Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas.
Genre : Humor/Family
Note de l'auteur : Annonce capitale, j'annonçais la fin de cette fic' au chapitre précèdent... Sauf que ce chapitre-ci ne sera pas le dernier ! Après réflexions et consultations de la personne qui m'a inspiré cette histoire, j'ai décidé de continuer cette histoire et de la prolonger. En relisant globalement les chapitres, je me suis aperçue que ça aurait été vraiment trop décevant de tout conclure maintenant. Merci à Aurore de s'être manifesté et d'avoir publier un commentaire aussi élogieux, je sais que vous êtes quelques uns à suivre ce récit assidûment, sans compter les anonymes et je vous en remercie tous (faudrait que je déclare l'arrêt de mes fic's plus souvent) ! Matsuyama c'est même plus la peine de le dire, un merci ne sera jamais suffisant. Voilà, c'est donc sur cette bonne nouvelle (c'est vite dit) que nous allons continuer sur ce chapitre 10 (déjà...) !
chapitre X : WITHOUT TRUCE OR REST
Un rayon de soleil passa entre les rideaux mal tirés de la chambre d'Edward. Celui-ci n'émergea pas tout de suite de son sommeil de plomb, mais petit à petit il finit par tenter d'ouvrir un œil. A peine avait-il croiser le cadran de son réveil qu'un terrible mal de crâne le prit. Il posa pâteusement sa paume sur son front. Même si son jugement était faussé d'emblée, il ne lui fût pas difficile de s'apercevoir qu'il était brûlant.
-Un peu de plus, un peu de moins...
Il sursauta en entendant sa voix. Normale. C'est finit ? Malgré la fièvre et son corps ankylosé, il se leva précipitamment et courut à la salle de bain. Rien qu'en essayant d'atteindre le miroir, il comprit que ce n'était pas le cas. ...J'me suis fait une fausse joie... Il grimpa difficilement sur le lavabo. Ma taille était très correct finalement avant que l'autre fou me transmute pour des prunes. Il mira son reflet avec abattement. Pareil qu'hier en fait... Il tenta quand même quelques vocalises. Je vois, si je force un peu dessus, je retrouve ma voix habituelle. C'est toujours mieux que rien. A ce moment le téléphone sonna. ...Je hais cette machine... Il descendit de son perchoir et décrocha le combiné en veillant à reprendre la bonne mesure vocale.
-Oui allô ?
-Nii-san ?
-Al ! Comment tu vas ?
-Je vais bien, et toi ? Tu as la voix enrouée dis donc...
-M'en parle pas, j'ai attrapé froid. Mais rien de grave, ça passera.
-Tu es sûr ?
-Oui, oui, ne t'inquiètes pas pour moi.
-D'accord, je t'appelais pour te dire que je ne vais pas pouvoir rentrer aujourd'hui ! Le train pour Central a déraillé et les voyages de la journée sont tous annulés.
-Oh ! Alors tu ne peux pas rentrer ?
-Pas maintenant, mais demain ça devrait aller.
-O.K., prend soin de toi et passe le bonjour de ma part à mamie et Winry.
-Promis, soigne-toi bien aussi surtout !
-Je vais essayer. Bonne journée Al.
-A toi aussi Nii-san.
Il reposa le combiné. Bon, pour aujourd'hui aussi ça passe. Espérons que ça dure. Alors qu'il partait se recoucher, le téléphone sonna une seconde fois. Il décrocha avec agacement.
-Oui ?
-J'ai bien affaire au Fullmetal Alchemist Edward Elric ?
-En effet, vous êtes ?
-Secrétariat du centre militaire de Central.
C'est un prénom ça ?
-C'est pour quoi ?
-Votre rapport de mission de la nuit de samedi dernier. Le colonel qui vous a à charge le réclame.
Ah oui ! Au final j'ai pas pu le faire, c'est vrai...
-Je ne peux pas venir le déposer, pouvez-vous m'envoyer quelqu'un pour qu'il le reprenne ?
-Je vais demander.
-Ah ! Et surtout faites passer la demande au lieutenant-colonel Maes Hughes, il y a des modalités à connaître pour venir récupérer le rapport dont il a connaissance.
-Très bien. Autre chose ?
-Mes hommages sépulcrales à ce cher colonel. Merci de votre dévotion madame la secrétaire.
Il raccrocha et partit en quête d'une feuille de papier et d'un crayon puis entreprit courageusement, malgré la fièvre tenace, de rédiger un faux rapport pour son colonel adoré. Après avoir débrancher ce satané téléphone, bien entendu.
