Alors voilà le deuxième chapitre! J'ai mit plus de temps à l'écrire que prévu mais bon... la rentrée, les nouveaux profs etc...Ça met les nerfs en boule! Sur ce, je vous laisse à votre lecture, en espérant que vous apprécierez! n'hésitez pas à me dire vos pensées ça me fait et ferait extrêmement plaisir!

Chapitre 2 : Captive

Orihime ouvrit doucement les yeux. « Où suis-je ? »pensa-t-elle. Une voix interrompit le cours de ses pensées :

- Tu es réveillée ?

Elle tourna la tête pour se retrouver face à un pirate : « Je l'ai déjà vu, songea-t-elle, mais où ? » Elle eut un flash : l'attaque…sa cachette…seule…un pirate aux yeux émeraude…puis le noir total…La jeune fille se redressa d'un bond, oui, tout lui revenait d'un bloc. Mue par une montée d'adrénaline elle se rua sur le pirate le frappant de ses petits poings :

- Pourquoi m'as-tu assommée ? Que m'as-tu fais ? Où suis-je ? –elle frôlait l'hystérie- Où sont les autres ? Où sont mes amis ?

Ne prenant même la peine de lui répondre, le pirate en question emprisonna ses poignets dans ses mains et rapprocha son visage :

- Voilà des questions auxquelles je ne peux répondre. Il marqua une pause. Mais saches qu'à cet instant tu te trouves sur le Las Noches.

N'écoutant même pas sa réponse, Orihime tenta de se dégager de toutes ses forces mais la poigne du pirate semblait d'acier. Sentant ses jambes se dérober, elle se laissa choir sur le sol avant de se mettre à sangloter, sous le choc. Son interlocuteur s'accroupit près d'elle, la regardant d'un air ennuyé. « Lèves-toi femme ! J'ai pour ordre de t'amener au capitaine après ton réveil ». Complètement perdue, Orihime le laissa prendre sa main pour la mener vers une autre cabine. Le pirate s'arrêta devant une porte et toqua. ! Un « entrez » se fit entendre et Orihime se retrouva dans une cabine plutôt spacieuse. Un homme était assis sur une chaise près d'une table. Il se tourna vers elle avec un sourire sur le visage et entama :

- Bienvenue à bord du Las Noches jeune fille, je suis heureux de t'accueillir ici, je suis le capitaine de ce bateau, Sosuke Aizen. Tu es Orihime Inoue c'est bien ça ?

Il eut pour toute réponse un regard vide. « Je crois qu'elle est encore sous le choc ». Aizen se tourna vers le pirate qui l'accompagnait. « Ramène la dans sa cabine Ulquiorra, je viendrai la voir demain ». Ulquiorra s'inclina puis reprit la main de la jeune fille avant de la raccompagner à sa cabine. Elle se laissa faire, tel un pantin désarticulé. Le pirate aux yeux verts ouvrit la porte et la guida jusqu'à une couchette dans un coin. Il l'allongea, se redressa et gagna la sortie. Avant de fermer la porte il lui dit : « Je reviendrai pour ta ration ce soir », même s'il se doutait que la forme allongée sur le lit l'ai entendu. Une fois la porte fermée, Orihime se redressa sur sa couche, avant de se remettre à pleurer. Rompue, elle s'étendit sur son lit, les larmes perlant aux coins de ses yeux. Elle ne se rendit même pas compte de s'être en endormie.

Le bruit d'une porte la réveilla. Encore groggy, les yeux rouges d'avoir tant pleuré, elle vit le pirate poser sur la petite table de la cabine un plateau contenant un frugal repas : de la viande séchée et une pomme. Comprenant que c'était que c'était pour elle, elle se dirigea à pas lents vers l'unique chaise de la pièce avant de s'y asseoir. Muette, Orihime contempla son repas sans sembler faire un geste pour l'entamer. Le remarquant, le pirate jusqu'alors adossé au mur, se dirigea droit sur la jeune fille

- As-tu perdu la faculté de bouger ? Dois-je en plus de m'occuper de toi te tenir la main pour chacun de tes mouvements ?

Orihima leva les yeux vers lui et ses iris gris rencontrèrent les verts de son interlocuteur.

- T'occuper de moi ?

Le pirate aux yeux verts la fixa avant de soupirer d'un air blasé : « Au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, tu te trouves à bord du Las Noches en tant qu'otage. Il marqua une pause avant de continuer d'un air de plus en plus sombre. Et je suis comme qui dirait ton – il sembla chercher le mot adéquat- geôlier». En entendant ces derniers mots, Orihime se remis à trembler. Son « geôlier » se pencha vers elle, si proche qu'elle pouvait sentir son souffle sur son visage

- Je te conseille donc vivement de manger ce repas, sinon je te forcerai d'une autre manière que la douce s'il le faut.

