Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas.

Genre : Humor/Family

Note de l'auteur : Le cauchemar continue pour Edward ! Franchement il est à plaindre le pauvre... Et le pire c'est que ça finira pas si vite, sans pour autant lui faire subir cette transformation jusqu'à ce que mort s'ensuive (allons, je ne suis pas si sadique).


chapitre II : BEGINNING OF THE END

La panique monta en Edward au fur et à mesure qu'il établissait toutes les conséquences de ce qu'il venait de dire.

-Mais alors... Maintenant qu'il est mort... Je ne vais jamais pouvoir retrouver mon apparence normale, je ne pourrais plus jamais me présenter devant mon frère, ma vie sociale est fichue, je vais devoir quitter l'armée et retourner à l'école !

Il s'effondra sur le sol et éclata en sanglots. Maes s'approcha de lui et le consola avec une affection toute paternelle.

-Allons, ce n'est pas si grave, ça aurait pu être pire !

L'alchimiste renifla avec dépit.

-Je vois pas comment ça pourrait être pire...

Le lieutenant réfléchit un instant à la question.

-Il aurait pu te transmuter en Roy.

Le jeune blond se tourna vers lui et opina de la tête.

-Oui vous avez raison, ça c'est le pire.

Un sourire mi-figue mi-raisin se dessina sur ses lèvres, pour retomber aussitôt.

-Ma vie va être un enfer si LUI l'apprend...

Maes, après quelques autres minutes de réflexion et compatissant au désespoir d'Edward, décida de lui faire une proposition.

-Tu n'as qu'à vivre chez moi en attendant qu'on trouve une solution !

Le jeune blond réagit vivement.

-Ah non ! C'est là où il a le plus de chance de me trouver !

Hughes insista.

-Aller quoi ! On te cachera quand il viendra !

Cartes sur table, mon argument de choc...

-Et Gracia cuisine très bien.

Le ventre d'Edward se mit à grogner à ces mots, car évidemment, il n'avait rien mangé depuis le matin. Grimaçant et maudissant son traître d'estomac, il soupira.

-Bon d'accord...

Il bondit sur ses jambes pour se rétamer aussi vite, les pieds pris dans son long manteau rouge.

-...J'crois que j'ai pas fini de subir les conséquences de tout les trucs tordus qui puisse exister en ce bas monde...

Il prit vaillamment appui sur ses bras et se releva en se drapant dans les lambeaux de sa dignité. Il avançait vers la sortie quand Hughes émit un léger toussotement. Le jeune blond se retourna.

-Quoi ?

Le lieutenant désigna le cadavre à deux mètres.

-Et lui, on en fait quoi ?

Edward jeta un regard noir à la dépouille et déclara :

-Foutez-le au feu, enterrez-le, faites-le dissoudre dans de l'acide, j'm'en fou, mais qu'il disparaisse.

Sur ces paroles pleine de gentillesse, le Fullmetal sortit du labo. Après quelques minutes Maes le rejoignit et ils partirent dans sa voiture de fonction. Ed fut pris d'une grande lassitude. C'est le genre de tuile qui n'arrive qu'à moi... Mais j'ai fait quoi récemment qui vaille la peine d'être puni aussi durement ? L'intégralité des insultes balancées au colonel étaient méritées, ceux que j'ai frappé sont ceux qui ont osé faire un commentaire sur ma taille... Qui a fortement diminué là en fait... Je suis maudit, c'est pas possible... Il laissa tomber sa tête sur le panneau de bord dans un bruit mat. Hughes lui jeta un coup d'œil bref et un peu ironique.

-Tu trouves vraiment ça si terrible ?

Edward se redressa et haussa le ton avec colère.

-Vous auriez trouvé ça comment à ma place ? J'vois pas c'qu'il y a de marrant à avoir le corps d'une gamine de je ne sais quel âge qui va peut-être finir par être le mien jusqu'à ma mort !