A peine avait-il fini un rapport codifié en bonne et due forme que la sonnette de la porte d'entrée retentit. Il s'empressa d'aller ouvrir en relevant ses manches et le bas de son pantalon pour ne pas tomber en cours de route. Il ouvrit la porte et se retrouva face à un mur de tissu bleu. Instinctivement, il leva la tête. Il put ainsi voir la figure de l'envoyé, qui n'était autre que le commandant Armstrong. Il s'écarta de quelques pas histoire de ne pas attraper un torticolis et de pouvoir lui parler un peu plus facilement.
-Commandant Armstrong ! Quelle joie de vous revoir !
Prononcé sur un ton monocorde, avec un coup d'œil blasé sur son interlocuteur, on comprenait vite qu'il n'en pensait pas une syllabe.
-Moi aussi Edward Elric ! C'est si tragique ce qui vous ait arrivé !
Les yeux d'Edward s'agrandirent en le voyant approcher et il fila à toute allure dans l'appartement pour échapper à sa légendaire étreinte dont il était certain de ne pas pouvoir réchapper, surtout avec son corps immédiat. Faisant preuve d'une agilité extraordinaire, Edward parvint à gagner quelques secondes et à prendre le temps de dégainer son rapport pour le tendre devant lui avant qu'Armstrong n'arrive à sa hauteur.
-Tenez, le document qu'a demandé le colonel Mustang, et dépêchez-vous, il en a expressément besoin !
Les larmes émues du commandant firent place à un sérieux solennel.
-Vous avez raison Edward. Je m'en vais de ce pas le lui apporter.
-C'est ça, c'est ça. Bonne journée commandant.
Ed le mit littéralement à la porte et s'écroula de soulagement quand il fut absolument sû qu'il était partit.
-La tempête est passée...
Il se traîna vers sa chambre et se coucha de nouveau en posant encore sa main sur son front.
-...Ma fièvre a monté...Tant pis.
Il se retourna dans ses couvertures et sombra dans des songes qui promettaient d'être très tumultueux.
Au manoir de Dante, tout était plutôt calme en ce début de matinée. Envy descendait les escaliers avec l'intention de profiter du soleil qui se faisait rare ces jours-ci. Il croisa Greed près de la porte d'entrée.
-Salut le requin.
-Salut le palmier.
-T'as fait la bringue toute la nuit ou quoi pour rentrer qu'au petit jour ?
-C'est pas tes affaires.
-Oh, c'est si honteux que ça ?
-La ferme.
-Pas envie.
Envy lui adressa un sourire ironique en l'empêchant ouvertement de rentrer dans le manoir. Greed lui renvoya un regard sombre avant de poursuivre :
-Si je te donne une info intéressante, tu me fous la paix toute la journée ?
-A voir. C'est quoi l'info ?
-Un colosse en uniforme est passé chez ton nabot récupérer des dossiers. Apparemment il est cloîtré chez lui pour un moment.
-Tu l'as surveillé.
-Nan, je passais dans le coin pour revenir.
-...C'est suffisamment intéressant.
Envy sortit et laissa le passage à Greed. Il partit en direction de l'appartement d'Edward. Tant que j'ai rien à faire, autant rendre visite à mon chibi favori, ça me fera une activité amusante pour commencer en beauté la semaine.
-Nii-san ! A l'aide ! AAAAAH !
Edward se débattait comme un beau diable. On le torturait depuis des heures, des jours, des années peut-être. Il souffrait autant si ce n'est plus qu'à l'époque où il se faisait opérer pour sa greffe d'automail. Mais par-dessus tout, on s'en prenait à son petit frère.
-AL ! AAAL ! NON NE LUI FAITES PAS DE MAL ! JE VOUS EN SUPPLIE !
L'un de ses bourreaux dont il ne distinguait pas les traits ricana.
-Cri, vas-y, mais ça ne changera rien, il finira bien par mourir. Comme ta mère. Comme tout ceux que tu n'as pas su protéger.
-NOOON ! J'AI ESSAYÉ DE LES SAUVER, J'AI TOUT ESSAYÉ !
-As-tu réussi seulement ? Tu es faible. Et ta faiblesse coûtera la vie de ton cher frère. Finissons-en. Tuez l'autre.
-AAAAL ! NOOOOOOOOON !
Edward se réveilla en hurlant et les yeux emplis de larmes. Il s'était assis dans son lit et tremblait de tout ses membres. Brusquement, il sentit une présence en face de lui. Il releva le menton et vit Envy. Il hurla de plus belle en faisant un bond phénoménal vers sa tête de lit. Il se raccrocha à son matelas au point d'en avoir les phalanges blanches comme neige. Il se mit à sangloter, terrifié et affaiblit par la fièvre et le cauchemar atroce qu'il venait de vivre.
