ne partiras pas.

Malgré son calme, sa voix est ferme. Tu n'as pas le choix.

— Vous n'avez pas le droit de me retenir ici.

— Un paria a-t-il des droits ?

Tu encaisses l'attaque sans broncher. Tu as l'impression qu'il vient de t'enfoncer un couteau dans le ventre. Tu ne dis plus rien. Les parias n'ont aucun droit, à part celui de mourir rapidement. S'ils sont attrapés par la milice, seule l'exécution les attend. De ce fait, cet inconnu peut très bien te retenir ici sans qu'il ne soit inquiété judiciairement. Qui lui en voudra d'avoir séquestré un paria ?

Tu ne songes même pas à employer la force pour t'échapper. Tu n'as pas d'arme, ton corps n'est pas au mieux de sa forme, et tu ignores où tu es. Fuir dans ces conditions équivaut à un suicide volontaire.

— Nous sommes non loin du Village des Chênes.

Tu fronces les sourcils, suspicieux. La magie n'existe pas, alors comment peut-il lire tes pensées ?

— Tu réfléchis à t'échapper, puisque je ne te laisserai pas partir. Mais tu ignores où tu es, ce qui ne joue pas en ta faveur.

— Pourquoi me fournir cette information alors ?

Puisque tu es coincé ici, autant poser quelques questions. Tu ne sais pas ce que cherche à faire cet inconnu, mais rester dans le flou n'est plus une solution si tu restes cloîtré ici.

— Même si je t'empêche de partir, tu n'es pas pour autant prisonnier.

— Oh, la définition de la séquestration aurait-elle changé durant mon sommeil ? Je n'avais pas fait attention.

Tu lui jettes un regard noir pour accompagner ton sarcasme. Jouer sur les mots est inutile avec toi, mais le rouquin ne se laisse pas démonter.

— Tu es un volontaire.

— Je n'ai jamais décidé d'être assommé et conduit ici.

— Tu t'arrêtes au sens premier des mots.

Cette fois, c'est à ton tour d'être surpris. Tu le dévisages, comme si cela suffisait pour obtenir des réponses supplémentaires. Les quelques pièces du puzzle en ta possession s'assemble petit à petit.

— Je n'ai demandé à être un volontaire.

Il sourit. Bien. Tu es sur la bonne voie.

— On ne demande pas à l'être. On est choisi.

— Le bruit.

L'explication t'est apparue aussitôt. Cela ne peut être que ça. Madame Lulu t'a répondu étrangement lorsque ce hurlement de loup s'est fait entendre. C'était une phrase codée, et tu as répondu de la manière attendue. Sans cela, tu n'aurais autrement jamais été emmené ici. Tu n'aurais pas répondu aux critères des volontaires.

Le rouquin continue de sourire. Tu en profites alors pour te renseigner. Il a piqué ta curiosité, malgré tes efforts pour l'en empêcher. Ta vie est déjà foutue, alors tu ne verras finalement pas la différence si tu te rajoutes encore des ennuis.

— Qui sont les volontaires ?

— Des gens, comme toi et moi, qui partagent les mêmes valeurs. Nous éteignons les feux, littéralement comme métaphoriquement.

Tu n'es pas sûr de comprendre exactement ce qu'il veut dire. Les idées qui te viennent en tête te semblent étranges, incongrues. Tu ne sais trop comment interpréter ses propos. De toute façon, il ne te laisse pas le temps d'approfondir cette question par toi-même.

— Je suis Kaku. Tu es ?

Tu l'observes encore, hésites un instant. À part la famille qui t'a renié, personne ne sait qui tu es.

— Pedro.

Il sourit à nouveau alors que tu t'es décidé à franchir le pas, sans savoir si c'était la bonne à faire.

— Alors souviens-toi bien d'une chose, Pedro. Ici, le monde est paisible.

Il te tend la main. Tu le dévisages toujours. Le monde n'a rien de paisible. Tu endures souffrance après souffrance de jour en jour. Jamais personne ne t'a tendu la main, offert son aide.

