Note : eh hé ! Voici le 7eme chapitre mes Chères ! Pour la quatrième partie, j'écoutais Honest Eyes de Black Tide, si d'aventure il vous prenait l'envie de l'écouter :3 .
Bonne lecture !
Chap.7
_ Sanji, qu'est-ce que t'as mis dans le Donburi ?
Le sourire amusé et légèrement sadique que le blond lui offrit confirma la supposition de Zorro : il avait rajouté un aphrodisiaque dans la nourriture… ! Parce que se retrouver à plaquer Sanji contre le mur du salon, en étant pris d'une frénésie vorace et ravageuse, sur laquelle il n'avait absolument aucun contrôle, avec une gaule d'enfer, à lui dévorer la peau et les lèvres avidement, ce n'était pas normal ! Ok pour l'envie, ok pour la gaule, mais de là à vouloir lui défoncer l'arrière-train à grand coup de reins dévastateurs, il y avait des limites ! Sans doute sa partie bestiale qui en avait décuplé les effets…
_ De la cardamone et du gingembre, répondit Sanji entre deux baisers brûlants d'envie. Tu ne les as pas senti tout à l'heure ?
_ J'étais occupé…
Le blond rit sous cape et lui happa la lèvre inférieure, perdant une de ses mains dans la courte chevelure verte. Pressé entre le mur et le corps bouillant de convoitise du chasseur, il était bien là, à le taquiner et goûter son désir du bout de la langue.
_ À manger ou à me regarder ?
_ Tu veux vraiment une réponse ?
Sanji glissa ses lèvres à son oreille.
_ Fais-moi l'amour plutôt…
L'intonation de sa voix fit frémir Zorro de la tête aux pieds. Il le souleva et le déposa promptement sur le canapé, il fondit sur ses lèvres, s'en emparant fiévreusement, avide de les faire siennes. Tous les boutons de la chemise sautèrent quand il l'ôta à Sanji, dont le sourire amusé et taquin s'élargit.
_ Zorro…
_ J't'en passerais une autre …
Il fondit sur son cou pâle, le parsemant de mainte et mainte fleurs rouges. Ses mains reprirent les chemins de son être, ses paumes palpant et pétrissant sensuellement sa chair, avide de contact. Il se déhancha lascivement contre lui, sa capacité ondulatoire créant de nombreuses frictions, considérablement provocatrices. Le blond en frémissait d'aise, gémissant de plaisir, perdu dans le tourbillon de sensations que lui offrait le chasseur. Ses ongles lui taquinaient la nuque tandis qu'il lui agaçait l'oreille de morsures. Zorro fit un écart et l'embrasa en « représailles », liant leurs lèvres d'un baiser en pleine air, sensuel et excitant, lui chiquant la lèvre inférieur. Stimulé et amusé, le blond glissa ses mains le long du torse de son amant, remontant son débardeur pour dévoiler son buste halé et puissant.
Le besoin de le sentir contre lui devenait plus que pressant, Zorro le sentait également. Il se redressa légèrement, leurs permettant ainsi à tout deux de retirer les dernières barrières de tissu contraignant leurs corps. Le blondin s'en mordit les lèvres de désir en voyant dans sa totalité ce corps athlétique et ferme. Il tendit les bras vers lui, désireux. L'étreinte fut chaude, électrique et grisante, pour l'un comme pour l'autre. Zorro lui souleva et lui tourna légèrement les hanches, pour qu'il puisse le préparer convenablement et rapidement. Son sexe frottant contre sa peau menaçait d'exploser.
Les gémissements du blond emplirent l'air, accompagnant les grognements du chasseur, dont l'envie de le pénétrer et le posséder devenait de plus en plus violent. Le vampire agrippa le canapé, geignant d'allégresse, mouvant ses hanches sur les doigts du chasseur, qui ne furent bientôt plus suffisant.
_ Aaah … Zorro… viens, c'est bon… tes doigts servent plus là… souffla Sanji entre deux respirations erratiques.
_ Tu en es certain ? Je ne veux pas te faire mal… lui répondit-il sur le même volume de voix, sa tête toute proche de la sienne.