-Ne fais pas de mal à Alphonse s'il te plaît Envy...
Envy écarquilla les yeux en fixant Edward avec surprise. Il avait souvent vu la peur dans le regard de ceux qu'il avait rencontré, mais celui de son chibi était emprunt d'un effroi au-delà de ce qu'il aurait pu imaginer, d'une terreur sans nom. Seulement, il n'en était même pas la cause. Revenu d'un premier mouvement de stupeur, Envy discerna la brillance qui s'ajoutait à ses yeux et à quel point il était en nage. Il tendit le bras pour toucher le front d'Edward. Celui-ci se recroquevilla contre le mur, s'attendant sans doute à ce qu'Envy le frappe ou pire.
-Je ne te veux pas de mal Edward, fais-moi confiance...
Jamais encore la voix de l'homonculus ne s'était faite si rassurante et douce. Lui-même ne savait pas très bien ce qu'il faisait. Seul restait le désir de voir la peur quitter ses prunelles dorées et la volonté de lui faire oublier le mauvais songe dont il avait été victime. Sa peau entra en contact avec la tête d'Edward.
-Mais tu es brûlant chibi !
Ed frotta ses paupières avec ses manches trop longues.
-Je suis pas un chibi...
Les larmes qui perlaient encore aux coins de ses grands yeux étincelant qui regardaient avec beaucoup de crainte Envy, ses joues roses d'agitation et sa physionomie naturellement mignonne démentaient ses propos de façon spectaculaire. L'homonculus ramena une mèche dorée derrière son oreille et lui adressa un sourire moqueur.
-Je suis pas du tout de cet avis. Je suis sûr que si on demande à n'importe qui d'autre, il te trouvera adorable.
-Si toi tu commences à me trouver adorable, c'est la fin de tout.
Envy haussa les épaules et préféra changer de sujet.
-Tu comptais guérir comment au juste ?
-De quoi ?
-T'as énormément de fièvre je te signale.
-Ah, je pensais dormir pour que ça se soigne vite.
Un ange passa.
-Tu as fait comment pour survivre depuis toutes ces années ?
-Euh... Alphonse ?
-...Tu sais pas te débrouiller tout seul en fait.
-Mais si !
Envy soupira.
-Si je te laisse faire, je n'aurais plus le privilège de pouvoir te pousser dans les derniers retranchements de tes nerfs avant longtemps...
-C'est vraiment si jouissif ?
-Oui !
La réponse avait été si sincère et emprunte de gaieté qu'Edward ne douta absolument plus du sadisme d'Envy à dater de ce jour. Celui-ci sorti une pierre rouge d'on ne sais où.
-Une pierre philosophale !
Ed tenta de l'attraper mais Envy l'écartait à chaque fois de sa portée. Edward fut très vite pris par ce petit jeu et grimpa sur l'épaule d'Envy à la manière d'un chaton fasciné par le canari de la voisine. Sauf que Petite Ed n'était vraiment pas très grande, et que même en s'étirant au maximum de ses capacités, elle ne parvenait pas à atteindre la main de l'homonculus dont le bras était un peu plus long qu'elle. Envy faillit être pris par surprise quand Edward s'agrippa à son bras et frôla la pierre. Un simple sursaut au niveau du poignet et l'objet de la convoitise de la fillette atterrit dans la main opposée tandis qu'Ed était resté accroché à l'autre bras et n'avait pas vu l'endroit où avait atterri la pierre. Il s'immobilisa.
-Ben, où qu'elle est passée ?
Envy s'en donnait à cœur joie.
-Loin de moi l'idée de souligner le ridicule de la situation, mais tu te prends pour quoi là ? Un lionceau à l'affût d'un papillon ou un petit chimpanzé ?
Il y eut un instant d'incertitude, pendant lequel Edward se demanda s'il fallait d'abord répliquer ou descendre. Vu qu'il commençait à avoir le vertige, il préfèra d'abord revenir sur le plancher des vaches.
-Tu peux me déposer sur le parquet s'il te plaît ?
-Je sais paaas, je vais y réfléchir.
-Envy !
-Oui o'chibi ?
-Pose-moi par terre !
-Pourquoi je ferais ça ?
-...Parce que je peux pas le faire tout seul.
-Ce n'est pas un motif valable, désolé.
-Mais aller quoi ! Je vais pas rester cent sept ans pendu dans le vide !
-Pourquoi pas ?
-...Tu me supporterais cent sept ans ?
Envy réfléchit soigneusement à la question.
-Non, peut-être pas.
-Alors fais-moi descendre !
-Non.
-Pitié ! Je ferais tout ce que tu voudras !