Pourtant, tu n'as pas envie de ricaner. De te moquer. Tu observes sans relâche cette main offerte. Tu n'y crois pas. Tu attends la chute. Le monde est un chaos sans nom. La quiétude a disparu depuis des lustres, si elle a un jour existé.

Rien ne vient. Il attend, ne bouge pas, sourit toujours. Il croit sincèrement en ce qu'il avance. Peut-être est-il sincère ?

Tu finis par saisir sa main, comme pour sceller un accord tacite. Tu n'es pas certain de ta décision, mais tu essaies. À part la vie, tu n'as plus rien à perdre.

Peut-être qu'ainsi le monde deviendra un peu plus paisible pour toi ?

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oOo

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Tu as l'impression de revivre. Pour la première fois depuis des mois, tu profites enfin d'un vrai repas. Tu ne te contentes pas des odeurs, comme tu as déjà pu le faire en passant devant des restaurants. Cette fois-ci, ces délicieux fumets sont sous ton nez, et une généreuse assiette t'attend.

Après votre accord tacite, Kaku t'a conduit dans ce qui semble être la cafétéria des lieux. En chemin, et même dans cette grande salle, tu croises quantité d'inconnus qui saluent ton guide. À ne pas en douter, tu te trouves dans le quartier général de cette organisation de volontaires.

Le rouquin n'a pas voulu répondre immédiatement à tes questions. Lorsque tu as commencé, il t'a répondu : « Tu dois d'abord prendre soin de toi ! ». Tu as été trop surpris pour protester, alors tu l'as suivi sans rien dire, découvrant simplement les lieux.

Un manoir. Tu te trouves en réalité dans un manoir. Tu t'en es rendu compte alors que tu jetais un œil par la fenêtre. Tu ignores encore qui est vraiment cette organisation, mais une chose t'apparaît claire désormais : elle dispose de moyens importants.

Occuper un manoir n'est en soi pas très compliqué, tu en as bien conscience. Il suffit simplement de se renseigner sur ceux qui sont à l'abandon, même si tu n'as pas souvenir qu'il y en ait aux alentours de Villeneuve-des-Corbeaux. Tu connais peu le Village des Chênes, alors tu ne te prononceras pas. En revanche, tu sais parfaitement qu'entretenir un manoir est une tache bien plus ardue qu'en apparence.

Pourtant, ici, les couloirs sont tous richement décorés et d'une propreté impeccable. Les murs sont ornés de tableaux et de tentures, tandis que tes pas sont étouffés par les tapis de velours qui recouvrent les sols. Tu découvres un luxe qui t'était jusque là inconnu, ou plutôt oublié. Ta famille, à défaut d'être riche, ne vivait pas dans le besoin. Ton paternel a toujours dépensé des fortunes pour paraître membre de la haute sphère de la société, une attitude que tu as toujours exécrée.

Tu préfères cependant ne pas t'attarder sur tes souvenirs pour te concentrer pleinement sur l'instant présent qui est nettement plus plaisant que tes souvenirs. Kaku t'observe silencieusement d'un œil amusé. En même temps, tu te ravis du moindre morceau de nourriture de ton assiette. Tu t'efforces de ne pas tout engloutir en trois secondes.

— Alors Kaku, on joue les babysitteurs ?

Tu relèves la tête, un peu surpris. Jusqu'ici, à part quelques salutations, personne ne s'est approché pour échanger avec ton guide. Tu te figes d'ailleurs en reconnaissant l'homme qui vous a rejoints et qui s'installe nonchalamment à votre table. C'est celui qui t'a assommé sans ménagement. Tu n'es certes pas effrayé par sa présence, mais tu restes malgré tout méfiant.

— Jyabura.

— Je vais prendre ça pour un oui.

L'homme ricane. Il est visiblement lui aussi un volontaire. Tu te demandes s'il porte aussi ce tatouage étrange à la cheville. Tu ne peux d'ailleurs t'empêcher de l'observer. Même si tu ne l'avais que brièvement aperçu, tu as retenu son teint mat, sa barbiche taillée en pointe, ses longs cheveux noirs tressés en natte. La cicatrice le long de son œil gauche t'interpelle toujours autant, et tu t'étonnes qu'il n'en ait pas perdu l'usage.

