Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas.

Genre : Humor/Family

Note de l'auteur : Selon les sollicitations de cette chère Matsuyama, j'ai fait un chapitre plus long que le précèdent, rédigé l'après-midi même en plus ! Je remarque que je ne connais, comme d'habitude, que les grandes lignes de mon histoire et pour la suite, ben... J'improvise. Je n'ai jamais besoin de réécrire vingt mille fois mon texte, je change un ou deux mots selon les circonstances et voilà le récit fait à l'inspiration en une demi-heure. Je me demande si beaucoup d'écrivain font comme ça...


chapitre IV : CALL IMPROVISED

Alors que le soleil se levait à peine, une sonnerie retentit au rez-de-chaussé. Edward se réveilla en grommelant.

-Raaaaah, c'est qui l'crétin fini qui appelle à une heure pareille ?

Au bout de la troisième sonnerie et en constatant que ça n'avait perturbé le sommeil de personne d'autre, il descendit du lit avec sa robe tout froissée et descendit l'escalier pour décrocher le combiné en baillant.

-Allô ?

Il se retint d'ajouter : « puis-je connaître l'identité du débile insomniaque qui téléphone à 6h du matin un dimanche s'il vous plaît ? », par simple acquis de conscience parce que ça le démangeait vraiment.

-Bonjour ma petite Elysia, tu peux me passer ton papa je te prie ?

Instant de stupeur. Le colonel. Le colonel au bout du fil. O.k., c'était prévisible. C'était mathématiquement impossible qu'une personne saine d'esprit vienne à composer le numéro des Hughes aussi tôt en plein week-end. Edward eut un soupir intérieur de soulagement en s'apercevant que le Flame Alchemist n'était pas fichu de différencier une voix de petite fille d'une autre.

-Il dort encore.

-Pourrais-tu le réveiller, c'est très important ma puce.

Ed dût faire un violent effort sur lui-même pour pas l'engueuler sur les insinuations outrageante (qui ne lui étaient pas du tout adressé, soit dit en passant) qu'il venait de proférer. Après un peu de considération, il se dit aussi qu'il avait un certain culot de demander à ce qu'en plus on tire du lit son ami, qui n'y avait pas beaucoup eu droit cette nuit qui plus est.

-Mais papa est rentré très tard hier !

Court silence de l'autre côté.

-Bien, je vais passer alors.

-Noooooon !

Cri aussi spontané qu'irréfléchi. Edward s'en mordit les lèvres.

-Pourquoi non ?

La voix évidemment très surprise du colonel ne manqua pas de faire écho à la prestation de celle qu'il croyait être Elysia. Réfléchit Edward, réfléchit, qu'est-ce qu'une gamine serait capable de comprendre qui justifierait le fait qu'il ne puisse pas venir ici... Inutile d'inventer un mensonge qui serait facilement démontable, ça ne servirait qu'à le retenir un quart de seconde à peine. Un truc, un truc, viiite ! Ah, trouvé !

-Papa m'avait promis qu'on irait au parc ce matin !

Soupçon d'indignation dans le ton, réplique tout à fait enfantine, im-pa-ra-ble. Digne d'un grand acteur de cinéma hollywoodien. Sauf que voilà, contre Roy, ça ne marche pas si bien que ça.

-Je vois, excuse-moi. Et cette après-midi ?

Il lâche jamais l'affaire ou quoi ?

-Beeeeeen...

Il n'y avait rien d'autre d'ouvert à Central le dimanche. Enfin si, l'hôpital mais bon. Il voyait mal Hughes s'improvisant chirurgien pendant son week-end sacré.

-Donc je viendrais cette après-midi. Si vous revenez plus tôt, tu diras à ton papa de me prévenir ?

-Je ferais ça...

-Merci Elysia, passe une bonne matinée.

-Toi aussi tonton Roy.

Il avait dit ça mais il n'en pensait pas un mot. Casse-toi la figure en sortant de chez toi aurait été beaucoup plus véridique. Edward raccrocha en pâlissant à vu d'œil. Bon, il avait réussi à gagner du temps mais ça ne résolvait pas le problème. Le colonel allait débarquer dans plus ou moins 7h. C'est mort... Ma réputation est vraiment fichue maintenant... Sursaut de bon sens, il n'était pas condamné et il avait 1001 façons de s'en sortir. Et en plus, c'était son sens de la justice qui l'avait poussé à refuser de réveiller Maes un dimanche matin. Il s'était mis tout seul dans ce pétrin, à lui d'en sortir.

