Note : Récapitulatif des morts en cette fin de chapitre, ne descendez pas pour éviter les spoils ;)

Celia : ahahah, attends de voir pour le juge, c'est pas fini ;) j'ai prévu des trucs bien sadique hihihihihi, merci pour ta review ! :D

Worz : aaaah cruelle que tu es ! Pauvre petit Jeremy, préférez un "méchant" à ce petiot tout mignon, non mais franchement :o Allez, peut-être vais-je réussir à t'attendrir avec ce chapitre :P (je n'en dis pas pluuuus), Merci d'être présente à chaque fois en tout cas ! :D et j'ai mis ta fanfic dans mes favoris - pour te prévenir - faut juste que je trouve le temps de la lire xD

Laura : ahahaha si tu savais comme ta review a changé le futur de deux personnages là-dedans ! (enfin ton vote... j'avais bien dit que c'était utile :p) Merci d'être encore là pour me lire ma petite Laura préférée 3

: merci pour toutes tes reviews 3 pour la liste des morts, faudra attendre la fin de ce chapitre ! :p (ouais j'essaie de faire genre j'mets du suspense mais pas trop trop en fait) bon pour ton OTP team m'en veut pas trop du coup... MAIS MAIS MAIS regarde comme il est toujours (pour l'instant) en vie Vright :D alors m'en veux pas xD

Myrtille : Roooh, honnêtement, les points des juges vont pas trop influencer grand chose, c'était histoire de montrer un peu ce dont était capable chaque tribut, mais quand tu verras la liste des morts, si tu compares avec les points obtenus, tu te dis "aaaah bah ouais..." xD merci de ta review, en espérant que ce chapitre te plaise :))

Adeline : Nekael c'est un peu mon chéri décalé, vois-tu... lui, je vais vraiment être triste quand il va mourir :( (enfin, s'il meurt mwahahaha, honnêtement, je ne connais toujours pas la fin x) ). Matthias, honnêtement, je le savais depuis le début qu'il allait mourir, c'est pour ça que je n'ai pas trop développer ses pov à chaque fois. j'avais pas envie d'écrire une histoire avec les carrières et leur bande qui défoncent tout le monde. Puis, honnêtement, si j'étais moi-même dans l'arène, c'est surtout de Nonam et Jarod que je resterai loin xD Merci de ta review en tout cas :3


Chapitre IX - Premier pas

Wanda Jones, district 11, la haute couture.

- Vite, vite, tourne-lui la tête, m'ordonne Nekael.

Je lui obéis, mes faits et gestes sont dictés par sa simple voix. Dans mes bras, le corps de Sidney est pris de spasmes, elle remue sans cesse et de la bave suinte de sa bouche comme le pus d'une plaie. Je fais ce que je peux, j'hésite à lui asséner de grandes claques sur les joues pour la réveiller alors que le corps d'Ella git, sans vie, à seulement quelques centimètres de moi. Mon partenaire surgit soudain d'un buisson et fourre des herbes dans la bouche de l'adolescente mourante.

En à peine quelques secondes, les spasmes cessent et sa poitrine se soulève et s'abaisse à nouveau régulièrement.

- Je vais la prendre sur mon dos, il faut nous éloigner d'ici, aller plus à l'abri dans la forêt.

Je le laisse faire et le suis. Ils ne vont pas être contents. Ils vont nous le faire payer : c'est une lutte à mort, nous ne sommes pas censés sauver les autres tributs. Mais Nekael et moi, nous sommes faits des mêmes valeurs et des mêmes convictions, nous ne pouvions pas nous résoudre à la laisser mourir.

J'essaie de marcher tant bien que mal même si les racines obstruent tous les chemins, et que des trous de terre manquent de me faire tomber, mais je reste fascinée par la détermination de Nekael. J'espère que Diego va bien, qu'il s'en sort comme il peut. J'aurais aimé pouvoir lui dire au revoir, pouvoir lui expliquer la distance que j'avais mis entre nous deux. Je suis pleine des regrets qui ont germés lorsqu'à la corne d'abondance, pendant les longues secondes qui nous séparaient du signal de départ, il m'a fait un signe d'au revoir, accompagné d'un sourire.

