Je ne savais pas vraiment quand publier ça. Et puis je me suis dit « quoi de mieux que noël ? ». Alors, me voilà ! J'ai fini le chapitre ce matin et maintenant, il est à vous :)
Merci pour vos visites, vos lectures et vos reviews, tout ça est très important pour moi car motivant. Ecrire est en effet bénéfique pour soi, mais rien n'est aussi passionnant que le partager avec d'autres. Merci (l)
Réponse aux reviews :
Myrtille278 : Oh c'est super touchant ce que tu dis, je sais que je ne suis pas assidue mais… je marche à l'inspiration, je ne me force jamais, du coup, des fois… ça met du temps à venir x) J'ai voulu le dernier chapitre un peu lent histoire d'instaurer un peu de temps calme et de mettre en place les personnages comme les relations. Mais si tu voulais de l'action, tu devrais être servie avec ce chapitre là :p
Celia123 : Nimue ne pouvait pas partir trop facilement, c'était un peu la mascotte complètement tarée de cette édition ! xD Bon, à ce stade du jeu, je ne peux plus rien promettre pour les vies épargnées ! Jusqu'à maintenant je me fiais à vos votes mais il y a des scènes que j'ai déjà en tête et qui implique la mort de certains personnages xD Bon, en même temps, un hunger game, on sait bien qu'il ne faut pas s'attacher aux personnages ! Merci de me lire. J'irais refaire un tour sur tes chapitres que j'ai aussi lâchement abandonnés que cette histoire depuis le début de l'année et je les corrigerai si tu le souhaites :)
Worz : J'aime bien quand c'est confus, quand on doit essayer de comprendre ou d'imaginer, c'est trop facile de dire « et untel tua machin » xD En plus ça fait un peu de suspense ! Bon, du coup, tu devrais trouver ce chapitre confus également XD Mais pourquoi personne n'aime Wanda ? XD Elle est toute choupinou depuis le début mais personne peut la blairer xD C'est con parce que c'est l'une de mes préférées :p (bon, Lily l'était aussi et on sait ce qu'il lui est arrivé, comme quoi… x) ) Contente de te savoir toujours à bord de ce vaisseau ^^
MysticDexios : Merci beaucoup pour ton intérêt pour mon histoire ! Je dois avouer que lire ton commentaire (il y a quelques temps) est l'une des raisons qui m'a poussée à réécrire pour continuer cette histoire (à l'époque, je commençais à avoir du mal à tuer mes personnages. Puis maintenant que j'ai pris mes distances, je le vis mieux XD) alors merci :) Ah oui, Lily… sa mort est le début de beaucoup de choses ! Bon, j'aurais pu faire mourir quelqu'un d'autre mais la plupart des mentors (des perso encore vivants) sont des connards alors que son frère s'inquiétait vraiment pour sa sœur :) J'adore la façon dont Exodus devient petit à petit extrêmement détestable. J'ai presque l'impression que Nonam est une enfant de cœur à côté de lui (parce qu'elle a un but autre que la survie, au moins, elle xD). Pour Nekaël et Wanda, tu vas être servie ! enfin… presque. Merci pour ta lecture et tes reviews ! :)
Wanda Jones
Deux jours sont passés sans qu'un coup de canon ne soit tiré. C'est de mauvaise augure : les habitants de Panem vont s'ennuyer. J'imagine le haut juge avec son sourire sanguinaire réfléchir à une nouvelle idée machiavélique pour nous torturer ou nous détruire. Je me demande s'ils n'ont pas créé le requin à son image en copiant l'absence d'âme dans ses prunelles.
Nekaël gémit dans son sommeil et se retourne en enfonçant son nez aquilin dans la mousse du sol boisé. Je m'approche et lui caresse les cheveux affectueusement, faisant glisser entre mes doigts de douces mèches foncées. Ce serait si facile. Je pourrais prendre une grosse pierre et l'abattre sur son crâne sans qu'il ne comprenne ce qu'il lui arrive. Mais j'en suis incapable. Ça pourrait pourtant lui éviter une fin bien pire : déchiqueté, découpé, étripé.
