Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas.

Genre : Humor/Family

Note de l'auteur : J'ai commencé à rédiger le brouillon de ce chapitre tout de suite après avoir fini le précèdent. Personnellement je le trouve encore plus bancale que le reste mais j'ai eu beau le retourner dans tout les sens, je n'ai pas su l'organiser autrement. Donc voilà désolé, j'espère que le chapitre suivant justifiera ce manquement à tous mes devoirs d'auteur.


chapitre V : IDENTITY SUBSTITUTED

Edward eut un mouvement de recule et dut lutter pour garder un visage neutre. Bordel, j'suis dans de beaux draps maintenant ! J'aurais p't'être pas du m'enflammer autant sur ce coup... Si intérieurement il paniquait à fond, il réussit à rester maître de ses expressions. Air suprêmement étonné, regard presque attendrissant, l'innocence faite fille.

-Qui ça ?

Roy secoua la tête. Il s'était sûrement trompé.

-Non c'est rien.

Ouaaah... J'aurais jamais cru que c'était si facile de le mener par le bout du museau ! Il s'en était tellement bien sorti qu'il en laissa échapper un soupir de soulagement. Grave erreur.

-Pourquoi soupires-tu ?

Ed se remit aussitôt sur le qui-vive.

-Parce que tu es encore là.

Il était tellement entraîné à répliquer contre son colonel que les réponses venaient automatiquement. Comme quoi la pratique, ça finit toujours par être utile. Roy avait retrouvé sa mauvaise humeur . Il reprit résolument sa route, décidé à délaisser la petite pour trouver Maes au plus vite. Sauf que ladite petite avait décidé de lui pourrir la vie jusqu'à ce qu'il quitte le navire. Elle se plaça donc devant lui, l'empêchant de passer.

-Et en plus t'es qu'une poule mouillée.

Sur ces mots, l'adorable gamine lui tira la langue. Le colonel finit par se mettre en colère.

-J'ai été gentil avec toi de bout en bout, alors maintenant fiche-moi la paix !

-Pas tant que tu ne seras pas parti.

-...Dis, tu es qui au juste petite ?

Edward désirait tellement l'étrangler après ça qu'il s'en mordit jusqu'au sang les lèvres pour ne pas craquer et faire sauter sa couverture.

-Je suis sûr que tu n'es pas la fille de Maes parce que tu es plus âgée qu'Elysia...

Comment ça plus âgée ? Tu t'es regardé avant vieux plouc ? Rassemblant tout ses efforts de self-control, Edward se contenta d'une moue agacée pour engager, ou pas, Roy à poursuivre.

-...et tu es beaucoup trop insupportable pour avoir été élevée par lui également.

Avant qu'il n'ait le temps de comprendre ce qui lui arrivait, le Flame Alchemist se prit un brutal coup de pied dans le genou, pile là où il y avait le plus de nerfs. Roy flancha en tenant son articulation martyrisée et en prononçant une tonne de jurons qu'une petite fille comme il faut ne se serait pas permis de répéter.

On entendit des pas précipités et Maes surgit, les lunettes de travers, en pyjama pilou et les cheveux royalement ébouriffés. La scène qu'il avait sous les yeux ne l'aida pas vraiment à reprendre pied avec la réalité.

-Mais qu'est-ce qui se passe ici ?

Edward se retourna, des sanglots commençant à poindre dans la voix.

-Tonton Maes, je lui ai dit que tu dormais mais tonton Roy il a rien voulu entendre et il a dit que j'étais insupportable !

Et la petite de piquer une crise de larmes dans les bras de Hughes. Roy était tellement stupéfait de cette réaction qu'il en oublia presque qu'il avait mal. Hughes, en bon père, câlina la fillette et entreprit de la consoler. Edward de son côté se disait qu'il mériterait un oscar pour ce genre de prestation. Il avait si bien jouer le jeu qu'il en avait émeut le colonel.

-Je suis désolé, je ne pensais pas ce que je disais...

-Mon œil !

Ed se sauva dans la salle de jeux d'Elysia et en ferma à clef la porte. Il se laissa tomber sur le parquet, épuisé par le stress et la comédie qu'il venait d'exécuter. J'ai vraiment cru que je ne m'en sortirais pas cette fois-ci... Je devrais faire plus attention à ce que je fais et dis sinon il va vite avoir de nouveau des soupçons quant à mon identité.

Une porte annexe menant à la chambre de la fille des Hughes s'ouvrit et Elysia entra en baillant très fort. Quand ses yeux se posèrent sur Edward , elle fut tout étonnée. Ed lui fit signe de se taire, entendant le colonel passer dans le couloir. Il put saisir des mots comme « attentat », « bombe » et... « homonculus ». S'il ne s'était rappelé à temps qu'il n'était pas vraiment en position pour aller se battre contre Envy et toute sa clique, il aurait sauter par la fenêtre et serait parti remuer Central sous l'apparence d'une jolie petite blonde miniature. Elysia revint à la charge dès qu'elle n'entendit plus les « grandes personnes » dans le couloir.