Après des minutes de marche qui me semblent interminables et pendant lesquelles je regarde partout, persuadée que les carrières vont nous tomber dessus, mon partenaire pose enfin Sidney sur le sol.

- J'ai entendu un bruit.

Il s'avance tout doucement dans les hautes herbes et s'approchent d'un arbre. Je ne vois pas ce qu'il fait et je n'entends rien. Je me demande parfois ce que je fais, ce que j'attends, je ne gagnerai pas ces jeux, je le sais. Mais j'ai confiance en Nekael, plus que je ne le pensais possible : il n'est pas plus tueur que moi. Et je suis heureuse d'avoir quelqu'un sur qui me reposer. Il revient enfin, sans faire de bruit et récupère Sidney sur ses épaules avant de me chuchoter :

- Il y a plusieurs ours d'au moins deux mètres de haut. On a de la chance, le vent est contraire, ils ne peuvent pas sentir notre odeur, mais il faut partir d'ici, le plus vite possible.

Encore une fois, je le suis. Mes jambes se font lourdes, on n'a pas dormi de la nuit, j'ai besoin de me reposer, d'autant plus que la chute et la nage nécessaires pour sortir du souterrain m'ont exténuée. J'ai la gorge sèche, brûlée par le sel de l'eau de mer. Le seul bon côté c'est que je n'ai pas faim : mon passé de mannequin m'a appris à me restreindre en nourriture.

Enfin, Nekael s'arrête. Je regarde autour de moi : nous sommes dans une minuscule clairière, à la vue de quiconque se hasarderait par là.

- On n'est pas en sécurité ici.

Nekael s'écroule sur le sol, complètement épuisé.

- Je n'arrive plus à la porter.

Mes yeux dérivent sur Sidney, toujours inconsciente. Je m'approche d'elle et m'accroupis à côté de son visage, continuant à jeter de brefs coups d'œil autour de moi. Elle a l'air si jeune. Lorsque je pense qu'il y a plus de cent ans, le capitole envoyait des enfants d'à peine douze ans dans l'arène, je comprends – l'espace d'un instant – tout cette rébellion, tout ce désir de vengeance. Cent ans. Cent éditions. 2324 adolescents tués pour leur vengeance. Pourquoi n'est-elle toujours pas assouvie ?

- Il nous faut de l'eau, je décrète enfin.

Nekael me lance un bref regard, totalement fatigué par l'effort qu'il a fourni pendant des dizaines de minutes.

- Je serai prudente, essaie de rester caché dans l'herbe, je lui ordonne gentiment.

Puis je m'éloigne à la recherche d'une rivière, d'un courant d'eau, de quelque chose pour assouvir ma soif.


Evy Blake, district 1, la sécurité

J'étouffe, je n'arrive plus à respirer, mes poumons me brûlent, mes yeux me piquent. Je sens l'eau tout autour de moi, qui m'engloutit, qui me dévorent lentement, m'aspirant au fond de ses entrailles. Puis je sens une main me tirer et mon visage retrouve l'air pur un dizième de seconde avant de sombrer à nouveau. C'est un calvaire sans fin, un calvaire infini. Je meurs lentement, encore et encore, mon cœur bat contre mes tempes et je l'entends ralentir. Puis je peux prendre une nouvelle bouffée d'air et une vague m'engloutit : je me noie, encore et encore. Je m'agite en vain, je me bats contre le vide de l'eau, et la main me tire encore. Puis, enfin, je sens l'air sur mon bras, puis mon visage, mes épaules et tout mon corps.

Je ressens à nouveau tout, le sable sous mes mains, le vent frais sur mes joues, l'air dans mes poumons, cet air si pur, si précieux, si vital.

- Eh bien, si on m'avait dit qu'une carrière ne savait pas nager, je n'y aurais pas cru, tonne une voix grave et masculine.

J'ouvre les yeux et la lumière du soleil m'aveugle. Il me faut quelques instants pour me rappeler où je suis et ce que je fais là. Je réalise alors la gravité de la situation tandis que le visage de Nonam se détache du ciel.

- Qu'est-ce que t'as réussi à récupérer, demande-t-elle à son acolyte.

- Trois sacs à dos et une hache, la fille du 7 m'a vu me servir mais n'est même pas venue me voir alors qu'elle avait une épée dans chaque main, il faut croire que je leur fais peur, achève-t-il en riant. Et toi ?