La mort dans le sommeil est si douce. Mais je ne pourrais jamais lui faire de mal.
Je pense à Diego, celui que j'ai abandonné pour m'oublier dans la serre, sous les yeux infâmes des juges. Celui que j'ai laissé derrière moi de peur d'avoir sa mort sur la conscience, quand je pensais encore pouvoir survivre.
Je me couche sur la mousse et regarde les étoiles dans le ciel. Je crois que je comprends Nekaël. C'est un peu de chez nous : le ciel est le même partout. Une larme coule sur ma joue mais je ne l'essuie pas. Peut-être qu'à travers la nuit, les caméras ne la verront pas.
Je commence à sentir le tiraillement désagréable d'une gorge sèche. Ma langue me semble lourde lorsqu'elle claque contre mon palais. Je me relève pour prendre la gourde de Sidney mais je devine à sa légèreté qu'elle est vide. Je regarde autour de moi sans rien voir. Aucune ombre, aucun frémissement de branches. J'attends quelques minutes, l'oreille à l'affut, guettant le moindre bruit.
N'entendant rien, je finis par m'éloigner au petit trot afin de rejoindre la rivière d'où nous étions partis par prudence. Je suis un mince chemin en essayant de retrouver nos traces de pas, comme Nekaël me l'a appris. J'arrive enfin au cours d'eau et mets mes mains en coupole pour me désaltérer. Ensuite, je plonge la gourde dans la rivière pour la remplir : mon compagnon devrait avoir soif en se réveillant. Je reprends la route en chemin inverse, à l'écoute de ce qui m'entoure pour ne pas être surprise par un autre tribut, mais les yeux levés vers le ciel.
Soudain, j'entends les sons reconnaissables de voix. Au début, je ne comprends pas ce qu'ils disent mais mon cœur part dans une course folle lorsque je réalise de quelle direction ils proviennent : Nekaël.
Nous sommes dans un Hunger Game. Je pourrais faire demi-tour, m'enfuir, le laisser à son sort. Mais avant même que cette possibilité m'apparaisse préférable, mes jambes sont lancées. Je raccourcis la distance qui me sépare de notre feu de camp en un rien de temps et, alors, les voix se font compréhensibles :
- Elle est où ta copine ?
Silence.
- Réponds quand on te parle, bordel !
Je vois enfin Nekaël, à genoux sur le sol boueux, une lame sur la gorge. Le mâle du district 12 en tient le manche tandis que la fille se tient debout derrière lui. Nekaël lâche un hoquet de douleur et je devine que l'arme a commencé à lui entailler la peau. J'hésite à me jeter sur ses assaillants mais je n'ai aucune arme, rien pour battre les leurs. Les yeux bleus de mon ami rencontrent les miens. Discrètement, il fronce les sourcils pour me dissuader de faire quoi que ce soit.
Je ne peux pas le laisser mourir sous mes yeux, pas comme ça. J'ai l'impression que mon corps s'enflamme sous l'effet de l'adrénaline, comme une chaleur qui s'empare de moi et ne cherche qu'à exploser. Je dois le sauver. Mais j'ai les mains vides. Non, pas tout à fait.
Je me précipite entre les arbres, foulant à peine le sol et réalisant pour la première fois à quel point ma combinaison élastique est pratique. Je serre la gourde dans ma main, de toutes mes forces. J'espère que son métal est dur. Je me jette sur Nonam et la lui écrase sur le crâne de toutes mes forces. Elle pousse un hurlement effroyable et son partenaire lâche Nekaël pour se tourner vers moi.
Evy Blake
Un coup de canon me tire du sommeil. Je frissonne en sentant le vent glacial de la nuit gifler mon visage. La crème envoyée par les sponsors a fonctionné à merveille et je suis de nouveau en pleine forme. Victor le remarque car il se relève du promontoire de garde où il était accroupi. Je ne voulais pas d'alliance mais je suis loyale : il m'a sauvée la vie. Bien sûr, c'est parce que je lui serai sans doute utile maintenant que ses potes sont morts.
Il s'approche de moi et me tend un sac à dos plein.
- Prête pour aller chasser ? demande-t-il avec un sourire.
