Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas.

Genre : Humor/Family

Note de l'auteur : Ce chapitre-ci m'a donné beaucoup de fil à retordre puisque le précèdent n'a suscité... Eh bien... Aucune réaction. Alors maintenant j'hésite, soit mes chers lecteurs m'en veulent d'avoir continuer, soit la tournure qu'a pris le dernier chapitre ne vous a pas plu, soit, soit... A force de me poser des questions, j'en arrive à une certaine perplexité. Donc bon, malgré l'examen que j'ai passé il y a quelques jours et mon nouveau travail, j'ai poursuivit ce récit qui continue à me tenir à cœur. Je l'ai fait comme je le sentais, comme toujours, et j'espère que ça vous plaira quand même.


chapitre XI : FRONTIERS OF THE ANTAGONISM

Edward avait fait déjà bon nombre de prières, acceptant quasiment le sort funeste qui l'attendait. C'est en s'apercevant du nombre de fois qu'il n'avait rien pu faire contre le reste de l'humanité depuis qu'il s'était fait transmuté qu'une légitime révolte finit par animer tout son corps. Il se leva et décida d'aider Envy, peu importe ce qu'il en dirait. Il ouvrit un tiroir au hasard et tomba sur un bout de papier. Il s'arrêta en lisant ce qu'il y avait d'écrit dessus. C'est la recette de la tarte aux pommes que Winry a apprise pour en faire une à Al quand... Un tintamarre de casseroles tombant sur le carrelage coupa le fil de ses pensées.

-Envy, ne touche plus à rien !

L'homonculus sursauta, ne s'attendant pas à ce qu'Edward s'adresse à lui d'une voix si mécontente.

-Mais chibi !

-Il y a pas de mais chibi qui tienne ! Je veux pas avoir à ranger le bazar que TU as mis dans MA cuisine ! Et je t'ai dit s'arrêter de m'appeler chibi le palmier !

Envy fronça les sourcils, mains sur les hanches.

-Eh ! C'est qui qui commande ici ?

Edward adopta de façon mimétique la même pose, mais avec l'aplomb du Fullmetal, résolument.

-Continue à me prendre pour ta bonniche et je te fous une baigne ! T'étais sensé m'aider, pas m'achever !

-Mais t'es en bonne santé là !

-Super, j'avais presque oublié ! Alors fiche le camp d'ici !

-Pas question !

Envy frappa du poing sur le plan de travail qui résista miraculeusement au choc, mais qui fit tomber le sac de farine resté sur l'étagère juste au-dessus. Un grand nuage blanc se forma à partir du sol après que le sachet ai déversé tout son contenu. Edward se tenait un peu à l'écart d'Envy et fut épargné par l'avalanche. L'homonculus s'était figé, désormais recouvert de farine. Edward éclata de rire et évacua la pression de ces dernières heures en voyant sa mine ahurie sous la couche de poudre dont l'homonculus n'avait pas encore compris la provenance. Ed se calma assez rapidement en gardant un sourire en coin quasi provocant.

-Envy, avant de fracasser les meubles, vérifie dans quel endroit tu es. Ça t'évitera d'avoir l'air idiot trop souvent.

Avant qu'Envy ait pu répliquer, Lust fit irruption dans la pièce comme ayant attendu le moment le plus humiliant pour Envy afin d'entrer en scène. Elle haussa un sourcil quand ses yeux se posèrent sur son camarade enfariné puis sur la petite fille.

-Tu t'amuses à jouer les baby-sitters alors ?

Envy épousseta ses vêtements avant de désigner la fillette.

-T'y es pas du tout, cette gamine là, c'est notre cher Fullmetal.

Pour ce qui en était du Fullmetal, ce dernier paraissait on ne peut plus contrarié. Il interrompit Lust avant qu'elle n'ait pu formulé un son.

-Avant toute chose, vous pourriez me dire par où vous êtes passés pour entrer chez moi comme des fleurs alors que normalement cet appart' a été vérifié et consolidé par un détachement spécialisé de l'armée ?

