Joyeux Noël! Je me suis dis que le moment est parfait pour offrir un beau cadeau! Deux chanceux vont avoir un après-midi rien que pour eux... Je vous dis bonne lecture et puisse le chapitre vous plaire ;) Ne soyez pas timides et dites moi tout! ( euhum gros sous-entendu hum)
Chapitre 6 : Un bateau pour deux
« Iles Caïmans en vue ! »
Ulquiorra dégagea son bras de l'emprise d'Orihime.
- Reste ici femme.
Il claqua la porte derrière lui. Le pirate se rendit directement à la cabine de son capitaine et le vit les mains derrière le dos devant sa fenêtre. Aizen lui sourit « Pile à l'heure ». Son interlocuteur s'inclina.
« Vois-tu, poursuivit Aizen, nous atteindrons dans pas plus d'une heure les îles. L'équipage aura quartier libre, mais je veux que tu restes et surveilles le navire. Profites-en pour faire sortir la fille, qu'elle profite du bateau désert. Je veux que tu la laisses faire ce que bon lui semble du moment qu'elle ne quitte pas le Las Noches. Il faut qu'elle se sente à l'aise. De plus si c'est toi, les choses n'en seront que plus faciles ».
Son rictus s'élargit devant la position stoïque d'Ulquiorra et de son air indifférent.
« Comme je te l'ai dit ce matin elle semble avoir une certaine confiance en toi. C'est pourquoi je t'ai choisi dès le départ pour cette tâche. Je compte sur toi Ulquiorra c'est un tournant des plus importants ».
Le visage toujours impassible le pirate lâcha un « à vos ordres » puis quitta la cabine. Resté seul Aizen ne put s'empêcher de lâcher un léger rire. Les choses allaient dans le bon sens.
Le navire arriva au bout d'une heure à sa destination et aborda dans une petite crique discrète, éloignée de la ville. Le Las Noches descendit le pavillon noir et les pirates se regroupèrent sur le pont, attendant les ordres de leur chef. Ce dernier apparut et de son point de vue en hauteur s'exprima :
- Mes amis, aujourd'hui ce sera quartier libre à tous jusqu'à demain matin, deux heures après le lever du soleil.
Les pirates hurlèrent de joie. Quartier libre ! C'est-à-dire boire, manger, et pourquoi pas faire d'autres choses plus tard… Le bateau se vida en moins de deux, les pirates se ruant vers la direction de la ville. Seul Ulquiorra resta sur le pont, jusqu'au départ de son capitaine suivit de Gin et Tousen. Aizen tapa l'épaule du pirate
« je compte sur toi », lui dit-il avant de sauter à terre et de disparaître ses lieutenants à sa suite.
Désormais totalement seul avec la femme le pirate aux yeux verts se rendit à la cabine de celle-ci. Étrangement les mots que son capitaine lui avait dit plus tôt restaient dans ses pensées « elle semble avoir développé une certaine confiance en toi ». Ulquiorra secoua sa tête chassant ses réflexions parasites. Il ne devait qu'obéir aux ordres, et ne pas commencer à mêler ses avis ni ses sentiments à sa mission. Il ne devait pas faillir. Arrivé devant la porte d'Orihime il l'ouvrit et trouva la jeune fille assise à sa chaise, les yeux perdus dans le vide. Au son de ses pas elle releva la tête. Devant son regard interrogateur le pirate aux cheveux corbeau s'expliqua:
« nous venons d'accoster aux îles et le capitaine a donné quartier libre à l'équipage ».
Sa prisonnière lui demanda d'une petite voix « et toi tu n'y vas pas ? ».
« J'ai pour ordre de veiller sur toi, lui rappela-t-il. Il ne reste plus que nous deux sur le navire ».
La jeune fille frémit à ces derniers mots. Elle se donna une claque mentale : mais à quoi pensait-elle ? Ses pensées de la veille refirent surface. La voix de son gardien interrompit le cours de ses pensées.