Apeurée, la jeune fille prit une bouchée de viande avant de se rendre compte qu'elle mourrait de faim. Se gardant bien de le montrer au pirate, elle se contenta de la manger lentement, comme si elle se forçait. Une fois fini, elle croqua dans la pomme. Osant détourner le regard de son repas, son regard se posa sur son geôlier étudiant ses cheveux noirs, puis sa peau extraordinairement pâle, avant de tomber sur ses yeux vert émeraude – il fallait bien le reconnaître- troublants. Sentant sa prisonnière l'observer, le pirate la regarda d'un air ennuyé, et Orihime se sentie comme happée par ses yeux. Décidant malgré sa crainte de briser le silence elle lui demanda :

- Ulquiorra c'est ton nom n'est-ce pas ?

Elle sentie une paire d'yeux se braquer à nouveau sur elle.

- En quoi cela est important ?

- Oh seulement pour…

Il la coupa. « Oui mon nom est Ulquiorra et maintenant que tu as eu une réponse laisse-moi te dire quelque chose : ne t'avise plus de parler, ni de pleurer, ni de piailler en ma présence. Est-ce clair ? » Sa captive hocha la tête, effrayée par le ton employé par le pirate aux yeux verts, mais ce dernier aurait pu jurer avoir distingué un bref instant une lueur de curiosité dans ses prunelles grises. Un long silence suivit, avant d'être brisé par Ulquiorra « Tu as fini ? » Elle acquiesça et déposa le trognon de la pomme sur le plateau. Le pirate repartit avec le plateau, sans mots ni regards. De nouveau seule, Orihime se rassit sur sa chaise et laissa tomber sa tête sur la table. « Mais que vais-je devenir ? »se questionna-t-elle. Elle repensa alors à ses amis, à Tatsuki-chan, à Kurosaki-kun…. Plongée dans ses souvenirs, elle ne se rendit pas compte de la porte qui s'ouvrait, ni du bruit de pas s'approchant de sa chaise. Une voix juste derrière elle la fit sursauter : « Alors on s'ennuie pas trop? ». Orihime se retourna pour faire face à deux jeunes filles, environ du même âge qu'elle. « Ben alors , t'es muette ? » dit une brune à couettes. « Laisse tomber fit une blonde aux cheveux courts, elle est sûrement trop peureuse pour nous répondre ». Les deux éclatèrent de rire.

- Que me voulez-vous ? demanda Orihime, essayant d'adopter une voix ferme malgré sa peur.

– Mais rien ma chérie, juste te dire un petit mot de bienvenue, ricana la première.

– Ca doit vraiment être dur d'être seule, hein ? s'apitoya la blonde d'un air condescendant.

– Mais que me voulez-vous à la fin ? s'écria Orihime

- Nous ? Mais rien, n'est-ce pas Lolly ? fit la brune

- Absolument Menolly, absolument rien, affirma la blonde.

Orihime n'apprécia pas le ton employé par les deux filles devant elle. Menolly s'approcha d'elle :

- Alors comme ça on se prend pour la chouchoute ?

- Mais de quoi parlez-vous ?

- Fait pas ton innocente sale pouffe ! On sait que tu le veux l'agressa Lolly

- Mais de quoi ? s'exclama Orihime les larmes aux yeux

- C'est ça fait ta petite sainte espèce de truie !

Les deux commencèrent à s'avancer vers Orihime qui, se redressant brutalement fit tomber le siège. Rapidement la jeune fille se retrouva acculée dans un coin de la cabine. « Alors on rigole moins là, non ? » dit Menolly. « Maintenant crache le morceau ! Dis-nous ce que vous avez fait ! » Orihime ne dit rien. « Sois forte, pensa-t-elle, ne te laisse pas submerger par la panique ».

-T'es sourde ou quoi ? gueula la brune en lui donnant un coup de pied. Orihime se recroquevilla sur elle-même, les yeux plissés par la douleur. Menolly la tira par les cheveux : « Répond quand on te parle ! » Orihime ne disait toujours rien. Bouillante de rage, Menolly la gifla avant de la pousser par terre. « Menolly calme toi maintenant tenta Lolly, elle a eu son compte ». Mais la brune ne voulait rien entendre. Elle recommença à donner des coups de pieds à Orihime. « Ca suffit, Menolly cria Lolly, partons avant que quelqu'un… » Elle s'arrêta net. « qu'est-ce qu'il y a, t'as vu un fantôme ou quoi ? »dit Menolly en se retournant, avant de se raidir de peur. Face à elles se trouvait Ulquiorra, avec toujours la même expression d'indifférence. Les deux se mirent à trembler de concert. Le pirate aux yeux verts s'avança vers elles avant de s'arrêter à quelques mètres.