D'un même geste, ils désignèrent la chambre d'Alphonse. Ed passa la tête par la porte entrebâillée et vit la fenêtre ouverte et les quelques chats qui étaient entrés.

-Ah oui... La fenêtre pour les chats...

Faudra que je pense à dire à Al de ne surtout pas laisser la fenêtre baillante même pour offrir l'asile à un pauvre félin abandonné sous la pluie... En particulier quand on est pas là...

-Alors pour Envy je capte, c'est un sadique qui vient traquer ses victimes jusque chez elles. Par contre Lust, qu'est-ce que tu fais ici ?

La dénommée Lust s'était confortablement installée dans le canapé pendant qu'Envy achevait d'enlever la farine plutôt tenace qui le recouvrait toujours.

-C'est bien simple. Envy n'était pas là et pour deux pièces Greed livre n'importe quel secret à qui les lui donne. Il m'a donc dit qu'il s'était intéressé à une information te concernant et qu'il était peut-être parti sur place.

-Bien, en résumé je suis devenu un passe-temps pour tout le monde, quelle aubaine !

Il se pinça les sinus puis releva la tête.

-Tant que tu es là, tu peux m'aider à préparer un petit déjeuner convenable ?

Elle se tourna vers l'autre homonculus.

-C'est pour ça l'apparence légèrement pâle d'Envy ?

-Pas tout à fait, mais pas loin.

-Bon, c'est d'accord.

Ed lui adressa un sourire reconnaissant puis apostropha Envy :

-Et si tu veux bien t'occuper de virer les chats toi...

Envy souleva Edward du sol et le maintint à hauteur de ses yeux.

-Edo, si toi tu as horreur d'être appelé fillette, moi j'ai horreur d'être commander, et en particulier par toi. Si tu recommences, je vais faire en sorte que ton cauchemar de tout à l'heure te paresse un doux rêve à côté de ce que je pourrais te faire...

Ed le défia du regard et lui répondit dans un souffle :

-Ben vas-y, qu'est-ce que t'attends ?

Envy le jaugea d'un regard noir mais ne passa pas à l'acte. Il le lâcha sans plus se préoccuper de lui et partit dans le couloir. Edward cette fois n'eut pas le temps de réceptionner et se fit cruellement mal à l'arrière-train.

-Espèce de brute va...

Il se releva cahin-caha et retourna dans la cuisine. Lust avait déjà commencé la recette inscrite sur la petite feuille qu'Edward avait laissé là. Ed voulut s'insurger à ce sujet mais se ravisa. Alphonse n'est pas là, et ce n'est pas Winry qui la prépare. Il sera toujours temps de lui faire une tarte aux pommes quand il retrouvera son corps... Il grimpa sur un tabouret en continuant de remuer de sombres pensées. Lust s'en rendit compte.

-C'est Envy qui t'as plongé dans cet état ?

-Hm... Non, je l'avais quasiment oublié en fait.

Il tourna la tête en direction de Lust. Ce qu'il vit était tout à fait inédit. Lust, la majestueuse Lust, affublée d'un tablier rose avec des cœurs made in Alphonse et affairée à la préparation d'une spécialité digne de la petite maison dans la prairie, ça valait le coup d'œil. A situation exceptionnelle, circonstances exceptionnelles. Mais là, c'est le délire total... Edward resta sidéré deux bonnes minutes avant de s'exprimer :

-C'est bien ce que je pensais, il n'y a QUE les hommes à Central qui sont phobiques des fourneaux.

Lust sourit en entendant ces propos.

-C'est pas tout à fait faux. Mais en ce qui te concerne... ?

-Provisoirement, je suis une fille, et de toute façon je ne viens pas d'ici. Ça ira.

Le duo s'activa à leurs préparations culinaires et se révélèrent de vrais cordons bleus. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, la table était richement garnie et tout l'appartement fleurait bon la pâtisserie chaude. Edward partit à la recherche d'Envy pour l'inviter à les rejoindre.