« Tu es libre d'aller sur le navire à ta guise ». Sur ces mots il sortit de la pièce mais laissa la porte entrebâillée. Orihime réfléchit aux mots du pirate elle pouvait donc faire ce qu'elle voulait ! Elle se leva de sa chaise et se dirigea vers la sortie. Un vent frais lui fouetta le visage quand elle referma la porte derrière elle. La jeune fille observa le paysage autour d'elle. Le bateau se trouvait à quelques brasses d'une plage de sable fin entourée de palmiers et de végétation tropicale. L'eau était bleu turquoise avec des reflets violets. Elle inspira un grand coup c'était un des plus beaux tableaux qu'elle ait jamais vu. Orihime descendit sur le pont et alla jusqu'au bout du bateau, juste au-dessus de la poupe. Un bref instant elle songea à sauter et à disparaitre pour retrouver la liberté. Non, se dit-elle, le capitaine irait jusqu'à tuer tous les habitants pour la retrouver. Et Ulquiorra, comment réagirait-il ? Serait-il triste ? Indifférent ? Elle s'accouda au rebord du navire les paumes sous son menton et regarda l'horizon bleu. La jeune fille se décida finalement à bouger. Vu qu'elle connaissait maintenant les deux parties du navire, elle eut envie de descendre sur la plage pour tremper ses pieds dans l'eau. Elle tourna la tête et ne vit Ulquiorra nulle part. Elle se dépêcha de retirer ses bottes et passa de l'autre côté du rebord. Elle enroula ses jambes autour de la corde de l'ancre et se laissa doucement glisser jusqu'à ce qu'elle sente de la terre sous ses pieds. L'eau lui arrivait aux mollets. Rien que le fait d'être hors du Las Noches lui donnait l'impression d'être libre. Elle gagna rapidement la plage. Ce que c'était agréable de sentir le sable chaud sous ses pieds ! Orihime rigola et s'allongea sur la plage. Une brise vint caresser son visage, les palmiers s'agitèrent doucement et le chant d'un oiseau se fit entendre. La jeune fille ferma les yeux.
Elle sursauta et ouvrit les yeux. Elle vit une ombre au-dessus d'elle. Une ombre aux yeux verts. La jeune fille se redressa brusquement et vit Ulquiorra au-dessus, l'air ennuyé.
« Que fais-tu femme ? » lui demanda-t-il.
« Euh…je..je voulais juste a-aller s-sur la plage,répondit-elle, il fait t-tellement beau.. ».
Le pirate la regarda d'un regard indéchiffrable, comme d'habitude pensa-t-elle.
« Le capitaine a interdit que tu quittes le navire. Je devrais te punir pour être partie comme ça ».
Orihime frissonna. Qu'est-ce qu'il allait lui faire ?
Ulquiorra quant à lui observait la jeune fille. Il ne put s'empêcher de penser qu'elle était plutôt débrouillarde. Lorsqu'il avait remarqué les bottes laissées sur le pont, il avait eu un bref instant un sentiment étrange, mais il n'arrivait à mettre le doigt dessus. C'était le même qu'il avait ressenti lorsqu'il l'avait soignée après l'attaque de Lolly et Menolly, lorsqu'ils étaient sur la hune le matin même, lorsqu'elle s'était confiée, puis l'accident de sa poitrine sur ses cuisses. Il avait beau essayé de le renier il n'y arrivait pas. C'est alors qu'il avait remarqué une forme étendue sur la plage. Il s'était dépêché de la rejoindre. Lorsqu'il l'avait vu étendue les yeux fermés et le sourire aux lèvres, ce sentiment était revenu à la charge encore plus fort. On pouvait deviner sous sa chemise ses formes voluptueuses, mises en valeur par son corset, rendant sa taille encore plus fine et sa poitrine encore plus opulente. Un désir fou avait alors maîtrisé ses pensées ses gestes, et il avait dû faire rage de ne pas se précipiter sur elle et de la faire sienne à l'instant. Jamais ce désir ne s'était fait aussi virulent, si pressant en lui. Cela faisait à peine trois jours. Ulquiorra avait alors compris. De la passion. Un désir charnel envers cette fille. Voilà ce qu'il ressentait depuis le début. Mais il devait se maîtriser. Son dos était encore douloureux de son châtiment de la veille malgré les baumes du chirurgien. Il n'avait pas envie que cela recommence. Il s'était approché de sa prisonnière et l'avait observée d'un regard emplit de désir. Elle avait alors ouvert les yeux et sursauter en le voyant. Le pirate l'avait vue frissonner au mot punir.