- Une épée, répond-t-elle alors que je sens une lame se presser contre ma gorge. Toi, lève-toi.

Je ne réagis pas, je ne comprends pas. Pourquoi ne suis-je pas déjà morte ? Je pousse un gémissement quand la lame perce ma peau et laisse glisser un mince filet de sang dans mon cou.

- Plus vite que ça, m'ordonne-t-elle.

Je lui obéis et me lève, lui faisant face. C'est drôle, je n'avais jamais remarqué à quel point nous nous ressemblions : les mêmes cheveux blonds, les mêmes yeux clairs en amande, les mêmes légères taches de rousseur sur le nez. Mais sa peau est aussi tannée que la mienne est diaphane. Je comprends alors, nous sommes pareilles.

- Vous voulez que nous soyons alliés ? je demande. Je peux facilement vous aider à avoir ce qu'il reste là-dedans, dis-je en pointant le souterrain en l'air. J'ai la confiance de Biba et Victor.

Nonam se met alors à rigoler et mon ventre se noue, quelque chose cloche. Si ce n'est pas pour une alliance, pourquoi me garder en vie ?

- Qu'est-ce que tu veux ?

- Ce que je veux, ma chère Evy, dit-elle en s'approchant doucement de moi. C'est que tu paies pour les fautes de ton père et pour que ce cher Varus perde tout espoir de revoir sa fille.

C'est à mon tour de rire.

- Je ne sais pas ce qu'il t'a fait, mais sache qu'il n'en a rien à faire de moi tant que je ne rentre pas vainqueur de ces jeux.

J'essaie de parler, de gagner du temps. Peut-être un tribut va-t-il surgir et nous attaquer ? j'aurais alors le temps de me sauver… je tente tant bien que mal de garder mon calme. Mais Jarod, qui frotte la lame de sa hache contre un bout de bois, ne me rassure absolument pas.

- Alors, j'aurais la satisfaction de lui avoir pris la victoire ! lance-t-elle en s'approchant de moi dans un mouvement d'escrime.

Je pousse un cri de douleur : la lame m'a transpercé le bras et le sang ruisselle. Sans attendre plus longtemps, je me mets à courir pour m'enfuir, mais à peine ai-je fait quelques pas que je sens de nouvelles lacérations me trancher le dos. Je serre les dents et continue de courir vers la forêt avec l'espoir de pouvoir me cacher dans les arbres.

- Reste ici, sale lâche ! me hurle Nonam.

Soudain, je perds l'équilibre sur une racine cachée dans le sable et me retrouve à quatre pattes par terre. Ça y est, c'est la fin. Je n'ose pas me retourner pour les voir m'achever, moi qui pensais pouvoir gagner en claquant des doigts. Je regrette finalement d'être venue, d'avoir voulu obtenir – enfin – le respect et l'affection de mon père.

- Tu ne peux pas m'échapper.

J'entends le bruit sourd de pas dans le sable se rapprocher. Alors, c'est comme ça que je vais mourir ? En même pas une journée ? Si je n'étais pas tenue par la peur, j'aurais honte de moi. Les pas se rapprochent. Je referme ma main sur le sable. J'attends. Encore un peu.

Puis, brusquement, je me retourne et lance le sable en visant son visage. Elle pousse un cri de rage en se tenant les yeux avec ses paumes. Jarod est derrière, encore au bord de l'eau. Tout mon corps se tend et mon rythme cardiaque accélère, l'adrénaline fuse de toutes parts et je ne me sens même plus agir lorsque je ramasse l'épée de Nonam et que je m'enfuis à travers la forêt.


Vright Luciah, district 10, la finance

Aiko m'a entraîné dans la forêt, je l'ai suivie sans réfléchir. Je ne sais plus à quoi penser : je nous revois sauter sans l'eau, sans prendre de précaution alors que Diego venait de s'écorcher tout le bras sur la paroi du souterrain. Je le revois sans cesse planter des yeux affolés dans les miens et disparaître sous l'eau. J'entends son cri et je revois le monstre jaillir de l'eau, une gueule pleine de dents ensanglantées. J'ai le souffle court, il est mort, comme ça. Je ne comprends pas. J'ai du mal à respirer, j'ai envie de m'arrêter, de m'asseoir sur le sol et de ne plus y penser.