-Qui es-tu toi ? Je t'ai jamais vu à la maison avant !

-Euh...

Edward se disait intérieurement que le fait qu'il soit pris de court toute les deux secondes, ça commençait vraiment à le gonfler aussi. Faut dire que faire fonctionner son imagination à plein régime dès le réveil, ça finit par lui faire faire des ratés.

-Eh bieeeeeeeeen... Une cousine !

Ed n'était pas tellement sûr que Maes eu un frère ou une sœur, ou dans ce cas-là il en aurait énormément parlé, quoique... Vu la proportion qu'avait pris Elysia et Gracia dans sa vie, c'était pas moins certain.

Elysia hocha vaguement la tête.

-Et comment tu t'appelles ?

-Ed... Edwige !

Au moins si l'un d'entre nous se trompe, il pourra rectifier au dernier moment en prétextant la ressemblance des prénoms.

-O.K. Ça marche !

Elysia fonça dans la garde-robe qu'Edward avait cent fois exploré depuis la veille pour prendre de nouveaux vêtements. Elle se tourna vers lui avant de s'enfuir dans la salle de bain.

-Attends-moi pour qu'on joue à deux après, d'accord ?

-D'acc'.

Ed n'était pas enchanté pour deux sous de la perspective de devoir jouer à la poupée toute la matinée. Mais bon, tant pis. Il fonça d'abord retrouver Hughes, histoire de lui communiquer son nouveau prénom et statut avant que le colonel ne le lui demande. Priant pour que Roy ait été trop pris par ses récits d'attentats pour poser la question fatidique, Edward déboucha dans un joli dérapage devant l'entrée du salon. Par bonheur les deux hommes étaient bel et bien là et paraissaient plongés dans une conversation des plus sérieuses.

-Vous parlez de quoi ?

Ils se retournèrent pour constater que la petite était juste derrière eux.

-Ah Ed...

Maes se coupa en plein élan. Edward s'empressa de le sauver.

-...wige, Edwige, tonton Maes.

-Ah oui ! Excuse-moi, mais avec tout ces prénoms, on ne s'y retrouve plus !

Il sourit et se baissa à sa hauteur.

-Alors ma petite nièce adorée, que me vaut le plaisir de te voir ici ?

Gagné ! Maes avait déjà absolument tout pigé !

-Ben j'ai faim.

En fait, c'était pas si dur d'inventer prétexte sur prétexte, suffisait d'avoir pris le pli. Hughes avisa la cuisine et se rappela que Gracia dormait encore.

-On va s'occuper de ça tout de suite !

En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, la cuisine devint un vrai champ de bataille. Edward avait depuis pas mal de temps renoncé à son petit déj' et s'était planqué sous la table en attendant que les deux hommes déclarent forfait.

Quand enfin ils abandonnèrent la partie, Ed sortit de sous la table et émit un sifflement d'admiration devant le bazar monstre qu'ils avaient mis en même pas cinq minutes. Elysia entra à son tour, à la recherche de sa compagne de jeux qui avait mystérieusement disparu et resta bouche bée devant ce spectacle.

-Ohlala, Maman va pas être contente...

-Ça tu l'as dit...

Ed et Elysia échangèrent un regard un peu inquiet. Edward surtout, après l'expérimentation qu'il en avait fait hier, décida de fuir la colère de Gracia et le lieu du sinistre. Il attrapa Elysia par le poignet et s'enfuit en balançant une dernière phrase au passage :

-On attendra que tata Gracia soit debout finalement pour le petit déjeuner !

Et en esquissant une petite grimace à leur attention.

-Je vous plains d'avance.

Puis les deux petites filles prirent la poudre d'escampette et retournèrent dans la salle de jeux. Elles fermèrent ensemble la porte et s'y reposèrent quelques instants avant de commencer à faire autre chose. Elysia avait les yeux brillants.

-Eyh ! Ça m'a donné une idée !

Elle courut encore à l'armoire et en sortit des couronnes. Se tournant vers les peluches, elle érigea deux sortes de forteresses et jeta un regard fier à Edward.

-Je sais à quoi on va jouer.

Ed, pas plus avancé par la nature des préparatifs que venait de faire la petite fille, lui répondit avec un regard interrogateur.

-À quoi ?

Elysia déclara avec la solennité d'un empereur romain :

-On va jouer à la GUERRE DES PRINCESSES !


P.S. :Ne vous inquiétez pas, la logique d'Elysia me laisse perplexe aussi.