« Retourne au Las Noches femme ».
Orihime se leva et se dirigea vers le bateau. Au moins elle avait pu profiter de la plage un tant soit peu. Le pirate aux yeux émeraude la suivit et bientôt les deux se retrouvèrent devant l'ancre du navire.
« Grimpe ».
La jeune fille aux cheveux cuivrés s'exécuta. Elle se rendit vite compte qu'elle n'arriverait pas à aller jusqu'au bout. Au quart de son escalade elle sentit ses bras se mettre à trembler. Elle regarda en bas et vit son geôlier l'observer depuis le sol.
« Je..euhm…je crois que je suis coincée », gémit-elle agrippée à la corde.
Ulquiorra la vit soudain pousser un cri et plonger droit sur lui. Orihime avait ressenti ses bras lâcher sous l'effort et s'était senti chuter droit vers l'océan en poussant un cri. Des bras solides l'entourèrent d'un geste rassurant et la serrèrent fermement.
« Ne t'avais-je pas dis que je ne recommencerais pas tous les jours femme ? ». La jeune fille releva la tête et croisa son regard vert. Elle se trouvait comme la veille dans ses bras, qui lui semblaient devenir familiers.
« Mes bras ont lâchés, s'excusa-t-elle, je suis désolée ».
Le pirate ne dit rien et la reposa à terre. Il rouvrit la bouche en disant :
- Monte sur mon dos.
La jeune fille lui lança un regard d'incompréhension. Ulquiorra répéta sa phrase.
-Monte sur mon dos femme. Tu remonteras avec moi au lieu de rester en bas.
Orihime acquiesça et grimpa sur le dos du pirate aux cheveux corbeau et enroula fermement ses jambes autour de sa taille et ses bras sur ses épaules comme un bébé koala à sa mère. Son geôlier monta sur l'ancre et commença son ascension de la corde avec sa prisonnière sur son dos. La jeune fille pouvait sentir les muscles de ses épaules et de son dos contre son corps. Elle frémit et s'agrippa plus fort contre sa peau fraîche. Ulquiorra frémissait aussi, mais de douleur et désir. Il pouvait sentir la poitrine chaude de la femme contre son dos, mais en contrepartie ses blessures de la veille qui commençait à se faire sentir, en plus du poids de la prisonnière. Après un dernier effort il réussit à atteindre le pont. Orihime descendit de ses épaules « merci ». Le pirate ne répondit pas et se dirigea vers la cabine du chirurgien. La jeune fille resta indécise, se demandant quoi faire. Elle finit par s'asseoir sur une caisse dans un coin du bateau à regarder le paysage.
La voix d'Ulquiorra la fit sursauter;
« Mange ».
Orihime se retourna et le vit lui tendre un plateau avec le même repas que la veille. La jeune fille ne s'était même pas rendu compte que le soleil n'était plus qu'une boule rouge loin à l'horizon Elle le prit de ses mains avec un remerciement et commença à manger le regard toujours fixé sur l'océan tandis que le pirate s'éloignait. Le crépuscule s'installait quand elle eut fini, et se mit à la recherche de son gardien pour savoir ce qu'il fallait faire du plateau. Orihime se rendit sur le pont et vit Ulquiorra perché sur la hune le regard perdu au loin. La jeune fille hésita puis se décida à l'interpeller:
« euh…où dois-je mettre le plateau ? ».
Elle le vit tourner la tête vers elle puis descendre d'un mouvement leste. Le pirate le lui prit des mains et se dirigea vers une cabine qu'Orihime n'avait pas remarqué. « Probablement la cuisine », songea-t-elle, cependant elle ne suivit pas son geôlier un son lui avait fait tourner la tête. Lorsque Ulquiorra revint, il la vit les yeux fermés et concentrée sur la musique qu'on pouvait entendre au loin de la petite ville de l'île. Au son de ses pas la jeune fille se retourna et lui sourit.