Aiko ne cesse de se retourner vers moi et de lever les yeux au ciel ou de soupirer d'exaspération. Je sais ce qu'elle pense « arrête de geindre, vaut mieux que ce soit lui plutôt que toi ». Pourtant je ne dis rien, je marche, je la suis, je ne me plains pas, je ne pleure pas. J'ai perdu ce qui ressemblait à un ami et elle voudrait que je saute de joie ?

Soudain, elle s'arrête. J'entends l'écoulement joyeux de l'eau sur la roche. Je m'approche et vois une petite mare à l'eau claire dans laquelle goutte de l'eau qui sort de la pierre.

- Génial, s'exclame Aiko. On ne pouvait pas tomber mieux.

Elle s'assied à côté de la source et y plonge les mains pour se désaltérer. Ensuite, elle défait de son dos son sac et en sort une demi-douzaine de barres de viandes séchées ainsi qu'une espèce de lampe torche.

- On reste ici ? je demande.

Elle acquiesce d'un mouvement sec. Je préfère lui obéir et me taire : c'est elle qui a les couteaux à sa sangle de ceinture. C'est elle qui a tué la pauvre Bertha sans même sourciller.

- Ecoute, faut qu'on se repose, les carrières et leur bande tournent généralement la nuit pour prendre au piège les plus idiots. Tu te sens de monter la garde ?

C'était une question rhétorique. Elle s'allonge sur le côté et place ses mains sous sa tête pour éviter la mousse humide qui recouvre le sol. Je m'accroupis contre un arbre et ouvre grand mes yeux et mes oreilles, mais je n'entends rien d'autre que le clapotis de l'eau.

Soudain, le frémissement des herbes hautes me parvient et je les vois remuer en face de moi, puis j'aperçois des cheveux blonds. Mon sang ne fait qu'un tour, j'ai peur de voir surgir la tribut du 1 et je serre dans ma paume le manche de mon unique couteau.

Mais, à ma grande surprise, je vois Wanda apparaître devant moi. Elle s'arrête net en me voyant. Je ne comprends toujours pas pourquoi elle a refusé de s'allier avec Diego alors qu'il était son meilleur ami depuis toujours, pourquoi elle l'a abandonné derrière elle. Je ne fais aucun geste hostile et elle semble se détendre. Elle jette un coup d'œil à Aiko, puis revient sur moi et tourne la tête dans toutes les directions, ses yeux scrutateurs ne rencontrant que le vide.

Elle plante finalement ses yeux dans les miens et je secoue négativement la tête. Elle se couvre subitement la bouche de ses mains, les jambes à moitié fléchies sous le poids de ma révélation, mais ne peut retenir un gémissement douloureux. Aiko se redresse brusquement, une main déjà posée sur sa ceinture.

- Non, je lui crie alors que Wanda a déjà fait volte-face pour s'enfuir.

La réputation de ma partenaire n'est plus à faire. Elle a déjà lancé son premier couteau et j'entends un cri étouffé de douleur. Mais les herbes hautes continuent à bouger : c'est qu'elle court toujours. Alors que Aiko se relève je lui attrape le bras :

- Non, Aiko, pour Diego, s'il te plait !

Elle me repousse violemment et me regarde avec mépris :

- Tu n'as pas envie de vivre Vright ? Tu ne comprends pas ? Il faut tuer pour survivre, T-U-E-R, accentue-t-elle finalement avant de poursuivre la blonde blessée.

Je suis incapable de bouger : je ne veux pas voir les autres mourir. Je ne sais même pas si je veux survivre. Je revois, année après année, les différents vainqueurs trahir leurs alliés, se retourner contre eux sans prévenir, bafouer leurs vies et tout ce qu'ils avaient construits. Je revois mon père faire exploser tous ses concurrents lors du banquet, dont la partenaire qui lui était si loyale, qui lui avait sauvé la vie à plusieurs reprises. Non, je ne veux pas être l'un d'entre eux.