— Tu manques toujours autant de délicatesse, Jya.

Cette nouvelle voix appartient cette fois-ci à une femme inconnue qui s'assoit à côté de toi. Sûrement la trentaine, elle dégage une prestance que tu assimiles aisément à la noblesse. Son port altier et son regard d'azur empli de dédain confirment cette hypothèse, tout comme ses vêtements qui trahissent sa richesse financière. La soie de sa chemisette ocre légèrement ouverte, le cachemire de son petit pull noir, l'étoffe de fourrure blanche nichée habilement dans le creux de ses coudes, et le lin de son pantalon noir doivent valoir une petite fortune qui te permettrait de vivre en toute sérénité pendant plusieurs mois. Seules les mèches vertes qui lui encadrent le visage dérogent à cette image d'aristocrate, les plus longues tombant sur son côté gauche alors que les autres sont attachées à l'arrière de son crâne à l'aide d'une broche d'or.

Tu ne sais trop comment réagir, alors tu restes silencieux. Cela fait longtemps que tu n'as plus été amené à fréquenter ce genre de personnes. Les hautes sphères de la société que s'efforçait d'approcher ton paternel ne sont désormais plus qu'une lointaine réminiscence dont tu ne te soucies pas.

— Ma douce Fai, tu sais très bien que la délicatesse est un grand mot qui pâlit face à ta présence, minauda Jyabura, un sourire aguicheur sur les lèvres. Dès lors, nul besoin de se montrer délicat.

Même Kaku arque un sourcil, s'arrêtant de boire un bref instant, les observant, dubitatif. La femme ne répond rien, mais le sourire lourd de sous-entendus qu'elle arbore en fait office et te dissuade de chercher à comprendre. Tu adresses alors un regard incertain à ton guide, tout de même en quête d'un semblant d'explication au sujet de ces deux énergumènes. Il hoche la tête.

— Pedro, je te présente Jyabura et Fai Sferzeney, deux volontaires.

Tu acquiesces avant de te figer. Sferzeney. Ce nom t'est familier.

Tu détailles la femme qui te le rend bien. C'est une blague ?

— Tu es le fils Nox.

Ce n'est même pas une question, elle l'affirme des plus posément. Tu gardes le silence alors que tu la dévisages.

À vrai dire, tu n'en es même pas surpris. Tu ignores certes les liens qu'elle a conservés avec ses origines, mais les Sferzeney sont l'une des familles nobles les plus importantes de toute la région, et pas seulement Villeneuve-des-Corbeaux. Compte tenu des lubies de ton paternel, tu connais très bien leur réputation, ainsi que leur puissance. Personne n'a réellement envie de se les mettre à dos.

Tu t'étonnes cependant un peu de voir l'un de ses membres ici, parmi ces fameux volontaires dont tu ne sais pas encore grand-chose. Cela t'intrigue, même si tu ne poses aucune question. Tu ne désires pas vraiment qu'elle te rendre la pareille. Elle ne connaît probablement pas les circonstances de ton expulsion, même si elle en a entendu parler.

— Nox ? Tu le connais, Fai ?

— De nom seulement, confirme-t-elle à Jyabura sans te lâcher du regard. Les Nox sont une famille bourgeoise qui prétendent pouvoir rejoindre les hautes sphères de la noblesse, mais leur réputation a été entachée quelques mois auparavant à cause de…

— Les vies passées des volontaires sont oubliées, Fai.

Tu sursautes légèrement à cette nouvelle voix à laquelle tu ne t'attendais pas. Tu relèves alors la tête et aperçois une femme aux cheveux noirs qui descendent sur ses épaules. Ses yeux marron t'observent alors que ses lèvres esquissent un fin sourire qui se veut sans doute rassurant. Sa robe noire en cuir lui donne un air quelque peu mystérieux, mais plus appréciable que l'aura hautaine de Fai.

