Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas.

Genre : Humor/Family

Note de l'auteur : Chapitre plus court que le précédent (en même tant du début de la matinée au soir, je veux bien faire des miracles mais faut pas exagérer), chapitre de transition, rédigé de façon brève pour refléter le désir d'Edward d'en finir vite avec cette sale journée. Parce que même les pires choses ont une fin (je sais, le proverbe originel, c'est l'inverse).


chapitre IX : PRINCESS PRINCESS BACK IN YOUR CASTLE

Edward, de son côté, avait fini sa course longtemps après, contre un mur, dans un quartier qu'il ne connaissait pas, afin de pleurer tout son saoul jusqu'à ce qu'il s'apaise un peu. Qu'est-ce qui m'a pris de penser qu'un militaire pourrait remplacer un père... Je suis vraiment trop con... Plus le temps passait, plus il se sentait mal. Quand ses larmes voulurent bien cesser de couler, il avança au hasard des rues, sans trop savoir où aller. Et allez, maintenant je suis paumé. Manquerait plus qu'il pleuve. Évidemment, la pluie se mit à tomber dru pile à ce moment-là. ...Soit je suis malchanceux à un point qui frôle la paranoïa, soit cette pluie diluvienne est juste venue pourrir un peu plus l'ambiance pour le plaisir. Dans les deux cas, les nuages m'en veulent... Il contempla le ciel gris en tremblant de froid. Je veux rentrer... Il continua à marcher, titubant et déjà trempé, cherchant à reconnaître quelque chose dans cette immensité inconnue. Et une bêtise de plus, courir sans réfléchir et se perdre au milieu de nul part... Il baissa la tête, serrant ses vêtements collant à sa peau et grelottant de plus en plus fort. Al, viens me chercher...

-Eh ! La petiote !

Le sang d'Edward ne fit qu'un tour, il se retourna sur la provenance de la voix et lui bondit dessus pour lui faire payer cette insulte.

-QUI EST-CE QUI EST SI PETITE QU'ELLE POURRAIT JOUER A LA MARELLE AVEC DES FOURMIES MINIATURES ?

-J'ai jamais dit tout ça la môme alors fiche-moi la paix !

...Définitivement, je suis maudit.

-Envy... C'est pas vrai...

Edward enfouit son visage dans ses mains. Là, c'est vraiment l'horreur...

-Attends, d'où tu me connais gamine ?

Envy avait haussé un sourcil et le contemplait avec une pointe de déconcertation.

-Laisse tomber, j'ai pas de temps à perdre avec toi.

Ed repartit, indifférent à l'intérêt subit qu'il suscitait. Envy ne tint pas compte de ses propos et le souleva du sol en le tenant par le poignet.

-Je vais pas te laisser te barrer comme ça fillette...

Il se prit un solide coup de tête en pleine figure. Il lâcha Edward qui parvint à ne pas se faire mal en tombant.

-Je déteste être traité de fillette le palmier transgénique.

-De quoi ?

Envy s'apprêtait à lui asséner un coup violent quand il s'interrompit brusquement.

-Fullmetal nabot ?

SCHBLAM ! Un furieux coup de pied aérien de la part dudit Fullmetal l'envoya dans le mur le plus proche puis sur le macadam en ruine de la chaussée. Ed sauta sur son estomac et le tint au col.

-Écoute-moi bien palmier ambulant à deux balles, je suis vraiment pas d'humeur. Alors si tu oses encore émettre le moindre commentaire sur ma taille, je te promets un aller simple pour l'enfer, pigé ?

Il avait dit ça avec une froideur assassine qui aurait impressionné la sœur du commandant Armstrong en personne. Envy, quant à lui, aurait préféré le voir crier que parler sans hausser le ton d'une façon aussi glaciale. Edward le laissa retomber au sol et descendit de sa cage thoracique. Il enfonça ses mains dans les poches de son jean ruisselant.

-En attendant, je sais toujours pas comment rentrer chez moi...

-Si je te ramène, tu m'expliques comment tu t'es transformé en poupée revêche ?

Ed lui adressa un regard de tueur.

-Tu veux encore m'emmener dans un de tes pièges de cinglé ?

-C'était pas à l'ordre, donc nan, pas possible.

-...A la moindre entourloupe, je t'égorges et j'envoie ton corps dans le caniveau.

-Je voudrais bien voir ça sale gosse.

Edward fit craquer ses doigts.

-Tu sais pas encore de quoi je suis capable quand je suis à bout. C'est rarement beau à voir.

-J'avais pas l'intention de t'embobiner de toute façon. C'était juste pour le plaisir de te mettre en rogne.

-...Va te faire le palmier.


Du côté de Riza, Roy s'était pris la dérouillée de sa vie.

-Impardonnable ! Ce ne sont pas des choses à dire à une enfant ! Vous êtes totalement irresponsable colonel ! Si jamais il lui arrive quelque chose maintenant, je vous fais passer devant le tribunal correctionnel et rétrogradé à l'état de sous-officier des archives militaires !

Roy ne répliqua pas, même si Riza était sa subordonnée, elle en était parfaitement capable.

-Je vais prévenir Hughes et nous aviserons ensemble de ce qu'il convient de faire pour la retrouver. Restez ici au cas où elle reviendrait et surtout ne l'approchez pas, est-ce clair ?

-Limpide Riza, limpide.

-Bien.

Riza partit sous un pluie battante prendre une voiture et rejoindre Maes en essayant de trouver par où était passé le jeune alchimiste. Elle considéra les gouttes glaciale qui tombaient du ciel.

-Le pauvre, il doit mourir de froid sous cette averse... Pourvu qu'il ne lui soit encore rien arrivé...