-Eh le palmier !

Ledit palmier sortit de la chambre d'Al, des griffures un peu partout sur le corps qui se résorbaient progressivement.

-Qu'est-ce que tu me veux nabot ?

Edward s'arrêta brutalement au milieu du couloir. Un semblant de lucidité parvint enfin à se frayer un chemin dans son cerveau. Envy n'était pas normal. Il ne pouvait PAS être normal. Sûrement pas en étant suffisamment gentil pour s'occuper de chats dont il n'avait que faire, le soigner et tenter de lui préparer quelque chose. Dans d'autres circonstances, ce genre de truc ne sortait pas du domaine de la science-fiction. Ed commençait à se demander si la transmutation n'avait pas eu d'effets collatéraux... Comment dire... Indésirables. D'abord le colonel. A son sujet il restait encore très mitigé. Ensuite Envy, avec qui il ne s'était pas encore vraiment bagarré alors qu'habituellement ils ne pouvaient pas rester deux minutes l'un en présence de l'autre sans s'entretuer. Après Lust, venue pour faire quoi ? La cuisine. Avec un accoutrement plus qu'audacieux en connaissant son caractère et ses habitudes. Ed commençait à avoir de sérieux doutes d'un seul coup sur les motivations des deux homonculus. Il était resté muet plusieurs secondes. Cependant, ce qui ne faisait qu'accroître le malaise d'Edward, Envy était resté calme et attendait patiemment qu'il prenne la parole. Ed ouvrit la bouche, cherchant ses mots quand le téléphone sonna pour la énième fois depuis le début de cette histoire. Edward décrocha donc, songeant sérieusement à arracher la prise du mur. Il n'oublia pas de reprendre sa voix originel.

-Oui c'est pour quoi ?

-Edward c'est Maes. Ça s'arrange ?

-Il n'y a que le son qui fonctionne à peu près pour le moment.

-Bien. Gracia s'est inquiétée pour toi hier, elle m'a chargé de te dire que si jamais tu n'avais pas encore repris ton apparence d'avant, elle se ferait une joie de t'accueillir une nouvelle fois !

-Ça c'est super ! Par contre...

Il avisa un miroir pas très éloigné de lui et constata qu'il n'était pas pour le moins étincelant de propreté.

-...je pense que je vais avoir besoin d'un bon bain...

Il entendit Maes rire à l'autre bout du fil.

-Ne te fais pas de soucis, notre salle de bain t'es largement ouverte !

-Merci...

-Et tu peux compter sur ma femme, elle t'aidera en cas de besoin.

-Merci vraiment tonton Maes, tu me sauves !

-Je dois te laisser, j'ai encore du travail et la réceptionniste commence à s'impatienter ! Et au passage, tu es la nièce la plus turbulente que j'ai jamais eu !

-Eh !

Edward se heurta à la tonalité. Il émit un petit rire avant de raccrocher à son tour. Turbulente, c'est le moins qu'on puisse dire...

-Envy je vais retourner chez un...

Il se tut en s'apercevant qu'il n'y avait plus personne derrière lui. Étonné, il chercha dans les autres pièces sans trouver ni Lust ni Envy. Partit... Dans un sens tant mieux. Il s'empara de la tarte encore chaude et l'emballa. Il enfila ce qui lui avait parut autrefois une veste et qui maintenant lui faisait office de long manteau. ...Sans commentaire. Il rangea la pâtisserie et les vêtements empruntés à Elysia dans un sac et ouvrit la porte. Il se cogna contre quelque chose d'incroyablement massif dans un bruit métallique. Métallique ? Il leva les yeux avec rapidité ce qui lui arracha un petit cri de douleur. Il put tout de même vérifié ce qu'il soupçonnait beaucoup. Alphonse se tenait dans l'encadrement de la porte.


P.S.: Comme d'habitude, il n'a vraiment pas de chance notre Fullmetal national...