Après avoir un peu émergé du désespoir, une donnée lui revint en tête. Attend, il avait pas dit que c'était urgentissime pour qu'il puisse avoir Hughes ? Soudain la lumière se fit et Edward réalisa à quel point les adultes étaient les êtres les plus perfides du monde. J'ai pas 7 heures pour trouver une astuce, j'ai 5 minutes à tout casser ! Il piqua un sprint à l'étage et fonça dans la penderie. D'abord dénicher un truc moins ridicule, ensuite improviser. Ô miracle, il trouva un short au fond du placard et un tee-shirt déjà plus sobre que les froufrous de son précèdent vêtement, soigneusement pliés et tellement neuf qu'il doutait qu'ils aient été jamais porté. A peine avait-il pu mettre la main sur des baskets tout autant enfoui dans les méandres de la garde-robe que déjà on sonnait à la porte. Edward eut juste le temps de lâcher ses cheveux, croisant les doigts pour que cela suffise à le rendre méconnaissable aux yeux du colonel en descendant une nouvelle fois l'escalier pour ouvrir, puisque la famille Hughes n'était toujours pas décidée à quitter les bras de Morphée.

Quand Edward ouvrit la porte, il se statufia. Roy Mustang en habits décontractés, ça claque quand même. Nuance légèrement admirative dans le regard, comprenez Edward des étoiles plein les yeux en contemplation béate devant son supérieur. Le colonel quant à lui était stupéfait de voir cette gamine qu'il ne connaissait ni d'Ève ni d'Adam dans l'entrée. Ed se ressaisit très vite, histoire de ne pas laisser Roy prendre la parole en premier.

-V... Tu es tonton Roy ?

Une petite fille ne vouvoie pas, jamais. Surtout s'il s'agit d'une personne dont elle a entendu parler.

-Euh... Oui en effet.

-Alors t'es un tricheur.

Roy, qui était déjà bien perplexe, fut complètement dépassé par la réplique d'Edward.

-Pardon ?

-Tu devais pas venir ce matin, mais cette après-midi. T'es qu'un menteur.

Et vlan, Ed lui claqua la porte au nez.

Le colonel, de son côté, venait d'en prendre plein son grade. Heureusement pour lui qu'à cette heure il n'y avait pas de témoins, parce que sa fierté venait de prendre un rude coup. La petite n'avait pas tord, mais d'un autre côté c'était frustrant d'être rabroué par une gamine inconnue et littéralement insulté en connaissance de cause.

Parce qu'il était soit têtu soit stupide, il sonna une seconde fois. Edward ouvrit donc de nouveau et le jaugea d'un air lasse.

-Quoi encore ?

-Je dois voir Maes, c'est urgent s'il te plaît.

Trèès poli, avec un sourire charmeur et une dégaine de prince de contes de fées. Malgré tout, Ed n'en démordit pas.

-Ça aussi tu l'as dit tout à l'heure. Mais il dort encore depuis.

-Ce n'est rien, je vais le réveiller.

-Pas question, il dort j'ai dit.

-Mais...

-Il n'y a pas de « mais ». Il dort et il a besoin de se reposer. Reviens plus tard.

Roy anticipa son geste et bloqua la porte avant qu'elle n'eut pu la refermer.

-Je DOIS entrer. Laisse-moi passer je te prie.

Ed, qui commençait à en avoir ras-le-bol, lâcha la porte d'un coup ce qui fit se ramasser par terre l'étincelant colonel de Central.

-Si c'est si urgent, vas voir la police et fiche-lui la paix.

Se retenant quand même de lui asséner un bon coup de pied dans le ventre, même si l'envie ne lui manquait pas, elle lui adressa un regard plus noir que les ténèbres elles-même. Roy se releva, un peu sur les nerfs aussi.

-Écoute, c'est très important et je dois immédiatement lui parler.

-Est-ce que ça implique la destruction de la planète ?

-Euh... Non, pas vraiment.

-Alors c'est pas important.

Elle tenta de le pousser dehors mais une fillette de six ans face à un adulte vigoureux, ça paye pas de mine. Roy la saisit au collet et la posa un peu plus loin. Il lui tapota affectueusement la tête.

-Soit une gentille fille et laisse-moi faire, d'accord ?

Sans attendre de réponse, il monta à l'étage. Ed, n'ayant pas envi du tout d'obéir à un ordre aussi débile, le suivit à l'étage et s'apercevant avec joie que le colonel marchait actuellement sur un tapis, tira ce dernier et fit se rétamer une nouvelle fois son cher supérieur. D'une voix calme et moralisatrice, Edward s'adressa à lui.

-Si tu tentes encore d'entraver à son sommeil, je devrais employer les grands moyens.

Roy, qui pour le coup ne trouvait plus du tout la petite fille adorable se releva avec rage. Une image le frappa, les deux grands yeux dorés qui le fixait avec détermination et bravade, ces yeux, il n'en avait vu nul autre pareille. Roy prononça alors d'une voix incrédule :

-Edward ?


P.S. : Edward, Edward, Edward...Tu as voulu jouer les héros et voilà où ça t'a amené. J'adore cette façon automatique de se conduire à sa perte tout seul, ça impressionne plus que ça ne fâche !