_ Oui Marimo, viens, le taquina-t-il avant de lui embrasser la commissure des lèvres. J'ai connu pire tu sais…
_ Justement, idiot…
Il lui rendit son baiser et retira ses doigts, puis le plaça face au canapé, ayant ainsi une magnifique vue sur son dos et sa nuque, qu'il alla embrasser tout en le pénétrant. Le soupire de Sanji accompagna le grognement de Zorro. La gaine de chair était si étroite, si chaude, si délicieuse…
Il commença à bouger doucement, malgré l'envie impérieuse de le prendre avec force. Il lui dévora le creux du cou pour se contenir, le temps que le vampire s'habitue, ce qui prit relativement peu de temps, à l'entente des soupirs que celui-ci exhalait et des déhanchements suggestifs dont il se mouvait. Le chasseur plaça ses mains de chaque côté de la tête blonde et commença à accélérer. L'antre de son amant autour de lui le rendait dingue ! La sensation était encore meilleure que la fois précédente ! Toujours aussi jouissif, excitant et galvanisant ! Il se pencha et lui tourna doucement le visage, lui embrassant sous l'oreille, allant et venant en rythme avec ses allés et venus.
Les soupires de Sanji doublèrent de volume quand les lèvres du dominant entrèrent en contact avec sa peau. Il ne se savait pas aussi sensible au niveau du cou, ça l'étonnait. Le contact du lycan sans doute… En sa présence, il se réchauffait rapidement, sensation qu'il n'avait que quand… il se nourrissait. Quelle saveur pouvait-il bien avoir d'ailleurs, ce charmant chasseur ? La vue de la veine battante du poignet de Zorro attira soudainement son regard. Il s'en rapprocha et la lécha sensuellement, goûtant sa peau, sentant le sang battre sous sa langue. Il posa sa main sur la sienne, entrelaçant leurs doigts, sous le regard sombre et fiévreux du chasseur, qui hâta ses mouvements de reins, plus puissants.
Le vampire se cambra soudainement en hoquetant quand Zorro atteint sa prostate. Sadiquement, il s'empressa de la pilonner avec force, s'insérant en lui avec plus de vigueur encore ! Il changea légèrement son angle d'attaque pour pouvoir lui donner plus de plaisir, et entendre encore sa voix si sensuelle. Il lui assena de puissants coups et craqua dans un râle, n'y tenant plus. Sanji enfonça ses ongles dans le canapé et jouit dans un soupire de délivrance.
Zorro reprit son souffle et se glissa contre le dos du blond, passant un bras sous son torse, lui embrassant la nuque.
_ Tu as faim ? demanda-t-il dans un murmure.
Sanji rit dans un souffle.
_ Oui. Tu m'as affamé…
Le chasseur lui présenta son poignet, comme si de rien n'était.
_ Va y doucement, mon sang est beaucoup plus chaud que les autres. Deux gorgées, pas plus.
Sanji tourna la tête vers lui et lui sourit, taquin.
_ Je croyais que tu ne te laissais pas sucer facilement.
Le lycan lui mordit la joue.
_ C'est le cas. Dépêche avant que je change d'avis.
Le blond pouffa et lui prit doucement le poignet, qu'il lécha lascivement, avant de planter ses crocs dedans, savourant l'instant, et le liquide qui se répandit sur sa langue. La sensation s'infiltra en lui. Ses pupilles se dilatèrent du double de leurs tailles actuelles. Extraordinaire… la chaleur, grisante, s'insinua dans tout son corps, lentement. Il avait l'impression de retrouver son humanité physique, les battements de son cœur. Ses sens en furent graduellement décuplés.
Il prit une seconde gorgée et… dû faire un effort considérable pour retirer sa bouche de cette peau, de la blessure et de ce liquide si bienfaiteur. Il déglutit et se laissa aller contre Zorro, qui lécha sa plaie.
_ Merde alors… j'ai l'impression d'être vivant. C'est… dingue…
Zorro lui embrassa l'épaule.
_ Profite, on ne donne pas notre sang tous les jours.
_ Tu me laisserais te… boire à nouveau ?
_ Je verrais si t'es sage.
Sanji rit.
_ Oui monsieur. En attendant, t'es toujours en moi.