Proposition très risquée mais vu sa situation, il aurait fait n'importe qui pour reprendre contact avec le sol. L'offre subjugua d'emblée Envy dont les yeux scintillèrent de délectation à l'idée de faire du Fullmetal son esclave.
-Tout ce que je voudrais ?
-Absolument tout !
-Tu le jures ?
-Je... Oui je le jures, pour ces prochaines 24 heures seulement.
Désespéré mais pas fou quand même.
-Ça me va !
Envy consentit enfin à abaisser à hauteur de matelas son bras afin de laisser tomber délicatement Edward. Ed s'assit en tailleur face à l'homonculus.
-Pour commencer, interdiction de bouger. Si tu fais un geste, je te laisses dans ton agonie jusqu'à ce que ton frère rentre.
Edward se changea presque en statue afin d'obéir à cette ordre qui ne lui paraissait, somme toute, pas bien difficile. C'est quand Envy sortit de nouveau la pierre écarlate qu'il comprit à quel point ça allait être dur. L'homonculus s'en utilisa pour faire disparaître la fièvre d'Edward qui se sentie tout de suite mieux. Il se retint de le remercier, se souvenant qu'il avait reçu un ordre.
-T'as le droit de respirer hein chibi.
Envy lui adressa un sourire en coin pour une fois dépourvu de méchanceté et rangea la petite pierre.
-Tu peux bouger.
A peine avait-il levé son interdiction qu'Edward se saisit du réveil sur la table de chevet et le lui balança à la tête.
-Ça c'est pour le chibi. Je t'avais prévenu.
Envy se massa le crâne à l'endroit où l'horloge l'avait percuté en protestant :
-C'est pas une raison pour me foutre un réveil dans la gueule !
-Si !
-Nan !
-Si !
-Nan !
-Si je te dis !
-Tais-toi, c'est un ordre !
Edward faillit passer outre sa promesse et se tut juste à temps. L'homonculus poussa un soupir de bonheur.
-Ça fait du bien quand on t'entend plus Fullmetal nabot.
Il se prit derechef un livre dans la figure.
-Et arrête de me lancer tout ce que t'as sous la main !
Edward descendit placidement du lit, partit dans la cuisine et revint avec une poêle à la main qu'il expédia de nouveau dans la direction d'Envy qui l'évita juste à temps.
-ARRÊTE DE BALANCER DES TRUCS TOUT COURT !
Ed lui afficha un grand sourire, reprit la poêle et entreprit d'assommer l'homonculus avec.
-STOOOOOP ! PLUS BOUGER !
Edward se figea en laissant tomber le lourd ustensile sur la jambe d'Envy qui poussa un cri de douleur. Ed jubilait intérieurement. Même comme ça, j'ai pas fini de t'en faire voir de toutes les couleurs Envy. Pour ça tu peux y compter.
-Saleté... Je te soigne alors que j'y étais pas obligé et voilà comment tu me remercies. T'es trop gentil toi.
-Je t'ai rien demandé d'abord.
-La ferme.
Edward se tut, mais pas son estomac qui n'avait pas été rassasié depuis le déjeuner de la veille.
-...O.K. t'as faim.
Envy se leva et s'arrêta à la porte pour s'adresser à Ed.
-Allez, viens.
Edward le suivit docilement.
-Tu sais cuisiner ?
-...
-Eh oh Envy ?
Envy ne répondit pas. Edward s'arrêta.
-Tu sais pas.
-...
-Je suis mal.
-Je vais pas t'empoisonner.
-...
Ed amorça un repli stratégique. Il fût interrompu par un sifflement de l'homonculus à son intention.
-Suis-moi Edo.
Edward dût renoncer à s'échapper et à sauver sa vie qui avait été relativement courte, il faut le dire. En pestant tout bas sur son bien encombrant sens de l'honneur, il se résigna à entrer dans la cuisine et s'assit à la table comme s'il montait à l'échafaud. Quand il vit Envy galérer rien que pour trouver un livre de cuisine, Ed n'eut plus qu'une chose à dire :
-Adieu monde cruel...
P.S.: En ce moment je relis toute l'histoire tel que publiée pour la rédaction d'une édition manuscrite, et je me suis aperçue de pas mal d'erreurs de frappe. Je les corrige au fur et à mesure pour améliorer le confort de lecture mais si vous pouviez m'aider en les signalant, ce serait très aimable de votre part.
P.S.n°2 : A l'attention de kanda : J'ai lu ta proposition de défi et je vais voir ce que je peux faire, vu que je continue cette fic j'en prend bien note et je l'écrirai dès que j'aurais fini. Merci beaucoup de ton commentaire !