Tu remercies intérieurement cette inconnue qui a empêché un sujet fâcheux d'être mis sur la table sans ton accord.

— N'importune donc pas notre nouveau volontaire.

Fai la toise un instant, puis soupire et se lève.

— Si tu le souhaites tant, Robin.

Sans un mot de plus, elle quitte la table d'une allure qui respire le dédain et la fierté. Typiquement noble. Elle est d'ailleurs rapidement suivie par Jyabura après qu'il ait glissé une boutade à l'oreille de Kaku que tu n'as pas entendue.

Avec toutes ces nouvelles rencontres, tu es un peu perdu. Tu ignores où vraiment donner de la tête, tout s'entremêle. Tu as hâte de pouvoir poser toutes tes questions à ton guide.

— Kaku.

La dénommée Robin glisse une note de papier pliée en deux sur la table, sourit légèrement et s'éclipse. Tu interroges silencieusement l'homme en face de toi qui, après l'avoir lue, la range dans une de ses poches.

— Bien, il est désormais temps pour toi de découvrir ce qu'est réellement un volontaire.

Visiblement, le contenu de cette note ne te regarde pas, mais la perspective d'apprendre enfin la vérité te fait oublier ce détail.

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Vous avez entendu les dernières nouvelles du Petit Pointilleux ?

Tu crois vraiment qu'un bel acteur comme moi passerait à côté ? Bien sûr que j'ai lu ce torchon.

Ce « torchon », comme vous dites, nous apprend des choses intéressantes concernant la Véritable Dentelle Certifiée. Elle était pensée disparue.

Ces idiots de Snicket sont rédacteurs… Cela ne peut être qu'un torchon.

Un soupir se fit entendre.

Et donc ? La Véritable Dentelle Certifiée ne vous intéresse pas ? Cela pourrait nous rapporter beaucoup si on parvient à mettre la main dessus.

Les Snicket sont de l'autre côté du schisme. Je ne suis pas assez stupide pour tomber dans un piège aussi grossier.

Vous pensez qu'ils contrôlent le journal ?

Un torchon, je te dis.

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J'y ai repensé… S'ils essaient de nous appâter avec la Véritable Dentelle Certifiée, cela signifie qu'ils préparent quelque chose.

Ces idiots préparent toujours quelque chose même s'ils passent la majorité de leur temps à réciter des références littéraires pour leurs stupides codes.

Vous ne pensez pas à contre-attaquer ?

Contre-attaquer ? Tu es stupide ?

Mais…

C'est une pure perte de temps ! Seul le sucrier est important.

— … Un sucrier ? Vous êtes vraiment sûr ?

Certain, mais intéresse-toi plutôt à la Vénérable et Défendue Compote si tu veux te rendre utile.

— … Pardon ?

Tu veux vraiment me faire répéter ? Tu as très bien entendu. Tu songeais à contre-attaquer, n'est-ce pas ? Alors voici notre offensive.

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Enfin des informations ! Après une première partie floue, on apprend enfin quelques éléments, et le plus gros viendra dans la partie suivante.

Je me rends compte également que cette histoire tient plus du crossover qu'autre chose, même si la seconde oeuvre n'a pas besoin d'être connue. Nota à ce sujet : plusieurs éléments appartiennent à L.S. : Madame Lulu, l'un des personnages des scènes en italique encore inconnu, les Snicket, et bon nombre de références. Pour ceux qui veulent plus d'informations à ce sujet, n'hésitez pas à poser des questions !

En revanche, Fai est un OC de ma composition que certains auront reconnu comme provenant de Vice Vital (pour ceux lisant mes autres histoires). De même que la Vénérable et Défendue Compote est une référence à cette même histoire.

Concernant la suite, je suis toujours en période de concours, donc elle arrivera à une date indéterminée. J'édite souvent mon profil pour tenir au courant de mes avancées, y compris pour mes autres projets.

N'oubliez pas que la review est l'alimentation principale des auteurs, alors n'hésitez pas à en poster une !

See ya !