_ Oui, je n'en ai pas fini avec toi.
OoOoO
L'aube allait bientôt se lever. Zorro était tout contre le dos de Sanji, un bras passé autour de sa taille, le nez et les lèvres tout près de sa nuque. Il avait ainsi tout le monopole de l'odeur de son amant, qu'il respirait avec délectation. Il avait dormit profondément cette nuit-là. Cela faisait un moment d'ailleurs qu'il n'avait pas dormit ainsi. Il eut un léger sourire en ouvrant les yeux, et se rapprocha encore un peu, le pressant contre lui. Un main s'empara de la sienne et entrelaça leurs doigts. Le sourire de Zorro s'élargit quelque peu et il lui embrassa la nuque
_ Tu devrais dormir, le soleil va se lever.
_ …Et tu vas partir…
La tête blonde se tourna vers lui, son regard bleu-vert encore légèrement ensommeillé se plongea dans le sien, noir et bien réveillé. Le chasseur eut un sourire amusé et taquin. Il lui embrassa la commissure des lèvres.
_ Oui. Je vais voir Mihawk.
_ Tu ne veux pas attendre la nuit suivante ? Tu dois me garder des vilains chasseurs qui veulent ma peau, souviens-toi, lui rappela-t-il en ouvrant de grands yeux innocents.
Le lycan eut un demi-sourire et se dressa sur un coude.
_ Ici, tu es en sécurité. Je te demanderais juste d'être silencieux quand je partirais : jamais personne ne reste chez moi plus de 4h.
_ Je serais aussi taciturne qu'une tombe. … 4h seulement ? Eh beh… tu fais vite ton affaire dis-moi.
_ Silence.
_ Serais-je une exception ? Je suis touché !
_ La ferme !
Sanji rit en le voyant agacé et gêné. Il se tourna complètement vers lui, posa sa main sur son torse chaud et musclé, puis plaça ses lèvres sur les siennes, le taquinant en lui mordant la lèvre inférieure. Zorro ne lui répondit pas tout de suite, légèrement vexé, puis lui chopa la mâchoire et l'embrassa férocement. Il le libéra de son emprise en s'asseyant, retirant sa main. Le regard bleu-vert suivit son mouvement.
Zorro se leva pour s'assurer qu'aucun rayon de soleil ne franchirait les rideaux. Il soupira et déglutit. L'entretien avec Mihawk allait être drôle tiens… Il secoua la tête pour évacuer ces pensées et alla prendre des vêtements.
Sanji s'était assis, les coudes sur les genoux, le drap sur le corps, le suivant du regard. Le voir se déplacer, lui et son corps musculeux et bronzé, transporteur de tant de sang si exaltant, lui donnait des frissons. Pendant un instant, son instinct vampirique refit surface, lui ordonnant de le saigner à blanc, de se nourrir jusqu'à plus soif. Il se crispa et déglutit. Ce n'était pas le moment…
Le chasseur revint près du lit et lui prit le menton pour lui relever le visage, lui caressant la joue du pouce. Sanji posa sa main sur son poignet.
_ Tu l'as sentit ?
_ Oui …
_ Désolé…
_ Je ne t'en veux pas. Ça m'arrive aussi. … Je vais fermer les rideaux de la cuisine avant d'y aller, tu pourras l'atteindre comme ça. Il y a …
Sa phrase mourut sur les lèvres de Sanji, qui l'avait attiré à lui. Le blond l'embrassa doucement, ne cherchant pas la compétition. Premier baiser tendre à 99%. Il se recula légèrement, plongeant son regard dans le sien.
_ Tu penses en avoir pour combien de temps ?
_ Une, deux heures sans doute.
_ Reviens vite, sinon c'est moi qui viens te chercher par la peau du cul.
_ C'est ça, j'te crois, répondit sur un ton mordant et amusé le chasseur, son regard plongé dans le sien. A t'entendre, on croirait que t'es accro. Tu l'aime, ma peau du cul ?
_ La ferme.
Sanji l'embrassa à nouveau, coupant court aux éventuelles piques. Zorro lui caressa la joue, avant de se redresser. Il perdit encore quelques instants son regard dans le sien, avant de sortir de la chambre.