- Savez-vous ce que vous faites ?

N'ayant aucune réponse des deux filles face à lui, il continua : «Vous avez enfreint les ordres du capitaine. Et vous connaissez le prix à payer… ». Lolly se mit à gémir, tandis que sa comparse ne disait rien, les yeux rivés au sol les poings crispés. Soudain Menolly releva la tête et empoigna le poignet de Lolly et quitta aussi vite qu'elle le put la cabine, laissant un Ulquiorra toujours indifférent et une Orihime complètement sciée. Tournant la tête, le pirate regarda la jeune fille qui eut un mouvement de recul. Ulquiorra s'approcha d'elle :

- Qu'est-ce qu'elles t'ont fait ?

Orihime ne dit rien et secoua sa tête. Le regard du pirate sembla s'adoucir. « Lève-toi femme ! » dit- il en lui tendant la main. La jeune fille d'abord hésitante, finit par la lui prendre. Il la redressa sur ses pieds, avant d'observer sa joue endolorie. Ses yeux descendirent sur ses habits noirs de poussière.

- Enlève tes vêtements

- Pardon ? s'écria Orihime, semblant retrouver un regain d'énergie.

–Tu m'as entendu femme !

La jeune fille voulut protester mais se ravisa en voyant le visage du pirate. Rougissante, elle retira ses collants puis sa robe, se retrouvant en corset et bas. Mais Ulquiorra ne sembla éprouver aucune émotion, se contentant d'examiner les quelques meurtrissures et hématomes sur son corps. « Ne bouge pas lui dit-il, je reviens ». Elle acquiesça. Il sortit de la cabine et y revint quelques minutes plus tard, avec alcool et bande de gazes, avant de les poser sur la table. « Approche-toi femme ». Orihime lui obéit. Il se mit en face d'elle et commença à imbiber d'alcool une bande puis l'appliqua sur ses égratignures. La jeune fille se mordit la lèvre histoire de ne pas montrer son inconfort. Une fois qu'Ulquiorra eut fini de désinfecter ses plaies, il apposa des pansements sur sa hanche, puis un sous sa poitrine, qui fit rougir de plus belle Orihime. Restait sa joue. Cette dernière était encore rouge, Menolly n'y étant pas allée de main morte. Le pirate aux yeux émeraude sortit une main de sa poche, avant de caresser du dos de la main sa joue. La jeune fille ne put s'empêcher de frissonner, mais pas de peur cette fois ci….. Elle leva ses yeux vers le visage de son geôlier, mais n'y décela aucune expression. Elle ne put s'empêcher de soupirer. En son for intérieur bien sûr. Ulquiorra enleva sa main de la joue de sa prisonnière. Il administra sur celle-ci un petit bout de bande mouillée, puis la retira avec douceur. Orihime sursauta quand elle l'entendit reparler :

- Ça devrait aller

- Merci, lui dit Orihime, d'être venu me sauvée et de m'avoir soignée.

Le pirate darda ses yeux sur elle.

- Mes ordres reçus du capitaine sont de veiller à ta sécurité et ton bien-être. Je n'exécute que mon devoir.

– Merci quand même sourit la jeune fille

Ulquiorra détourna la tête un court instant, pour qu'elle ne se rende pas compte de sa gêne.

- Ce n'est rien. A vrai dire, c'est plutôt de ma faute j'aurai dû me douter que ces deux groupies viendraient te rendre visite.

– Groupies ?

- Aucune importance, et de plus ce ne sont pas tes affaires répliqua Ulquiorra.

Vexée, Orihime lui tourna le dos. Le pirate soupira avant de se diriger vers la sortie, mais se stoppa à trois pieds de la porte.

- Ah j'allais oublier, je t'ai amené des vêtements autres que ta robe.

Orihime se rappela alors qu'elle était en sous-vêtements, ce qui la fit rougir à nouveau. Sur cette dernière phrase, il sortit de la cabine et referma la porte derrière lui. La jeune fille toujours de dos se retourna puis vit en effet un tas de vêtements sur le lit. Mais trop fatiguée par les événements de la journée, encore secouée, elle ne prit pas la peine de les regarder. Elle s'allongea sur le lit et s'endormit aussitôt. Elle rêva alors de vert….

Tadam! Ça vous a plu?

En tout cas, je vous dis surement à la semaine prochaine, avec une super visite du Las Noches et de ses occupants... ah, et qui sait un rapprochement?

See you soon!