- Bien sûr, je réponds.
Il est temps de remercier les sponsors en faisant couler le sang. J'ouvre le sac que Victor m'a tendu et en sort un sachet de morceaux de bœuf séché et une pomme encore fraîche. Après cette collation, je prends en main les doubles lames que Victor a ramené et joue avec entre mes doigts. Voilà, je suis prête.
Victor m'emboîte le pas, je dois reconnaître qu'il est meilleur que moi en traque. Nous marchons rapidement jusqu'à rejoindre la plage. J'observe la forêt à la recherche de fumée ou de lumière, en vain, les moins rusés sont sans doute déjà tous morts.
- Allons par-là, propose Victor.
Je le suis, prête à me jeter sur le premier tribut que me tombera sous la main. J'espère que ce sera cette salope de Nonam, histoire que je puisse me venger. Peu importe que ce mon frère lui a fait, je n'aurais aucun remord à la tuer. Lentement. Cruellement.
Victor tombe sur l'affluent d'un petit ruisseau. Bien, cette ressource d'eau doit être un piège parfait. Nous remontons le cours d'eau sans un bruit, à l'affut du moindre son qui ne soit pas naturel. Il est temps de rendre fière ma famille, de lui apporter honneur et gloire. Et de ridiculiser mon trouillard de grand frère.
Exodus Keepling
Maintenant que j'ai déjà tué deux fois, je me sens prêt à achever n'importe qui. Il y a quelques semaines, je pensais avoir peur du sang. Non, pas peur. Un dégoût, une répugnance. Maintenant, il m'indiffère. Je serai prêt à tout pour survivre.
Vright m'observe à chaque instant, je le vois bien. Il ne me lâche pas des yeux et je le suspecte de ne même pas dormir la nuit. Ce n'est pas grave, il s'affaiblit, il me servira d'appât si jamais on se fait attraper. C'est le dinosaure malade et vieux qui ferme la marche de la horde et moi, moi je suis le chef. C'est le chef qui survit pendant que l'autre se fait bouffer.
Il n'a pas l'âme d'un tueur. Il n'est pas… il n'est pas… il n'est pas comme moi, il n'est pas moi. Je vais survivre, je vais gagner.
Il se lève et cueille quelques baies dans un buisson. Je me retiens de sourire : elles sont mauvaises. Elles le tueront. Je ne dis rien, qu'il se débrouille. Mais il ne porte pas les baies à ses lèvres. Il en prend une et la frotte sur son poignet, attend quelques instants avant de faire une grimace et de tout jeter par terre. Je me mords la lèvre, je devrais peut-être le tuer, l'éliminer pour être sûr qu'il crève avant moi, pour me faire avancer un peu plus vers la victoire.
Non, non, je ne devrais pas. C'est mon bouclier, on ne jette pas un bouclier par terre avant qu'il ait servi.
Soudain Vright se relève, ses yeux sont plantés derrière moi. Je me lève en tenant dans ma main une énorme pierre. Je tiens mes jambes légèrement écartées, prêt à attaquer ou à m'enfuir suivant ceux qui sont derrière moi. Je tourne brusquement la tête alors que mon bouclier n'a toujours pas bougé.
C'est la blonde du 11 et le mec bizarre du 3. Ils sont couverts de sang. Le bras du mec pisse le sang : il est gravement entaillé. Quelles magnifiques proies, quel plateau d'argent. Merde. La fille aide le mec à marcher mais elle a une épée dans son autre main. Je peux les tuer, tous les deux, j'en suis sûr. Elle est faible, elle le tient, elle ne le lâchera pas. C'est elle qu'il faut viser d'abord.
Je me jette sur ma proie.
Seith Helfryn
Un coup de canon retentit. Mon cœur s'arrête de battre, comme à chaque fois. Il fait nuit noire et les portraits ne sont pas encore apparut dans le ciel sombre. Le nombre de survivants s'amenuise et j'entrevois l'espoir de retrouver Gavyn. Mais quand j'ouvre les yeux, je vois Jeremy qui veille sur Leïa. C'est étrange de les voir. Elle n'a d'yeux que pour lui alors qu'il la considère comme une petite sœur. C'en est presque triste.