OoOoO
Zorro était entré dans le bureau de Mihawk après que celui-ci l'y ai autorisé. Il s'était installé sur le fauteuil face au bureau, tandis que son supérieur faisait du tri dans des feuillets. Sans doute des contrats, au vu de l'épaisseur de certains.
Il avait mis quelques secondes avant de trouver les mots pour lui expliquer la situation. Il avait relaté ce que Sanji lui avait raconté, le dressage, l'orgie, la conversation écoutée sans autorisation et la fuite. Il avait fini son explication en demandant à Mihawk de lui accorder le « contrat » de garde du corps.
Désormais, il attendait, comme la fois précédente, que Mihawk daigne ouvrir la bouche et donner son avis. Zorro était certain qu'il prenait son pied à faire patienter ainsi les gens. Sadique va !
Mihawk posa les feuilles et se laissa aller contre le dossier du fauteuil après avoir pris sa coupe de vin et d'y avoir trempé les lèvres. Ses doigts étaient étrangement arqués sur le verre, signe qu'il le serrait anormalement fort. Il fit tourner le liquide dans sa coupe, le regard semblant perdu dans les volutes de sa boisson. Le chasseur savait qu'il n'en était rien et que ça ne présageait pas grand-chose de bien. Il leva les yeux et fixa Zorro un long moment avant de parler.
_ Ce fut rapide, dis-moi. Il ne t'a fallu qu'une nuit pour t'amouracher de ce vampire ou bien tu t'es laissé hypnotiser comme un novice ? Ou alors la douceur de son cul est-elle outrageusement addictive ? demanda Mihawk, une expression neutre sur le visage. Ses yeux laissaient pourtant filtrer une pointe de cynisme. Que tu fasses le chien pour les beaux yeux d'un nouveau-né, qui plus es, une ancienne cible pour laquelle tu as résilié un contrat, ne te ressemble absolument pas. Aurait-il corrompu tes sentiments Zorro ? Son cul vaut-il vraiment la peine que tu te donnes autant de mal ?
Zorro serra les dents à s'en faire mal et déglutit, irrité. Ses ongles s'enfoncèrent dans sa paume. Il ne cilla pas pour autant, gardant son regard dans celui du brun. La frustration et la colère couraient sous sa peau, amères et violentes. Il lui aurait bien volontiers envoyé le bureau dans la face en lui disant d'aller se faire foutre… mais il n'en fit rien. Mihawk n'avait pas à lui dire ça ! Il lui apportait des infos importantes et un contrat… ou du moins un semblant de contrat – Sanji aurait dû lui apporter lui-même- et il l'envoyait chier ?! Pourquoi réagissait-il comme ça ? Déjà la dernière fois, il avait été bizarre...
Il n'avait pas à faire un parallèle aussi désobligeant. … -même s'il était sans doute vrai.
_ Mes sentiments ne regardent que moi, Mihawk. L'affaire est importante et tu restes que sur le côté « j'ai couché avec une cible » ? Law le fait, ça ne te dérange pas ! Pourquoi avec moi, c'est différent ? Parce que je change mes habitudes ?! Tu n'y étais pas, tu ne peux pas savoir. Que tu sois jaloux, je m'en care l'oignon : toi qui prône le professionnalisme, tu ne l'es pas du tout quand il s'agit de moi ! Là, on parle de sauver un témoin important ! Qu'est ce qui pose problème ?! C'est quoi ton problème ? Sous prétexte de jalousie, tu me balance tout ça à la gueule ? Tu es plus intelligent que ça, arrête !
Il se leva, ne tenant plus en place. Il fit quelques allers et retour, passant ses mains jointes dans ses cheveux, puis s'arrêta et fixa Mihawk.
_ Que tu le veuille ou non, je protégerais Sanji. Il va se faire tuer par des concurrents pour avoir été au mauvais endroit au mauvais moment. Il peut aider le Maître de la Ville. C'est d'ailleurs lui que j'aurais dû aller voire en…
_ Zorro. Il me semble que tu es l'un de mes chasseurs. C'est à moi que revient ton allégeance. C'est donc à moi de décider quel contrat tu acceptes et quel contrat tu refuses. L'affaire est importante en effet. A ce titre, et seulement à celui-ci, je t'autorise à devenir son chien de garde. Crois bien que sans cela, je t'interdirais de l'approcher : il te change, te corrompt. Bonne journée.