J'entends le canon retentir et tout mon corps s'agite. Je ne peux pas faire confiance à Aiko, quoiqu'on m'ait dit sur elle, elle a fait son choix : elle veut vivre, peu importe ce que cela implique. Alors, dans un unique geste de perfidie, je ramasse le sac à dos avec la viande séchée, je bois quelques gorgées à la source, et je m'en vais sans me retourner.


Victor Emesis, district 1, la sécurité

Je reviens à la corne et je dépose mon épée contre l'un de ses murs de métal.

- Il n'y a plus personne, tu es sûr ? me demande Biba.

- Non, plus personne, j'ai trouvé plusieurs cadavres par contre mais pas celui d'Evy.

- Je ne comprends pas, dit-elle. Tu penses qu'elle aurait sauté dans l'eau et qu'elle serait partie toute seule ? Ce n'est absolument pas logique.

Non, pas logique. Je la regarde et je regarde tout autour de nous. Deux. Nous ne sommes que deux pour garder la corne d'abondance, n'est-ce pas totalement ridicule ?

- J'ai inspecté chaque sortie, me dit alors mon unique partenaire. Normalement, monter jusqu'à nous est presque impossible, il faudrait être capable de traverser l'eau où il y a au moins un requin et monter vingt mètres de paroi rocheuse. C'est quasiment impossible.

Je soupire : les juges ne peuvent pas laisser la corne d'abondance inaccessible, pas plus qu'ils ne nous garderont protégés dans nos hauteurs. Je suis un carrière, je devrais être dehors en train de chasser mes adversaires. Mais lorsque je regarde Biba, bien qu'elle soit tout en muscles, cela me semble stupide. Qui plus est, je ne me jetterai pas dans l'eau mortelle.

- J'ai vidé tous les sacs, me dit-elle. J'ai trouvé pas mal de choses dont plusieurs matières premières avec lesquelles je peux fabriquer des bombes.

Tiens, ma partenaire aurait-elle un talent caché ?

- Je travaillais dans le travail des métaux, ajoute-t-elle. Mais pas seulement. J'étais, un jour dans la semaine, au contrôle de la mécanique et de l'électricité des machines. Je peux en faire trois et créer des pièges avec des fils sur les sorties, qu'on ne soit pas pris au dépourvu.

- Fais, Biba, je t'en prie.

Le jeu redevient intéressant.


Jeremy Morgan, district 5, joaillerie et pierres précieuses.

Lilly dépose son arc et son carquois contre un arbre. C'est tout ce qu'elle a pu récupérer à la corne, mais personne ne sait s'en servir. Enfin, au corps à corps, on pourra toujours se servir de la lame tranchante des flèches. Leïa a réussi à se faufiler et à attraper un sac à dos : je suis à la fois étonné et fier d'elle : elle peut finalement se débrouiller toute seule.

Nous sommes assis en cercle au centre de trois grands chênes : nous avons cherché de l'eau, en vain, toute la journée. Ma langue claque contre mon palais et ma gorge me brûle. L'air est humide et chaud, ce qui est particulièrement désagréable.

- Il est toujours mouillé, vient me dire ma partenaire.

Elle parle du sac de couchage qui se trouvait dans son sac à dos, il n'a pas vraiment aimé le passage par la nage dans l'eau de mer. Lilly en frissonne encore : étant la meilleure nageuse, elle fermait notre marche et quand elle a plongé pour regarder sous l'eau, elle a vu un énorme requin lui foncer dessus. Heureusement pour nous, le plongeon d'autres tributs a attiré la bête ailleurs.

- Je me demande ce qu'il nous réserve encore, s'exclame Seith en nous tenant la tige de fleurs roses. Sucez la tige, elle est sucrée. C'est l'une des fleurs que l'on trouve dans mon district.

Nous ne parlons pas trop. Personne n'a rien à dire : nous sommes bien trop heureux d'être tous encore en vie. L'espace d'un instant, j'entrevois une possibilité de gagner, de revoir ma mère. Et puis, je vois Leïa, je vois Seith, je vois Lilly. Et les idées noires m'assaillissent.

Il fait déjà nuit : pourtant nous ne sommes là que depuis quelques heures. Déjà, en m'étalant sur le sable de la plage, j'avais remarqué que le soleil bougeait bien trop vite. Ils raccourcissent le jour et ce n'est jamais bon signe.