La frustration continua de croître au fur et à mesure qu'il parlait et il finit par hurler :

-ET J'AI HORREUR DE CETTE VOIX A DEUX BALLES !

Le lieutenant quant à lui riait en essayant vainement de le cacher au jeune blond. Manque de chance, ça ne lui échappa pas du tout. Il frappa de ses petits poings le bras de Maes qui était à sa portée avec rage mais pas forcément efficacité.

-ET VOUS MOQUEZ PAS DE MOI VOUS !

Ce qui n'eut pour effet que de renforcer l'hilarité de ce dernier. Se disant que de toute façon, ça ne lui mènerait à rien de continuer à le cogner si faiblement, il se mit de dos au conducteur, croisa les bras et se mit à bouder. Tactique plus ou moins persuasive. Hughes finit par se calmer, sans se départir toutefois d'un large sourire.

-Elysia fait exactement la même chose quand elle n'obtient pas gain de cause.

La remarque attira un grognement quasi inaudible de la part du blond qui devait être un « qu'est-ce que j'en ai à faire » en sûrement moins poli. Le lieutenant lui frotta affectueusement la tête. Edward se retourna en levant les bras pour chasser la main de l'importun.

-Eyh ! C'est pas parce que je ressemble à une gosse qu'il faut que vous vous croyiez tout permis !

Maes leva le bras dans un geste apaisant.

-OK OK, j'arrête, je ne te touche plus.

Il reporta aussitôt toute son attention sur la route. Ed fit la moue encore quelques secondes avant de demander :

-Au fait, vous en avez fait quoi pour finir ?

Hughes chercha un instant ce dont il parlait avant de claquer des doigts.

-Incinération façon Mustang pour que le corps ne soit pas utilisé dans des buts douteux et mise en boîte jusqu'à récupération de l'armée pour enterrement.

Ed eu un hochement de tête approbatif.

-Je sais pas si c'est un bon choix mais en tout cas c'est raisonné.

-Toutes les idées de Roy ne sont pas mauvaises.

-Ouais, mais les bonnes se font rare.

Hughes rit aux éclats en entendant cette réplique.

-Pas faux et bien envoyé !

Le blond esquissa une révérence comique et sourit largement à son tour. Le lieutenant gara la voiture devant sa maison et se tourna vers Edward avant d'en sortir.

-Attends que j'ai fait le tour de la voiture pour descendre.

Le jeune alchimiste lui adressa un regard surpris.

-Pourquoi ?

Maes lui ouvrit la portière et le prit par la taille. Ed s'affola.

-Mais mais mais vous faites quoi là ?

-Je t'évite de t'écraser sur le trottoir, et ne t'agites pas comme ça sinon je vais lâcher.

Il le déposa doucement sur les marches du perron. Edward se rappela qu'il avait dû grimper sur des morceaux de murs pour entrer dans le véhicule au début du trajet. Cependant, même si cela partait d'une intention sympathique, Hughes venait de l'humilier concrètement pour la deuxième fois de la soirée. De plus, celui-ci s'était retenu in-extremis de lui rappeler de ne pas s'éloigner de la porte. Exactement comme son âge apparent le nécessitait. Retour de la déprime au grand galop. Pour ne plus y penser, il voulut rentrer de façon à être un peu au chaud et de pouvoir enfin se coucher. Sauf que... La sonnette d'entrée était totalement hors de sa portée. Il essaya tout de même de l'atteindre en s'étirant au maximum, sans résultat. Baissant la tête, il se tourna vers Hughes. Le lieutenant, intrigué par son comportement, finit de fermer les ouvertures du véhicule et s'approcha du jeune blond.

-Qu'est-ce qu'il y a ?

Ed lui désigna, toujours sans relever la tête, la fameuse sonnette. Maes ne mit pas longtemps à comprendre.

-Oh excuse-moi, je n'avais pas penser à te prévenir de ça !

Il poussa légèrement la porte qui n'était pas fermée à clé. Un grand silence se fit. Hughes entra dans la maison et s'aperçut qu'Edward ne le suivait pas.