J'entends un bruit étrange, anormal. Leïa l'a entendu aussi car elle se relève brusquement, manquant de mettre un coup de boule à Jeremy. Ce dernier nous fait signe de ne pas bouger. Les bruits se rapprochent. Trop vite, trop régulièrement.
- Courrez, je lance sans attendre davantage.
Je me lève et m'enfuis dans la nuit, manquant de trébucher à deux reprises. J'entends Leïa et Jeremy derrière moi, ainsi que d'autres foulées qui transpercent la nuit : nous sommes suivis. Non, je ne peux pas être attraper, pas comme ça, pas maintenant. Je dois rentrer chez moi. Je cours le plus vite possible, j'accélère jusqu'à sentir mon cœur hurler de douleur dans ma poitrine. J'imagine les caméras braquées sur moi, j'imagine Gavyn qui me regarde. Je ne peux pas le laisser voir quelqu'un m'égorger. Je cours, encore et encore, sur le point de perdre connaissance, le souffle court, avec un point de côté qui me déchire.
- Seith ! hurle la voix de Jeremy.
Je continue de courir. La voix m'appelle une seconde fois. Je veux vivre, je veux vivre. Vivre. Survivre. Ce sont les seuls mots auxquels je pense, les mots qui m'enivrent et me recouvrent. L'hymne retentit soudain et produit un électrochoc en moi. Je m'arrête et me retourne : Jeremy est à une cinquantaine de mètres, Leïa sur son dos. Derrière lui, Victor et Evy arrivent. Ils vont les attraper. Ma conscience se bat quelques instants avec ma raison.
Je m'enfuis.
Je suis désolé.
Gavyn Helfryn
Le tic-tac de l'horloge a l'odeur de la mort.
Je m'agite sur mes jambes, mes doigts se crispent, se frottent furieusement. L'écran géant me fait de l'œil, me narguant de son noir inanimé. Seith était en train de dormir. Il ne peut rien lui arriver. Rien, non, rien du tout.
La présidente fait son entrée. Son tailleur bleu marine est aussi impeccable que d'habitude et aucun de ses cheveux noirs ne dépassent de son chignon. Elle nous regarde avec condescendance, un sourire suffisant sur les lèvres. A ma droite, les endeuillés ont mauvaise mine. La tension est palpable. Ils ne cessent de jeter des coups d'œil mauvais aux parents des meurtriers de leur frère, de leur sœur, de leur fils, de leur petite-fille…
A ma gauche, ceux qui croient encore au retour des leurs n'ont d'yeux que pour Jammy Meyer. Il porte une combinaison blanche qui ne laisse aucun doute sur ce qui va arriver.
Jammy, Jammy, pourquoi as-tu réagi ainsi ? Je pense à ses parents, qui sont juste devant moi, sans oser les regarder. Ils ont perdu leur fille, ils vont à présent voir leur fils mourir.
Jammy est impassible. Il sait qu'il n'y a pas d'autres issues. Il a tué trois gardes et la présidente va faire de lui un exemple.
Les secondes passent, inexorablement. J'ai l'impression que le temps s'allonge. Désolé Jammy, mais je dois voir Seith, je dois m'assurer qu'il va bien, il suffit d'un instant pour que sa vie bascule.
Puis la présidence fait son discours expliquant à quel point il est important de respecter l'ordre établi. Je ne l'écoute qu'à moitié tant elle m'insupporte. Elle sait ce qu'il faut faire pour terrifier le peuple et étouffer dans l'œuf toute tentative de révolte.
Un de ses gardes lève son bras au bout duquel luit le noir brillant d'un canon de révolver.
La détonation résonne et se répercute contre chaque mur de la pièce.
L'estrade auparavant blanche comme la neige est désormais maculée du sang de Jammy.
Récapitulatif : deux morts pour ce chapitre dont je vous tais les noms pour l'instant :p (+ Jammy. Pauvre Jammy :( )
N'oubliez pas de me laisser une petite review, ça prend 2 minutes et ça fait toujours très plaisir :)