On attend, encore et encore. Seith monte d'abord la garde, puis c'est à mon tour. Leïa est emmitouflée dans son sac de couchage : elle a proposé de le faire tourner, mais depuis que nous sommes arrivés sur la plage, c'est à peine si je dois la soutenir pour qu'elle marche à un rythme soutenu, elle a plus besoin d'un sommeil reposant que nous autre.

Lilly vient s'asseoir à côté de moi tandis que son partenaire ronfle déjà.

- Je n'arrive pas à dormir, dit-elle. J'ai peur que quelqu'un surgisse et nous tombe dessus. J'ai peur que les carrières et leur groupe soient en pleine chasse.

Je la regarde sans rien dire, parce que je la comprends. Plus rien ne sera jamais paisible, ni tranquille. Je jette un coup d'œil à Leïa et un sentiment étrange me prend au ventre, un sentiment d'impuissance, un sentiment de frustration, parce que je réalise que, même si elle gagne ces jeux, elle devra mourir. Et rien, alors, ne me semble plus triste.

- Huit, dit soudain Lilly.

Je hausse les sourcils sans comprendre.

- C'est le nombre de coups de canon.

Je ne dis rien, il n'y a rien à dire.

- Vas te reposer, me propose-t-elle enfin. Je ne suis pas prête de m'endormir, alors autant que je prenne mon tour.

J'accepte et vais m'allonger aux côtés de Leïa qui remue à peine lorsque je passe l'un de mes bras autour de sa taille. Elle tourne finalement la tête vers moi au bout de quelques minutes et ses cheveux bruns caressent mon visage. Elle me regarde sans rien dire, puis l'hymne du nouveau régime résonne, joyeux, avec ses notes claires de geai moqueur.

Et les visages apparaissent. Le blond insupportable du 2, la rousse sulfureuse du 6, le colosse du 7 me laisse sans voix tant que je suis étonné qu'il soit mort, lui qui faisait partie du groupe des carrières. Les deux tributs du 8 s'affichent, l'un après l'autre. Ainsi que les deux du 9. Puis apparaît le visage anguleux et sombre de Diego et l'hymne se tait. Nous sommes encore 16 à lutter pour la vie.

Fin du chapitre


Récapitulatif des morts et de leurs tueurs :

Matthias (Epe) ; Dwayne (Exo) ; Elijah (Victor) ; Mary (Evy) ; Bertha (Aiko) ; Diego (requin) ; Ella (Epe) ; Epelonias (SUSPENSE mwahahahaha)

récapitulatif de l'état des alliances :

Victor - Biba ;

Nekael - Wanda - Sidney ;

Seith - Lilly - Jeremy - Leïa ;

Jarod - Nonam

le reste sont - pour l'instant - seuls (Evy, Nimue, Exodus, Aiko, Vright)


Voilàààààà. Non, sérieusement, c'est dur. Genre pour Diego j'étais là "noooon moi mêmeeee pourquoooiii tu fais çaaaa :''''( t'as paaaas d'âaaaaame :'( ". Puis j'espère avoir réussi à mettre le suspense avec Wanda... xD Pour Epe, comme ce petit connard mérite quand même qu'on raconte sa mort bien douloureuse, vous y aurez le droit dans le prochain chapitre, pour l'instant, cela reste un mystère ... :o

A partir du prochain chapitre, je vais devoir commencer à tuer des chouchous. Les votes sont toujours ouverts pour les parachutes (par exemple, Wanda aurait bien besoin d'un truc pour la soigner après le couteau qu'elle s'est prise xD, pareil pour Evy !) bon, je ne dis pas qu'elles vont forcément mourir si vous ne votez pas pour elles, mais c'est pour donner une idée de ce à quoi servent vos votes ^^

J'ai commencé une nouvelle histoire, aussi, en simultanée avec celle-ci, ayant pour perso katniss et tout le bordel, mais version époque romaine (hihihi), donc merci à celles ayant déjà été le lire (merci Clelia et Worz :D) et pis les autres, si l'idée vous intéresse, il n'y a qu'un petit prologue rapide à lire pour l'instant :)

Sur ce, je vous souhaite une bonne semaine et je vous dis à la prochaine :) (et pensez à ma petite review :p)