« J'ai toujours adoré la musique, lui confia-t-elle, ça me transporte comme dans un autre univers. Quand je suis seule, c'est mon seul réconfort. Et puis j'adore danser ».
Orihime rougit à ces mots. Le pirate ne manifesta aucune réaction particulière. Ils restèrent silencieux pendant un long moment. La nuit était maintenant tombée, et une myriade d'étoiles apparaissait dans le ciel, illuminant l'océan. La jeune fille se tourna soudain vers Ulquiorra rougissante.
« Euh…voudrais tu.. m'accorder une danse ? »
Son interlocuteur se rappela ses ordres « laisses la faire ce que bon lui semble ».
Le pirate acquiesça et Orihime lui prit les mains. Elle en mit une sur sa taille, l'autre dans sa main. Elle mit sa propre main sur son épaule et lui demanda :
- Connais-tu les pas de la valse ?
- Oui, lui répondit Ulquiorra, il y a longtemps.
– Alors je compte sur toi..Ulquiorra, rosit Orihime.
Le pirate ne répondit pas. Ils se mirent au milieu du pont et démarrèrent. Ils se mirent à se déplacer au gré de la musique à travers le pont. La jeune fille fut étonnée de la dextérité de son gardien en danse. Elle ne tarda pas à poser sa tête contre son torse et à se laisser mener par celui-ci, tout au long de leur danse. Ils s'arrêtèrent à la dernière note et se séparèrent. Orihime lui sourit « merci pour cette danse, j'ai beaucoup apprécié ». Le pirate hocha la tête puis se dirigea vers le mât central. La jeune fille voulut le suivre mais soudain trébucha et tomba en plein sur le pirate.
-Aïe aïe aïe…,gémit-elle en ouvrant ses yeux, je cr..
Elle ravala ses derniers mots en se rendant compte dans quelle position elle était. Allongée en plein sur Ulquiorra en dessous d'elle, sa poitrine écrasée contre son torse, le visage à quelques centimètres de celui de son gardien.
Ulquiorra rouvrit les yeux. Heurté de plein fouet par la fille il se retrouvait maintenant sous son poids par terre, la poitrine de celle-ci en plein sur son torse. Il la vit ouvrir ses yeux, son visage à quelques centimètres du sien. S'en fut trop. Il lui prit les épaules et la retourna, de façon à être au-dessus d'elle.
Orihime avait senti les bras du pirate lui enserrer les épaules et la retourner sur son dos malgré ses gigotements. Elle vit ses yeux émeraude la regarder d'un air qui la fit frissonner. Un regard différent, un regard de..désir. Les lèvres d'Ulquiorra se heurtèrent aux siennes d'un mouvement agressif, sa langue forçant le passage entre les lèvres de la jeune fille. Elle le laissa faire trop étonnée pour réagir. Sa langue joua avec la sienne, la caressa, la taquina pleine de désir et de passion. Le pirate finit par rompre le lien, à cours de souffle. Son désir augmenta en la voyant comme ça, sous lui, les yeux à moitié fermés un léger filet de salive au coin des lèvres. Il s'apprêtait à se repencher quand son acte le frappa de plein fouet. Il avait laissé ses pulsions le dominer et enfreint les ordres du capitaine.
Orihime vit ses yeux verts s'élargir et la pression sur son corps disparaître. Le pirate se dégagea et disparut de sa vue. Elle resta encore allongée un moment, choquée par les évènements qui venaient de se passer. La jeune fille porta ses doigts à ses lèvres. Jamais elle n'avait vécu un baiser si intense, si passionné. Par son ravisseur en plus. Elle s'endormit sans le remarquer, trop troublée pour réfléchir. La jeune fille ne se rendit même pas compte que pas une seule fois de la journée elle n'avait pensé à ses amis.
A suivre...tin din..
Ho ho Ulquiorra commence à céder! Qu'en est-il d'Orihime? Les choses vont également se presser... le but d'Aizen se préciser.. Ah oui j'adore les koalas:)
See you soon!