Le chasseur serra les poings à s'en faire blanchir les jointures et sortit en claquant la porte tellement fortement qu'elle fit trembler les murs de toute la maison. Il descendit l'escalier en quatrième vitesse, gardant ses poings près de son corps pour éviter d'éventrer un mur. Il contenait sa fureur autant qu'il le pouvait, chaque muscle contracté par l'effort.
Arrivé dans la cour du bâtiment, il respira à fond. Si il ne laissait pas libre court à sa colère, elle risquerait de resurgir à n'importe quel moment… Il ferma les yeux ; calme-toi, calme-toi … tu auras le temps d'évacuer plus tard. Il enfourcha sa moto et partit en direction de la ville, le frigidaire avait besoin de faire le plein.
OoOoO
Le petit supermarché était comme toujours plein à cette heure de la journée. Plein de ménagères ne sachant pas quoi faire à manger à leurs gosses qui couraient d'un rayon à l'autre en riant et en bousculant les gens « sans faire exprès ». Vive la jeunesse… Zorro évita habillement deux gamins de 5ans dans le rayons des épices. Décidément, entre les petits chiens et les enfants, il ne savait pas ce qu'il dépréciait le plus. Mignons et chiants…
Quelque chose lui disait que s'il en prenait un pour taper sur l'autre, ça ferait beaucoup de bien à ses nerfs.
Il déposa son panier où siégeait quelque articles, et tendit la main vers une bouteille de sauce soja sucré. Celle à la maison allait bientôt être vide, autant en profiter : elle était en promotion. Une envie de nems s'installa comme une envie de pisser. Il mit la bouteille dans le panier et allait se diriger vers la caisse en pensant à faire un détour chez l'asiatique quand, au bout du rayon apparut un homme bien plus grand que la normale et à l'allure agressive. L'instinct de Zorro se réveilla aussitôt, le mettant farouchement en garde.
Il fit comme si de rien n'était et continua son chemin, jusqu'à ce que l'homme se place devant lui et lui barre le chemin. Son poitrail arrivait au nez de Zorro. Ses parents avaient-t-il mit de l'engrais dans la soupe de leur fils pour qu'il soit aussi grand ? Il fit un pas sur le côté pour le contourner, sans succès. Il soupira. Ce n'était vraiment pas le moment, surtout après l'entretien avec Mihawk. La tension était toujours présente en lui…
L'homme tendit subitement une main vers Zorro, dans l'espoir de lui attraper sa veste en cuir. D'un revers de main, le verdoyant dévia sa tentative. L'homme regarda sa main, comme si il ne semblait pas comprendre que son ébauche d'attaque avait échouée. Il leva les yeux vers Zorro, et son visage se tordit d'une grimace quand il l'attaqua à nouveau.
Zorro esquiva en se penchant en arrière, ayant placé préalablement son pieds pour éviter le déséquilibre. Il déposa son panier et se redressa. Il avait toujours rêvé de se battre dans un supermarché. Son agresseur grogna et enchaîna des coups de poings qui ne rencontrèrent que le vide. Le chasseur l'esquivait avec une insolente facilité. Etant plus petit et léger, il avait l'avantage sur la force brute de son adversaire. Du coin de l'œil, il vit qu'au bout des rayons, du monde s'amassait. Super, du publique… bon, il n'allait pas pouvoir envoyer le mec dans les étagères, on pourrait le poursuivre pour qu'il paye les pots cassé si on voyait son visage. Quoi que juste la couleur des cheveux serait suffisante. Bref !
L'autre commençait à l'emmerder. Il esquiva un autre coup et lui envoya violement son pied dans la figure, détendant sa jambe à une vitesse fulgurante. L'homme tomba net. Quand on touche la tempe, c'est souvent ce qu'y arrive.
Il allait reprendre son panier quand trois autres mecs arrivèrent, deux d'un côté, l'autre derrière, à côté de celui à terre. Il soupira et se reprit. Pour qu'on lui en veuille autant, ils devaient sûrement être payé pour le tabasser ou un truc du genre. Mais dans un supermarché… ça manquait de subtilité.