De son côté, Ed avait raconté toute l'histoire à Envy. Ce dernier était plié de rire tandis qu'Edward s'était renfrogné, ni décidé à le frapper ni piqué au vif au point de l'empêcher de s'amuser de ses péripéties.

-N'empêche, j'espère de tout cœur que Maes va bien faire développer les photos...

-J'imagine de loin sa tête à ton colonel quand il va les montrer à toute la caserne ! Ça paraît sympa nos engueulades entre homonculus à côté !

-Sérieusement ?

-Ouais, parfois ça fait un peu brutal, il y a quelques bagarres bien sanglantes mais c'est jamais aussi marrant !

-C'est sûr que faire gicler du sang partout, c'est pas ce qu'on appelle de la finesse humoristique.

-C'est ce qu'il y a de plus décevant là-dedans. Ce sont tous des bêtes de foire qui se demande si la ruse ça se mange.

-Gluttony loin devant.

-Voilààà, et c'est pour ça aussi que j'adore t'empoisonner la vie.

-Ça par contre t'as pas d'excuses. Moi je viens pas te pourrir l'existence juste parce que je m'ennuie.

-Si on était pareil, ça aurait été beaucoup moins drôle.

-Oh si ! J'aurais pu te traiter de gnome, nain de jardin et minimoys à loisir pour changer !

-...T'as raison, j'ai pas d'excuses.

-1 – 0, tu tiens pas la route aujourd'hui l'androgyne végétal.

-C'est d'autant plus vexant que tu parviens à me battre verbalement alors que t'es encore plus petit qu'avant.

Ed lui envoya une claque derrière la tête.

-Arrête avec tes pulsions suicidaires et tiens ta langue.

-J'ai pas d'ordres à recevoir d'un...

-Yeah ! On est arrivé !

Edward courut à la porte du bâtiment où il avait ses appartements aves Alphonse.

-Eh ! Tu m'as coupé la parole le nain !

-Normal, c'était pas intéressant. Merci le palmier et bonne route !

Ed claqua la porte de la bâtisse en laissant Envy sur sa lancée. Lequel était choqué.

-Il m'a vraiment remercié là où j'ai pas bien entendu ?

Il considéra encore un moment la porte avant de repartir d'où il venait.

-Cette histoire lui a retourné le cerveau, c'est pas possible autrement...


Edward grimpa les escaliers avec joie, mais arrivé à l'entrée, il se pétrifia d'angoisse. Mon dieu, j'oubliais qu'Alphonse n'est au courant de rien... Comment il va prendre ça quand je vais débarquer sous la forme d'une petite fille sans être rentré de la nuit ? Il tourna craintivement la poignée. Il entra dans l'appartement et appela :

-Al ?

Pas un bruit. Il entra dans la cuisine et trouva un mot sur la table :

« Nii-san, je ne sais pas quand est-ce que tu vas rentrer et j'espère qu'il ne t'ai rien arrivé de mal. Je pars pour la journée à Resembool, mamie Pinako est un peu fatiguée et Winry m'a demandé de passer les voir pendant qu'ils sont encore en repos avant de reprendre les commandes. Elle a dit qu'elle te ferait la peau quand elle te reverrait. Tu sais ce que ça signifie avec elle de toute façon. Courage Nii-san. Je croise les doigts pour pouvoir te voir à la maison quand je rentrerai !

Alphonse »

Sauvé pour le moment, même si j'aurais bien voulu qu'il soit là quand même... Il mit la lettre dans sa poche et prit le téléphone. Il composa un numéro qu'il avait soigneusement noté dans un carnet. Il n'eût pas longtemps à attendre avant que quelqu'un décroche.

-Allô ?

-Tonton Roy ? Je suis rentré chez moi. Dit à Riza qu'elle n'a pas à s'inquiéter et merci à tonton Maes de m'avoir hébergé. Et pardon pour tout à l'heure.

Il raccrocha. Ça c'est fait. Maintenant au lit, je tiendrai pas une minute de plus debout. Edward entra dans sa chambre et enleva ses vêtements trempés. Il posa la lettre d'Alphonse sur sa table de chevet et mit des habits à lui, même s'ils étaient bien trop grand puis ferma la porte à clef. Il se blottit sous les draps et plongea très vite dans un profond sommeil.


-Colonel, vous lui devrez des excuses.

-Mais je ne sais même pas où elle habite !

-Dans un autre pays malheureusement, mais tu n'es pas dispensé de lui écrire une lettre d'excuse mon cher.

-Sans formalité, cela va de soit, vu ce qui vous a été reproché.

-D'accord d'accord, je vais écrire ça tout de suite.

-Papaaa ! Où elle est Edwiiige ?

-Elle est rentrée chez elle mon poussin.

-Mais je voulais encore jouer avec elle ! Je vais faire comment toute seule ?

-Comme d'habitude ma pitchoune d'amour !

-Oui mais c'est plus triste comme d'habitude...

-Pardon Elysia, tout est de ma faute.

-Roy, puis-je revenir sur quelque chose que je te rabâche depuis tant d'années ?

-Sur quoi ?

-Ne te maris jamais finalement.

-...Merci Maes, merci...


P.S.: Nous voilà déjà à l'avant dernier chapitre de cette fanfic'. Ça me tus de le dire, mais c'est vraiment navrant que ce soit déjà presque fini. Enfin, à la base il ne devait y avoir que trois chapitres maximum. Mais voilà, cette fois toutes les meilleurs choses ont une fin (le proverbe originel, vous voyez que je le connais!). Alors maintenant je sollicite votre aide chers lecteurs, passager comme assidu, si vous avez une idée de défi à me proposer, je vous en serai éternellement reconnaissante pendant cinq minutes !