-Viens te réchauffer, tu vas finir par attraper froid.

Edward franchit le pas de la porte, sans relever davantage la tête, la referma et s'assit contre celle-ci, par terre, en ramenant ses genoux contre sa poitrine. Maes se sentit d'un coup très seul. Histoire de casser l'absence de bruit pesante, il s'agenouilla devant le jeune blond.

-C'est si déprimant que ça ?

Ed releva un visage désespéré.

-Vous pouvez même pas imaginer...

-Ok. Et tu comptes passer ta nuit sur le paillasson ?

L'alchimiste jeta un coup d'œil morne au paillasson en question mais ne répondit pas.

-Ce n'est pas en restant là que tout va s'arranger. En revanche, un bon petit plat ça résous bien des malheurs !

Hughes embarqua littéralement Ed dans la cuisine et le força à s'asseoir sur une chaise. Avant de réaliser que la tête d'Edward dépassait à peine le niveau de la table. Effet instantané, le blond cogna sa tête contre la table, son moral ayant quasiment atteint le centre de la Terre.

-Attends, on va arranger ça !

Maes ôta son manteau et celui d'Ed puis partit chercher deux bons dictionnaires pour surrélever un peu la position du pauvre Edward, loin d'être ravi de toute manière. On entendit des pas dans l'escalier et Gracia fit son apparition dans la cuisine.

-Bonsoir chér...

Elle resta un moment perplexe en voyant la nouvelle apparence du jeune alchimiste.

-Pitié, faites comme si vous n'aviez rien vu madame Hughes.

Gracia sourit à ces mots, loin de se départir de son habituelle bonne humeur.

-Je ne te promets rien, mais je vais faire mon possible pour. Vous avez faim ?

Maes s'empressa d'acquiescer et, après coup, il demanda :

-Au fait, comment on va faire pour tes vêtements ?

Il désigna de ce fait les habits dans lesquels nageait l'alchimiste. Celui-ci protesta vivement.

-Hors de question que je porte une robe !

-Justement, Elysia n'a que ça, ou des jupes si tu préfères.

-C'est pas mieux !

Gracia objecta :

-Mais tu risques de tomber avec tes vêtements actuels.

-Je suis DEJA tombé avec !

-Raison de plus, et il y a un escalier ici.

-Ça abrégera ce cauchemar...

Pour la première fois depuis que Hughes l'avait rencontré, Gracia se mit en colère.

-TU VAS TE CHANGER ET PLUS VITE QUE ÇA !

N'importe qui aurait marché au pas après avoir vu ceci. Edward n'échappa pas à la règle et fila à l'étage au risque de faire la plus belle chute de sa vie explorer les armoires d'Elysia. Maes lui même était plus qu'impressionné.

-Chérie, je ne t'avais jamais vu te fâcher, mais rappelle-moi de ne jamais plus te provoquer non plus.

-Promis j'y penserai.

Ayant très vite retrouvée son calme, Gracia se mit en devoir de préparer le dîner.

Pendant ce temps, Ed avait pénétré dans l'antre de la petite fille de Hughes. Sur la pointe des pieds et en zigzagant à travers les peluches, il atteignit le dressing. En l'ouvrant, il fut saisit d'horreur. Des robes roses à fanfreluches, dentelles et rubans en tout genre occupaient les tringles, des chaussures et sandalettes dans le même style étaient rangées en bas et sur le côté une tonne d'accessoires allant de la couronne aux boucles d'oreilles en étoile jonchaient les étagères. Scary movie pour un garçon en résumé. Il claqua les portes et leur tourna le dos pour s'appuyer dessus.

-Mais qu'est-ce qui m'a pris d'accepter de courser un malade mental au beau milieu de la nuit moi ?


P.S. : Un peu d'indulgence pour la fin de ce chapitre, je l'ai inventé à la va-vite, j'avais pas du tout la tête à ça et je dors mal depuis quelques jours. Peut-on considérer que ce sont des circonstances atténuantes ?