Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas.

Genre : Humor/Family

Note de l'auteur : Ce n'est pas un chapitre long mais il vaut quand même sa lecture. C'est toujours ça de pris.


chapitre VI : BATTLES AND PLOTS

-Tu entends quoi par « guerre des princesses » Elysia ?

-Voilà l'idée : on se déguise en princesses et on doit toutes les deux défendre nos châteaux.

Elle désigna les amas qu'elle avait fait de ses poupées et ours en peluche de tout poil.

-Bien sûr, on ne va pas se taper dessus comme des chevaliers. On est des filles après tout.

Edward faillit démoraliser en entendant cette phrase qui résonnait étrangement à ses oreilles comme une sentence.

-Alors comment veux-tu que l'on procède ?

-On verra bien en jouant !

J'adore cette façon simpliste de voir les choses chez les enfants, dans un sens ça dépayse vachement...

-Et comment est-ce qu'on peut gagner la guerre au fait ?

-Facile, tu anéantis le château.

-Comme ça ?

Edward plongea au milieu du tas et fit voler les peluches dans toute la pièce.

-Eh ! C'est pas du jeu ! T'as commencé avant moi !

Elysia se jeta sur Ed et l'attrapa par le bras.

-En plus tu n'as pas mis ta couronne !

Edward s'extirpa donc de sa tranchée et se mit à genoux devant Elysia. Tel une reine couronnant un prince pour le faire devenir roi, elle tint la coiffe au dessus de la tête d'Edward avec une gravité comique.

-Edwige, par toutes les histoires que Papa m'a raconté jusqu'à maintenant, je te déclare princesse de...

Silence absolu.

-De quoi d'ailleurs ?

Elle se mit à réfléchir tandis qu'Edward commençait à avoir des crampes à force de rester immobile. Il s'empressa de lui suggérer un titre :

-Du Comté des soldats du Bois Rouge ?

-Pas mal. Donc je te déclare princesse de... De quoi tu as dis ?

-Du Patelin du coin ! Dépêche j'ai mal là !

Elysia posa la couronne sur la tête d'Edward qui se hâta de se relever. Il s'étira allègrement avant de prendre la seconde couronne pour anoblir Elysia. Celle-ci se mit dans une posture de prière qui aurait fait penser qu'il était brusquement devenu prêtre.

-Elysia, je fais comment moi ?

-De quoi ?

-Mon papa ne m'a jamais lu d'histoire à moi.

Sa gorge se noua amèrement en prononçant cette phrase.

-Ah, c'est pas grave, trouve autre chose avec les princesses.

Ça, c'était tout choisit.

-Bien, dans ce cas, Elysia, par l'épopée cauchemardesque que je vis depuis des heures, je te déclare princesse de... la Contrée lointaine. Ça te va ?

-C'est parfait !

Il posa alors la couronne sur la tête de la fillette et l'aida à se lever.

-Et maintenant, pas de quartier.

Edward bondit sur le château et s'enfouit dedans. Elysia eu tôt fait de prendre les peluches et de les lui envoyer en avalanche dans la figure. Ed subsistait tant bien que mal et esquivait comme il pouvait. Elles finirent par se balancer de bon cœur coussins, poneys roses et autre projectiles inoffensifs en riant et en omettant carrément leurs palais qui n'étaient plus que ruine depuis longtemps.

Au beau milieu de cette joyeuse bataille, l'infortuné colonel eut le malheur d'entrer pour prévenir les fillettes que le petit déjeuner était prêt.

-Les filles, venez mang...

Il se prit un énorme lapin blanc en pleine face et tomba malencontreusement sur le théâtre de leur affrontement. Le cri de guerre qu'elles poussèrent à l'unisson en se jetant sur lui aurait fait s'enfuir une forêt entière. On ne put faire la liste complète de tout ce qui lui tomba dessus : oreillers, canards en plastiques, poupées de chiffons, petits chiens, baguettes magiques, balles en mousses... Tout, absolument tout y passa. Quand tout fut balancé et qu'il ne restait plus au milieu de la pièce qu'une montagne sous laquelle disparaissait le colonel, les deux gamines s'effondrèrent l'une contre l'autre sur le sol, épuisée de leur ardent duel et hilare de ce qu'elles venaient de faire à ce cher tonton Roy. Ce dernier s'extirpa difficilement de tout ce bric-à-brac et était hébété de ce qui venait de lui arriver. On entendit subitement un « clic » sonore. Le petit groupe tourna la tête et vit Maes, appuyé dans l'encadrement de la porte et un appareil photo à la main en train de les observer en souriant.

-Roy, ta gloire vient de passer de vie à trépas.

Pour le coup, Roy était achevé. Les deux fillettes se tapèrent dans la main, complice de sa déchéance accélérée. C'est donc main dans la main et parfaitement enchantées qu'elles arrivèrent dans la cuisine, le diadème de travers. Juste derrière elles, Mustang avait sérieusement perdu de sa superbe impeccable et Maes lui tapotait l'épaule en signe de compassion. Pour Gracia, le tableau était clair, Roy en avait bavé. Elle gronda gentiment les deux petites qui adoptèrent une attitude repentante devant leur victime. Elles clamèrent en cœur : « Pardon tonton Roooy ! » et vinrent le cajoler pour donner plus de poids à leurs excuses. Évidemment, tonton Roy n'y vit que du feu et les pardonna volontiers. Les deux fillettes engloutirent bien vite leurs bols de céréales et filèrent comme le vent avant même que quiconque ait pu les rappeler. Elles se cachèrent dans un recoin de la maison où les adultes ne pourraient pas les trouver. Elles venaient de découvrir un jeu bien plus marrant que de démolir des fortifications en boule de cotons.

-Elysia, je pense qu'on est d'accord...

-Je crois aussi.

Edward esquissa un sourire machiavélique digne d'un certain homonculus et susurra dangereusement une phrase des plus inquiétante pour le malheureux concerné.

-Prends garde à toi, très cher tonton Roy, car c'est à partir de maintenant que ça va devenir vraiment amusant...


P.S. :Tiens donc, on dirait comme un air de famille !