Le plus téméraire, de type asiatique, se jeta sur lui en sautant. Il se reçut férocement un bras dans le ventre et s'écrasa au sol en gémissant.
Zorro eut à peine le temps de se baisser pour esquiver le coup de pieds du mec dans son dos. S'aplatissant contre le carrelage, il effectua une vrille avec ses jambes pour briser le genou de l'homme toujours en suspension sur celui-ci. Un crac sonore retentit, puis des cris et un bruit de chute. Le chasseur se redressa en position de combat, attendant le dernier encore debout. Enfin dernier… l'asiatique se redressa d'un coup, et tenta de l'attaquer à nouveau. Il se reçut le poing de Zorro dans les dents. Sa tête alla valser contre le rayonnage. Plusieurs bouteilles lui tombèrent sur la face sous le choc de l'impact. Il se redressa et attaqua à nouveau en criant, acharné et frustré sans doute.
Zorro esquiva les coups de pieds et de poing par des manchettes et un jeu de jambe maitrisé. Il para un coup de pied par une clé de jambe foudroyant digne d'un Tony Jaa ; la tête de son agresseur rejoint le sol avec une fulgurante violence. Il lui tordit le pied pour être sûr qu'il ne se relèverait pas.
Le dernier debout hésita puis se jeta sur lui, arme à la main. D'un autre revers de main, le verdoyant dévia la trajectoire de la lame, utilisa la vitesse de son adversaire pour le faire virevolter et envoyer sa tête dans l'étagère du rayon. Sonné, ce dernier tituba et se raccrocha à ce qu'il pouvait pour ne pas tomber.
Les sirènes de polices retentirent hors du magasin. Le chasseur jura entre ses dents. Il était mal là. La foule aux deux bouts du rayon s'agita et se dispersa dans une cohue pleine de bousculade. En quelques enjambées, Zorro fut dedans. On le regarda avec un mélange de ressentiment allant de la peur à l'admiration, en passant par la crainte. Il alla à la caisse la plus loin du lieu du carnage et paya ses articles, avant de filer, passant devant la police qui entrait à grand bruit. Il fut tel un rocher fendant la vague.
OoOoO
A peine eut-t-il passé la porte de l'appartement que Sanji lui sauta dessus sauvagement, l'encastrant dans le mur. Accroché à lui, le blond lui enserrait la taille avec les jambes, les mains posées juste sous ses oreilles, l'embrassant férocement. Il sentait la chair brûlée. Zorro passa un bras sous ses fesses pour le soutenir et répondit avec autant de force au baiser, lui mordant les lèvres. Sanji avait enfilé un sous pull gris trop grand pour lui, pour remplacer la chemise. Celui-ci lui allait très bien, soit dit en passant.
_ Idiot ! T'es passé dans un rayon de soleil ! …
_ Toi, t'es en retard !
_ Ya pas d'équivalence !
Sanji prit sa mâchoire dans sa main et l'embrassa.
_ Je suis déjà en train de cicatriser, rétorqua-t-il en plongeant son regard dans le sien, sa main toujours sur sa mâchoire. Ta manière de t'inquiéter pour moi est tellement mignonne, le taquina-t-il.
Le chasseur le foudroya du regard et le lâcha pour qu'il retouche le sol, soustrayant ainsi sa mâchoire à l'emprise du vampire, dont les yeux se perdaient sur les courbes des lèvres face à lui.
_La ferme. J'ai pas envie que tu clamse bêtement sans que je puisse faire quoi que ce soit.
Sanji sourit et l'embrassa, enivré par l'attention qu'on lui portait. Il glissa sa main sur sa nuque et pressa son corps contre le sien à nouveau. Zorro ne répondit pas tout de suite, agacé par l'insouciance de cet idiot … avant de passer un bras autour de la taille et de lui rendre son baiser. Cet imbécile avait le don pour lui changer les idées. Un simple contact et hop là ! … Le blond se recula légèrement, plongeant à nouveau son regard dans le sien.
_ Prochaine étape, le Maitre de la ville ?
_ Prochaine étape, le Maitre…
A suivre…
